DE ROBERT 1)' ARTOIS
PAR LANCELOT (i).
Robert d^ Artois, comte de Beaumont-le-Roger, est regardé comme le principal instigateur de la funeste division qui s'éleva vers i336y entre Philippe de Valois et Edouard III, roi d'Angleterre. Ce fut lui qui persuada à ce dernier que ^on droit à la couronne de France était incontestable , qui le détermina à en prendre le titre de roij qui l'engagea à entrer en armes dans le royaume, à y porter le feu et la désolation partout , et h commencer une guerre qui a duré près de six^ vingts ans, avec une fureur et un acharnement qui ont peu d'exemples dans l'histoire*
Mais si l'on en croit la plus grande partie de nos historiens , Robert d'Arloîs fot moins criminel que malheureux dans cette occasion. La dureté de Philippe de Valois à son égard , pour une chose de peu
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(i) AntoJDe Lancelot (qu'il ne faut pas coufondre avec dom Claude Lancelot, granimairien de Porl-Royal), né à Paris en iGjS; successivement sous-bibliothécaire du collège Mazarin, secrétaire du roi, inspecteur du collège royal ^ et membre de F Académie des inscriptions et belles-lettres,, dont il enrichit les Mémoires de ses recherches sur l'histoire de France ; auteur de plusieurs autres ouvrages historiques; éditeur du Naudœana et du Patiniana, etc.; mort <^ Paris le 8 novembre 1740- (KrAV. G L.)
de conséquence , ne lai permil pas^ de faire moins que de chercher son salut hors de sa patrie , où il était persécuté injustement.
Du Haillan dit formellement que Robert f Artois
fut contraint à cela par V indignité qu'on lui fit recesHur^ de laquelle s'engendra le dépit qui lui fit
fiùre ce qu'il fit a Cet exemple, ajoute-t-il, qui en a c( assez d*autres semblables, doit enseigner les princes H de n^offenser jamais un grand , ni même un petit ; a car un grand offensé a moyen et courage de s*en « ressentir, etc. (l)- »
Belleforest , Mézeray, etc. , parlent à peu près dans les mêmes termes; mais les expressions du célèbre auteur qui nous a donné depuis peu d'années une Histoire de France^ sont encore plus fortes. Selon lui , ce ne fut que parce que « Robert fut poussé trop <( rudement, qu'il s'abandonna à son désespoir. » Ailleurs, il le représente comme (c un prince malheureux (( poussé à toute outrance , qui ne savait où se réfii- « gier. » Dans un autre endroit , il dit qu'il (( fut re- (( gardé avec compassion, comme un homme de mérite H persécuté, qu'on le vit sans jalousie dédommagé par « les bonnes grâces du roi d'Angleterre, etc.; qu'il « a^ait rendu des services essentiels à Philippe de « Valois (2). )>
Si l'on veut s'en tenir au sentiment de ces auteurs,
(i) HisU de France y p. 65 7.
(2) HisU de France du Père Daniel, édit. de Holl., 1- 3,.
p» 4*0, 4iï) 4177 etc.
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il y eut de ringraûtude, peut-être mémederinjustice. du moins beaucoup d^a^igreur dans la conduite de Philippe de Valois.
J'ai cru cpi'il convenait d'éclair cir ce point de notre histoire , en rendant à la vérité ce qui lui est dû y de justifier la mémoire de ce prince , et de faire voir que ce ne fut qu'après avoir mis en usage tout ce que la prudence et l'équité la plus exacte purent lui inspirer de moyens propres à fiûre revenir Robert d'Artois de son animosité contre lui , qu'il se porta à laisser aller le cours ordinaire de la justice ; que la condamnation prononcée contre Robert était juste ; enfin , que Philippe de Yalois eut besoin de toute sa piodération et de sa clénience pour ne p^s pousser plus loi^ son ressentiment.
