‹ Collection des anciens alchimistes grecsChapitre 91 sur 218 · UE · texte numérisé non relu

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dans la vieille liste ; ce qui semble accuser quelque transposition, faite par le copiste d’un manuscrit antérieur.

6e Série. — Une ou plusieurs autres collections renfermaient des traités techniques, lesquels nous sont venus en grande partie par d’autres manuscrits, par le 2327 principalement. Dans la vieille liste, aussi bien que dans le manuscrit de Saint-Marc actuel, on rencontre cependant la trempe du bronze et du fer, et la fabrication de l’asèm, du mercure, ainsi que ducinabre. On y a joint dansle manuscrit actuel de Saint-Marc les fabrications du verre, de la bière et de l’huile aromatique, non mentionnées dans la vieille liste.

L’extrait d’Agatharchide est une annexe d’un autre genre, qui ne figurait non plus pas dans la vieille liste et qui a été abrégée dans le 2327.

7° Série. — A la fin de l’un des manuscrits qui ont précédé celui de Saint- Marc, on avait sans doute transcrit l’ouvrage de Cléopâtre sur les poids et mesures et le lexique. Ce lexique devait former la fin du manuscrit originel, d’après un usage assez fréquent chez les anciens copistes. On est autorisé par là à penser que ce qui suit dans la vieille liste représente l’état d'un manuscrit déjà modifié, par des additions faites à un prototype plus antique

encore.

IT. — Sur les copies actuelles de la g° Lecon de Stephanus.

L'étude comparative des divers manuscrits qui renferment les leçons de Stéphanus fournit des renseignements très précis et spécifiques pour établir la filiation de ces manuscrits. J’ai déjà signalé quelques-uns de ces renseignements; mais il me paraît utile d'y revenir et de les compléter. C’est dans la 0° lecon de Stéphanus que se trouvent les principales différences.

1° Dans le manuscrit 2325 de la Bibliothèque Nationale de Paris, cette leçon finit beaucoup plus tôt que dans le manuscrit 2327 et dans le manuscrit de Saint-Marc. Elle s'arrête en effet (fol. 81 verso) par une phrase qui répond au folio 73 recto ligne 6, du manuscrit 2327, et à la page 247,

1-.55. dut. II ddeler: νοηρός " χαὶ φησὶν ἐν τοῖς ζωμοῖς μετὰ τὸ Ex χάτω χαὶ γενήσεται. Le dernier mot est ainsi répété pour la seconde fois dans le

manuscrit 2325, et cela conformément à la ligne 21, située au-dessus dans

Ideler, laquelle ligne contient précisément les mots : ἔα χάτω χαὶ γενήσεται. Tandis que dans Ideler (ligne 23) et dans le manuscrit de Saint-Marc, on lit après la répétition des mots: ἕα χάτω χαὶ... le mot γέλεσαν, au lieu de γενή-

ται, le texte poursuivant. Dans le manuscrit 2325 la 9° leçon s'arrête là ; puis vient un tiers de page blanche, suivi des mémoires authentiques de Zosime, avec les figures mystiques des cercles concentriques; sans qu’il soit aucunement question de Comarius, ni de Cléopâtre.

Telle est la finale la plus courte de la 9° Lecon de Stéphanus. Cette finale, suivie d’un signe qui caractérise la fin du traité, est aussi celle de la o° leçon dans le manuscrit 2275 de la Bibliothèque de Paris, lequel reproduit fidèlement les figures du manuscrit 2325 ; voire même (fol. 56) celles qui ont été coupées en partie par le relieur de ce dernier manuscrit, au temps de Henri IT: aussi semble-t-il en être une copie directe, faite avant cette reliure. La finale de la οὐ leçon dans le manuscrit de Leide, Voss. n° 47, a lieu au même endroit, mais avec une variante dans le dernier mot, qui est: yéhecay, au lieu 46 γενήσεται. On y lit en effet: fol.11 : μετὰ τὸ Ex χάτω χαὶ γέλεσαν. Le dernier mot est celui du manuscrit de Saint-Marc et d’Ideler. Mais dans ces deux derniers, le texte poursuit par : χαὶ ἀλήθεσαν. etc. pendant plusieurs pages; tandis que la 9° leçon de Stéphanus s’arrête là, dans le manuscrit de Leide comme dans le manuscrit 2325. Cependant un copiste, ou un lecteur, a pris soin d'ajouter en grec dans le manuscrit de Leide : « la fin manque ». Il avait sans doute eu connaissance des autres manuscrits. En tous cas, cette remarque prouve que le manuscrit de Leide n’a pas été copié directement sur le manuscrit de Saint-Marc; quoiqu'il appartienne à la même famille. Telle est la seconde finale de la οἱ leçon de Stéphanus.

