‹ Collection de plombs historiés trouvés dans la Seine et recueillisChapitre 8 sur 28 · VARIETE DU PRECEDENT · texte numérisé non relu

VARIETE DU PRECEDENT

Grènetis.

Trouvé au roiit-aii-Change, en 1850.

XI V^ siècle.

Imitation du type tournuiis.

Grènetis.

1^ : Croix bourdonnée, dont l'extrémité de chaque branche est flanquée de deux perles.

Grènetis.

Trouvé au Petit-Pont, en 1862.

XIV siècle.

Imitation du type tournois.

Grènetis,

1^ : Croix ornée, à chacune de ses extrémités, de trois annelets renfermant chacun un annelet.

Grèiietis.

Trouvé au Pont-iiii Change, en 18r>0.

XIIP siècle.

Iniitatioii du type tournois.

R : Croix boiirdonnée à doubles , dont les branches sont flanquées à l'extrémité de deux perles. Le tout est renfermé dans quatre doubles arcs de cercle dont les points d'intersection sont accompagnés, chacun à l'intérieur, d'un groupe de trois perles.

Grènetis cordé.

Trouvé au Font-Neuf, en ] 856.

XlIP siècle.

Dès que l'on adoptait un type monétaire, il était naturel que la croix occupât presque toujours l'une des faces. L'usage en était si général, que nous avons gardé jusqu'à nos jours la vieille expression : Croix ou pile! C'est aussi ce qui explique ces vers de La Fontaine :

Et logeant le diable en sa bourse, C'est-à-dire n'y logeant rien;

parce que Satan ne saurait entrer quand la croix est sur son passage. Si donc il a pénétré dans la poche d'un pauvre homme, c'est que nulle monnaie ne lui opposait ce signe redoutal)U' à l'enfer.

Dégénérescence du type tournois.

R : Croix bourdonnée, dont chaque bnis est flanqué à l'extrémité de deux perles. Cette croix est renfermée dans un entourage formé de quatre arcs de cercle dont les points d'intersection sont perlés.

Grèiietis.

Trouvé au pont Saint-Michel, en l8Gi.

XIV' siècle.

Dégénérescence du type tournois.

R" : Croix bourdonnée, dont chaque bras est flanqué à l'extrémité de deux perles. Cette croix est renfermée dans un entourage formé de quatre doubles arcs de cercle aboutés et ornés d'une perle à leurs points d'intersection.

Grènetis cordé.

Trouvé au pont Notre-Dame, en 1858.

XIV' siècle.

Dégénérescence du type tournois dans un grènetis.

]^ : Croix ornée de perles dans un entouruge formé de quatre arcs de cercle.

Grènetis

Trouvé au pont Notre-Dame, en 1850.

XI Y® siècle.

La Touraine, maîtresse du cours moyen de la Loire, pouvait prêter grande aide au j^^l'it roi de Bourges, qui fut tiré d'affaire parlapucelle d'Orléans. N'aurions-nous pas, dans ces pièces, des signes d'appel destinés à être semés parmi les populations tourangelles, pour le jour de quelque succès qui encouragerait une levée en masse contre l'ennemi commun.

Dégénérescence du type tournois.

R : Croix recroisettée, renfermée dans un grènetis; un arc de cercle partant du grènetis est placé dans chaque canton. Trouvé au Font-au-Change, en 1850.

XIV* siècle.

Dégénérescence du type tournois.

Grènetis.

R : Croix rncrée, cantonnée, de quatre annelets renfermant chacun une perle.

Trouvé au Petit-Pont, en 1862.

XIV siècle.

Type tournois dégénéré.

Grènetis cordé.

]^: Croix alaisée, légèrement pattée, cantonnée de douze perles, trois dans chaque canton.

Grènetis cordé.

Trouvé au Pont-au-Changc, en 18G0.

XIV* siècle.

Type tournois dégénéré.

R" : Croix pattée dans un tilet.

Trouvé au pont Snint-]\îi('hol, on 18(li.

XIV^ siècle.

Type tournois dégénéré.

R- : Croix pattée, cantonnée de quatre annclets.

Trouvé au Petit-Pont, en 1850.

XI V siècle.

Type tournois dégénéré, dans un grènetis.

Tjc : Croix pattée, cantonnée de quatre annelets.

XI V siècle.

VARIETE

Les branches latérales de la croix qui surmonte le cliâtel sont terminées par des annelets.

Grènetis.

Trouve an l*etit-?ont, en 1S:i9.

Xi Y' siècle.

vIariétk

Trouvé an ]'etit-Pont,[cn 1858.

XIV' siècle.

VARIÉTÉ

Trouvé au pont Saint-Michel, en 18G5.

XI V'' siècle.

Une couronne fleurdelisée, soutenne de trois globules, dans un grènetis.

1^ : Croix florencéc.

Grènetis.

Tronvé an Pont-an -Chanire, en 1S(>0.

XV' siècle.

Ce plomb est une imitation complète, pour les types d'avers et de revers, du double parisis à la couronne de Charles Y (1 3()/|-80) .

