‹ Collection des anciens alchimistes grecs (volume 2)Chapitre 265 sur 349 · IV. 1. — PÉLAGE LE PHILOSOPHE · texte numérisé non relu

IV. 1. — PÉLAGE LE PHILOSOPHE

SUR L'ART DIVIN ET SACRÉ (ἢ

1. Les anciens philosophes, amoureux (des sciences) et remplis (de zèle),

disaient que tout art a été inventé à cette fin (de profiter) à la vie. Ainsi l’art

du constructeur a pour objet essentiel de fabriquer un siège, une boîte, ou

un navire, au moyen de la seulenature de la (matière) ligneuse (2). De même

l’art tinctorial (3) a été inventé en vue de fabriquer une certaine teinture et

de produire une certaine qualité (4) : c’est là aussi la fin de l’art. 1] faut savoir

(τ) Cet article porte le nom de Pélage, l’un des vieux alchimistes (Cp. Oly-mpiodore, p. 96 et 194); mais il renferme des additions et gloses plus modernes.

Le texte est fort obscur et il est difficile d’en garantir le sens exact. Toutefois il semble se rapporter à la dorure et à l’argenture des métaux, tels que le cuivre et le fer: ces métaux doivent être préalablement oxydés δὰ sulfurés à la surface, puis décapés etrendusbrillants; on étend ensuite à leur surface l'or ou l'argent « atténués » : c'est-à-dire amenés à un grand état de division (poudre ou coquille d’or), ou d’amincissement (feuilles d’or et d’argent) ; sinon même rendus plastiques et mous par leur

amalgamation au mercure ; ou bien encore dans certains cas, divisés, et peut-être rendus solubles (« spiritualisés ») par l’action préalable d’un sulfure métallique et d’un sel alcalin. — Tout ceci doit donc, à l’origine, avoir exprimé le fait que l’on dore ou l'on argente un métal au moyen de l'or ou de l'argent divisés, ou d’une composition renfermant ces corps; puis on a ajouté l’idée de la transmutation du fond même du métal.

(2) Cp. Syxésius, p. 67.

(3; Appliqué aux métaux, c’est-à-dire l'art de la transmutation.

(4) Quatitéoucouleur d’oroud’argent.

que les anciens rapportent un fait exact lorsqu'ils disént : « Le cuivre ne teint pas, maisilestteint, et lorsqu’ilaété teint, ilteint (1) ». C’est pour cette raison que tous les écrits exposent dans des termes pareils le travail du cuivre, et montrent comment on le teint : et s’il est teint, alors 1] tein1; mais s'il n'est pas teint, il ne peut pas teindre, ainsi qu’on l’a (déjà) dit. Voilà pourquoi l’on recommande de rendre le cuivre exempt d'ombre, afin que devenu brillant il puisse recevoir la teinture.

Par l'ombre du cuivre, il faut entendre la teinte noire qu’il produit dans l'argent. En effet, tu sais que le cuivre soumis au traitement (2) et projeté sur l'argent le noircit au dedans et au dehors : ce noircissement produit dans l'argent, les écrits le nomment ombre. C’est pour cela qu'il faut traiter le cuivre (3) jusqu’à ce qu’il ne puisse plus produire de noircissement, lorsqu'il est projeté sur l'argent.

2. Ainsi il faut traiter le cuivre, aussi bien que l’or naturel, jusqu'à ce qu’il ne produise plus le moindre noircissement dans l'argent. C’est pour cette raison que Démocrite, lui aussi, a dit dans son livre sur l’argent : « Vérifie si le cuivre est devenu sans ombre; car si le cuivre n'est pas devenu sans ombre, ne t’en prends pas au cuivre {de ton insuccès), mais à toi-même (4). »

3. On traite le cuivre par l’eau divine, lorsqu'il a éprouvé la décomposition, qu'il a été délayé, cuit et lavé. « On le lave, dit-il, jusqu’à ce que tout son ios soit expulsé. » Souviens-toi, à cet égard, de ce que disent les philosophes : « Après que le cuivre a été affiné, noirci et ultérieurement blanchi ; alors (seulement) la teinture est solide. »

