LECON II
1. Enfin je fus pris du désir de monter les sept degrés et de voir les sept châtiments ; et comme il convient, en un seul des jours (fixés), j’effectuai la route de l’ascension. En m’y reprenant à plusieurs reprises, je parcourus la route, Au retour, je ne retrouvai pas mon chemin. Plongé dans un grand découragement, ne voyant pas comment sortir, je tombai dans le sommeil.
J'aperçus pendant mon sommeil un certain petithomme, un barbier revêtu d’une robe rouge et d’un habillement royal, qui se tenait debout en dehors du lieu des châtiments, et il me dit: Que fais-tu (là), ὃ homme ? Et moi je lui répondis : Je m'arrête ici parce que, m'étant écarté de tout chemin, je me trouve égaré. Il me dit «alors): Suis-moi. Et moi, je vins et je le suivis. Comme nous étions près du lieu des châtiments, je vis celui qui me guidait, ce petit barbier, s'engager dans ce lieu et tout son corps fut consumé par le feu.
2. À cette vue, je m’éloignai, je tremblai de peur; puis je me réveillai, et je me dis en moi-même : Qu'est-ce que je vois ? et de nouveau je tirai mon raisonnement au clair et je compris que ce barbier était l'homme de cuivre, revêtu d’un habillement rouge, et je (me) dis : J’ai bien compris, c'est l’homme de cuivre. Il faut d’abord qu’il s'engage dans le lieu des châtiments.
3. De nouveau mon âme désira monter le 3° degré. Et de nouveau, seul, je suivis le chemin; et comme j'étais près du lieu des châtiments, je m'égarai encore, ne sachant pas ma route, et je m’arrêtai désespéré. Et de nouveau, semblablement, je vis un veillard blanchi par les années, devenu tout à fait blanc, d'une blancheur aveuglante. I\s’appelait Agathodémon. Seretournant, ce vieillard aux cheveux blancs me considéra pendant une grande heure. Et moi je lui demandai : Montre-moi le droit chemin. Il ne se retourna pas vers moi, mais il s'empressa de suivre sa propre route. En allant et venant, de ci, de là, je gagnai en hâte l'autel. Lorsque je fus arrivé en haut sur
l'autel, je vis le vieillard aux cheveux blancs s'engager dans le lieu du
châtiment. O démiurges des natures célestes ! Comme il fut aussitôtembrasé tout entier ! Quel récit effroyable, mes frères! Car, par suite de la violence du châtiment, ses yeux se remplirent de sang. Je (lui) adressai la parole et lui demandai: Pourquoi es-tu étendu? Maislui, ayant entr'ouvert la bouche, me dit : « Je suis l’homme de plomb et je subis une violence intolérable (1) ». Là-dessus, saisi d’une grande crainte, je m'éveillai et je cherchai en moi-même la raison de ce fait. De nouveau je réfléchis et je me dis: J'ai bien compris par là qu’il faut rejeter le plomb; la vision se rapporte
réellement à la composition des liquides.
HT. vs, — OUVRAGE DU MÊME ZOSIME