‹ Collection des anciens alchimistes grecsChapitre 187 sur 218 · D PT · texte numérisé non relu

D PT

Corps suLFUREUXx. — Ce sont les minerais métalliques.

Eau ΡῈ sourRE. — C’est la décoction du plomb (1).

Eau ΡῈ sOurRE (pour le jaunissement, tirée de la sandaraque) (2). — C’est le vin aminéen, extrait de la chélidoine.

SOUFRE LAMELLEUX. — C’est l’arsenic (orpiment).

DEux sOUFRES : ce ne sont pas des compositions; ils accomplissent l'œuvre divine.

Le MARBRE THÉBAÏQUE. — C'est la chaux des œufs; il est (appelé) aussi titanos; alun lamelleux — celui de Mélos est le soufre apyre.

L'Eau ΡῈ sourrE. — C’est notre vinaigre.

Sourre BLanc. — C’est le plomb après traitement.

Sourre. — C’est le cuivre après traitement.

los racLÉ (3). — C’est la vapeur sublimée et la chrysocolle {soudure d’or).

los. — C’est le jaunissement ; l’eau de soufre natif ; le comaris de Scythie ; le pastel de l'Inde; la renoncule ; la chrysoprase ; la chrysocolle. PIERRE sacRÉE. — C’est la chrysolithe.

PIERRE sacRÉE. — C’est le mystère caché (A E).

K (SuBsTancE) BRULÉE DE Copros. — C’est la lie, l'écume de l’argent. FIENTE ΡῈ L’OR ET MINERAI D'OR, CHRYsamMMOs. — C’est la chrysolithe (pierre d’or).

Eran. — C’est le cinabre.

Eav ΡῈ Caraïs (4). — C’est l’eau de chaux.

(1) Même sens que plus haut.

(2) D’après B A.— Il s’agit de l’acide arsénieux impur, obtenu par le grillage du réalgar.

(3) Ios a un sens complexe : c’est la rouille des métaux; c’est la pointe de la flèche ; c’est le venin, c’est-à-dire le principe actif, l'extrait doué de pro-

priétés spécifiques, et, par extension, le principe de la coloration et la propriété spécifique elle-même, etc. (Zntrod., p. 254).

(4) Ce mot se trouve appliqué au cuivre dans la Diplosis de Moïse : il semble que ce soit un nom de lieu.

Cinazre. — C’est la vapeur sublimée, obtenue par cuisson dans les mar-

mites (1).

Cxourxion (2). — C’est le chapiteau (de l’alambic).

Fume pEs ΘΟΒΑΤΗΙΑ. — Ce sont les vapeurs de l’arsenic (sulfuré) (3).

Cozze ATrIQUuE. — C’est la larme de l’amande (4).

Gomme. — C'est le jaune (d'œuf).

Czaupraxos. — C’est la chaux des œufs, le peuplier noir et le cassia (5).

Cowaris ΡῈ ΘΟΥΤΗΙΞ. — C’est le soufre et l’arsenic, avec tous ses noms. ?

Capmre. — C’est la magnésie.

Huize DE riciN. — C'est celle que l’on extrait des figuiers sauvages ; car 4 8 ;

beaucoup la préparent ainsi.

CIRE sOLIDE. — Signifie les corps (métalliques) solides (6).

SUBSTANCE BRULÉE. — C est la substance blanchie (7).

Roseau. -— C’est le soufre.

Comaris. — C’est l’arsenic.

SANG DE MOUCHERON (δ). — C’est l’eau d’alabastron après traitement.

Cuivre D'OsEILLE (9). — C’est le vinaigre.

Pierre DE Dionysios. — C'est la chaux.

PIERRE BLANCHE (leucolithe). — C'est la pyrite.

PIERRE QUI N'EST PAS UNE PIERRE. — C’est la chaux et la vapeur sublimée,

délayée avec du vinaigre.

PIERRE PHRYGIENNE (10). — C’est l’alun.

(1) C'est-à-dire le mercure sublimé (v. Dioscoripe, 1.V,1 10), ou son sulfure.

