PRÉPARATION DE L'OCRE
3. « Les (matières à) projection tirées de la chaux changent de nom et de couleur, quand il s'agit du soufre blanc. Ce sont la terre de Chio, l’astérite et la sélénite, pour la classe du blanc. Quand il s’agit du jaune, projette de l’ocre attique, du minium du Pont cuit, et les similaires ».
Au sujet de la chrysocolle, il dit : « Brûlant cette matière et l’arrosant d'huile jusqu’à sept fois ». Dans la Chrysopée, il a fait blanchir d’abord chacune de ces (substances). Il emploie semblablement la litharge dans les deux compositions. Car il n’y a pas plus de deux décoctions pour ac complir l'opération. Parmi les liqueurs, il comprend la vapeur et la litharge, (mêlées) avec le miel le plus blanc. Il ne négligeait aucun des liquides; mais il les employaitdans les deux compositions. En effetilmélangeaitune solution de comaris et de lentilles (?), en y ajoutant une préparation de chélidoine; et il disait obtenir la composition de l’eau divine. Il prescrit de faire bouillir l’eau de chaux (obtenue par le marbre) avec de l’huile, et la pyrite avec du miel. Il décrit l’eau divine de diverses facons, dans ses quatre livres. Dans le livre de l’Argent; il parle de la terre de Chio, de l’astérite, de la sélénite, et de sa propre projection. Dansle livre du Jaune, il s’agit de la terredeSinope, de l’ocre attique et de la pierre phrygienne. « Tu trouveras dans le traité des Pierres, le sang de bouc et le suc de lotos; et, plus loin ce qui estutile... Les sulfureux sont dominés par les sulfureux, et les liquides par les liquides
correspondants (1). En effet les sulfureux sont retenus par les sulfureux. »