Comprends bien les six opérations. L’iosis se fait au moyen de l’eau divine; l’affinage a lieu dans le lavage ; le noircissement s'éxécute lorsque le chrysolithe est mélangé (avec le cuivre brûlé), avant le lavage ; l’atténuation, lorsqu'il est délayé dans le chrysolithe ; le blanchiment, lorsqu'il est desséché après délaiement avec le chrysolithe ; enfin le jaunissement se fait lorsque les substances pouvantteindre en jaune sont appliquéesetintroduites

pendant la durée de la digestion dans de petits amas de fumier.

(1) Cp. p. 170 et passim. (3) C'est-à-dire réduire complète- (2) C'est-à-dire brûlé, changé en pro- ment à l’état métallique le protoxyde, toxyde par un premier traitement ? formé d’abord à la surface du cuivre ?

Cp. Introd.,p.233 ; Traduction, p. 154. (4) Cp. p. 133.

Telles sont les six transformations qui se font dans le cuivre, afin de (16) teindre. Si elles ne sont pas toutes effectuées, rien n'est fait; attendu que si le cuivre ne devient pas jaune et brillant, rien n’est fait.

4. Ainsi (il faut) d’abord teindre, transformer, couper en morceaux le cuivre; de cette façon on obtient une iosis parfaiteau moyen de l’eau divine, entends par iosis parfaite la dorure (qui a lieu) dans la décomposition. Or, c'est cette iosis que le vieux Zosime avait en vue lorsqu’il disait : « Celui qui fait de l’ios fait de l’or; et celui qui n’en fait pas, ne fait rien (1). Lorsque tu verras la dorure parfaite avec le soufre (2), alors comprends que tu as accompli une rouille parfaite, en colorant le métal par le soufre, non seulement à la surface, mais aussi dans la profondeur. »

Il y a (là) l'indication du commencement de l’iosis, ainsi qùe de celle qui est produite à l’intérieur, c’est-à-dire de la véritable iosis, laquelle est aussi désignée comme l'ios de l'or. Veille donc à ce qu’elle soit effectuée dans la profondeur. Si elle ne l’est pas, il n’y a pas d’iosis. Cette opération est aussi appelée jaunissement par le Philosophe, qui dit: « Prenant dela pyrite, traite- (la) jusqu’à ce qu'elle devienne jaune. » Il appelle pyrite le cuivre, à cause du caractère igné de sa nature ; et aussi parce qu’il faut qu'il devienne tel que l'iosis s’accomplisse.

5. De la même facon, il arrive à l’affinage, qu'il indique aussi dans ces termes: « jusqu’à ce que l'opération inverse de l’iosis soit effectuée. Qu'il y ait d’abord noircissement et la réduction suivra. Prenant donc une partie de chrysolithe, trois parties de magnésie (3), délaie en l'absence de tout liquide; délaie jusqu’à ce que les substances se pénètrent mutuellement et se combinent. Alors il ne subsiste plus aucune apparence du soufre blanc et (le mélange) devient tout à fait noir comme de l'encre à écrire. Laisse-le reposer pendant trois jours; puis, le jetant alors dans le bassin, verse dessus le liquide avec lequel on a coutume de laver: délaie de nouveau et fais cuire avec du soufre répandu tout autour ».

Comment se fait le traitement? comment le produit a-t-il une nature

(1) Cp. p. 145. gnésie, dans M; le mot cinabre est écrit (2) Ou bien plutôt avec l’eau divine. à la suite de μαγνησία dans Le. (3) Signe du cinabre sur le mot ma-

