‹ Collection de sceauxChapitre 25 sur 1543 · IV. - TYPE l^ERSONINEL AUX FEMMES · texte numérisé non relu

IV. - TYPE l^ERSONINEL AUX FEMMES

Les sceaux de femme ont commencé au xii" siècle et à peu près en même temps que les sceaux équestres. Le plus ancien de la collection est celui de Sibile, seconde femme de Thierri d'Alsace , comte de Flandre. Il est de l'an 1 167 **. Avant tout il convient de distinguer, dans les sceaux de femme, trois genres de représentations. D'abord la représentation assise, qui est fort rare, puis la représentation équestre, également rare, ces deux formes de représentation comportant toujours des sceaux ronds. La forme ogivale, au contraire, est exclusivement consacrée au troisième genre de représentation, qui est la représentation

N°iG6^i. — 2 N°i/i5o. — ^N°9oi. — '• N-SgS. — 'J 198, a" 61. -- " J 208, Chambli 6. — ' J 226,11" 22.

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ui ÉLÉMENTS DE SI

debout. On rencontre bien à la vérité des sceaux de femme qui ne rentrent pas dans ces trois catégories; mais ce sont alors, soit des sceaux armoriaux, soit des sceaux de tv^e arbitraire ou de fantaisie.

Un sceau de Constance , sœur de Louis le Jeune et femme en secondes noces de Raimond V, comte de Toulouse , réunit les conditions des deux premiers genres de représentations indiqués ci-dessus, puisqu'elle y est représentée assise à la face , et à cheval au revers. Ce sceau est appendu à une charte sans date, mais comprise entre les années 1162 et 1172. Sur la face , la comtesse est assise sur une chaière ou chaise à coussin et à dossier, les pieds posés sur un marchepied. Elle est coiffée en cheveux, dont les nattes retombent sur ses épaules. Elle semble être vêtue de deux robes , ou d'une robe et d'un manteau étroit, à large orfroi ou galon. Elle tient devant elle, de la main droite, une petite croix, dont le travail ressemble à la croix de Toulouse. Du bras gauche, étendu, elle soutient un globe surmonté d'un ornement semblable à une fleur de Ivs, moins les deux fleurons du bas. Deux fleurs de lys pareilles terminent les montants des bras de la chaière. A dextre, à la hauteur de la tête, une petite étoile; à sénestre , un large et mince croissant. La gravure en est assez grossière, comme dans tous les sceaux du xii' siècle, et son style est un peu dans la donnée byzantine. Sur le revers, qui vaut encore moins que la face, la comtesse est à cheval, tête nue, un rameau dans la main droite et allant au pas à droite '. Yolande de Coucv, seconde femme de Robert II, comte de Dreux , a eu deux sceaux : l'un équestre , de l'an 1202, et l'autre pédestre, de l'an 1207. Dans le premier, la comtesse est montée de côté et lient un oiseau de vol sur le poing gauche , qui est protégé d'un gant ^. En 1286, Marguerite de Dampierre , comtesse de Flandre et tîUe de Raudouin, empereur de Constantinople. a un sceau équestre. Elle est assise de face , la main droite à l'attache de son manteau, et tenant sur le poing gauche un oiseau de vol; sa coiffure , carrée , laisse voir par-dessous une sorte de serre-tête. Sa robe, à petits plis, est nouée par une ceinture; un large manteau, dont les plis dépassent de beaucoup ses pieds, flotte

