‹ Collection des anciens alchimistes grecsChapitre 211 sur 218 · DÉMOCRITE A LEUCIPPE · texte numérisé non relu

DÉMOCRITE A LEUCIPPE

un jour; faites bouillir pareillement sur (un feu) de sciure de bois, avec de la chaux et maïintenez l’eau en contact pendant un jour et une nuit. Ensuite, prenant de l’une et de l’autre parties égales, jetez dans une 705 6 (1). Faites cuire dans l’huile de ricin ou de raifort, jusqu’à ce que la matière soit sèche, et conservez. Ensuite (prenant) du minerai de cuivre, pareil (en couleur) au corail natif, sans opérer la fusion à la façon des artisans, mélangez (). D’abord nettoyez le vase de verre (destiné à contenir le mélange ἢ) ; puis, affinez de la manière que j’exposerai plus tard. Ensuite, projetez (sur le métal), et le produit sera blanchi (2). Partagez en deux pour l'usage, ainsi que je vous l'ai dit plus haut (3).

4. Prenant seulement deux parties du cuivre traité; de l’arsenic et de la sandaraque, une partie de chaque; de l’alun, une demi-partie; et de la pâte de safran, deux parties ; délayez, pendant vingt et un, ou quatorze, ou sept jours. Pour délayer, jetez le liquide sur la matière, et après l'avoir épuisée, vous verrez pendant le délayement, un changement de couleur, pareil à ceux du caméléon. Mais lorsque la matière ne change plus et cesse d'offrir plusieurs apparences, alors comprenez que vous obtiendrez heureusement le délayement en opérant, suivant le procédé des Prophètes égyptiens, dans un vase de verre; ils font cuire légèrement et ils projettent.

5. Pour notre part, ceux qui nous inspirent confiance exposent autrement, en langage ordinaire, les opérations subséquentes. Prenant le cuivre et placant dans le mortier la préparation huileuse, mettez le produit dans une boîte et faites macérer pendant 31, ou 21, ou 15 jours, principalement dans le crottin de cheval (4); enlevez ensuite et gardez. Délayez à la façon des médecins, jetant dans la composition du misy, de la couperose, en quantité convenable, du safran, de la chélidoine, à raison d’une partie de chaque contre quatre parties de rouille (5) macérée. Puis faites fondre, après avoir délayé avec un peu de jaune (bile de veau), et attendri avec de la gomme

le produit amené à un état constant par la macération consciencieusement

(1) Nom de quelque vase ou instrument, qui ne se trouve pas dans les dictionnaires.

(2) C’est encore un procédé pour blanchirle cuivre au moyen del’arsenic.

(3) A la fin de la recette précédente.

(4) Afin d'entretenir une douce chaleur.

(5) De cuivre ?

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pratiquée. Lorsque vous aurez délayé à la manière des médecins, ajoutez quelque peu de la partie aqueuse des plantes, avec de l’efflorescence saline et du suc de poireau (1). Ensuite reprenant le produit, faites le cuire à la manière des médecins dans une cuiller, en agitantavec une spatule. Broyez, faites cuire pendant trois jours : trois décoctions de quatre heures chaque jour. Lorsque vous aurez achevé la cuisson, en veillant à ce que la composition ne se dessèche pas, mais conserve la consistance oléagineuse ; mettez dans un vase de verre; faites digérer peu à peu dans du fumier, jusqu’à ce que la matière sesolidifie. Enlevez et délayez : gardez.

Prenant du minerai d’argent; de la terre de la qualité la plus tendre, celle que quelques-uns nomment terre de Chio ou ochre, deux parties; du minium du Pont, une partie, et du contenu de la fiole, deux parties ; délayez avec la partie liquide du soufre et faites cuire sur un feu régulier : vous trouverez un corps puissant, possédant la couleur du cinabre, ou du corail, ou du minium. Cette grande merveille, cette merveille inénarrable, on la nomme chrysocorail (corail d’or). Quant aux autres noms

qu’elle reçoit, le vulgaire les ignore (2). Projetez cette substance et sou-

mettez l’argent à l’action du feu. Cache ce Tout (3) que nous avons blanchi;

par crainte de l’envie, ὃ Leucippe. Bonne santé.