Robert d'Artois III du nom , était fils de Philippe d'Artois, seigneur de Couches, et petit -fils de Robert II, comte d'Artois. Ce dernier n'étant mort que quatre ans après Philippe son fils, Mahaut, sœur de Philippe, se mit en possession du comté, à l'exclusion de Robert son neveu, comme étant la plus proche héritière, et autorisée par la coutume du pays, qui ne veut pas que la représentation ait lieu.
A peine Robert d'Artois eut-il atteint vingt-un ans, âge que les lois prescrivaient alors pour la majorité des personnes nobles, qu'il intenta action contre la comtesse Mahaut, sa tante, et demanda que le comté. d'Artois lui fôt rendu. Après plusieurs procédures, Içs parties se rei^iirent de leur différend à l'arbitrage , de Philippe - le -Bel, et s'engagèrent de payer cent,
mille livres, en cas qu'elles refbsasseni de s'en tenir à ce qu'il aurait prononce. La décision de Philippe* le-Bel fut ÊiYorable à Mahaut. Le comte d'Artois lui fut adjugé pour elle et pour ses hoirs à toujours. Ce jugement est du 3 octobre iSog. Robert y acquiesça; et tant que Philippe -le -Bel et Louis Hutin son fils r^nèrent , il ne parait pas qu'il ait inquiété la corn* tesse sa tante dans la jouissance de l'Artois.
n n'en fut pas de même , lorsque la mort de Louis- Huûn mit, en iSiG, la France dans une espèce d'interrègne; Robert regarda cette conjoncture comme très-Ëivorable à ses desseins. Une partie de la noblesse d'Artois- ne pouvait souffrir le gouvernement de Thierri d'Irechon , prévôt d* Aire y depuis évéque d'Arras, et principal ministre de la comtesse Mabaut. Robert saisit cette occasion; il passe en Artois; et s'étant mis à la tête des mécontens, il y profite de leur disposition et de leurs forces pour s'emparer du comté. Hesdin, Avenues, Arras même lui ouvrirent leurs portes. Les babitans de Saint - Omer ne furent pas si faciles : ils demandèrent à ses députés « si le (( roy l'avoit receu à comte. » Ceux-ci ayant dit qu'ils Xie savaient (i), « à donc respondirent ceulx de la a ville, nous ne sommes mie faiseurs de comtes d'Ar- « tois; mais si le roy l'eust receu à comte d^ Artois, (( nous l'aimissions autant qu'un au^re. »
Ces mouvemens intéressaient trop le repos des au^
(i) Ancienne Chronique de Flandre donnée par Sauvage^ ç. 58, p. 116,117.
1res provinces voisines, pour que Philippe, comte de Poitiers, alors régent du royaume , ne portât pas ses vues à les apaiser. Il assembla une armée considérable, et marcha vers la frontière de Picardie (i). Cette expédition se termina par un traité que la nécessité du temps rendit très-avantageux à Robert. Il fut convenu que, sans avoir égard au jugement de PhiKppele-Bel en faveur de la comtesse Mahaut, la question sur là propriété du comté d'Artois serait remise au même état où elle aurait pu être à la mort de Robert II, aïeul de notre Robert j que les parties produiraient leurs raisons , et que les pairs de France et grands du royaume , juges naturels et nécessaires de cette affaire, la décideraient. Je passe quelques autres circonstances, pour dire qu'après un nouvel examen très-exact, il fut rendu un jugement solennel au mois de mai i3i8, qui, conformément à la décision de Philippe -le -Bel, adjugea une seconde fois l'Artois à la comtesse Mahaut. Non seulement Robert d'Artois ratifia ce jugement par des lettrés expresses pour cela, mais le comte de Richemont son oncle , le comte de Namur son beau •frère, et tous les princes du sang, entre lesquels était Philippe de Valois, alors comte du Maine, s'engagèrent, par d'autres (2) lettres particulières, de faire observer cette décision, et d'agir même contre celle des deux parties qui voudrait l'attaquer.