GILLOGRAPHIE

sur le cheval ^. En 1 2 G 1 , Alix , comtesse de Duras , a un sceau équestre très-remarquable. Elle y est représentée assise de trois-quarts, tenant sur le poing gauche un oiseau de vol, très-différent des autres en ce qu'il est vu de face, contrairement à ce qui a lieu sur tous les sceaux du même genre. Sa coiffure est carrée et à mentonnière. Par-dessus la robe et couvrant toute la poitrine, se voit une sorte de justaucorps, qui laisse passer les bras , à peu près comme une cuirasse de nos jours. Dans le champ du sceau et sous le cheval, dont la selle est à broderies et à effdés, un chien court après un lièvre, et au-dessus plane un oiseau de vol pareil à celui que tient la comtesse*. En 1278, Alix de iAIercœur, femme d'Aimar III, comte de Valentinois, a un sceau équestre semblable au précédent, et où l'on voit également, dans le champ du sceau, un chien de chasse et un oiseau de vol ^. Nous signalerons encore ici comme type équestre de femme assez curieux le sceau de la femme d'un chevalier du Languedoc, nommé Guillaume dePierre-Pertuse. Il est de l'an 12/10. On remarquera , comme première singularité, qu'il se trouve au revers du sceau du mari, lequel est également équestre. La dame est vue de face , assise sur lui cheval marchant à droite. Elle tient la bride de son cheval de la main droite, et porte à la main gauche une fleur de lys. Elle est coiffée d'un voile et vêtue d'une robe étroite, semée de broderies. On ne voit guère de cette robe que ce qui recouvre la poitrine, le reste du corps, et surtout les jambes, étant comme emmaillotté dans une espèce de sac ou de gaîne qui pourrait être ce que l'on appelle une sambue dans les comptes. Des rangées d'effilés fort longues pendent du poitrail et de la couverture du cheval ^. On a , dans ce qui précède, à peu près tout ce qui est à remarquer dans les représentations, soit assises, soit équestres, des sceaux de femme. On voit que ces derniers rentrent, en général, dans le type de chasse. Nous allons ])asser aux représentations debout.

Le type général de cette sorte de sceaux est une femme debout, vue d'abord de face, puis légèrement tournée , soit à droite, soit à gauche, vêtue d'abord seulement d'une robe qui est à manches très-longues et

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TIRES DE LA COLLECTION

[x'ndantes , |)uis ensuite, par-dessus, d'un manteau, (|ui, de simple el uni, devient fourré de vair ou d'hermine. La coifi'ure, qui d'abord ne comporte que les cheveux retombant en tresses excessivement longues, change dans la suite et ressemble assez à un mortier déjuge; elle est souvent accompagnée d'une mentonnière. Au xiv' siècle, un voile encadre gracieusement le visage. Les mains, d'abord Ubres, tiennent successivement des fleurs naturelles , des fleurs de lys et des oiseaux de chasse. Cette représentation, d'abord isolée, s'accompagne, par la suite, d'arcades légères, puis de niches complètes, qui finissent par devenir, au xv" siècle, de véritables petits monuments. Quoi qu'il en soit, nous répéterons ici ce que nous avons dit pour les sceaux équestres : c'est encore le xiii" siècle qui est la belle époque.

Nous allons passer en revue quelques-uns des sceaux les plus remarquables de ce genre de représentation. Sibile, comtesse de Flandre, en 1167, est debout, la tête inclinée, les bras levés, robe à longues manches pendantes'. Agnès, comtesse de Meulan, vers 1 165 : debout, vue de face, robe à manches pendantes, tenant un oiseau à gauche et, peut-être, une lleur à droite ^. Clémence , comtesse de Daramartin , xn° siècle : manteau recouvrant la poitrine et laissant passer le bras droit, qui tient deux fleurs de lys superposées^. Ida, comtesse de Nevers, avant 1 178 : une fleur à la main droite*. Mahaut, première femme de Simon le Chauve, comte d'Evreux, de 11/10 à 1 180 : debout, vue de face, la robe collant au corps, mais à manches très-larges et très-longues, qui j)résentent cette singularité d'être encore nouées par le bas; une fleiu' de lys à chaque niain^. Ida, comtesse de Boulogne, en laoi : robe longue tombant sur les pieds, coiffure en cheveux à longues tresses atteignant les genoux; la main droite sur la hanche et un oiseau sur le poing à gauche". Blanche de Navarre, comtesse de Champagne, en 1910 : vue de trois-quarts , robe nouée j)ar une ceinture et manteau long , coiffée en cheveux . tenant à la main droite une fleur de lys, et portanl la gauche à l'attache du manteau; dans le champ,

