QUI FIXE LE MERCURE
1. Me trouvant une fois dans vos demeures, 6 femme (2), afin de t’entendre, j'admirais toute l'opération de ce qui est appelé chez toi le « structeur ». Je tombai dans une grande stupéfaction, à la vue de ces effets, et je me mis à vénérer comme divin le poxamos (3); je pensais, (en considérant) l'intelligence de chaque artisan (de l’œuvre) ; comment, trouvant secours dans leurs devanciers, ils perfectionnaient leurs propres recherches.
Ce qui me surprenait, c'était la cuisson de l’oiseau (4) soumis à la filtration; c'était de voir comment il la subit, par le moyen de la vapeur sublimée, de la chaleur et d’un liquide approprié, alors qu’il participe à la teinture. Surpris, mon esprit revient à notre objet d'étude; il examine si c’est par suite de l'émission de la vapeur de l’eau divine que notre composition peut être cuite etteinte. Or je cherchais si quelqu'un des anciens fait mention de cet instrument, et (rien) ne se présentait à mon e$prit. Découragé, je compulsai les livres et je trouvai dans ceux des Juifs, à côté de l’instrument traditionnel nommé #ribicos, la description de ton propre instrument. Voici comment la chose est présentée.
Prenant de l’arsenic {sulfuré), blanchis-le de la manière suivante. Faisune pâte grasse, de la largeur d’un petit miroir très mince; perce-la de- petits trous, en manière de crible, et place par dessus, en l’ajustant bien, un petit
récipient, renfermant une partie de soufre ; mets dans le crible de l’arsenic,
(1) Addition de AB.
(2) Théosébie. — Origines de l’AIchimie, p. 9, 64.
(5) Ce sont là sans doute des noms d'instruments. — AB disent : paxamos, le fixateur (9). — A moins qu'il ne s'agisse de Paxamos, auteur culinaire cité par Athénée (Deipn.l. IX,p.376 p.)
(4) On lit dans la Bibl. des philos.
chimiques, p. 583 : Oiseau d'Hermès, l'esprit du feu de nature, enclos dans l'humide du mercure hermétique...
ou la chaleur naturelle unie à l’humide radical.
Le mot oiseau a donc un sens emblématique. Il s'explique par le texte qui suit et par lesfig. 25,26, 27 (Introd., p. 149 et 150).