IL. nr. — SYNÉSIUS LE PHILOSOPHE A DIOSCORUS SUR LE LIVRE DE DÉMOCRITE. — COMMENTAIRES A Dioscorus, prêtre du grand Sérapis, à Alexandrie, avec l'approbation de Dieu, le philosophe Synésius, salut.

1. La lettre que tu m'as adressée sur le livre du divin Démocrite ne m'a

pas laissé indifférent; loin de là. Avec beaucoup de zèle et un grand effort, je

1) Ou d’algue marine. sente une préparation dont nous ne 5 Prep

(2) Cette recette estcelle d'une poudre connaissons pas le sens exact. de projection ; elle esttrop obscure pour (3) Synonyme de l’alliage de plomb que le sens puisse en être précisé. Le et de cuivre. (Zntrod., Ὁ. 153.)

nom même du « corail d’or » repré-

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me suis mis l'esprit à la torture et j’ai eu hâte de venir auprès de toi. Nous nous proposons de dire quel était cet homme, le philosophe Démocrite, ce naturaliste venu d’Abdère, qui a dirigé ses investigations sur toutes les choses de la nature et qui a traité des êtres naturels. Abdère est une ville de Thrace. Démocrite était un très savant homme qui, venu en Egypte, fut initié aux mystères par le grand Ostanës, dans le sanctuaire de Memphis, par lui etses disciples, prêtres d'Egypte. Tirant de lui ses principes, il composa quatre livres de teinture, sur l’or et l’argent (1), sur les pierres et sur la pourpre. Par ces mots, « tirant ses principes », j'entends qu’il écrivit d’après le grand Ostanès. Car cet (écrivain) est le premier qui ait émis ces axiomes : « la nature est charmée par la nature »; et « la nature domine la nature »; et « la nature triomphe de la nature », etc.

2. Mais il est nécessaire que nous recherchions (le sens des écrits) du Philosophe (2) et que nous apprenions quelle est la pensée et quel est l’ordre de ses enseignements successifs. Qu'il ait formé deux catalogues, c’est un fait certain pour nous; car il a fait deux catalogues, à savoir : celui du jaune et celui du blanc. D'abord il a catalogué les solides, puis les liqueurs, c’està-dire les matières aqueuses, bien qu'aucune de celles-ci ne soit employée dans l’Art. En effet, lui-même, en parlant du grand Ostanès, atteste que celui-ci ne s'était pas servi des projections des Egyptiens, ni deleurs procédés 'de cuisson; mais qu’il opérait sur les substances avec des enduits placés au dehors, et faisant agir le feu il effectuait la préparation. Et il dit:

c’est l'usage chez les Perses d'opérer ainsi (3). Or ce qu’il dit signifie que: si

(1) Les deux premiers de ces livres, ou leurs extraits, ne sont autres que les deux collections de recettes sur l’art de faire de l’or (ou de teindre en or)et sur la fabrication de l’asèm (ou de l’argent), quiconstituent la partie essentielle du Traité intitulé : « Questions naturellesetmystérieuses ». — Le troisième est perdu : cependant l’ouvragesur l’art de fabriquer le verre et les pierres précieuses artificielles, que nous trouvons dansles Collectionsalchimiques, doiten tirer sa première origine. Quant à l’ou-

vrage sur la pourpre,il n’en subsiste qu'un débris en tête des « Questions naturelles ». — Ces divers sujets sont demeurésla matière commune des vieux traités alchimiques, comme le prouve le titre que j'ai reproduit (Origines de l’Alchimie, p. 123) et le contenu du Traité de Moïse, donné plus loin.

(2) Le Philosophe par excellence, Démocrite.