(2) Tiré du nom du dieu Cnouphi (voir Origines de l’Alchimie, p. 31).

(5) Rucaxous (Lex. Alch., p. 158) traduit ce mot par Kobolt; c’est toujours un composé arsenical (v./ntrod., p.245).

(4) Le lait fait avec la pâte d'amandes.

(5) Voir ntrod., p. 244.

(6) C'est-à-dire les métaux fusibles ou les amalgames, sesolidifiant à la façon de la cire.

(7) Par exemple, le zinc, le plomb, l’antimoine, etc., changés en oxydes blancs par le grillage.

(8) Voir la nomenclature prophétique, dans l’Introduction, p. 10 à 12.

(9) C'est-à-dire le verdet, acétate de cuivre basique etanalogues (v. {ntrod., ὍΣ 292):

(10)V. Dioscorine, Mat.med.,l.V,140.

ΞΘ ῬΕΙ͂ΝΕ; LAN PU XX 90: ΞΟ ΤΕ d’alunite, employée par les teinturiers (v. Introd., p. 48).

SR ΝΕ Se ES de dt

RS à «.

ἘΘΑΙΠΓΕΒ. DES coBATHIA. — Ce sont les (matières) sulfureuses, et surtout

l’arsenic.

ORcANETTE. — C’est la fleur d’Achaïe (1).

LiTHARGE BLANCHE. — C’est la céruse.

Cuivre BLANC. — C'est l’eau de soufre apyre.

TEINTURE BLANCHE. — C'est ce qui teint profondément et qui ne suinte pas.

PIERRE PHRYGIENNE. — C'est l’alun et le soufre (2).

BLanc BRILLANT. — C’est ce qui pénètre profondément.

Pros. — C’est le semblable de la céruse.

Macxésie. — C’est le plomb blanc et la pyrite (3).

MAGxésie. — C’est le vinaigre non adouci, et l'extraction.

Macxésie. — C’est l’antimoine femelle (4) de Chalcédoine.

Emozuiens (ou amalgames). — C’est toute matière jaune et amenée à per-

fection (5).

ΝΑΤΟΒΕ uNE. — C'est le soufre et le mercure, après traitement différent.

Noir INDIEN. — Est fait d’isatis et de chrysolithe. y

Minium DE MONTAGNE. — C’est le misy jaune, avec celui qui coule tout seul (6).

MieL ATTIQUE ET PLoms. — C'est l’eau divine (7).

Norre PLrous. — C'est celui qui se prépare avec les deux antimoines (8) et

avec la litharge.

(1) Je corrige ici le texte en admettant λαχγὰ ᾿Αχαίας. — {Orig. de l'Alchimie, p. 350, 361).

(2) Répétition de l’un des articles précédents. Ceci montre que le lexique de M résulte de la réunion de plusieurs listes plus anciennes.

(3) V. plus haut : Cadmie,au K.—On voit, que le mot magnésie a plusieurs sens. Il s'applique aussi à l’oxyde de fer magnétique, à la pyrite etau sulfure d’antimoine (v. Introd., p. 255).

(4) BA L : de Macédoine (v. Diosco- RIDE, Mat. méd., 1. V, 09.) — PLine,

(4. N., XXXIII), distingue l’antimoine femelle, qui est lamelleux et brillant; c’est notre sulfure d’antimoine natif.

(5) L : «c’est tout mélange accompli. »

(6) Ici il s’agit d’un oxyde de fer analogue à la sanguine, dérivé du misy qui coule tout seul; c’est-à-dire de la pyrite en décomposition (v. Introd., p. 242).

(7) Ceci semble faire allusion à la saveur sucrée des sels de plomb.

(8) Mâle et femelle : variétés de notre sulfure. En outre, on voit que le régule d’antimoine était confondu avec le plomb (v. Introd., p. 224 et 238).

MozyspocHALQuE. — C'est la soudure d'or.

MYSTÈRE DE TOUTE PIERRE MÉTALLIQUE. — C’est la pyrite. GRANDE PLANTE. — C'est l’orge.

