IV. — Manuscrits de l’Escurial
Il existe à l’Escurial deux manuscrits alchimiques qui soulèvent des questions intéressantes. Ces manuscrits, les seuls sur cette matière qui aient survécu à un incendie de la Bibliothèque survenu en 1671, proviennent de la Bibliothèque de Hurtado de Mendoza; ils ont été copiés au xvre siècle. Ils ont été visités en 1843 par Emm. Miller, qui a publié un catalogue de leur contenu.
(1) Une partie de celles-ci sont palimpsestes, la vieille écriture ayant été grattée.
L'un d'eux, P-1-11 (Miller, p. 146), reproduit les titres et l’ordre du manuscrit 2327 de la Bibliothèque de Paris, même dans les additions intercalaires faites après coup (τ); illes reproduit avec une telle fidélité que je ne doute pas qu’il n'ait été copié directement sur ce manuscrit.
L'autre mérite un examen plus approfondi; car on a supposé qu'il contenait les traités perdus de Justinien et d’Héraclius. Miller, dans son ouvrage sur les manuscrits grecs de l'Escurial, page 416, le désigne, d’après le catalogue officiel, par les signes W-[-13. I1 s'exprime ainsi.
« Voici le détail de tous les ouvrages contenus dans le manuscrit :
τ. Traité d'Étienne d'Alexandrie sur l’art de faire de l'or.
2. De la chimie, adressé par l’empereur Héraclius à Modeste d'Hagiopolis.