(3) Ce passage semble établir une distinction entre les métaux colorés, après fusion au creuset, par la projection de

tu n’atténues (1) pas les substances, si tu ne les dissous pas, si tu ne les épuises pas de leur partie liquide (2), tu ne feras rien.

3. Arrivons maintenant aux discours de l’écrivain; écoutons ce qu'il dit (3). Il est d’abord question de la rhubarbe du Pont, Remarque la circonspection de notre auteur. Il a commencé par les plantes, afin d’indiquer la fleur (4); car les plantes portent des fleurs. Il a parlé de la rhubarbe du Pont, parce quele Pont-Euxin (5) estalimentéparles fleuves qui s'y écoulent, Voulantdonc mettre ce point en lumière, il entend par là (6) l'épuisement de la partie liquide, l’assombrissement (7) et l’atténuation (8) des corps métalliques, ou des substances.

3 bis. Dioscorus.— Et dans quel sens dit-il: «leserment nous a étéimposé de ne rien exposer clairement à personne » ?

Synésius. — Il a dit avec raison « à personne », c’est-à-dire à personne d’entre les non initiés. Le mot personne ne se rapporte pas à tout le monde

absolument; car lui-même parle pour ceux qui sont initiés et qui ont

l'esprit exercé.

certaines matières, et les métaux colorés par voie d’enduit. L’enduit pouvait d’ailleurs constituer un simple vernis superficiel ; ou bien attaquer le métal, en formant à sa surface un alliage, amalgame, sulfure, ou arséniure, dont la nuance était en outre modifiable par l’action du feu. (V.Introd.,p. 59 et 60.)

(1) C'est-à-dire qu’il faut réduire les corps à leur dernier degré de division; à leur quintessence, comme on a dit plus tard au moyen âge.

(2) On voitapparaîtreici l’idée de fixer les corps, en leur enlevant leur liquidité, ou fusibilité ; cette qualité étant envisagée comme un élément distinct des corps. (Cp.,Origines de l’Alchimie, p. 280 et 281.)

(3) Aux recettes obscures, mais positives du Pseudo-Démocrite, qui sont celles d’un expérimentateur, succèdent les commentaires mystiques d’un philosophe néo-platonicien.

(4) C'est-à-dire la couleur, los, ἄνθος Il y a ici un jeu de mots.

(5) Le grec dit simplement: πόντος, la mer. Il y a là un autre jeu de mots dontle sens nous échappe. A moins que l'on n'interprète cette phrase par la figure 18 de l’Introd., p. 141; où se trouve représenté un récipient appelé πόντος, en forme de bassine, et dans lequel s'écoule le jet d’une distillation, opérée avec les produits désignés ici sous le nom mystique de fleurs.

(6) Voir la note (2) ci-dessus.

(7) Oxydation ou sulfuration superficielle qui détruit l'éclat du métal. Les métaux en effet perdent leur éclat en s'oxydant et se changeant en matières pulvérulentes, telles que le vert-de-gris, la rouille, etc.

(8) C'est-à-dire la réduction ἃ leur dernier degré de division. Voir la note (1) ci-dessus.

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4. Remarque encore ce qu'il dit dans l’Introduction de la Chry-sopée : «le mercure, provenant du cinabre et la chrysocolle ».

D. — A-t-on besoin de ces sortes (de substances) ?

S.— Non, Dioscorus.

D. — Mais desquelles a-t-on besoin ?

S. — Tu l’as entendu dire; entends-le encore une fois. En parlant de la dissolution des corps (métalliques), on veut dire que tu les dissolves et que tu en fasses des eaux (τὴ; afin qu’ils deviennent fluides et qu’ils s’assombrissent (2) et qu’ils soient atténués (3). C’est là ce que l’on appelle eau divine (4), mercure, chrysocolle, soufre apyre.