incombustible? Ce qu’on appelle chalcopyrite, c’est le plomb (traité par le) soufre apyre. Lave le chrysolithe étésien, dit-il, jusqu'à ce que son ios en sorte. De cette façon rien n'est perdu, le cuivre demeurant uni au plomb. C'est là ce qu’on appelle la grande purification; on l'appelle aussi affinage et noircissement : noircissement à cause de la couleur noire du mélange; affinage, à cause de la transformation et de la dissolution (du produit) provenant de l’ios. C’est cette opération que l’on nomme aussi grand lavage. Après avoirrecueilli ce produit dansdes vases, laisse-le déposer.Et après avoir clarifié la liqueur, fais sécher le sédiment : tu trouveras qu’il ressemble à de l’encre à écrire. Broie ce produit jusqu’à ce qu’il se développe un jaune parfait. Modifie le produit en y versant ce qui suit : produit décanté (1), quatre parties; matière jaune, une partie; plomb, une partie; puis mouille un peu, de facon à former une sorte de boue, et délaie jusqu’à ce que le plomb disparaisse. Enlève et réduis à l'état de pâte ; expose au soleil et laisse sécher, en arrosant peu à peu, jusqu’à ce que le plomb ait disparu; puis laisse sécher. Alors projette le produit amené à l'aspect convenable. αν 6. Le vieux Zosime disait (2): « Je connais une classe unique, qui comporte deux opérations : la première pour que la fluidité soit produite par l’extraction ; la seconde pour que l'humidité du plomb soit desséchée.» Agis de cette manière, en desséchant; puis ajoute une quantité égale de coupholithe et délaie avec du vinaigre (fabriqué) au moyen du géranium, jusqu’à blanchiment. Veille donc à ne pas manquer (l'opération) au moment du blanchiment (3). On la manque, lorsqu'on ne voit pas apparaître la beauté du cuivre sans ombre, développée au moyen du blanchiment, après que le cuivre a perdu toute sa substance terrestre excédante et sa grossièreté matérielle. Si donc le cuivre sans ombre est blanchi, il devient un être spirituel, et dès lors aucune autre chose ne manque ; il n’y a plus d’autre retard, si ce n’est en raison de la nécessité de le sécher et de le blanchir.

7. Comprends ici (que) toutes les choses déversées sont rejetées etque rien

ne reste (4), sinon l'or, le plomb et la pierre étésienne, nommée chryso-

(1) ῥητῆς MAK, ῥυτῆς Le. Cp. IL τι, (3) Cp. II, vi, 20, p. 136. 2, p. 128 et III, vu, 5, p. 143. (4) Ce paragraphe traite d’un autre (2) Cp. III, vus, 5, p.143: sujet que le précédent.

lithe (τὴ. Donc, après avoir édulcoré la poudre solide et après l’avoir desséchée, mets avec cette poudre trois parties de couperose, une partie de magnésie, une partie de cuivre. Ajoutes-y une partie de poudre solide. Délaie au soleil, en arrosant avec du vinaigre blanc pendant sept jours; plus tard, après avoir desséché, fais digérer dans du fumier et laisse cuire pendant deux ou trois jours. Lorsque tu retireras (le vase), tu trouveras l’or teinten rouge comme du sang. Tel est le cinabre des philosophes et le cuivre jaune une couleur sans ombre. Souviens-toi à ce propos que le vieil auteur disait : « Le cuivre devenu sans ombre teint toute espèce de corps » (2). C’est aussi pour cette raison que le Philosophe disait : « Pourquoi parlez-vous de la matière multiple ? le produit naturel est un, et une, la nature qui domine le Tout. » Comprenons que par le produit naturel il entend l'or conforme àla nature ; car cet or naturel domine le Tout, étant formé par les corps subordonnés. Ainsi, par exemple, si on l’étale sur le fer ou le cuivre, il domine la surface de ces (corps), qui se trouve revêtue d’or naturel.

8. C’est ainsi que l’on-opère : le produit est dissous au moyen de l’eau divine, fermenté comme le levain du pain (3) ; ensuite le chrysolithe étant délayé avec ce produit, à parties égales, l'eau agit conformément à la nature du produit, avec le concours de la décantation (4) ; puis le chrysolithe est mis en œuvre, après le mélange de (l'or) naturel (5).

