‹ Collection de sceauxChapitre 6 sur 1543 · DE LA COLLECTION DES SCEAUX DES ARCHIVES DE L'EMPIRE · texte numérisé non relu

DE LA COLLECTION DES SCEAUX DES ARCHIVES DE L'EMPIRE

Le mot sceau ayant dans notre langue une double signification, puisqu'il désigne tantôt ce qui est une cause , la matrice d'un sceau , et tantôt ce qui est un effet , l'empreinte obtenue par cette matrice , il est nécessaire de préciser d'abord le sens que nous lui donnerons ici. Nous conservons à l'empreinte le nom de sceau, et nous appellerons matrice la pièce gravée qui sert à imprimer le sceau. Il nous a semblé que cette distinction ôtait toute ambiguïté, et répondait aux deux seuls cas qui peuvent se présenter : celui oii l'empreinte s'obtient sur un corps mou , qui est presque toujours la cire , au moyen d'une matrice do cuivre ou de fer, et celui oii elle s'obtient sur un corps dur, le plomb par exemple , au moyen d'une matrice d'acier trempé. Or cette empreinte comportant nécessairement un objet quelconque, qui est le type, et pres-

que toujours des lettres , qui sont la légende , il s'ensuit une division toute naturelle dans l'étude des sceaux, celle du type et celle de la légende. Toutefois, comme en dehors du type et de la légende, qui constituent , à proprement parler, l'essence du sceau , on doit encore le considérer sous certains autres rapports qui, quoique moins constants il est vrai , tels que sa matière , sa forme, sa couleur, sa place, etc. lui sont pourtant tout à fait propres, il en résulte que l'étude du sceau, pour être complète , doit embrasser toutes ces circonstances. C'est ce que nous nous sommes proposé de faire ici. Nous commencerons donc par parler du sceau en général; de là nou^ passerons au type, ensuite à la légende , et nous terminerons par un exposé du système de classification adopté pour la collection de sceaux des Archives de l'Empire.

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