IP PROPOSITION
L'unipn de Louis -le -Bègue avec Adélaïde ne fut pas
un mariage légitiine*
Cette proposition est une suite nécessaire de U précédente. Toute union formée pendant la durée d^un légitime mariage est esseatiellement irrégulière, çl les enfans qui en proviennent ne peuvent ^tre
qu^il légitimes. Tel est le jogement que toute la natioD frauçaise porta de Fétat de Charles-le-Simple en trois occasions différentes. A la mort de son père, on partagea le royaume , selon la coutume de TEtat, entre ses hères Louis et Carloman, sans en réserrer la mmndre portion pour lui , ce qu^on n*eât pas manqué de fiûre, si on Teût cru Intime. Après la mort de Louis ^et de Carloman, s*il n'eût pas été bâtard, il aurait dû monter sur le trftne de ses frères ; toute la nation, suivant la loi fondamentale de TEtat, Faurait reconnu pour roi : elle n'en use pas ainsi ; au mépris de ce prince , elle appelle Cbarles^le-Gros pour Tenir prendre possesnon de la couronne. Lorsque cet empereur fut mort, la nation, toujours constante dans sa conduhe, oublie encore Cbarles-le- Simple. Les grands de FEtat élurent Eudes pour roi. Foulques, arcberéqne de Reims, appelle à la couronne Gui, duc de Spolette, dont il était parent, mais personne ne pensa au fils d'Adélaïde*
En vain voudrait-on dire que ce ne (iit que le bas âge de Charles-le-Simple qui empêcha la nation de le reconnaître pour roi, parce qu'on avait besoin alors d'un souverain qui pût se mettre à la tête des armées pour repousser les ennenfis de l'Etat. Cette raison n'est pas recevable. Jamais la minorité d'un prince ne Fa £iit exclure du trône parmi nous ; nous avons toujours respecté les droits de la naissance ; nous avons reconnu pour souverain un enfant de quatre mois, parce qu'il était le Intime héritier du sceptre. Eudes, choisi pour régent du royatmie, eût pu fidre
tète aux Normands avec autant de succès qu^en le déçl^l*ant roi.
L'annaliste de Metz, auteur contemporain, peint en ces termes, l^état de la monarchie française, après le décès de Charles-le-Gros :
<c Coainxe il ne se trouva plus d^héritier légitime (( d^es Etats qui avaient obéi à Çharlesrle-Gros, ils <( furent divisés en plusieurs parties. Les. peuples (f de ces différens royaumest ne voyant plus per- <( sonne qui par sa naiss^ance. eût droit de les com- <( mander, se clt^oisirent chacun pour maître un sei-r \< gneu^ de ces mêmes royaumes. Cette élection causa (( de grands trouble^, non quMl n'y eût dans chaque (( partie <;^e l'empire françs^is plusieursi seigneurs di- {( gnes du trône; mais l'égalité de noblesse, de puisr ((. sance et de force qui était entre eux, était un obs- (( tacle à 1§ préf<$reixce qu'il fallait donner à l'un sur (( les autres (i). »
(i) Post CaroU imperatoris mortem régna quœ ejus ditioni pa^ merant, Qeluti legiUmo destîiuta hœrede, in partes à sua compage resolmntur. Etjam non naiuralem Domùaan prœstotantur^ sed unum quodque de suis oisceHkus regem sièi creari disponiU Quœ causa magnos hpUorym, motus e^dtadt : non quia Franco^ rum principeiS deessenf, gui nobilitçtey fortitudine et sapienti^ regnis imperare passent; sed quia inter ipsos œqualiias generosi" tatis, dignitatiSf ac potentiœ, discordiarfi augehat, nendne tan-- Utm cœteros prœcellente, ut ejus dondmo reUqui se submittere dignarentur, Multos erdm idoneos principes ad regni guhernacuta moderanda Françia genuisset, nisi fortuna eos œmulatfone çir^ iutis in pemiciem mutuam armassetf ( Aqqq. 888.^]^
Reginon, qui vivait dans le même temps que ran-> naliste de Metz, a trouve le portrait que celui-ci a fait de Tempire français après la mort de Charles-le- Gros si ressemblant, qu^il en a copié les expres.sions (i).