29 Le manuscrit 2327, au contraire (fol. 73 recto, ligne 6), après le premier : ἔκ χάτω χαὶ γενήσεται, poursuit de la façon suivante : ἄρα τί γενήσετα! ‘

ce ὕγρο

οὐχἄρα ἰὸς νοηρὸς χαὶ φησὶν ὁ μέγας λυμιπιόδωρος (570) ἐν το μυστήριον τὴς χρυσοποιίας, et la suite jusqu'au folio 73 verso, ligne 5. Le tout constitue une page additionnelle; après laquelle le manuscrit 2327 continue comme dans le manuscrit de Saint-Marc et dans Ideler, où cette page manque. La jonction du texte du manuscrit 2327 avec celui de Saint-Marc et d'Ideler) se fait par les mots : μετὰ τὸ £a χάτω χαὶ γενήσεται: (répétés pour fol. 73 verso). — Dans le

la seconde fois), ἐχά

manuscrit de Saint-Marc{et dans Ideler), on lit: μετὰ τὸ ἔχ χάτω χαὶ γέλεσαν χαὶ

ἀλχήθεσαν χαὶ ἀλήθειαν εἶπον. C’est donc entre les deux répétitions des mots

μετά τὸ x χάτω que se trouve le passage intercalaire du manuscrit 2327. Cette répétition même, comme il arrive souvent dans les copies mal collationnées, a pu être l’origine de l’omission de ce passage par le copiste du manuscrit de Saint-Marc qui, sautant une page de son original, au moment où il commençait un nouveau feuillet, aurait formé ainsi le mot γέλεσαν, en réunissant la syllabe initiale y: de γενήσεται avec les syllabes finales du mot (xx) λεσεν. Cette hypothèse ingénieuse est de M. Em. Ruelle. Elle s’accorderait avec le texte du manuscrit de Saint-Marc, dont le folio 39 verso se termine en effet par γε; tandis que le folio 40 commence par λεσὰν et continue comme il a été dit. Mais l'existence du mot γέλεσαν comme finale définitive dans le manuscrit de Leide semble moins favorable à cette hypothèse, à moins de supposer quelque intermédiaire.

3° C'est alors que se trouve le passage relatif aux relations entre les métaux et les planètes, passage plus complet et plus clair dans le manuscrit 2327 que dans Ideler, et dans le manuscrit de Saint-Marc (fol. 40), dont le texte d’Ideler dérive par voie indirecte; carily est mutilé et incompréhensible (Ideler, τ. Il, p. 247, lignes 31 à 36). En effet, dans ces deux derniers textes, Saturne et le plomb sont seuls opposés d’une façon régulière ; tandis que le mercure figure vis-à-vis de Jupiter, par suite de quelque confusion; puis viennent le Soleil et la Lune, sans métaux correspondants. Au contraire, il existe un parallélisme régulier et complet entre les 7 planètes etles 7 métaux, dans le texte donné par le manuscrit 2327 : ce texte est donc le seul logique et complet. Le manuscrit 2329 (fol. 158) reproduit le même passage.

4° Au delà, les textes de Saint-Marc, d’Ideler, du manuscrit 2327 et du manuscrit 2329 sont sensiblement conformes entre eux, jusqu'au folio 74 du

2327, répondant à la page 248 d'Ideler, ligne 13, et jusqu'à ces mots : 2!

ἔχαστον αὐτῶν ἐν τῇ γῇ χέχρυπτα! ἐν τῇ ἰδία δόξῃ. Après ces mots, le manuscrit

2329 termine en cingllignes :... ἐν τῇ ἰδία δόξῃ, χαίρουσι χαὶ εὐτρεπίζονται, ὡς Oo 1 4 ἢ χα! ᾿

΄ - 1% SE ΄ \ a DIRES 1# =. : .

