‹ Collection des anciens alchimistes grecs (volume 2)Chapitre 276 sur 349 · LA CHAUX DES ANCIENS · texte numérisé non relu

LA CHAUX DES ANCIENS

dérée : elle s’élève par sublimation en dehors du fourneau et se sépare des vapeurs retenues dans Pappareil. Elle produit ainsi l’eau divine tirée de la chaux, si le sublimé est blanc ; mais s’il est jaune, c’est l’eau divine native. En effet, les deux liquides (qui en dérivent) ne diffèrent entre eux que parla couleur ; ils pénètrent, teignent et fixent de la même façon (1).

Suivant la quantité du premier feu, les produits varient, surtout s'ils dérivent d'une matière unique, jaune ou blanche. En effet, Hermès, le grand dieu, dit que la chrysocolle (2) opère tout dans les premiers (feux) ; tandis que la grande chaleur du feu exerce sa puissance dans la première réduction en mercure pour parfaire le Tout. Si cette première (chaleur), n'opère pas, la seconde n’a aucune influence appréciable. Celle-ci expose à un grand insuccès, non seulement parce qu’elle est la mère (cause génératrice) des vapeurs fugitives, mais aussi parce qu’elle n’amène pas tou-

jours la couleur cherchée (3).

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