Ces auteurs, en assurant qu^après la mort de Charles-le-Gros il ne se trouvait plus d'héritier légitime de ces Etats, qu'il ne restait plus aucun prince qui par sa naissance pût prétendre aux Etats de Charlemagne, ne pouvaient marquer en termes plus exprès que Charles-le-Simple n'était pas de la postérité légitime de ce grand empereur.
Le pape Etienne V (2), prié par Bernouin, archevêque de Vienne, de désigner quel était celui qu'il croyait devoir être reconnu pour roi de France, dans le tepips que cette monarchie était partagée entre Eudes et Louis, fils 4e Boson, déclare que Louis, quoique encore fort jeune, doit être mis en possession de la couronne , parce qu'il est du sang de Charlemagne par sa mère. S'il eût regardé CharlesJe-Sim-
(i) Régna quœ CaroH Crassi dîtiom pâmeront , çebsti iegitimo âestUuia hctrede in partes à sua compage resohuntur* Et Jam non naturalem domiman prœstolantur, sed unum quodque de suis pisceribus regem sibi creari disponit Quœ causa magnos bellorum pwtus exdtaçit ■: non quia principes Francorum deessent^ qui norbiàiate, fortitudine, et sapientid regnis imperarç posserU, sed quia inter ipsos aquaUtas generositatis , dignitatis ac poientut discordiam augebat, nemine tantàm cœteros prau^eliente, ut eju^ ^ondnio reliqui se subnûttere dignarentur, (Anne 888.)
(a) Concile de Valence. (Hardouin, t. 6, p. ^22»)
pie comme légitime, il n^eût pas porté une pareille décision.
L'union de Louis avec Adélaïde ne fut pas seulement défectueuse pour avoir été contractée du vivant d'une épouse légitime, elle le fut encore par la vio« lence qui la fit former : Charles força son fils à quitter sa femme pour en prendre une autre de sa main (i).
(i) Ludo0Îcus Balhus hahidty cirni adhùcjwemUs œtaUs flore polleret, quandam puellam nobîlem nomîne Ansgard, sibi conjugii fctderê copuiattun, et quà duos Uberos suscepit eleganUs formœ, ac ingends ardmi çirtute prastanUs. Horum unis Ludomeus, aiter Carlomamms çocabatur. Sed €pda hanc sine genitoris conscientiâ, et çokmtatis consensu, suis amplexibus sodaçerat, ab ipso pâtre ei postmodàm est interdicta, et interposito jurisjurandi sacramento, ab ejus consortio in perpetuum separata. Tradita est autem eidem ab eodem pâtre Adhehidis in matrimonium y quam grauidam ex se reliqmt idem rex cùm obiret, Qwz , tempure pariendi eospleto, enioca est puerum ad nomen açi imposait y éunufue Caroïum çodtari fecit. ÇAanales Metenses, anno 878.)
Ludoçicus Balbus habuit dan adhùc jwerdUs œtatis flore polleret, quandam puellam nobilem nomine Ansgarem. sibi conjugii fœdere copulatamy èx quà duos Uberos suscepit elegantis formœ ac ingentis animi çirtute prœstanUs» Horum unus Ludoçicus, alter Carlomanus çocabatur : sed quia hanc sine genitoris consdentiâ et ooluntatis consensu, suis amplexibus sociaoerat, ab ipso pâtre dpostmodkm interdicta, etinterpositojurisjurandisacramento, ab ejus consortio in perpetuum separata est Tradita est autem eidem ab eodem pâtre Adkeleidis in matrimonium, quam gramdam ex ^e Yeliquit rex cùm obiret. Quœ tempore pariendi expleto , enixa est puerum cui nomen a^i imposuit, eumque Carohtm vodtari fecit, (RegÎDon.^ anno 878.)
mariage fait par contrai
time.
m« PROPOSITION-
Eudes monta sm* le trdne par le choix de la nation , qui , par le défaut d'enfans légitimes dans la maison régnante, était rentrée dans le droit de se choisir un mahre*
Dans la seconde race de nos rois, les bâtards ne soccédaient point à letnr père. Hugues, fils naturel de Charlemagne, n*hérita dWcune partie des vastes Etats de ce grand prince. Il eut le titre de duù de Bourgogne j qui ne signifiait alors que gouverneur, et n^emportait point de propriété.
