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Ce plomb, de la fin du XIII* siècle, a été trouvé an pont Saint- Michel, en 1850.
On sait que saint Eloi était invoqué pour les chevaux. Ce n'était pas seulement comme patron des maréchaux, et partant des vétérinaires. Des traits de sa vie avaient donné lieu de l'implorer à ce sujet. Aussi une des proses récitées le jour de sa fête, et qui se retrouve dans l'ancien missel d'Amiens, dit :
' Qui non negas opem bmtis, Auge Dobis epem Galutis.
Nous en prendrons l'occasion de rappeler une singularité apocryphe qui a son intérêt, et qui peut bien n'avoir pas été étrangère à l'auteur de quelques-uns de nos plombs.
Ce fragment d'un vitrail allemand a été publié dans les pluiches d'étude jointes aux Vitrauco de Bourges, par les révérends pères
: Toi qui ne refuses pas ton secours aux bdles, AugD>«ateaDnou8l'espoir du salut. ■
Arthur Martin et Cliarles Cahier ; je l'ai dessiné d'c^rès cet ouvrage pour mieux expliquer une légende qui se trouve rarement représentée dans les monuments français.
Un tableau du musée Campana (n"" 33) représente évidemment la même scène, mais le Catalogue ne l'explique pas comme je crois devoir le faire. On veut y voir un miracle du saint, et je pense qu'il n'en est rien. Mais, comme la légende populaire, relative à ce fait, ne parait pas être d'origine française, il importe de l'exposer telle qu'on la racontait jadis dans certains ateliers. Voici donc ce que les maréchaux-ferrants avaient imaginé pour s'attribuer saint Éloi au détriment des orfèvres :
Saint Eloi, maréchal-ferrant (par hypothèse), se serait laissé prendre d'amour-propre au point d'écrire sur l'enseigne de son atelier