‹ Collection des anciens alchimistes grecsChapitre 216 sur 218 · Troisième teinture, celle qui ne se dissipe pas du tout · texte numérisé non relu

Troisième teinture, celle qui ne se dissipe pas du tout

On a dit « se dissipe au feu »; et deux mystères sont exposés parlà(1):lun concerne le corps dissipé ; l’autre, le corps qui détermine la dissipation. De même Démocrite a parlé quelque part des trois (teintures) antiques:

L'une se dissipe promptement, c’est-à-dire par le départ des liquides (2), ou par la montée de la vapeur (3). C’est pour cela qu'il dit: Les substances qui se dissipent promptement, telles que les soufres; car les soufres sont très prompts (ἃ se réduire) en fumée.

Les autres se dissipent lentement, telles sont les matières sulfureuses. Et il parle du principe de la fixation des mêmes liquides fugaces, lorsqu'ils deviennent plus lents à se dissiper (étant composés par le mélange) des (substances) fugaces avec les substances fixes et les corps métalliques (4).

Ensuite il parle de la troisième classe : celle qui se dissipe à la façon des corps (métalliques) fusibles. C’est là ce que l’on appelle proprement la teinture. (On l'obtient) après avoir fait le traitement et placé séparément les corps qui ne se dissipent pas et les corps qui se dissipent.

En effet il est impossible de faire cela {en une seule fois); mais c’est en

desséchant progressivement et jusqu'à la fin qu'avec la coopération de Dieu

nous rendons les (substances) tout à fait fixes (5).

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