IL. 1v. — HERMÈS
Si tu ne dépouilles pas les corps de leur nature corporelle et situ ne
donnes pas une nature corporelle aux êtres incorporels, rien de ce que tu
attends n'aura lieu (τ).
(1) Cet axiome a été attribué aussi à Marie (ce volume, p. 1o1 ), et à d’autres alchimistes. Il signifie d’une part ôter aux métaux purs ou alliés leur corps, ou forme métallique, sous laquelle ils sont fixes d'ordinaire: ce que l'on réalisait en les soumettant à lasublimation, qui rend le zinc, l’antimoine et même le plomb et le cuivre volatils (c'est à-dire esprits), dans l’état d’oxydes (par l’action de l'air), de sulfures (par l’action du soufre ou des sulfures), de chlorures (par l’action du
sel marin), etc. D'autre part on leur restitue leur corps, c’est-à-dire on rétablit ces chlorures, oxydes, sulfures, dans l'état métallique avec des propriétés et une coloration nouvelles, dues soit à leur purification, soit au contraire à la formation des alliages. — On lit de même dans le traité attribué à Avicenne (Bibl. chem. de Manget, t. 1, p. 620) :
ut corporeum fiat spirituale sublimando et cum est spirituale, fiat iterate corporeum descendendo.