‹ Collection des constitutions (volume 2)Chapitre 53 sur 187 · DE SAXE · texte numérisé non relu

DE SAXE

En 1425, la brandie directe de la maison Ascanienne se trouva éteinte par la mort d'Albert III; les branches cadettes ( Saxe Lauenbourg et Saxe-Anhalt ) avaient de justes prétentions à lelectorat; mais elles furent écartées, et Frédéricle-Belliqueux, margrave de Misnie, fut préféré. Il reçut l'investiture en 1425 de l'empereur Sigismond'.

Frédéric II, son successeur, eut deux fils, Ernest et Albert, qui ont donné leurs noms aux deux branches de la maison de Saxe; la branche Ernestine hérita de l'électorat du duché de Saxe et de la Thuringe : le margraviat de Misnie forma le lot de la branche Albertine.

Mais la branche Ernestine ne conserva pas les avantages que lui donnait cet arrangement. En i53o, l'électeur Jean- Frédéric se mit avec Philippe, landgrave de Hesse, à la tête de la ligue des princes protestans , connue sous le nom d'Union de Smalcade.

Après des succès divers et des intervalles de paix, la guerre fut terminée par la victoire que Remporta Charles- Quint sur les princes ligués.

Maurice, de la race Albertine, margrave de Misnie, cousin de l'électeur Jean-Frédéric , et gendre du landgrave de Hesse , avait embrassé le parti de l'empereur ; il fit en sa faveur une puissante diversion en attaquant les Etats des princes, que les liens du sang et la reconnaissance lui fesaient un devoir de défendre. Enfin, la bataille de Muhlberg, livrée par Charles-Quint en personne, fut décisive ; l'électeur Jean-Frédéric fut blessé, fait prisonnier et condamné à mort par un conseil de guerre. Son cousin Maurice sollicita sa grâce de l'empereur; mais il paraît qu'il demanda aussi la dignité électorale et la plus grande partie des- Etats du malheureux Frédéric ; il obtint l'un et l'autre , et l'investiture de l'électorat lui fut donnée à Augsbourg le 24 février i548. On ne laissa à l'ancien électeur que la ville de Gotha et ses dépendances.

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Par ©« événement la branche Albertine fut substituée à la tranche Ernestine.

De la première descend la dynastie actuellement régnante.

La seconde est l'origine des maisons de Saxe-Weimar et Saxe-Gotha, dont il sera question en leur lieu.

Maurice , qui avait d'abord , comme on l'a vu, embrassé le parti de l'empereur, se mit bientôt après à la tête des pro^ testans, et lui, qui avait dépouillé l'ex-électeur Jean-Frédéric de sa dignité et de ses Etats , demanda sa liberté à l'empereur les armes à la main : mais ce n'était là que le prétexte d'une guerre entreprise pour faire triompher la religion protestante ; le but fut atteint , et en 1 552, Charles-Quint fut obligé de conseniir à la paix de Passau, qui assura aux protestans le libre exercice de leur religion.

Auguste, frère de Maurice, lui succéda; il obtint quelque agrandissement en Thuringe ; d'ailleurs aucun événement remarquable ne signala le règne de ce prince.

La guerre de trente ans , à laquelle la Saxe prit part avec toute l'Allemagne, eut des suites importantes pour l'électorat; ce n'est pas le lieu de rappeler ici les causes etlesévèiiemens de cette guerre , il suffît de dire que l'électeur de Saxe Jean-Georges I, ligué d'abord avec le roi de Suède Gustave-Adolphe contre l'empereurFerdinand II, fut le premier à abandonner les Suédois, après la mort de Gustave et la bataille de INordlingue. Le prix de sa défection fut la cession des deux tusaces , que lui assura le traité signé à Prague en i635.

Ces provinces avaient été engagées pendant la guerre par la couroi^ne de Bohême, pour la somme de 7,200,000 écus prêtés par l'électeur. Lorsqu'elles furent définitivement détachées de la Bohême, il fut stipulé que ce royaume en conserverait la suzeraineté , et qu'elles pourraient être rachetées en cas d'extinction de la ligne masculine de la maison électorale.

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