Zosime dit: « L’or naturel, étant changé en esprit au moyen du chrysolithe (6), teint conformément à sa nature ; l'argent, si nous le dissolvons au moyen de l’eau divine et si nous le changeons en esprit au moyen du chrysolithe, teint le cuivre en blanc.»Il disait aussi cela en d’autres termes: «En effet les deux teintures ne diffèrent en rien l’une de l’autre, si ce n’est par la couleur, c'est-à-dire qu’elles comportent un seul et même mode de traitement (7), d’après lequel {les corps sont) d'abord dissous au moyen de l’eau divineetplus tard la poudre solide est changée en esprit au moyen du chrysolithe.

Or elles diffèrent par la couleur. Chacune d'elles teint suivant sa nature

(1) Au-dessus, signe du cinabre, M. (5) Le ajoute : « Le mystère est (2) Cp. DémocriTE, p. 49. | traité. Et Zosime dit » : (3) Le ajoute : «il vainc toute na- | (6) S'agit-il ici de la dissolution de ture ». | l'or,au moyen d’un sulfure métallique? (4i Ou de la liquéfaction. (7) Cp. p. 136.

opre : l'or teint l'or, et l'argent teint l'argent. N’entends-tu pas le vieil auteur disant : « Celui qui sème du blé fait naître et récolte le blé; l'or aussi fait naître l’or ; pareillement l'argent fait naître l’argent (1). »

9. Pour la même raison le vieux Philosophe s'exprimait ainsi (2) : « Nous emploierons des (éléments) naturels. » Or il est nécessaire de savoir que l'or teint naturellement, après avoir été d’abord dissous au moyen de l’eau divine et plus tard changé en esprit au moyen du chrysolithe. Il est appelé aussi, d’après sa nature, corps solide; et il faut qu’il soit d’abord dissous et plus tard changé en esprit : de cette façon il teint toutes choses naturellement. Car les deux autres éléments (3) étant, d'après leur nature propre, volatils et combustibles, sont dissipés dans le feu. De là vient que le vieux Zosime disait : « Le mystère de la teinture d'or (4), c’est de changer les corps (tinctoriaux métalliques) en esprits, afin de teindre dans l’état de spiritualité; conformémentaux descriptions, etsans arrêt dans l'opération (5). En effet, lorsqu'ils sont à l’état solide, ils ne peuventteindre; ils doivent être d’abord atténués et spiritualisés. Or l’eau divine d’abord les atténue, et plus tard le chrysolithe les spiritualise (6). Ainsi notons qu’il y a deux teintures, selon la spécialité des deux corps(or et argent). Quant aux autres (corps), ils interviennent et transforment la teinture, en s’y associant et en y coopérant. Les agents de transformation dissolventet spiritualisent; les agents coopérateurs sont ceux que l’on projette au moment de la fusion. Il faut noter d’ailleurs que l'or ou l'argent, simplement disposé en enduit superficiel, ne domine pas le fer ou le cuivre: il faut que ces métaux soient traités d'abord par des mordants. De même, dans la transmutation, ni l'or ni l'argent n’ont de puissance, s'ils n'ont pas été d’abord traités par des mordants. Il convient donc d'arroser la poudre sèche avec les mordants liquides, afin que lateinture

rendue astringente et pénétrant jusqu’au fond, se fixe et agisse dans la pro-

(1) 1515 à Horus, ci-desssus,p. 33; et par la glose suivante « La poudre III, xvi, 6. sèche devient apte à fixer la couleur, (2) Le:« Le vieux Philosophe s’é- lorsqu'elle est arrosée avec les liquides; criait : Employons, employons des élé- ce qui développe la teinture, par la ments naturels. » décomposition opérée dans ceux-ci. » (3) Le plomb et l’étain, opposés à l’or (3) Lucomme A Le : ἐπισταθμίαν, étape. et à l'argent. (6) Sur le sens de ce passage, voir la

(4) Ces mots sont précédés dans A. note 1 de la p. 243.

fondeur du corps, la poudre de projection étant dissoute. Pour cette ἊΝ PS, “

la nature est charmée par la nature, etc.

