V. xxiv. — PRATIQUE DE L'EMPEREUR JUSTINIEN ὦ
1. Prenant des coquilles d'œuf, pile-{les) dans un mortier et sèche-{les). Lave à plusieurs reprises et lave encore avec du natron et de l’eau; édulcore avec de l’eau et du vinaigre commun, jusqu’à ce que la composition soit devenue blanche comme la céruse du plomb. Après avoir laissé sécher, conserve.
Prenant de cette coquille devenue blanche, 3 onces, et des blancs d’œufs, 6 onces, pile ensemble. Extrais-en Îes eaux au moyen de l’alambic ; garde à part la scorie.
Mets dans ces eaux des coquilles lavées, durcies, c’est-à-dire desséchées, et concentre. Épuise (l'action des eaux) sur les feuilles (de métal ?) et tiens prête la composition pour blanchir. Prenant la scorie susdite, délayée dans les eaux et blanchie, avant que l’eau ne soit montée, c’est-à-dire 2 onces.. observe la préparation du second jus.
Mets la scorie dans un vase de terre cuite, ou de verre ; bouche-le; fais cuire au moyen de la kérotakis sur un feu violent pendant 1 jour, jusqu’à ce que le produit n’ait plus d’odeur et devienne blanc.
Après avoir retiré, pile dans un mortier au soleil. Prends une portion de l’eau qui a monté, et amène en consistance visqueuse, pendant 1 jour.
Puis, après avoir fait sécher au soleil et retiré, fais cuire au moyen de la
(1) C’est un fragment assez étendu de cet empereur (voir {ntrod., p. 176, des traités perdus qui portaient le nom 214, 215).