Nuace Noir. — C’est la vapeur sublimée et la pierre d’or.

N Nuace. — C'est la vapeur sublimée du soufre.

RACLURE DE LA PIERRE DE Naxos. — C'est la matière à aiguiser des barbiers (1).

Νάτκον. — C'est le soufre blanc qui rend le cuivre sans ombre (2). La

(même substance) se nomme aphronitron (3) et terre résineuse (ou fluidifiante).

Nue. — C'est l'obscurité des eaux, la vapeur sublimée, l'humidité vapo-

risée, le précipité qui reste en suspension (?).

VAPEUR JAUNE SUBLIMÉE DU CINABRE. — C'est la vapeur sublimée des substances sulfureuses et l'argent liquide.

PRÉPARATION JAUNE. — C'est le minerai de fer, traité par l’urine (et) le

soufre [c’est aussi la cadmie, ΒΑ L].

CoQuUILLAGE ET OS ΡῈ SEICHE. — C’est la chaux des œufs.

Suc DE caLpasos. — C’est la sève de cette plante.

AXONGE DE PORC. — C’est le soufre non brûlé.

VINAIGRE (4) commun. — C'est celui qu’on obtient par la litharge et par la lie.

(1) Dioscorine, Mat. méd., 1. V, 167.

(2) Parfaitement brillant. Il s’agit d’un fondant employé dans la réduction du cuivre oxydé ou sulfuré.

(3) Il semble qu’il s'agisse ici de notre salpêtre.

(4) Cette définition semble signifier l'acétate de plomb. Mais le mot vinaigre avait chez les alchimistes un sens beaucoup plus compréhensif. Il dési-

gnait tous les liquides à saveur piquante, tels que :

1° Lesliquides acides,assimilés à notre vinaigre;

20 Certaines liqueurs alcalines, à saveur piquante, comme le montre l’assimilation de ce motavec l’urine altérée;

3° Diverses solutions métalliques, acides ou astringentes, à base de plomb, de cuivre, de zinc, de fer, etc.

LEXIQUE 13 Suc DE Tous ARBRES ET DE TOUTES PLANTES. — C’est l’eau divine (1) et le mercure (2).

CE QUE τῦ sais. — C’est l’alun.

Cuissox. — C'est la décoction et le jaunissement.

Osrris. — C’est le plomb et le soufre.

VAsE CYLINDRIQUE. — C’est (le mortier L et) le pilon.

Pompxozyx (3). — C'est la fumée de l’asèm.

ΕἸΧΕΖ. — Au lieu de «renforcez » (4).

CE qui S'ÉvaPpoRE au FEU. — C'est la vapeur sublimée du soufre.

Pyrire. — C'est le sory et la magnésie {et la pierre blanche, A).

Me compceT. — C’est l’eau de soufre (5).

TenNTURE (Pinos). — C’est ce qui teint à l’extérieur (6).

Fixations. — Ce sont les opérations chimiques utiles.

PoryxcHrome. — C’est la couleur de pourpre.

Porpxyre. — C’est la pierre étésienne et l’androdamas.

DissozvanT UNIVERSEL. — C'est la vapeur sublimée qui émane de toutes

choses, c’est-à-dire l’eau native.

FEUILLES QUI ENTOURENT LA COURONNE. — Ce sont la pyrite et la magnésie.

« AYANT AIGRI PRÉALABLEMENT ». — C’est : « ayant baigné dans le vinaigre ».

« AYANT AIGRI FORTEMENT ». — C’est : «ayant passé au feu ».

« AYANT ÉTÉ TORRÉFIÉE AU SOLEIL ». — Cela se fait en 6 jours.

Limox ΡῈ Vurcain. — C'est l'orge (7).

(1) On voit que le nom d'Eau divine désignait, non seulement les solutions de sulfures alcalins (/ntrod., p. Go), mais aussi tout suc végétal actif.

(2) Le mot mercure désigne ici toute liqueur renfermant un principe actif essentiel.