(i) Contin, Chr. Guill. de Nang., SpiciL, t. 11, p. 668, 670. (2) Ces lettres sont du dimanche devant T Ascension i3i8.
Un arrêt si aothentîqoe semblait avoir Até à Robert d^Artcis les mojens de renouTeler ses prétentions. Aoaà le règne de PbiUppeJe-Iiong et deCharles4e*Bel se passètent sans ipiû parût ancune demande de sa pn.L*avènenient de Philippe de Valois à la couronne loi fit naître de noorelles idées. D crut avoir contriboé par son crédit à l'élévation de ce prince sur le trône , et ^e ce service âait trop important pour que le nouveau roi ne se portât pas avec empressement à tout ce qui pouvait flatter scm ambition. Non content d*avoir obtenu de Philippe de Valois, dès (i) la première année de son règne, Férection de sa terre de BeaumontJe-Roger en pairie, pour le dédommager de celle d'Artois, il songea à mettre tout en usage pour se procurer la propriété de ce comté. La ratification qu'il avait fiiite de ce jugement de i3i8, les engagemens que les princes du sang et Philippe de Valois lui - même avaient pris pour le faire observer, ne fu« rent point capables de Tarréter. Il employa les moyens les plus indignes pour parvenir à sou dessein. Il sut se ménager plus de cinquante faux témoins , et fit travailler à quatre lettres par le moyen desquelles il prétendait établir son droit sur T Artois. L'une, datée du mois de novembre 1281, con tenait les prétendues conventions de mariage de Philippe d* Artois son père avec Blanche de Bretagne , où il était stipulé , entre
(1) Philippe de Valois parvint à la couronne le samedi saint 2 avril 1327, et les lettres d'éreclion de Beauuiont sont du mois de janvier i328.
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autres articies, que Philippe aurait F Artois après la mort de son père Robert IL Ces conventions étaient insérées dans des lettres données à Paris au mois de septembre 1286, par lesquelles on supposait que Philippe - le - Bel avait confirmé ces conventions : les trois autres pièces étaient des déclarations de ce même Robert II et de la comtesse Mahaut , qui reconnaissaient la vérité de cette fausse donation, et la ratifiaient.
Pendant que les faussaires travaillaient à fabriquer ces titres y on conseilla à Robert d^entamer Taffaire en produisant ses témoins. Il crut qu'il fallait , pour en imposer davantage , attendre quelque conjoncture éclatante. Elle se présenta lorsque le roi d'Angleterre vint prêter hommage à Philippe de Valois à Amiens ^ au mois de juin 1829. Cette cérémonie avait attiré en ce lieu la plus auguste et la plus nombreuse compagnie qu'on eût vu depuis long-temps. Robert choisit celte occasion pour demander qu'on entendit les témoins qu'il avait à présenter pour établir ses prétentions sur l'Artois.
Philippe de Valois , dont il avait l'honneur d'être beau-fi*ère, lui accorda volontiers cette grâce (i), toute contraire qu'elle fût aux jugemens de iSog et de i3i8. Les témoins furent entendus par des commissaires nommés à cet effet, qui y employèrent près de trois mois. Leurs dépositions tendaient à dire que le droit de Robert était établi sur des titres incon-
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(i) Par leUres données à Amiens le 7 juin iSag.
te^tables^ mais que ces titres avaient été soustraits par Tartifice de la comtesse Mahaut et de ses ministres, entre autres de Thierri d'Irechon, évêque d'Arras.