Voir, pour d'autres méreaux à la couronne, le (•ha[)itre (|ii<' nous consacrerons plus loin aux types des métiers.

Poisson renversé, espèce de dauphin.

R: : Croix pattée et alaisée, renfermée dans un entourage fornu? de quatre arcs de cercle dont chaque point d'intersection e>t chargé d'une perle.

Grènetis.

Trouvé au pont Saint-Michel, en 18GM,

XY* siècle.

Les types de ce plomb sont empruntés, pour l'avers, aux liards du Dauphiné, et, pour le revers, aux deniers et doubles tournois de l'époque de Charles Yll et de Louis XL

Le champ est séparé par une ligne horizontale en deux parties presque égales. Dans le haut se trouvent deux annelets attachés ensemble en une sorte de nœud ; le lien est chargé de lignes perpendiculaires, dont quelques-unes sont réunies par un trait horizontal.

Vu dans un autre sens, ce type a quelque rapport avec les monnaies de Provins. (Voir Duby, Monnaies baronales^ pi. LXX.VJI.)

Grènetis.

]^ : Croix pattée dans un grènetis.

Trouvé au Petit-Pont, en 1857.

Pourquoi aura-t-on choisi dans ces méreaux divers types particuliers à certaines provinces (au moins par l'origine) ? Peut-être afin d'activer le zèle local quand un soulèvement se pré])arait contre Tenvahisseur étranger. Je doute qu'un symbole (supposé qu'il en existe jamais qui soit fort intelligible) de département parvienne à lier fortement les gens de la Somme, du Doubs, du Nord, etc. Mais jadis on était, et l'on demeure encore, picard, normand, tourangeau, champenois, etc. Nous avons changé tout cela, c'est-à-dire nous avons cru le changer.

Peigne à un seul rang de dents, remplissant la moitié inférieure du champ ; au-dessus, deux annelets.

Grènetis.

]^ : Croix légèrement pattée.

Grènetis.

Ce plomb rappelle le type provinois.

Trouvé au Pont-Neuf, en 1853.

XIV* siècle.

M. Alexandre Hermand et 1\I. Dancoisne ont recueilli tant de faits curieux et importants sur la monnaie Ikluciaire garantie par les communes et les seigneurs dans l'étendue de leur circonscription territoriale, que l'on a tout lieu de supposer également \'rai ailleurs ce qu'ils établissent pour l'Artois, les Flandres, etc. Conséquemment, les types de villes commerciales, ou qui servaient de rendez-vous périodiques à des foires très-fréquentées, semblent avoir dû caractériser le lieu et l'occasion où la pièce obtenait sa pleine valeur. Mais encore fallait-il parer aux retards de comptes qui risquaient d'entraîner force malentendus et querelles. Nos pères avaient su se précautionner contre une source si patente de réclamations interminables ou de procès obscurs. Outre maint règlement pour presser la liquidation des créances provisoires constatées par le méreau, il importait que, de temps à autre, une émission nouvelle vînt annuler tout ce qui remontait trop loin. Tant pis alors pour les détenteurs négligents ! Ils devaient savoir d'avance à quoi s'en tenir.

Peigne à un seul rang de dents, occupant la moitié inférieure du champ; dans la partie supérieure, un trait horizontal bourdonné. La monnaie de Provins a inspiré probablement ce type. Grènetis.

1^ : Croix renfermée dans im grènetis.

Trouvé au Pont-au-Change, en 1805.

XIY" siècle.

Peigne à un seul rang de dents, remplissant la moitié inférieure du champ ; la partie supérieure est occupée par un fleuron accompagné de deux feuilles ; c'est encore, à ce qu'il semble, un souvenir de la monnaie de Provins.

Grènetis.

R* : Croix bourdonnée, cantonnée de quatre perles ; chaque branche est, en outre, flanquée, à une extrémité, de deux perles.

Grènetis.

Trouvé au pont Saint-Michel, en liSO^.

XIV* siècle.

TYPES DEOI.S.

Etoile formée de deux triangles enlacés. Grènetis.

1^' : Croix bourdonnée et alaisée, dont chaque bout est surmonté de deux points.

Grènetis.

Trouvé au pont Notre-Dame, en 1850.

XIV siècle.

Il se tenait jadis trois foires annuelles à Bourges (3! mai,

6 août, 30 septembre), et cette petite ville fit longtemps une figure considérable en r)erry : soit à raison de ses seigneurs, dont la vieille famille s'éteignit sous Pliilippe-Augustc, soit par l'éclat de sa belle abbaye, fondée au X' siècle et sécularisée au XVP siècle.

Etoile formée de deux triangles enlacés dans un grènetis.

]^ ; Croix pattée, cantonnée de quatre annelcts.

Grènetis.

Trouvé au Pont-au-Change, en 1860.

XI V siècle.

TYPES RETUELOIS.

Peigne à une seule rangée de dents, occupant la moitié inférieure du champ ; dans la partie supérieure sont placés des rinceaux et cinq perles posées 1,2, 3.