Bernard, fils naturel de Pépin, roi d'Italie, n'a pas régné en France, ni partagé avec Louis-le-Débonnaire. L'empereur Charlemagne, père de Pépin et de Louis-le-Débonnaire , avait conquis la Lombardie, et l'avait donnée à Pépin , avec le titre de roi. Ce prince mourut en 8io. Charlemagne gouverna ce royaume par lui-même jusqu'en 8 1 a , qu'il le donna à Bernard à titre de bienfait, et à la prière de Louis-le-Débonnaire, mais pour en jouir sous la souveraineté de la couronne de France. Il ne l'eut donc pas à titre de succession de Pépin , son père , quoique ce prince n'eût laissé aucun enfant légitime.
Bernard eut une nombreuse postérité : aucun de ses descendans ne réclama la couronne, lors de l'élecr tion de Hugues Capet.
tiOthaire 11 ne. laissa en mourant qu'un fils bâtard
nommé Hugues. Les princes légitimes de la maisoa de Charlemagne qui vivaient alors , ne lui donnèrent aucune part dans le royaume de son père. Charlesle-Chauve et Louis-le-Germanîque s'emparèrent de sa succession ; et si Pon se plaignit de la conduite de ces rois, ce ne fut pas parce qu'ils en dépouillaient Hugues, qui n'y avait aucun droit, mais parce qu'ils Tenlevaient à l'empereur Louis, qui, comme frère du, défunt, en était le légitime héritier.
Arnoul , bâtard de Carloman , roi de Bavière , n'hér rita point de ses Etats. Son père étant mort sans enfans légitimes, Louis son frère lui succéda, et donna à Arnoul laCarinthie. Lorsque par le décès de Charlesir le«-Gros, il ne se trouva plus, comme le remarqua l'annaliste de Metz , aucun prince à qui la naissance donnât des droits à l'empire français , les seigneurs de Germanie élurent Arnoul pour leur roi : ce fut ainsi que , par leur choix , il obtint une couronne à laquelle sa naissance ne l'avait pas appelé.
Bernard , fils naturel de Charles - le - Gros , n'eut aucune part dans l'immense succession de son père.
Arnoul, roi de Germanie, ayant voulu faire Zuin^ tibold, son fils naturel, roi de Lorraine, en une diète tenue à Worms, les seigneurs du pays s'y opposèrent;
mais depuis, en l'an 849 9 ^^^^ ?^^^^ ^^^ ^^^ g^g^^9 ^^ intimidés, ou pour quelqu'autre cause, ils le reçurent. Zuintibold tenait donc le droit de succéder au royaume de Lorraine , du consentement et de la volonté des grands de l'Etat.
On voit par ces exemples qu'il n'y a aucun bâtard
qui , dans la seconde race , ait exerce des droits suc-* cessifs à la couronne ; d*oii il résulte , par Textinclion des princes légitimes de la maison de Charlemagne , que la nation se trouvait maîtresse de donner le sceptre à son choix. Elle usa de cette liberté en élisant Eudes , qui fut par conséquent roi l^itime.
Aussi cette qualité lui est-elle donnée par une feule d^historiens, soit nationaux , soit étrangers. Nous en rapportons les témoignages dans la note ( i ). Lui-même
(i) GalKarum popuU in unum congregaii, cum consensu Ar- VBuifi Odonem ducem JiUum Botberti, oinan stremaan, ad prœ cctieris forma pidchritudo, et proceritas corporis, et oinum sa-pientiaeque magnitudo inerat, regem super se pari consiUe et po~ bmtaie créant. Qui rempublicam QiriUter rexit, et contra assiduas deprctdaUones Nortmannorum indefessus propugnaior exiitit (Annales Metenses, anno 888. )
GalKarum popuU in unum congregati, cum consensu Arnolphi Odonem ducem fiUum Bupertif virum strenuum , cui prœ cabris forma pidchritudo, et proceritas corporis, et çinum sapientiaupie magnitudo inerat, regem super se pariconsiUo et oobmtate créant, qui rempublicam çiriliter readt, et contra assiduas depnzdationes Nortmannorum indejessus propugnaior extitit. (Reginon., anno 888. )
Interea congregati Francia principes consiUum ineant de ma~ gnis rébus : Odonem Kcei reluctantem consUtuunt regem r qui mente benignus, et reipubUca hostes arcendo strenuè prafidU (Chron. de Saint-Bénigne de Dijon, an. 885.)