' N" 618. — 2 N' 717. — ^ N° 686. — " T 861. — ^ N° (joS. - " ^",519. — " ^867. — '^N°5oo. — '''N* 1261. — "N-GoS.-

une fleur. D'assez joli dessin, mais excessivement maigre et long''. Marguerite, comtesse de Blois, en 1 9 1 A : la tête de trois-quarts à droite; robe couvrant les pieds; manteau étroit et serré autour du corps; coiffure carrée^. Havoise, comtesse d'Aumale et d'Essex, en i9i5 : vue comme suspendue en l'air et presque de profil; la main gauche à la hanche et tenant un oiseau à la hauteur du visage à droite; robe et manteau à longs plis'. Alix, comtesse d'Eu, en 1 9 1 9 : de profil à droite, tenant un oiseau au poing, et, devant elle, une fleur de lys; coiffure carrée à mentonnière; robe et manteau'". Béatrix, comtesse de Joigny, en 1922 : de trois-quarts à gauche; robe nouée par une ceinture et manteau court; coiffure carrée à mentonnière; une fleur de lys à la main droite, la gauche à l'attache du manteau, les pieds posés sur un chien". Mahaut 1", comtesse de Nevers, en 1998 : de trois-quarts à droite; l'oiseau au poing; manteau vairé '^. Béatrix , comtesse de Châlon , en 1 9 9 3 : une lleur de lys à la main gauche; tresses tombant à mijambes '^. Marguerite d'Avougour, en 1 933 : de troisquarts à gauche, sur un socle accosté de deux fleurs de lys "". Alice, comtesse de Vienne et de Mâcon, en 12 33 : de trois-quarts à gauche , relevant de la main droite un pan de son manteau'^. Eléonore, comtesse de Dreux, en 128 A : coiffure carrée à serre-tête: manteau vairé "^. Matbilde, comtesse de Boulogne, en 1286 : sur un socle; robe flottante à larges plis, sous un surcot ouvert; à ses pieds un chien '^. Bichilde de Fontenay, en 12/10 : manteau vairé, joyel au col '\ Marguerite, comtesse de Flandre, en 12/1/1 : coifl'ée d'une espèce de bonnet retombant sur les épaules; dans le champ, deux petits lions '^. Alice d'Audenarde, en 12/1/1: robe flottante à plis serrés; manteau vairé; coiffure en capuchon. La gravure maigre -°. Philippette, comtesse d'Eu, en 12/16 : accostée de deux (Uoiles^'. Alix de Mauléon, vicomtesse de Thouars, en 1 2/17 : manteau d'hermine, ceinture à pendant retombant jus(ju'aux genoux^-. Marie d'Issoudun, comtesse d'Eu, en 1266 : manteau d'hermine; un petit chien à dextre, deux roses à sénestre^^. Laurette, dame de

N" lofjS. — ' N" .T71. — * iV" 909. — ' N" 933. — '" N° 919. — ' N°729.- '" N° 1060. ~ '* N° 23 11. — '" N°69 4. — " N° io338.

ÉLÉMENTS DE SIGILLOGRAPHIE

IJampierre, fille de Mathieu II, duc de Lorraine, eu I y 56 : les pieds posés sur un piédouche'. Mahaut II, comtesse de Nevers, vers i 267 : la main droite sur la hanche; tenant un cor de chasse. Sur ce sceau, on distinjjue bien le gant de la main et les vervelles du faucon'-. Alix de Bretagne, i'emnie de Jean l" de Ghâtillon, comte de Blois, en laôy : à sénestre l'ëcu aux trois pals de vair de Châtillon. C'est la première fois (|U(' nous trouvons cette addition de l'écu sur les sceaux de femme à représentation debout^. Jeanne de Thoci, comtesse de Bar, en 1 967, est représentée sous un chapiteau, et le champ du contre-sceau est semé des croix recroisetées au pied fiché de Bar".

Ici le type se modifie, et nous entrons dans la série des sceaux de femme à représentations architecturales et armoriales. Marguerite de Bourgogne, vicomtesse de Limoges, en ia68, est représentée debout, sous une arcade gothique qui ne soutient que la partie supérieure du sceau ; dans le champ , deux écussons ^. Blanche d'Artois , fille de Robert, comte d'Artois, frère de saint Louis, a sur son sceau, de l'an 1969, trois écussons, l'un sous ses pieds, les deux autres à ses côtés''. Jeanne, fille de Raimond VII, comte de Toulouse, et femme d'Alfonse, comte de Poitiers, a, sur son sceau de l'an 1370,3 dextre, un château, et, audessus, une fleur de lys; à sénestre une fleur de lys, et. au-dessous, un château; à son contre-sceau, elle met la croix de Toulouse''.