(3) Oxyde de zinc sublimé, et mêlé d’oxydes de cuivre, de plomb, d’antimoine, d’arsenic, etc. (/ntrod., p. 240).

(4) Fixer un métal, c'était lui ôter sa volatilité, sa fluidité, etc. (Introd., p. 252).

(5) V. plus haut le miel attique.

Allusion au goût sucré des sels de plomb ?

(6) Πίνος opposé à Βαφή.

(7) Souvenir de la nomenclature prophétique (Introd., p. 10).

PurtrraxT. — Cest le natron jaune (1) et l’aphronitron. Repnecca (2). — C'est le cyclamen.

Limarzce D'or. — C’est la soudure d’or.

Σ NéNuPHARS DESSÉCHÉS. — Ce sont ceux qu'on tire des cours d'eau d'Egypte.

Lie. — C'est la sélénite et l’alun lamelleux. ΘΑΝΡῪΧ (3). — C'est l'or.

Ατῦν. — C'est le soufre blanc et le cuivre sans ombre. Sanparaque. — C’est le mercure extrait du cinabre. Les (QuaTre) Corps MÉTALLIQUES. — Ce sont le cuivre, le plomb, l’étain

et le fer. On en extrait le stibium en coquille.

Corps INTERVENANT DANS LA COMBINAISON. — On les appelle caméléon : ce qui signifie les quatre métaux imparfaits.

ΘΤΙΒΙΌΜ. — C’est le coquillage ou la coquille (4).

Murarion ET RÉGÉNÉRATION. — C’est la calcination et le blanchiment.

ÉPONGE Marie. — C'est la cadmie, la chrysolithe, la pierre sacrée, le mystère caché, la cendre de la paille, l'émeraude, l’'émeril.

Fer. — C’est le tégument de l’œuf.

Trraxos.— C’est la chaux de l’œuf.

No PROPRE DE LA COMPOSITION LIQUIDE. — C’est l’eau divine, tirée de la saumure, du vinaigre et des autres matières.

Non PROPRE DE LA COMPOSITION SOLIDE. — Ce sontles quatre corps, appelés :

le claudianos, le plomb, la pyrite, le mercure.

(1) Nitrum flavum de Puis, H.N., | Pune, AH. Ν., 1. XXXV, 23. — Diosc. 1. XXXI, 46. Il en est aussi question 1.7 V, 103, vers la fin. — Minium prédans le Papyrus de Leide (Zntrod., paré en calcinant la céruse. — Rappep. 39). lons que l’écarlate figurait au moyen

(2) Mot inconnu. âge, et figure encore l’or dans le blason.

(3) Couleur rouge (v.Zntrod., p.260). (4) Voir Introd., p. 67.

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MERCURE, fixé au moyen des vapeurs sublimées : blanchit le cuivre et

fait l'or.

Eau scyraiQue. — C'est le mercure (1).

Eau DIVINE NATIVE. — C’est le mercure fixé avec les sels.

Eau ΡῈ CarRTHAME. — C'est l’eau native du soufre.

Eau LuNaIRE. — Eau de cuivre [eau de sel, L], eau ignée, eau de verre,

eau d'argent, eau de sandaraque, eau d’arsenic, eau de fleuve ; c’est le

nuage. A].

Eau FLiuviace, Eau ne PLoms. — C'est le soufre et le mercure (2).

Hyssore. — C'est le lavage des laines en suint.

EAU DE MERCURE TINCTORIALE (3). — C’est le mercure extrait du cinabre.

Eau De VÉNUS, DE Lune, D'ARGENT, ΡῈ MERCURE, ET EAU FLUvVIALE. — C'est

l’eau divine etle mercure (4).

Eau ΡῈ SOUFRE NATIF. — C’est la composition blanche qui disparaît.

Eau simpce. — C’est celle que l’on fabrique avec les trois composés sul-

furés, au moyen de la chaux.

Eau (ExTRAITE) DE L'AsÈM (5). — Elle est dite écume, rosée, aphroselinon

liquide.