Il y a aussi d’autres dénominations. Ainsi le blanchiment est une calcination, et le jaunissement une régénération ignée,; car telles de ces (substances) se calcinent elles-mêmes, et (telles autres) se régénèrent ellesmêmes (5). Mais le Philosophe les a désignées par plusieurs noms (6) et tantôt au singulier, tantôt au pluriel, afin de nous exercer et de voir si nous sommes intelligents ; car il a dit, en poursuivant son discours : «Si tu es intelligent et que tu procèdescomme il a été écrit, tu seras bienheureux; car tu vaincras par la méthode la pauvreté, ce mal incurable ». Il nous détour-

ne donc et nous détache de la vaine erreur, afin de nous affranchir de

cette imagination de la pluralité des matières (7).

(1) Des liquides.

(2) Voir la note (7) de la page précédente.

(3) Voir la note (1) de la page précédente.

(4) Ou eau de soufre. — En d’autres termes, pour obtenir ces effets, les métaux doivent être attaqués avec le concours de l’eau divine, du mercure, de la chrysocolleet du soufre. La phrase grecque est elliptique. En affirmant que l’on n’a pas besoin de ces substances, l’auteur paraît vouloir dire que ces agents n'éprouvent pas par eux-mêmes la transmutation : ils n’en sont pas la matière fondamentale, mais les intermédiaires.

(5) Faut-il entendre par là les pyrites qui, une fois échauffées, brülent, se grillent et se changent en oxydes, sans combustible extérieur ? Et les sulfures, qui peuvent régénérer leurs métaux par un grillage ménagé, comme les sulfures de plomb, d'antimoine, etc ὃ

(6) Sur cette multiplicité des noms mystiques, destinée à voiler la science aux non-initiés, voir la nomenclature prophétique, Introd., p. 10. Ces noms d’ailleurs ne s'appliquent pas nécessairement à une même substance; mais ils désignent parfois les substances différentes, employées dans la suite d’une même opération.

(7) Voir I, xv, p. 37 de ce volume.

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Fais attention à ce qu'il dit dans l’Introduction de son livre : « Je viens moi aussi en Egypte, apportant les questions naturelles, afin que vous dédaigniez la matière multiple » (1). Or il appelle naturels :les corps (métalliques) solides. Car si ces (corps) ne sont pas dissous, puis de nouveau solidifiés, rien n’aboutira pour l’accomplissement de l’œuvre.

5. Pour que nous comprenions bien que les liquides dérivent dessolides, — autrement dit la fleur (2), — vois comment il s'exprime : « Les produits contenus dans les liqueurs sont le safran de Cilicie, l’aristoloche, etc. ». En parlant ainsi des fleurs, il nous a fait voir que les eaux dérivent des solides. Et pour nous persuader qu’il en est ainsi, après avoir dit «l'urine d’un impubère », il ajoute : « l’eau de chaux, l’eau de cendre de choux, l’eau de lie, l’eau d’alun » ; et, à la fin, il parle du lait de chienne. Il est évident pour nous que cela est pris dans le sens vulgaire ; car il a introduit comme substances propres à dissoudre les corps (métalliques), l’eau de natron et l’eau de lie. Vois comment il a dit : « L’objet même de la Chrysopée, ce sont les choses qui transforment la matière et produisent les métaux (3) et les (substances) qui résistent à l’action du feu; car en dehors de ces choses il n'y a rien de sûr. Si donctu es intelligent et que tu procèdes comme il a été écrit, tu seras bienheureux».

6. D.— Et comment dois-je comprendre ? Philosophe, je désire apprendre de toi la méthode. Car si je m'en rapporte seulement aux explications données (précédemment), je n’en tirerai aucun profit.

S.— Écoute, Dioscorus, comment il parle; aiguise ton esprit sur le texte de son discours, et applique-toi (à saisir) dans quel sensil dit : « Transforme leur nature, car la nature a été cachée à l’intérieur » (4).

