I... — LEXIQUE DE LA CHRYSOPÉE PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE (1) À
SEMENCE DE Vénus. — C’est l’efflorescence du cuivre (2). ALBATRE OU ALABASTRON. — C'est la chaux tirée des coquilles d’œufs, le sel
des efflorescences (3), le sel ammoniac {4}, le sel commun.
(1) D’après le manuscrit L : Lexique |
métallique, par ordre alphabétique, des noms de l’art divin et sacré employés dans ce volume sur la matière d’or. — D’après À E : Lexique métallique de l'artsacré, par ordre alphabétique, renfermantles signes etlesnoms, écrit pour la première fois en langue grecque, etc.
— Ce qui semblerait indiquer qu’il aurait été traduit d’une autre langue à l'origine (?).
(2) Vert de gris et corps analogues (v. Introd., p. 232).
(5) Salpêtre, ou sesquicarbonate de soude, ou sulfate de soude, ou même chlorure de sodium{(v. Nitrum:Introd., p. 263), suivant les terrains.
(4) Ce mot ne désignait pas à l’origine le chlorhydrate d’ammoniaque ; mais, à ce qu'il semble, une variété de natron. Plus tard il a pris son sens actuel (voir {ntrod., Ὁ. 237).
CHaux D'Hermès. — C’est la chaux tirée des œufs (1),-sublimée par le
vinaigre, et exposée au soleil (?); elle est meilleure que l’or (3).
SEL EFFLORESCENT (3). — C'est la mer, la saumure, la mousse du sel.
ECcumE D’uNE ESPÈCE QUELCONQUE. — C'est le liquide mercuriel.
LIQUIDE ARGENTIN. — C'est la vapeur sublimée du soufre et du mercure (4).
AsÈm. — C'est l’ios provenant de la vapeur sublimée (5).
Fceur p’Acaïe. — C’est la laccha (6).
FLEeur pu cuivre. — C’est la couperose, la chalcite (7), la pyrite, le soufre P 7), la P ;
blanc après traitement.
Sec. — C'est la coquille de l'œuf; le soufre est le blanc de l'œuf; la coupe-
rose en est le jaune (8).
ANDRoDaMas. — C’est la pyrite et l’arsenic (0).
CE QUE L’ON ΜΕΤ A PART. — C’est le son du blé.
Vapeur SUBLIMÉE. — C'est l’eau du soufre et du molybdochalque (10).
APHROSÉLINON (Ecume d'argent). — C’est la comaris, la coupholithe (11).
AMPHORE a viN. —- C’est un vase de terre cuite.
Bave. — C'est le mercure tiré de l’argent et la pierre scythérite.
EsacuLaTiON pu SERPENT. — C'est le mercure (12).
InpEsTRUCTIBLE. — Ce qui ne peut être volatilisé.
(1) Il s’agit icides œufs philosophiques et d’une préparation mercurielle. — D'après BAL: « c’estla vapeur des œufs dissoute par le vinaigre, etc. »
(2) Les mots « que l'or » sont omis dans plusieurs ms. — Au lieu de : «exposée au soleil » il faut peut-être lire :
« devenue couleur d’or »; le même signe représentant l’or et le soleil.
(3) Voir la note (3) de la page précédente.
(4) M donne le signe du mercure, puis vient cette phrase :
(5) Asèm, Electrum, alliage d’or et d'argent (voir Origines de l’Alchimie, p. 215;et/ntrod., p.62). Divers alliages et amalgames étaient désignés par le même nom : ce qui explique le rôle attribué ici au mercure (x«ibxAn)-I0s que
l’on traduit d'ordinaire par rouille, signifie plutôt ici la matière que l’on prépare au moyen de la vapeur sublimée.
(6) Orcanette.
(7) Minerai de cuivre (Zntrod., Ὁ. 243).
(8) Voir Texte grec, ou Traduction, I, πὶ et 1v.
(o) Pyrite arsenicale et sulfures d’arsenic.
(το) BAL. « C’est l’eau de l’étain et du plomb et du cuivre »; le mercure des philosophes (Orig. de l’Alchimie, p.272 et 270). Le mercure se retire aussi par sublimation de ses amalgames avec les métaux.
(11) Syn. de talc, ou desélénite.
(12) BAL ajoutent : « Extrait du cinabre. »
Pierre D’ArGce. — C’est la chrysolithe, le porphyre, la pierre pourprée de Macédoine et la pierre polychrome.
IxcomeusTiBiLiTÉ. — C’est le blanchiment.
Cuivre coUvERT D'OMBRE (ou oBscurci). — C’est la fleur du cuivre.
CHANGEMENT DE NATURE. — C’est la teinture (1).
SaumurEe. — C'est la chrysocolle.
ARGYROLITHE (Pierre d'argent). — C'est la sélénite.
Tour mercure. — Se dit du mercure composé avec les trois soufres apyres.
Narir (produit). — Se dit de ce qui est pur et non souillé, C’est, à pro-
prement parler, ce qui est intact, non obscurci et brillant comme la
fleur de l’or.
B Rexoxcuze. — C’est la chrysocolle et la chrysoprase (aigue-marine). Boz (ou masse pilulaire). — C'est le soufre cru. BosrryemiTe. — C’est la pyrite, la pierre étésienne, la chrysolithe.
Pierre ΡῈ roucxEe. — C’est la pierre du mortier.