μόνου θεοὶ τοὺ εν τρίᾶοι UHVOUHEVOU, το 2020 αὐτοῖς προσταζαντος εἰναι: puis vient

la finale banale « attendu qu'il convient d’attribuer en tout gloire, honneur et vénération au Père, au Fils, au Saint-Esprit, maintenant ettoujours, dans

les siècles des siècles. Amen ». C’est une troisième finale de la 9€ leçon.

50 Au contraire, après le mot δόξη, le manuscrit 2327 poursuit pendant trois pages, lesquelles manquent dans le manuscrit de Saint-Marc, dans Ideler et dans le manuscrit 2320; il poursuit, dis-je, jusqu’à la fin de la 9° leçon de Stéphanus, fin explicitement signalée. C’est la quatrième finale, qui paraît la plus exacte.

6° Puis le manuscrit 2327 transcrit un traité de Comarius, grand prêtre, maître de Cléopâtre, renfermant le dialogue des Philosophes et de Cléopâtre (fol. 74 à 79 verso), et précédé de son titre. Le manuscrit 2252 contient aussi le traité de Comarius. Ce traité et ce dialogue répondent aux numéros (17) et (18) de la vieille liste de Saint-Marc.

7° Mais le manuscrit de Saint-Marc ne reproduit ni le titre ni les débuts de ce traité. Au lieu de cela, après les mots : χαὶ ἔχαστον αὐτῶν ἐν τῇ γὴ χέχρυπδόξῃ, ce manuscrit poursuit en plein texte, et sans apparence -Ξ ἡ ou τ alinéa (fol. 40, 1. 4 en remontant), par les mots : χαὶ ὑμεῖς, ὦ φίλοι 67 ᾿ ἂν τὴν τέχνην ταύτην τὴν περιχαλῇ βούλεσθε. (Ideler, τ. 11, p. 248, L. 13), et ainsi de suite pendant 7 pages jusqu'à la fin du traité : ce qui constitue la cinquième finale de la 0° leçon. Or ces pages, tirées du traité de Comarius, ne sont pas la vraie fin de la leçon de Stéphanus ; laquelle fin manque en réalité dans le manuscrit de Saint-Marc, ainsi que dans Ideler, dont la publication a été faite d’après une copie de Dietz, exécutée, paraît-il, sur le manuscrit de Munich, qui est un dérivé indirect de celui de Saint-Marc. Elle manque aussi dans la traduction latine de Pizimenti, faite sur quelque manuscrit de la même famille, dérivé également de celui de Saint-Marc, mais non identique, puisque cette traduction contient la lettre de Psellus. I y a là dans la ot lecon de Stéphanus une solution de continuité brusque et dont le copiste de Saint-Marc re s’est pas apercu.

80 Les mots mêmes : ὅταν τὴν τέχνην... se retrouvent dans le traité de Comarius (2327, fol. 75,1.2 en remontant), ainsi que les 7 pages consécutives du manuscrit de Saint-Marc et d’Ideler. Elles sont conformes en général à la fin de ce traité dans le manuscrit 2327 (jusqu’au fol. 70 verso). Letraité se termine pareillement dans les deux manuscrits parlesmots : ἐνταῦθα γὰρ τῆς

Ces derniers mots manquent dans Ideler

φιλοσοφίας ἣ τέχνη (ce qui fait une sixième finale); maïs la phrase précédente est identique.

Jai cru nécessaire d’entrer dans ces détails minutieux, parce qu'ils carac-

térisent les familles de manuscrits et peuvent servir à reconnaître sûrement ceux qui ontété copiés les uns sur les autres. Je montrerai ailleurs comment ils établissent que le manuscrit de l’Escurial ne représente pas une source propre, mais un dérivé, vraisemblablement direct, de Saint-Marc.

Il est probable que dans un manuscrit antérieur à celui de Saint-Marc, et dont celui-ci même dérive, le verso d’une des pages se terminait par le mot δόξῃ. Quelques folios déchirés ont fait disparaître la fin de Stéphanus et le début de Comarius, et le copiste qui travaillait d’après ce manuscrit a poursuivi en pleine page, au milieu d’une ligne, sans voir la lacune. © Le manuscrit 2327 dérive d’un manuscrit antérieur à la destruction de ces feuillets et, par conséquent, à celui de Saint-Marc, tel que nous le possédons aujourd’hui. Il renferme en outre une autre page de plus, ainsi qu'il a été dit (2°); page répondant peut-être à l’omission d’une page existant dans un manuscrit antérieur à celui de Saint-Marc.