10. Conçois donc que l’on fait absorber par le corps métallique l’eau

divine, le chrysolithe et les mordants. N'est-ce pas ainsi que la nature du corps (métallique) se réjouit? Elle se réjouit de la nature de l’eau, étant par elle alimentée, épaissie et augmentée. Est-ce que le cuivre, qui est sans charme et sans éclat par essence, n’est pas charmé et rendu brillant lorsqu'on lui associe la nature brillante de l’eau divine? Est-ce que la nature du corps épais et terrestre n’est pas vaincue par la nature spirituelle et aérienne du chrysolithe ? Est-ce qu’il n'est pas dominé par les liqueurs astringentes, comme il arrive à l’or et l’argent fixés à la surface du fer ou du cuivre ? Il faut convenir en général que, si le fer ou le cuivre n’a pas été traité par les mordants, il n’est pas dominé par l'or ou l’argent, étendu à sa surface (1). Mais s’il a été ainsi traité et qu’alorsil soit enduit, il est dominé. en vertu de la puissance du mordant (2).

11. Mais on objectera : Si l’or ou l'argent constituent des poudres de projection, capables de produire deux teintures, comment effectuer l’opération de l’iosis, et la réduction, et l’atténuation, et le noircissement, puis le blanchiment ἢ C’est qu'’alors le jaunissement sera solide, selon ce qui a été dit précédemment. Nous disons en effet que toute chose se trouve en puissance et se développe ensuite dans les deux teintures. En effet, il a été dit (3)que l’on appelle iosis la dissolution (effectuée) dans l’eau divine, parce que l’iosis réside en puissance dans l’eau (divine). Il en est de même pour la réduction, l’atténuation, le noircissement et le blanchiment, qui suit la transformation. Puis vient le jaunissement solide, non seulement en puissance, mais aussi en acte. Toutes ces choses sont exécutées avant que l’or soit blanchi, et plus tard jauni solidement, jusqu’à ce que (l’or) spirituel et parfait soit achevé et accompli. Le Philosophe a raison de dire: « O natures célestes, démiurges des natures créatrices (4) » : en effet, c’est à la façon

d’une création que les deux natures des soufres, suivant le caractère liquide

(1) C'est-à-dire le fer ou le cuivre ne tinée à la dorure ou à l’argenture. peuvent être argentés ou dorés que | (2) Signe du cinabre, A. 5115 sont décapés à la surface, avant (3) Cp- $ 3 et 4.

que l'on y étende la composition des- | (4) DÉMOCRITE, p. 50.

ἣν mélange (de la magnésie) et le caractère sec de l’essence (du cinabre), sforment par leur vertu créatrice les natures terrestres des corps, en

natures spirituelles ettinctoriales. Les natures célestes de ces soufres doivent être entenduescomme des natures qui ne peuvent être enlevées par la suite (1). C'est pourquoi il dit aussi : « Rien n’a été oublié, rien ne fait défaut, sauf le brouillard et la montée de l’eau »; au lieu de dire : Rien d’autre n'est attendu. Il dit encore : « Maïs si le corps est réduit au dernier degré d'atténuation, comme le brouillard de l’eau (divine), et que l’eau à son tour soit évaporée sur ce corps, voici que le Tout est ramené à ses éléments. » 12. La montée de l’eau est interprétée comme un allègement, parce qu’on fait monter et qu’on allège l’infusion de l’eau, combinée au corps. Il nous suffira de nous rappeler que l'on opère avec le mortier et le pilon, dans le cas des deux teintures.. S'il s’agit du cuivre, on emploie la coupe en forme d'autel. Zosime parlait aussi de cet (appareil) : (il disait) que l'arbre (est) une plante cultivée, arrosée et qui fermente en raison de l’abondance de l'eau ; grandissant, en raison de l'humidité et de la chaleur de l’air, il porte des fleurs ; enfin, grâce à la grande douceur et à la qualité favorable de sa nature,

il porte des fruits (2).

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