EAU DIVINE TIRÉE DU MERCURE. — Elle est appelée (6), d’après Pétasius, bile.

de serpent.

EAU DIVINE FIXÉE PAR LES TRANSMUTATIONS. — C'est le mercure {que l’on

extrait) du cinabre, c’est-à-dire la tétrasomie (7).

(τ) Variante : la sandaraque BAL. — Il s’agit de l’arsenic métallique sublimé, regardé comme un second mercure.

Introd. p. 280.

(2) Il y a diverses variantes et interversions dans les articles précédents, suivant les manuscrits.

(3) De la teinture blanche, L.

(4) Répétition de l’un des articles précédents. Variantes diverses.

(5) De l'argent, L,, au lieu de l’asèm; ce qui indique que le texte de L est plus moderne.

(6) Le nuageestdit:eau élevée pardistillation, bile de serpent. B. Le mot bile de serpent répond à la nomenclature prophétique (/ntrod., Ὁ. 10 à 12). Pétasius ou Petesis, seul auteur cité dans le Lexique, est un nom égyptien, cité aussi par Dioscorine; il désigne un vieux maître alchimique (Origines de l’Alchimie, pages 128, 158, 168, etc.

— Introd., Ὁ. 11 et 68).

(7) Réunion des quatre métaux imparfaits.

Φ Lie. — C’est le dépôt du vin, la chaux avantageuse pour les pourpres (1). ALGUE (2). — C'est la teinture extérieure et brillante, PréparaTion. — C’est la vapeur sublimée, composée au moyen du traitement.

« Fais GRILLER ». τς C'est-à-dire « Fais cuire ou jaunis ». (TeinTure) qui (NE) passe (pas). — C'est la véritable (?).

SCORIE DES LENTILLES. — C’est la couperose.

ScoRiE pu cuivre. — C’est la couperose.

Or. — C'est la pyrite, la cadmie et le soufre (3). Σ

CuazkyprioN. — C’est l'or fabriqué et rouillé par les manipulations de fixation, faites au moyen du soufre.

Cunysiris (4). — C’est la composition tirée des vapeurs sublimées.

Cuivre MÉépicaz.— C’est le métal blanchi, le soufre et la céruse.

Sueurs pu cuivre. — C’est le jus de camomille.

CuarysocoLLe ET EAU DE cuivre. — C'est le molybdochalque (5).

Lioueur D'or, CHÉLipoixe, Coquizce D'or, Îos sans oMBRE. — C'est le soufre blanc [ou bien le mercure fixé avec la composition blanche. A L].

Courerose. — C'est le jaune de l'œuf.

PIERRE CHRYSÉTÉSIENNE. — C'est l’hématite.

CHALCOPYRITE FULGURANTE (6). — C’est l’eau de soufre (7); c’est le soufre

tiré du mercure (L).

(1) Il s’agit de la crème de tartre, employée pour fixer les matières colorantes sur les étoffes.

(2) Orseille.

(3) Voir {ntrod., p. 206, etles deux autres définitions de l’or données plus loin.

(4) Litharge couleur d’or, dans PLINE et dans Dioscorine, Mat. méd.,1.V,102.

Peut-être s'agit-il dans le Lexique de l'oxyde de mercure.

(5) Variantes de L. « Le corail d’oret l'eau de chrysochalque, c’est le plomb et le cuivre. » Cette variante semble résulter d’une interprétation différente des mêmes signes.

(6) A cause de sa couleur : Pyrite cuivreuse.

(7) C’est le soufre, l’eau de mercure, BA.

OR (τὴ. — Ce sont tous les fragments et les lamelles jaunis (2) et amenés à perfection (3).

Lnaizce D'or, SoupurE D'or, FLEUR D'or, LiQuEuRr D'or. — C’est la chrysitis, la coquille d’or. l’ios, le soufre et le mercure.

Cuivre. — C'est la coquille des œufs.

Or curr. — Ce sont les vapeurs sublimées jaunes.