Mais cette explication ne suffit pas pour rendre un compte complet de l’état présent des textes ; attendu qu’il a disparu, en outre, les traités d'Héraclius et de Justinien, signalés par la vieille liste, et dont le manuscrit 2327, pas plus que le manuscrit de Saint-Marc, n'offre aucune trace. Le prototype du manuscrit 2327 devait donc appartenir, soit à une souche distincte de celle qui répondrait à la vieille liste de Saint-Marc, et ne contenant pas le cahier qui renfermait les traités d’Héraclius et de Justinien; soit à un dérivé intermédiaire, tiré de la même souche que cette vieille liste, quoique déjà privé de ce cahier, mais renfermant en plus, par rapport au manuscrit de Saint- Marc actuel, la fin de Stephanus et les traités de Comarius et de Cléopâtre.

Ce n’est pas tout : la finale du manuscrit 2325, le passage intercalaire signalé dans le manuscrit 2327, la confusion dans le texte du manuscrit de Saint-Marc concernant les relations des métaux et des planètes, texte resté intact dans le manuscrit 2327, la finale du manuscrit de Saint-Marc, ainsi que la finale du manuscrit 2329 et celle du manuscrit de Leïde, Voss. n° 47, semblent indiquer que les manuscrits de Stéphanus ont éprouvé autrefois dans leurs derniers feuillets de grandes perturbations.

Enfin, il a subsisté, en dehors de ces divers manuscrits, des fragments des

traités de Justinien, tel que celui contenu dans le manuscrit de Leiïde,.

Voss. n° 47, qui sera reproduit tout à l'heure. Il ne me paraît pas opportun

de développer en ce moment les hypothèses subsidiaires qui rendraient

compte de tous ces détails.

III. — Diverses lacunes et transpositions du manuscrit de Saint-Marc.

Voici diverses autres comparaisons que j'ai eu occasion de faire et qui peuvent également être utiles, pour rapprocher les textes et en établir la filiation :

1° Je rappellerai qu'un ancien relieur du manuscrit de Saint-Marc a interposé après le folio 103 (traité de Chrétien sur l'eau divine) les folios 104 à 118; le texte du folio 119 faisant en eftet suite au folio 103. Ceci peut servir à distinguer les copies faites sur ce manuscrit, après la reliure en question.

20 Dans les folios 104 à 118 règne une grande confusion. Les articles (42), (43), (44) de l’ancienne liste, sur la trempe du fer, sont coupés en deux, au début et à la fin du cahier, et les articles sur l’asèm, le mercure et le cinabre, qui les suivaient dans l’ancienne liste (45), se trouvent interposés.

30 Les traités de Cléopâtre et du Chrétien (46) et (47) sont intervertis, et le dernier auteur est coupé en deux; enfin les traités sur la fabrication du verre, de la bière, etc., ont été ajoutés. Il semble que ces modifications résultent d'un certain trouble, survenu à un moment donné dans les feuillets du manuscrit type, qui répondait à la vieille liste de Saint-Marc.

4° Le texte d’Agatharchide est brusquement interrompu à la fin du folio 140, comme si un ou plusieurs feuillets avaient disparu. — Cette lacune est corrélative de la suivante.

5° Les mémoires de Zosime, annoncés dans la vieille liste de Saint-Marc (n° 34), ne figurent plus parmi les titres du manuscrit actuel. Cependant ils y existent réellement. En effet, le titre et les premières lignes seules, lesquels sont transcrits dans le manuscrit 2327 (fol. 112), ont disparu dans celui de Saint-Marc. Mais le texte transcrit au folio 141 est resté. Car le manuscrit de Saint-Marc débute à la 3° ligne du folio 112 verso du manuscrit 2327 et poursuit de même jusqu'au folio 159, répondant au folio 133 verso du manuscrit 2327. — Il manque donc à cette place, je le répète, dans le manuscrit de Saint-Marc un ou plusieurs folios entiers, disparus avant

l’époque où la pagination actuelle a été numérotée.