TenTure (ou trempe). — C’est le changement de nature. Toutes PLANTES JAUNES. — Ce sont les chrysolithes. OrGe. — C'est le germe (2) de la bière.
ni
Larr DE LA vacHe Noire. — C'est le mercure extrait du soufre (3).
Terre (dite) asrérire. — C'est la pyrite, la terre de Chio, la litharge, le soufre blanc, l’alun, la cadmie blanche, le mastic (4).
Terre ν᾿ Ἔσυρτε. — C'est la terre à poterie.
TERRE DE Samos. — C’est l’arsenic et le soufre blanc.
LarT DE Tour ANIMAL. — C'est le soufre.
Gypse. — C'est le mercure solidifié.
(1) Dans L, les articles précédents (3) C'est-à-dire du sulfure noir de
sont confondus, par suite de quelque mercure. erreur de copiste. | (4) Résine naturelle.
(2) Orge germée.
ἘἈΟΞΈΕ. — C'est le mercure extrait de l’arsenic (1).
Lirière. — C'est l’eau du mercure.
Brice pu sERPENT, — C'est le mercure extrait de l'étain (ou du cinabre ; addition de BAL).
Heccysma. — C’est le plomb brûlé (2).
Excépxare. — C’est la chaux des coquilles des œufs.
Décocriox. — C’est la dispersion, le délaiement, le grillage.
ADJONCTION. — C'est l’agglomération attractive.
Huire. — Répond aux fleurs (3) des teintures.
PuLvÉRISATION COMPLÈTE. — C’est le blanchiment, la mutation, la réduction en mercure (des espèces BAL).
RaFFINAGE. — C'est l’extraction au moyen des liquides, c’est-à-dire la transmutation.
PIERRE ÉTÉSIENNE. — C'est la chrysolithe.
PETIT LEVAIN. -— C’est le soufre.
Levarx. — C'est la combinaison des corps métalliques avec la vapeur sublimée de l’échoménion (4) et avec la fleur du carthame (5). LiQUEUR TINCTORIALE. — C’est la couperose traitée suivant les règles {de l'Art., AL.) H
Dewi-corrs. — Ce sont les vapeurs sublimées (6).
(1) C'est-à-dire l’arsenic sublimé, | serait donc une variété de litharge. regardé comme un second mercure, à | (3) Couleur, flos. cause de sa volatilité et de son action (4) Basilic? — Voir plus loin. sur le cuivre (Zntrod., p. 99 et 230). (5) Cet article est tiré de L. σώματα (2) Puixe, ἢ. Ν., 1. XXXIII, 35. | signifie les métaux réduits de leurs mi- Scoriam in argento Græci vocant hel- | nerais. cysma. — Dioscoripe, Mat. méd., 1. (6) Cette expression rappelle les demi- V, 1or, dit aussi: « La scorie d'argent métaux des auteurs du xvine siècle.
s'appelle helcysma ou encauma. ». Ce :;
ÉcHoménion (1). — C’est la fleur de carthame.
Écecrrum. — C'est la poudre (de projection) parfaite.
CueveLure pu Soceiz. — C'est le soufre extrait de l’or.
Disque s@Laire. — C’est le mercure extrait de l'or.
SourrE BLANC. — C’est la vapeur sublimée du mercure, fixée avec la compo-
sition blanche.
Sourre BLanc. — C’est la pierre chrysétésienne, l’hématite.
SourRE NON BRULÉ. — C'est la vapeur sublimée et le mercure.
SourRE LIQUIDE (ou fusible). — Ce sont les deux antimoines et la litharge. Eau pe sourre (2). — Ce sont les blancs d'œufs coagulés (?) et le marbre travaillé.
RamEaAux Des PALMIERS. — C'est le soufre blanc.
SOUFRE NON CaLCINÉ. — L'eau mêlée et blanchie, extraite de l’arsenic et
de la sandaraque (3).
SOUFRE NATIF. — C'est le safran tiré des liqueurs.
Eau ΡῈ sourre. — Celle qu’on tire du plomb (4).
Eau ΡῈ sourre. — C’est celle que l’on extrait par dissolution de la chaux
et de l’albâtre.
SOUFRE EN SUSPENSION (5). — C’est une eau.
(1) Ce mot ne se trouve nulle part ailleurs que chez les alchimistes. — Serait-ce pour Ὠχυμένιον : Basilic ? Le Basilic, plante etanimal, joue un grand rôle dans les sciences occultes du moyen âge. Il était assimilé au Serpent qui se mord la queue, à la Salamandre, au Phénix, etc. (Bibl. Chem. de Manget, 11, p. τοῦ et 706).
(2) Eau de soufre ou eau divine partout : le mot grec étant le même. Les mêmes signes désignent quelquefois l’eau de plomb. — Les articles relatifs au soufre offrent de nombreuses variantes et interversions dans les manuscrits. — On voit par les textes du
Lexique que le sens des mots soufre, eau de soufre, etc., était singulièrement flottant.
(3) Au-dessus du mot arsenic, on lit son signe ouvert à droite dans M; audessus du mot sandaraque le signe de l'arsenic est retourné et ouvert vers la gauche (ce qui rappelle le signe du mercure opposé à celui de l'argent). Cet article est confondu dans M avec la fin de la ligne 7 (texte grec).
(4) Rappelons que le même signe exprimait le plomb et le soufre.
(5) Cela se rapporte-t-il à l'extrait de Saturne, précipité formé dans l’eau ordinaire par les sels de plomb basiques ?