‹ Collection des anciens alchimistes grecs (volume 2)Chapitre 118 sur 349 · IL. xxvi. — SUR LA PRÉPARATION DE L'OCRE ὁ · texte numérisé non relu

IL. xxvi. — SUR LA PRÉPARATION DE L'OCRE ὁ

1. La préparation de l’ocre se fait dans la montagne (voisine) de la mer appelée Adriatique. Il y alà des crevasses de la montagne; à travers les fentes on voit des couches d’ocreen plaques. L’ocre est produite aussi en Babylonie

dans la montagne. On voit l’ocre dans les fentes ; on l’enlève et on la fait

(1) Axiomesouventrépété, p.20 et 145. res, t. I, 0.701, éd. Schneider; Leipsick, (2) Le premier paragraphe est un 1818). On y remarquera l'assimilation fragment technique, probablement fort | du réalgar, du minium etde la rubrique

ancien (voir THÉOPHRASTE, Sur les pier- | avecl’ocre (voir Introd.,p. 261).

cuire : on obtient ainsi la rubrique, que l’on appelle encore minium de Sinope. Nous, nous n’employons ni cette rubrique, ni ce minium de Sinope. Mais l’ocre indiquée ci-dessus est la véritable teinture; à moins que le métal que l’on se propose de teindre ne soit le corps dela magnésie, ou le plomb noir.

2. Quel rang doit lui être assigné en dehors des matières tinctoriales, tous les écrits s'expliquent sur ce point. Si par conséquent tu veux lui fixer un rang, c’est là que tu trouveras le résultat cherché; surtout si tu suis Marie et le Philosophe. Le Philosophe mentionne les pyrites, le cinabre, le claudianon, la cadmie, l’androdamas, la chrysocolle. 11 dit qu'il convient de faire.agir sur le molybdochalque, le cinabre, ou le corps de la magnésie, substance qui est appelée plomb noir. Si maintenant tu en viens à la Chrysopée, tu verras quelles (substances) désagrègent l’étain, le fer ou le cuivre : ce sont le cinabre, la litharge blanche. A ton tour comprends ce que tu cherches : par la magnésie, entends le molybdochalque; par le plomb, c’est (encore) le molybdochalque. Lorsqu'ils parlent d’Argyropée ou de Chrysopée, ils entendent le molybdochalque; c’est là le produit qu’ils traitent, puis soumettent (ἃ la teinture). Au moment voulu, ils le fixent, après l’avoir désagrégé; alors ils blanchissent, ou jaunissent le métal durci par eux.

3. Ils blanchissent le cuivre et, après l’avoir broyé, ils le gardent jusqu'au résultat final. L’opération faite avec le soufre et le mercure, ils l’appellent brûler. Ils appellent cuivre brûlé, ce métal rendu couleur de sang (en vue du blanchiment), teint superficiellement et à fond (1). C'est là ce qu’ils appellent brûler ; par là (le Philosophe) fait entendre la composition totale; il désigne sa dilution, (opérée) en vue des deux teintures. En suivant

la voie directe, il a parlé d’abord du blanchiment, puis du jaunissement.

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