CHALKYDRION, ARGENT LIQUIDE, BILE DE TOUT ANIMAL. — C'est l’ios parfait, le soufre, le cuivre, l’électrum, lorsque leur éclat devient accompli et tourne au jaune et qu'ils se fixent ; c’est le mercure (extrait) du cinabre.

CHÉLIDOINE. — C’est l’élydrion.

ΟΝ a4PPELLE On : Le blanc, le sec, le jaune et les (matières) dorées, à l’aide desquelles on fabrique les teintures stables (1).

CarysocoLce. — C’est le molybdochalque (4), c’est-à-dire la composition complète.

SPHÈRE D'OR. — C’est le safran de Cilicie [ou bien l’arsenic et la sandaraque, B A 1:

CHrysoPHITE. — C'est la vapeur sublimée, après traitement avec le cuivre, pulvérisation et réduction en ios.

Cuivre ΡῈ Cuvpre. — C’est le cuivre calciné et lavé; c’est le terme du blan-

chiment et le début du jaunissement.

Ψ Morceaux. — C’est ce qui est transformé quant ἃ l’espèce. Perir Morceau. — Ce sont les cendres délayées dans l’eau, celles qui

tapissent le fond du fourneau, à l'épaisseur d’un doigt. SABLE (ou minerai). — C’est la chrysocolle.

CÉRUSE. — Est produite par le plomb.

(1) Cette définition estcaractéristique minerais, μεταλλά, au lieu des feuilles et conforme aux procédés de teinture πέταλα.

en or du Papyrus de Leide. (/ntrod., (3) Et atténués, AL. ΒΞ 20.) (4) Répétition.

(2) D’après BAL. Dans M ce sont les

Ocres, obtenues par un mélange de vin et d'huile, sont dites blâmables (ou falsifiées) ?

Mercure cru. — C’est le mercure produit par le plomb [par le molybdochalque, L.].

Oïris (pierre d'œuf?). — Est nommée aussi Terenouthin et Chrysocolle.

OcrE ATTIQUE. — C'est le jaune de l’œuf.

OcrE ATTIQuE. — C'est l’arsenic.

OricHAzque ΡῈ Nicée. — C’est celui qu’on obtient par la cadmie.

Le Lexique alchimique, tel que nous venons de le reproduire, esttiré du manuscrit de Saint-Marc (fin du x° ou commencement du xt siècle) : il n’a guère été modifié dans les manuscrits postérieurs. Il est formé de portions diverses, ajoutées successivement, comme le prouvent par exemple les articles relatifs au soufre, à l'eau de soufre, à la magnésie, etc. Certains articles remontent jusqu’à la vieille tradition gréco-égyptienne, ainsi que le montrent les rapprochements (cités en note) aveclanomenclature prophétique de Dioscoride et du Papyrus de Leide. Les catalogues du blanc et du jaune, attribués à Démocrite (Origines de l’Alchimie, p. 155-156), lesquels formaient la base de la Chrysopée et de l’Argyropée, ainsi que les nomenclatures de l’œuf philosophique, paraissent représenter les premières formes de ce Lexique. Au moyen âge, il a pris une extension considérable et s’est enrichi d’une multitude de mots arabes, en même temps que les mots grecs disparaissaient en partie. On peut en voir une forme nouvelle dans le manuscrit 2419 de Paris, transcrit vers 1460 (v. Zntrod., Ὁ. 205). Plusieurs de ces Lexiques ont été rassemblés par Johnson dans la Bibliotheca Chemica de Manget (Genève, 1702), t. I, p. 217 à 291. Mais l'ouvrage de ce genre le plus utile à connaître et le mieux rédigé, est le Lexicon Alchemiæ, auctore Rulando (Francfort, 1612). Je l'ai cité fréquemment

dans mon /ntroduction.

Lou. — SUR L'OŒUF PHILOSOPHIQUE

Voici ce que les anciens disent sur l'œuf (τ):

1. Les uns (l’appellent) la pierre de cuivre, [les autres, la pierre d’Armé-

(1) Cp. Origines de l’Alchimie, p. 24.

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