6° Les articles d'Agatharchide ne débutent pas au commencement d’une page, mais à la 4° ligne du folio 138 recto. Or les trois premièreslignesappartiennent à la suite d’un article « sur le jaunissement » (Saint-Marc, fol. 137 verso), article quine comprend que 14 lignes, dont 11 sur le folio 137 verso ; les 3 dernières forment le commencement du folio 138 verso.

Ce dernier article occupe deux feuillets de plus dans le manuscrit 2327 (fol. rroù1 12): il se trouve donc mutilé par un arrêt brusque dans le manuscrit de Saint-Marc, et sans que le copiste s’en soit aperçu, puisque le copiste a entamé un autre article, ayant son titre spécial. [1 semble que cette solution de continuité répondait, dans un manuscrit antérieur à celui de Saint-Marc, à une fin de cahier ou de folio, dont la suite aurait disparu ; tandis que cette suite s’est conservée dans un manuscrit prototype du manuscrit 2327.

7° Les articles d’Agatharchide d’ailleurs semblent réellement une intercalation faite dans le manuscrit primitif; car l’article du jaunissement dans le manuscrit 2327 est suivi précisément par les Mémoires authentiques de Zosime, comme dans le manuscrit de Saint-Marc; à cela près que le titre et les cinq premières lignes manquent dans le manuscrit de Saint- Marc.

8 Au folio 115 (recto) du manuscrit de Saint-Marc se trouve un titre : Περὶ φώτων (sur les feux), suivi d’une seule ligne: ᾿Πλαφρὰ φῶτα πᾶσαν τὴν τέχνην ἀγαφέρε'!. « Tout l’art consiste dans un feu léger ». C’est tout ce qui reste à cette place d'un traité qui existe ir extenso dans le manuscrit 2327, folio 264 recto : la ligne précédente s’y retrouve, dans les 9e et 10° lignes qui suivent le titre. Il y a encore là l'indice d’un ancien résumé, ou d’une mutilation, faite sur un prototype qui s’est conservé dans le manuscrit 2327, et dont le manuscrit de Saint-Marc n'a gardé qu’une trace.

Toutes ces lacunes et ces défauts de soudure sont, je le répète, utiles pour constater l’histoire des manuscrits.

Signalons encore quelques additions faites, à diverses époques, sur des pages ou demi-pages blanches du manuscrit de Saint-Marc ; additions dont la reproduction dans les autres manuscrits peut servir à attester qu'ils dérivent, directement ou indirectement, de ce manuscrit type. Tels sont:

9° Le Labyrinthe de Salomon, avec ses 24 vers (v. Texte grec 1, xx),ajouté, vers le χιν ou xv® siècle, sur une page blanche, dont le recto porte divers

petitsarticles de l’ancienne écriture: le tout intercalé au milieu d’un traité du Chrétien. On ne comprend pas bien pourquoi ce verso avait été laissé en blanc à l’origine.

τοῦ L'article sur la tutie,au folio 188 recto : écriture du xv® ou xvi° siècle.

11° La fabrication de l'argent, texte ajouté au bas du folio 194 verso : écriture du xv° siècle.

12° Diverses additions initiales : traité de Nicéphore sur les songes, par ordre alphabétique ; cercles astrologiques, etc., sur les feuilles de garde (τὴ et les marges.

13° Je signalerai encore les additions sur les scories et la formule de l'Ecrevisse, en écriture du xv°siècle, sur la première feuille de garde (v. p. 152).

149 Une addition du χνϑ siècle, ayant pour titre : Διάγραμμα τῆς μεγάλης ἡλιουργίας, au folio 62 recto.

15° L'étude comparative des figures tracées dans les divers manuscrits fournit aussi des renseignements très intéressants pour l’histoire des sciences, comme pour la filiation des manuscrits. À ce dernier point de vue, je signalerai, par exemple, un petit alambic, figuré en marge du traité de Synésius, dans le manuscrit 2325 (fol. 23 verso), et dans le manuscrit 2327 (fol. 33 verso); tandis qu’il manque dans le manuscrit de Saint-Marc, à la même place (fol. 74 recto).

Les figures de la Chrysopée de Cléopâtre, celles des appareils à distillation et des appareils à digestion dans les divers manuscrits donnent aussi lieu à une discussion très importante: je l'ai développée plus haut dans un article spécial.

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