Ce coup imprévu étonna la comtesse. Ne doutant pas qu'il n'y eût de la fausseté dans toutes ces dépositions, elle travaillait à la prouver, lorsqu'elle mourut enherbéej c'est-à-dire empoisonnée, le 27 octobre suivant (i). La reine Jeanne, sa fille aînée, veuve de Philippe -le -Long , demanda que la jouissance provisionnelle de l'Artois lui fût adjugée. Elle l'obtint; mais en même temps on admit la requête (2) de Ro^ bert d'Artois, tendante a estre oui à dire et proposer ce qu'il lui semblera à faire contre cette princesse. Elle ne survécut qu'un mois à cette déclaration. Le même genre de mort qui avait emporté la mère, emporta la fille. Un ofiîcier de sa bouche, qui avait appartenu à la comtesse Mahaut , lui présenta du darej (de l'hypocras) dont elle mourut peu d'heures après, avec des marques indubitables de poison (3).
Jeanne, fille aÈoée de Philippe-le-Long et de cette princesse , et femme du duc de Bourgogne, se présenta au roi comme héntière du comté d'Artois , pour être reçue à en faire hommage. Jusquedà Robert d'Artois s'était coatenté de faire entendre ses faux témoins. Il n'avait point encore produit ses- titres ; aussi ne le
(i) 27 octobre 1829. {Chroniques de Flandre ^ c* 69, p. i38.) (a) Par lettres données à Paris le jeudi après Noël iSag. (3) Chronique de Flandre y c. 69.
pouvait-il pa$; ses ouvriers ne lesavaient pas achevés. Une de sejs malheureuses complices convint dans la suite qu^elle n'avait travaille à la dernière pièce c[u*après la mort de la reine Jeanne. Ce ne fut donc que lorsque le duc et la duchesse de Bourgogne demandèrent à être mis en possession de l'Artois , que Robert les présenta , et s'opposa à la demande du dnc et de la duchesse. Le roi, qui ne soupçonnait rien àe mauvais dans la conduite de Robert, entétina sa re^ quête (i) , et donna jour pour procéder; nïaîs à peine ses titres eurent paru, que le duc ei la duchesse s'inscrivirent en faux: contre pes pièces^ et demandèrent au roi qu'il s'en saisît. Quelque disposition que Philippe de Valois eût à. favoriser Robert d'Artois, il ne put ^ refuser à justice* Les titres furent déposés» tl< fut facile à la seule inspection d'en» dëconvt ir la supposition. Le style, les sceaux, le parchemiiï, tout parlait contre ces actes : l'on en fut encore pl«fs piei-* nement couTaincu , lorsqu'on eut pris qo^lqthes -* tins de ses complices^. On ne pouvait donier que la demoiselle deDlvibn, qui avait* été le premier témoin eatendu dans l'enquête faite h Amiem- Tannée précé'*^ dente, œ fût le principal mobile de t^lc^ rint'rigné ; ses dépositions le prouvaienvCe fut à elle aussi qne le duc et la duchesse de fioEUrgiigne sî'attfiichèrent,' onr prijk son clerc , qui avoua tout ce qu'il savait ; oo se
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(i) Lettres données à Becoysel en Brie, le 3f&aoàt i33o, et en PaUiaye de Loncpont en Valois, >e 3i o€M»bre de la même année.
saisit peu de temps après d^eUe-méme, et elle fut niise dans la piison de ]Xesle. Cesioà une des plus fausses et déloyoua: créatures qui fust ancques^ comme il esi dit dans ie narré de ce procès. Il y avait pea de crimes dont elle ne fut coupable. Elle fut convaincue de débaudie, de maîléfices, d^empoi* sonnemens, de fausseté , de comiqption de témoins , etc. Par ses déclarations, on sut Thistoire véritable de ces titres, par cpii ils avaient été écrits et scellés, à la sollicitation de qui on y avait travaillé, entre les niains de qui Us avaient été déposés pour les produire ensuite en public Tous les coupables chargeaient le comte et la comtesse de Beaumont. Philippe de Va* lois avait trop d^intéréi à sauver son beau-frère et vsa sœur, pour ne pas mettre tout eu usage pour cela. Il parla, il exhorta Robert d* Artois seul à seul; il lui u monstra charitablement et doucement ces fausses (c lettres, et après li présent les y fist moustrer par (( ceux de son lignage , et tiercement par prélats, pre- (( sens la demoiselle de Divion et autres qui avoient (( fait lesdites fausses- lettres, et qui luy disoient comu meut ils les avoieut faites ; et aussi luy diisoil Pler* i( ret de Sains, que devant plusieurs de son conseil (( il avoit dit teilles paroles : Sire y pour Dieu n^usez tf mie de ces lettres. scellez du. scel du cf»Bte d*Aru tois, quar je les ay écrites, et la damoiseUe de Di- (( vion y a plaqué le scel. » Robert ne voulut jamais s'en départir; il porta même la témériié jusqu'à protester que si quelqu'un voulait attaquer la vérité de ces titres, il était prêt à combattre contre lui.