L'un des plus jolis sceaux de femme de la collection est celui de Jeanne de Châtillon, qui épousa, en 1371, Pierre, comte d'AIençon, cinquième fils du roi saint Louis. Ce sceau, qui est de l'année même du mariage de la comtesse, la représente debout sous une arcade gothique soutenue par deux élégantes colonnettes dont les chapiteaux sont formés de deux fleurs de lys, et soutiennent deux écussons, l'un aux armes d'Aknçoit, et l'autre aux armes de Châtillon. Le mouvement du corps est gracieux. Elle est vue de face, la tête légèrement tournée à gauche. La coiffure semble composée de deux pièces : d'une espèce de coifTe embra.ssant les joues et le menton, el d'une sorte de bour-

relet ou chapel, qui ceint le front. On distingue lorl bien, au haut de la robe, cette espèce de bijou ou d'agrafe dont il est si souvent question dans les comptes et qu'on nomme le femiail. Le corsage est assez gracieusement rempli , ce qui est fort rare. La robe est attachée par une ceinture qui devait avoir un pendant retombant très-bas, suivant la mode du temps, mais qui se confond ici avec les plis de la robe, car cette ceinture est très-étroite ; cependant on y voit la boucle ou anneau d'où pendait cet appendice. Le manteau, qui recouvre en partie les épaules et le haut des bras, est fourré de menu-vair. La comtesse tient une fleur de lys à la main droite, et retient, des deux doigts df la main gauche , l'attache de son manteau '.

Quelques détails sont encore à relever sur les sceaux dont nous parlons. Le gant de chasse se voit bien sur un sceau d'Isabelle de Rochefort, de l'an 1278. Il protège tout l'avant-bras jusques assez près du coude ■'. Un sceau de Jeanne de Joigny, dame de Villeneuve, de l'an 1286, s'éloigne un peu de la disposition habituelle. Elle tient un livre de la main droite, et relève, de la gauche, un pan de son manteau. C'est un trèsjoli sceau, dont malheureusement l'empreinte est déprimée'". Marguerite d'Anjou, femme de Charles, comte de Valois, en 129/1, tient à la main une marguerite''.

Au xiv° siècle, le type général du sceau de femme se modifie encore. A l'arcade simple, soutenue par des colonnettes ou de légers piliers, succède la niche d'architecture gothique. Ce nouveau détail se remarque déjà sur un sceau de Mahaut de Saint-Pol, troisième femme de Charles, comte de Valois, de l'an 1 3 1 0. La comtesse, debout, sous une niche gothique, tient de la main gauche un rameau fleuri, et, de la droite, l'attache de son manteau, ce qui est le mouvement le plus ordinaire, comme on l'a déjà vu. Ici on distingue, au bras gauche, la manche de la robe, qui sort d'un surcot fermé. La coiflure est une sorte de voile à plis larges et élégants tombant le long des joues i'^. La même coifïure se retrouve sur un sceau de Marguerite de Valois, femme de Gui de Châtillon, de l'an i3i6.

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N°<)fi2. — "N" 799. — ■■ T 7fi9. —"NViSS. — ' N" 1079. — ^ N° 8H7. — " N'-S'iiH.— '" N" 3.'>58.

TIRES DE LA

Elle porte la robe, le surcot et le manteau fourré de nienu-vair, comme dans les sceaux précédents, mais de plus une pièce d'étoffe en deux morceaux, se rejoignant en ligne droite sur le devant et arrondis par les côtés. Cet ajustement prend ie cou et retombe par devant sur la poitrine. On ne saurait mieux le comparer (lu'à un rabat. Comme on l'a déjà vu pour une autre Marguerite, la comtesse tient un bouquet de marguerites à la main droite , et le socle qui soutient la ligure est décorée d'une rangée de ces fleurs, servant d'emblème K Au sceau de la comtesse d'Artois Mahaut, de l'an 1828, les deux écussons ordinaires de la niche sont suspendus par de petits diables ^. Sur le sceau de Jeanne de France, femme d'Eudes IV, duc de Bourgogne, de i'an 1 34o , les pieds sont posés sur un petit chien. La duchesse est coiffée de ce voile à plis retombants dont il a été parlé, et a le front ceint d'un chapel ou diadème; elle porte un corset d'hermine ^.