Interta Karohis regno vitd çuoçue nudus, Viscera opis divœ compUctitur ahdita tristîs : Lœtus Odo régis rwmen, regni quoque nurhen,- Francorum populo gratante faventèque multo;
se porta toujours pour souverain, partout il en prit le titre. Son sceau contient cette inscription : Eudes^
lUcet atque manus sceptrum dioilemaçue verteae. Francia lœtatur, quamvis is Neustricus esset. Nom nullum sinulem sibimit genituin rtperere,
(Abbon, moine de Fleury, Description dn siège de Paris,)
Valterius eodem anno (886) unxU Odonem in regem. (Chronique d'Odoran.)
OUo QÎr nUlitaris et strenuas, à principibus GalUœ rex creatur in palatio compendii. Hic patrem habuit ex equestri ordine Ruotperhouy etc. (Chronique de Conrad, abbé d'Ursperg, an. 886.)
Burgundiones et Aquitanenses elegerunt sihi in regem prcBdietum Odonem, qui tredecim anms regnum Francorum optimè rexit, (Guillaume de Jnmiéges.)
Mortuo çero Carolo rege, mortuis etiam fiUis ejvsdem GaroU LudfMco et Carohmarmo, pauco tempore altero post aiterum regnantibus, Franci, neglecto Carolo Ludoçid Balbi puero çix decemdy Odonem comitem sibi regem prafidunt, qui JUîus fuit Rotberti ducis; quem Rothertum, sicui chrordca testantur, Normanni unà cum Rainulpho duce Aqidtaniœ peremerant ( Chronique de France de Guyman, moine de Saint-Vaast d'Arras.)
Franci oerà^ neglecto Garoh Ludooici Balbi puero çidc décennie tegem sibi prœfigunt Odonem ^Kum Roberti ducis. (Fragment de Phistoire d'Aquitaine, dans du Chesne, t. a, p. 533.)
Waherius unxii Odonem in regem. (Chronique de Saintfterrc-lc-Vif de Sens.)
fHc Odo pnmù in Aquiianiâ reùs eie^atus est apûd Lemoçi-cam..... et secundo anno in Frandâ rex elevatus est ( Aimar de Ghabannes.)
Cumque Burgundionem régna transiens, Franciam quam Romanam dicant ingredi vellet, Francorum nuntU ei occurrent, se redire nmUiantes : eà qUod longa expedatione/atigaii, cum sine
roi. On conserve dans le mëdaillier du ccJl^e des Jésoites de Paris, deux monnaies ou médailles dWgent frappées au omn de ce prince, Tune a Angers, Tantre à Tonloose, sur lesquelles on lit : Eudes ^ roi de France (^i). Le Blanc en a fait graver trois, dont àeoT ont été &ites à Angers, la troisième à Blois, sur lesqoeUeson ht: £udes^ par la grâce de Dieu^ roi; Eudes ^ par la miséricorde de Dieu^ roi (2). U nous reste de lui un grand nombre de chartes de toutes les années de son règne, qui commencent par ces mou : Odo clemendd Dei rexf Odo misericordid Dei rex; Odo gratid Dei rex(3). ce Eudes, par la bonté de Dieu , par la miséricorde de Dieu , par la grâce de Dieu, roi. » U fut reconnu comme tel par les autres souverains. Le pape Etienne YII, dans une bulle expédiée en faveur d*Arnuste, archevêque de Narbonne , qualifie le roi Eudes du titre de très-^o^ rieux et catholique empereur. Arnoul, qui régnait dans la Germanie, regarda son élection comme légitime (4). Guillaume , duc d* Aquitaine , nomme le
rt^ êaàats esse non passent, Odonem cunctis peUntihus elegefunL (Loitprand, L i, c 6.)
Occtdeniales Frand Odonem Roberti JUmm çùwn forfem, consensuAmolphi, regem créant (Othon de Frisingae, 1. 6, c. lo.)