Grènetis.

I^ : Croix bourdonnée, cantonnée de huit perles, deux dans chaque canton ; deux autres perles flanquent, en outre, l'extrémité de chaque branche. Le tout est renfermé dans un entourage

formé de quatre arcs de cercle dont les points d'intersection sont également perlés.

Grènetis.

On semble avoir imité ici le type de la monnaie de Rethel.

Trouvé au pont Saint-Michel, en 1856.

Dégénérescence de la monnaie de Rethel.

Grènetis.

R: : Croix pommetée, dont chaque branche est flanquée, à son extrémité, de deux perles ; dans chaque canton se trouve un arc de cercle mouvant du grènetis.

Trouvé au pont Saint-^Iichel, en 1865.

XIV' siècle.

Type rethélois complètement dénaturé.

Grènetis.

^l : Croix pommetée, dont les branches sont côtoyées, à leur extrémité, de deux perles.

Grènetis.

Trouvé au pont Notre-Dame, en 186S.

XIV' siècle.

Même en supposant qne les mércanx de ce gronpe aux types monétaires aient eu tous, pour distinction unique, le rôle d'api point ou de fractions minimes dans les comptes du lieu indirpié par leur face distinctive, leur trouvaille à Paris n'a pas de quoi surprendre ; sans doute leur valeur était nulle aux rives de la Seine, mais n'y auraient-ils pas pris naissance? Ce n'est pas que l'exécution de plusieurs réclamât une habileté introuvable hors des ateliers d'une capitale, ce semble. Mais encore y fallait-il souvent quelque expérience des procédés de la fonte et quelque habitude de tenir le crayon pour ne pas trop broncher, quand il s'agissait d'attaquer la pierre en creux avec la pointe ou le burin.

M. Dancoisne nous apprend que, vers loll, la ville de Béthune fit regraver les coins de ses méreaux par un orfèvre parisien. Cette mention prêterait à plus d'un éclaircissement préalable, si l'on devait la percer à jour. Par exemple, les mots coin et frapper méritent-ils d'être pris au pied de la lettre (en sorte qu'il s'agisse de jetons en cuivre obtenus par une matrice de fer trempé) ? ou bien n'y faut-il voir qu'un langage autorisé par ce que l'on savait du monnayage officiel ? V\\\9>Y or févre parisien^ mentionné par cet acte, n'était-il pas un compagnon formé dans les ateliers de Paris, mais qui avait obtenu la maîtrise à Béthune. En tout cas, l'art parisien comptait dans les provinces ; et les petites villes étaient sûres de rencontrer sur les bords de la Seine des maîtres, ou du moins des apprentis, dont l'œuvre coûtait d'autant moins cher par suite de concurrence. Si cela se faisait au rabais, c'est ce qui ne me surprendrait guère ; et il y a tout lieu de le croire, quand on voit les conséquences de cette spéculation. Mais on peut bien penser que les destinataires voulaient du bon marché plutôt que des merveilles. On les servait en conséquence, et ils en avaient pour leur argent.

Sorte de peigne à deux rangées de dents. Ce type rappelle assez bien la monnaie de Eetliel.

R : Croix renfermée dans un grènetis formé de traits concentriques.

Trouvé au pont Saint-Charles, en 1805.

XIV^ siècle.

La petite principauté de Retliel n'avait pas une origine entièrement nette de tare, puisque les premiers seigneurs paraissent l'avoir soustraite à l'abbaye de Saint-Eemi de Eeims, qui en était véritable propriétaire, sur la fin du X' siècle. Les avoués (soidisant défenseurs) mirent la main tout doucement, ou même tout brusquement, sur les terres qu'on les cliargeait de protéger. De- YCAUis ainsi des comtes, ils transmirent cet héritage de famille en famille, et cela durait encore à la fin du XVIIP siècle, avec l'adjonction de Meziers et Douchery. La principauté eut donc des monnaies, des privilèges, des foires, et tout ce qui était la suite d'un grand fief. Les généalogistes, feudistes, etc., peuvent développer par le menu toutes les conséquences qui s'en déduisent durant ces longues années ; ce n'est pas mon affaire.

imitation de la moiniaie chartraiiie.

R: : Croix terminée, à chaque bras, par un groupe de quatre perles et cantonnée de quatre autres.

Grènetis.

Trouvé au pont Saint-Michel, en 1805.

XIV siècle.

Ce n'est point le cas de rappeler l'ancienne importance d'une ville aujourd'hui énormément déchue; mais, pour nos lecteurs qui trouveraient que la numismatique chartraine concentre ici de pauvres échantillons, il y a moyen de les calmer. Que l'on jette les yeux sur des pièces plus complètes (quoique populaires aussi), dans nos volumes précédents (t. II, p. !28-3i ; et t. IV, p. i5-121).

VARIETE

Croix cantonnée de trois points.

Grènetis.

Trouvé au pont Saint-Michel, en 1865.

XIV* siècle.

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