Dans la seconde moitié du xiv' siècle, la représentation se complique encore. On a un exemple remar- (luable de cette complication dans les deux sceaux d'Yolande de Flandre, dame de Cassel, fdle de Robert de Flandre, seigneur de Cassel, mariée d'abord à Henri, comte de Bar, et ensuite à Philippe de Navarre , comte de Longueville. Sur le premier de ces sceaux, de l'an 1 878 , la comtesse est debout sous une niche gothique à trois clochetons, d'un travail trèsfini ; elle a pour unique vêtement une robe étroite à manches pendantes; sa coiffure, en cheveux, retombe en nattes épaisses le long de ses joues. Elle a les mains |)osées sur deux écussons, l'un à sa droite, l'autre à sa gauche; derrière elle est tendue une tapisserie à carreaux alternativement remplis des bars de Bar, des chaînes de Navarre et du lion de Flandre. Cette tapisserie est soutenue par six petits personnages : quatre sont des femmes, et deux , des hommes sauvages. Les deux femmes du haut soulèvent un pan de la tapisserie, les deux du milieu soutiennent les deux écus par leurs côtés, tandis que les deux hommes sauvages du bas les soutiennent par la pointe. Au haut du sceau et à l'endroit où le chapiteau s'appuie sur la rosace.

COLLECTION. ux

se voient deux dragons ailés , un de chaque côté. Sous le soubassement qui porte la comtesse, il y a une tête de bœuf entre deux lions accroupis *'. Le second sceau est semblable au premier quant à l'ordonnance générale; seulement la comtesse y porte un manteau fendu ({ui laisse passer les bras; elle a aussi cet ajustemeni que nous avons comparé à un rabat; elle est coiffée d'un voile, au lieu de l'être en cheveux comme sur son premier sceau ; ses deux mains sont devant sa poitrine , et dans la main gauche elle tient un petit chien. La draperie, au lieu d'être formée de carreaux, l'est de compartiments quadrilobaires alternativement remplis de têtes de lion et de fleurons formés par quatre fleurs de lys appointées^. Dans le sceau de Blanche de •France, femme de Philippe, duc d'Orléans, de l'an 1876, la niche principale, où se voit la duchesse, est accompagnée de deux niches latérales occupées par des angles qui soutiennent les écus de France et d'Orléans'^'.

Au xv' siècle, les sceaux de femmes, qui, d'ailleurs, sont moins nombreux, deviennent assez généralement armoriaux. Quant à ceux qui retiennent l'ancienne disposition, ils présentent ordinairement une femme debout, les mains posées sur deux écussons, et quelquefois sur un seul. Au reste, plus rien ici de ces riches encadrements qu'on a vus. A la vérité, il s'agit le plus souvent, pour ces sceaux du xv° siècle , de bien moins grandes dames qu'aux xiii' et xiv'' siècles.

On a quelques exemples de sceaux de femme apposés au revers des sceaux de leurs maris. Tel est celui d'Eléonore de Vermandois, de l'an 1 177, qui est apposé au dos du sceau de Mathieu III , comte de Beaumont-sur-Oise , son mari ^ et celui de la femme de Guillaume, seigneur de Pierre -Pertuse, en 12/10''. Un cas plus anomal encore est celui que présente un sceau de Raoul de Fougères, de l'an 1 1 62. Ce seigneur met sur son contre-sceau la représentation de sa femme debout, vue de face, en robe à longues manches, coiffée en tresses et tenant, à droite, une fleur, et, à gauche, un oiseau, avec la légende Contrasigilhim Rnduif Fulgenensis^.

>\» 965. — ' N" 359.— 'N°474.— 'N-Soe. — ^ N' 807. — » N" 9.39. — ' N° io53. — » N° 33 10. — ' N" 3327.

ELEMENTS DE SIGILLOGRAPHIE

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