( ÏI2 )
Philippe de Valois n'ayant pu rien gagner sur Robert, envoya des gens de son conseil parde^^ers la comtesse sa femme j pour li dire d^ engager son mari à se désister de cette malheureuse prétention. Le comte et la comtesse furent sourds à ces exhortations. Enfin le roi, après avoir observé toutes les formalités alors requises dans un procès de cette conséquence, séant en sa Cour garnie de pairs et d'autres grands seigneurs, déclaraxpar l'arrêt (i) du !î3 mars i33o, ces lettres fausses, et ordonna qu'en cette qualité elles seraient cancellées. Robert d'Artois assista à ce jugement; et sur la demande qui lui fut faite par le procureur - général , s'il prétendait encore se servir de ces titres, si visiblement faux, il ne put se dispenser, en si nombreuse et si auguste compagnie, de dire que non.
Aussitôt le roi fit venir la Divion ; et là , en sa présence, devant les seigneurs du sang royal, les prélats, barons et plusieurs du conseil, elle montra clairement la fausseté des lettres et le plaquement des sceaux ; convint qu'elle avait fait écrire trois de ces pièces; qu'ensuite elle y avait appliqué des sceaux qu'elle avait ôtés de dessus d'autres lettres; « puis (( print le scel de la vieille lettre, le desseura (3) du « parchemin à un chault fer qui tout propre avoit « esté fait, si que par-là l'empreinte du scel demoura
(1) Cet arrêt est donné au Louvre, en parlement, le a3 mars i33o.
(2) Le sépara. {Chronique de Flandre, ibid.)
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(( louie entière y puis le mist k la lettre nouvelle, et f( avoitune manière de cy ment qui attacha le scel à^ (( la lettre. » Le roi fit dresser des lettres en forme de procès-verbal ou certificat de toute cette opération, et les princes et seigneurs qui y avaient été présens y apposèrent leurs sceaux.
Cependant la Divion fut remenée en prison, pour son procès lui être fait, de même qu^à ses autres complices. Si Philippe de Yalois avait suivi « ce que sa u noble et juste Cour luy démandoit , il auroit dès (( lors fait prenre et emprisonner ledit Robert (i), n qui était plus criminel que tous ses autres complices, puisque c^élait à sa sollicitation, à ses menaces et à celles de sa femme, que ces faussetés avaient été exécutées; mais (( pensant qàe ledit Robert dust venir a humblement pardevers lui, et cognoistre son mef* c< fait, et demander grâce, il fist souffrir de faire pro* c< ces contre ledit Robert depuis le ^3 mars, jour du ce cancellement de ces fausses lettres, jusqu^au mois « d^aoust suivant , et ainsi attendit passer le mois « d'avril, de may, de juin et de juillet (2). )> Et cependant il députa ve;rs lui mci^sire. Pierre de Garencière, Jehan de Gaillon et Pierre de Roys, chevaliers, pour lui représenter (c comme il se tenoit à mal <c pay^de luy pour tout plein de choses qu'on luy (( avCit donné à entendre. Et sur ce que Robert d'Ar^ (( tois demaijtda de se venir piu'ger devant le roy par
(i) Procès de Robert d'Artois.
(a) Même procès.