D. — O Synésius, de quelle transformation parle-t-il ?

S. — De celle des corps (métalliques.)

(1) Le texte grec de Démocrite donné | des mots μεταλλοιοῦντα et μεταλλεύοντα. plus haut est un peu différent (v. p. 43 (4) S'agit-il ici de la régénération du Texte grec et p. 44 de la Tra- des métaux, latents dans leurs mine-

(2) Le principe colorant fourni par diversement colorés et qu'il conune dissolution (v. Flos, Floridus. — vient de teindre, non seulement à Introd., p. 232). la surface, mais dans la profondeur ?

duction). rais ? ou de la fabrication des alliages (3) L'auteur joue sur la similitude |

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D. — Et comment l’accomplir, comment en transporter la nature au dehors ?

S. — Aiguise ton esprit, Dioscorus, et fais attention aux expressions

employées.

D. — Comment s'exprime-t-il ?

S. — Si donc tutraites {la matière) comme il faut, tu transportes la nature au dehors. Il s’agit de la terre de Chio, de l’astérite, de la cadmie blanche, etc. Remarque quelle est la circonspection de l’auteur, comment il a fait allusion à toutes sortes de substances blanches, afin de faire entendre le blanchiment. Ce qu’il dit, Dioscorus, revient donc à ceci : Mets les corps (métalliques) avec le mercure et divise finement, puis reprends un autre mercure. Car le mercure attire à soi toutes choses. Laisse macérer 3 ou 4 jours ; jette le produit dans un botarion (matras ou vase de digestion), et place sur un bain de cendre qui ne soit pas chauffé par un feu ardent, mais chauffé doucement; c’est-à-dire sur un bain à kérotakis. Pendant l’action du feu, on ajuste au botarion un instrument de verre en forme de mamelle, adapté à sa partie supérieure, avec chapiteau (1). Reçois l’eau qui s'échappe par la pointe de la gorge et garde-la pour la décomposition : c’est là ce qu'on appelle l’eau divine (ou l’eau de soufre).

Elle produit la transformation, c’est-à-dire l'opération qui amène au dehors la nature cachée : c’est ce qu’on appelle la dissolution des corps (métalliques).

Cette (préparation), lorsqu'elle a été décomposée, prend le nom de vinaigre, ou de vin aminéen, et des noms analogues.

7. Pour que tu admires l’habileté de l’auteur, vois comment il a formé deux catalogues : (l’un) de la Chrysopée, (l’autre) de l’Argyropée, et en outre deux liquides : l’un pour le jaune, l’autre pour le blanc, c’est-à-dire pour l’or et pour l'argent; il a nommé le catalogue de l'or, Chrysopée, et celui de

l'argent, Argyropée (2).

D. — Tu parles tout à fait bien, philosophe Synésius. Maïs quel

(1) Cette description est celle d’un (2) Ce sont les deux chapitres des alambic, avec bain-marie et fiole de con- « Questions naturelles et mystérieudensation (v. fig. 40, Introd., p. 164). ses », p. 45 et p. 52.

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est le premier point de l’art, est-ce le blanchiment, ou le jaunissement ?

S.— C'est plutôt le blanchiment.

D. — Et pourquoi parle-t-il d’abord du jaunissement ?

S.— Parce que l'or est préféré à l'argent.

D. — Devons-nous procéder ainsi, Synésius ?

S.— Non, Dioscorus; mais il convient d'exercer notre esprit et notre pensée. Voici comment les choses ont été arrangées. Ecoute le parler : «Je m'entretiens avec vous comme étant des gens intelligents, et j’exerce votre esprit.» Maintenant si tu veux savoir exactement les choses, fais attention que dans les deux catalogues le mercure a été classé avant toutes choses, et dans le jaune : ce qui signifie l'or; et dans le blanc:ce qui signifie l’argent. Dans (le traité de) l'or, il est dit : « Le mercure qui provient du cinabre ». Et dans le (traité du) blanc, il est dit: « le mercure qui provient de l’arsenic ou de la sandaraque (1) », etc.

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