(i) MabiUon, Diplomatique.
(a) Daniel, Histoire de France.
(3) Collection des JdsU des Gaules et de France, t 9.
(4) Charte de la fondation de Climy, dans VHistoire de la maison d'Anoergne de Baluze, t. a, p. 11 et suiv.
toi Budéd son seigneur, senioris met Odonis régis y long - temps après la mort de ce prince. Charles * le- Simple reconnut lui - même Eudes pour roi, en partageant la monarchie avec lui. Mais ce ne fut pas seulement en cette occasion oà Ton pourrait dire quHl fut force de le faire. Il reéonnut Eudes pour tel après la mort dé ce prince. Il lui donne le titre de roi dans une charte , Odo reXj et ordonne qu^un an* niversaire fondé par ledit roij se fasse dans Téglise de Saint -Corneille de Compiègne (i). Il confirme dans une autre la donation qu'avait faite à saint Martin de Tours > Gàrnagaud , d*un alleu qu'il avait obtenu du très-illustre et très -pieux le seigneur roi Eudes: A ghriosissimo ac piissimô domino rege Odone (3). Dans une troisième , il nomme Eude^ son prédécesseur : Prœdecessoris nostri domini Odonis régis (3) ; et ce qui est plus fort encore, il date tous les diplômes qu'il donna depuis la mort d'Eudes, de Tannée de son avènement au trône , et de Tannée de sa succession au royaunie d'Eudes (4)* Lorsque du temps de saint Louis on dressa des monumens à nos monarques dans l'église de Saint-Denis , on en construisit un pour Eudes, qui se voit encore aujourd'hui. Enfin, tout ceux qui ont écrit notre histoire, soit Français^ soit étrangers, l'ont placé parmi nos rois.
(i) MabillODf Diplomatique, p. S61.
(a) Praipes de VfdsL de Biais, p. ia
(3) Ibidem, p. 3.
(4) Collection des hist des Gaules et de France^ t. 9.
Je oonyiens que la Chronique <ie Bèze (i), GuiU laumede Juiiiiëges(2), le continuateur d^Aimoin (3)^ Albëric des Trois-lfontaines(4), Richard de Poitiers (5), un historien anonyme des rois des Français (6), ont ëcritqù^Eudes ne fut point créé roi, mais
(i) Superentnt duoJiEi Boberti Atiiegapanan camùis, frottes Hugonis abbaUs : sador Odo dicebitiSir, aUer pairem nomme nferais* Et lame natu majorem Odonem tuiurem puai regmqm elegere gubematorem, quia reddm Nonnannorum excursus ùn-^ minebant
(3} Odo sdlicet princeps, sub cujus custodià ludo^icus reli^ queratfiiium suum.
(3) Odonem Franci, Burgundiones , Aquitatdensesqùe proceres congregati in unum, Ucet rebtctaniem, tutorem puai régnique elegère gubematoremf quem unadt Gaiterius archiepiseopùs Semh* mon : qui mente benignus, et reipubiicœ hostes arcendo^ strenuè prafuiiy paroubun opUmèfoçity eique semper exUtit fidelis^
(4-) Bjex Odo dictas est; qui, cum Karobis simpiex adhùc puer esset, tanquam tutpr pueri regnum Frandœ gubema»it, et maxime in Aquitaniâ regnaçii,
(5) Supererant duo Jim Rotbérti db6*û..4. Ex lus majùreih natu Oddonem, Ucet rebsctantem prœdicti proceres tutorem pueri gubematoremque regni delegerunt Ferunt utii quia Ludoçicus rex moriens tutorem pueri dereUquiL
(6) Supererant ergo duo filii Roberd comitis Andegat€nsis , qui fuit Sàxonid generis wr, qui à Normannis fuerat ocdsus* Sc" moT ex lus dicebatur Odo, Robertus al ter patrem nomine re/erens. Ex his majorem natu Odonem Franci, Burgun£ones, Aqui" tanensesque proceres congregati in. unuhi, Ucet reiuctantem, tu^ torem Karoli pueri, regnique eUgere gubematorem, quem unxit Gaiterus archiep. Senonatsis, (Dans le neuvième tome de la Collection des hisU des Gaules et de France* )