‹ Collection de sceauxChapitre 23 sur 1543 · LUI · texte numérisé non relu

LUI

accoin|)agneiiients. En voici quelques exemples. En 12A.5, Guillaume d'Haussy, chevalier de Gambrésis, a son écu accompagné dans le champ des lettres I • V • '. Le sceau de Raimond Gaucelin, seigneur de Lunel, de l'an 12 54, porte un écu chargé d'un croissant versé et à la bordure engrélée; cet écu est accompagné dans le champ de trois croissants semblables'-. En I 371, Guillaume Maingot a son écu, qui est un fretté de vair, au centre d'une rose hexagone; ce qui produit une disposition gracieuse^. Gérard de Péqui- ;;ny , en 1 3 1 4 , a son écu accompagné de trois grelots ". Jeanne , dame de Luçon, a, en 12/16, un sceau ogival où l'on voit l'écu suspendu par une courroie à un crochet, qui est au haut du sceau '^. Mais, en général, ce qui s'offre surtout sur ces sortes de sceaux, que nous nommons à accompagnements , ce sont des encadrements formés le plus souvent par des arcs de cercle disposés dans toutes les formes imaginables , en trilobés, en quadrilobes, en rosaces, etc. et dont les vides sont ordinairement remplis par des fleurs ou des animaux. Ces sceaux, à écu droit dans un encadremont, se trouvent jusques un peu passé le premier quart du xv° siècle. Nous pouvons en citer un de l'an lia '7''. Assez souvent, quand l'encadrement est à quatre lobes , ces lobes sont remplis par les figures symboliques des quatre évanijélistes, comme sur le sceau d'Yolande, comtesse de Bar, de l'an iSyS^.

L'écu penché appartient surtout aux sceaux du xv° siècle; cependant on en trouve duxiv". Cet écu est toujours surmonté, ou, en langage héraldique, tinibn' d'un heaume ou casque, qui lui-même est surmonté, autrement dit cime d'un panache ou de tout autre objet. Il y a des cimiers en têtes humaines^, en aigles '\ en têtes de paon^", de coq'\ de chien ''^, de loup^', de bœuf ^*, en oreilles d'âne '^, en touffes d'arbres"^, en tours ^'^, etc. etc. mais les plus usités sont les cornes d'animaux, les touffes d'arbres et les queues de paon. Pour les princes du sang, c'est la fleur de. lys. Au xv" siècle , on la trouve double ou carrée , c'est-à-dire ayant quatre pétales ou fleurons au lieu de deux. On

en voit des exemples sur le sceau de René d'Anjou, en

I 439'^, et de Jean, comte d'Angoulême, en i4/i5 '°.

II y a des cimiers doubles, c'est-à-dire que la pièce principale est accompagnée de deux autres, qui sont ordinairement deux ailes d'oiseaux, qu'on nomme wi ml, ou deux cornes d'animaux; ainsi le heaume de Philippe d'Artois, comte d'Eu , de l'an 1899, est cime d'une aigle perchée dans un vol -". En 1 /i 0 7 , le heaume d'Edouard de Bar, marquis du Pont, est timbré d'un arbre entre deux cornes-'. Le sceau de Henri de Blamont, en Lorraine, de l'an iSyS, a un écu penché chargé de deux bars adossés; il est timbré d'un heaume de face cime d'un chapeau à l'antique entre deux poissons'^'-. Assez souvent le cimier est aux armes. Un sceau d'Eustache de la Houssaie, de l'an 1 38o , a pour cimier un arbre, (jui est échiqueté comme l'écu ^^.

Bientôt après l'apparition du timbre et du cimier arrivent les supports. C'est ainsi, par exemple, qu'en i355 on voit sur un sceau de Jean Rose, chevalier, l'écu, qui est timbré d'un heaume cime d'un petit oiseau , avoir pour supports un lion et une licorne'-*. Ces supports sont ordinairement des lions, des chevaux, des chiens, ou d'autres quadrupèdes: ou des aigles, des cygnes, et d'autres oiseaux; ou enfin des hommes sauvages, des satyres, des sirènes, et même des arbres. Louis de Navarre, comte de Beaumont-le-Roger, en i36.5, a pour supports deux chimères-''. Le plus ordinairement, les deux supports sont semblables. Cependant on trouve aussi assez fréquemment des sceaux où les supports de l'écu sont différents. Le sceau d'un écuyer breton , de l'an 1 3 8 1 , a pour supports une aigle et un lion'-''. Celui d'un chevalier breton, de la même année, une damoiselle et un lévrier ^^. Le sceau de Jean d'Orléans, comte d'Angoulême, de l'an i/i45, nous fournira un bon exemple de ces accompagnements de l'écu penché. L'écu est aux armes à'Orlé/ms (les trois fleurs de lys au lambel de trois pendants) et a pour brisure un petit croissant sur le lambel du milieu. Cet écu est penché, timbré d'un heaume à lambrequins cime de cette fleur de lys carrée dont il a

' N" 2879. — - N" 2682. — ' N" 2665. — '' N" 3i88. — '- N" 1892. — " N" 8195. — ' K° 807. — ' N"* 8266, 8266, 2259, 3265, 3328. — ' N°787. — '" N' 21 55. — " N" 8698. — '^ N» 885o. — '^ N°8i6. — "' N" 911. — '=■ N" 8i8i. — " N" 812. — "N''i777. — ■•N''8io.— "^856. — "N°927.— »' ^812. — *^N° iA36.— " N" 2i38. — ^'* N" 84i5. — " n° 9,8. — " N" 1750. — "N°2438.

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