I. 7« Liv
derne. D*ua côté , Toa y voit plus de vingt villages consumés par les flammes, leurs habitans passés au fil de Tépée ou réduits à chercher dans les bois et les
perfides insinuations de l'homnie qai avait sa confiance, céda bien moins à l'intérêt de la religion qu'à la raison d'Etat, et à la nécessité supposée d'assurer la tranquillité du royaume, en autorisant l'exécution d'un arrêt qui loi pa* raissait n'atteindre que des criminels de lèse-majesté. L'hîs* torien de Thou est entré dans beaucoup de détails sur cet événement ; mais il a commis diverses erreurs, que Nicolaï s'est proposé de rectifier. Celui-ci a profité du plaidoyer de l'aVocat- général Jacques^ Aubery, publié en i64.5 par. Louis Aubery de Maurier, sous le titre à^ Histoire de Veocécution de Cabrières et de Mérindol, et d'autres Ueux de Prooence, parH" euUèrement déduite dans le plaidoyer de Van i55i, etc. Paris, Gramoisy, in-^®.
Aubery avait été chargé par le roi Heuri II de porter la parole pour les victimes du massacre, dans l'action en appel dirigée, six ans après, contre le parlement dd Provence, par le crédit de personnes puissantes qui avaient souffert de l'exécution. Cest dans son ouvrage et dans le plaidoyer de la partie adverse, dont le manuscrit existe à la Bibliothèque du roi, qu'il faut étudier cette longue et vaine procédure* Comme elle n'a de vraiment intéressant que l'événement qui la motiva , après un silence de six années , nous nous bornerons à donner une esquisse de cet affligeant tableau, d'après l'abbé Gamier, dont la relation, quoique plus moderne, est plus exacte que celle de de Thou. Par ce moyen, nous suppléerons au défaut du second MéMoire de Nlcolài, qui paraît n'être point sorti du portefeuille de l'auteur ; nous avouerons, du moins, que nous ne le connaissons pas.
rochers un asile contre le fer et le feu , les femmes et les vieillards massacres , les enfans égorgés aux yeux de leurs mères ^ ou détruits dans leur sein avaiit que de naître , en on mot , toutes les horreurs dont est capable une soldatesque effrénée qu^anime un faux zèle de religion. On y voit, d'un autre côté, les chefs d'une Cour souveraine à la veille de poitér lent* tété sur Fëchafeud, pour avoir, à ce qu^ils prétendent^ seulement exécuté les ordres du prince. Un seul éprouve la rigueur des lois (i), tandis qu'on é|)argne les autres par ménagement pour ceux qui craignaient que les secuiires ne pussent se flatter d'obtenir justice , lors même qu'on violait , à leur égard , les di^its de l'humanité*
Tous les auteurs contemporains ont rapporté cet événement ; ils ont décrit fort au long les préliminaires de cette sanglante exéùution^ ses circonstances et ses principales suites : mais presque tous en parlent avec peu d'exactitude ; et Mk de Thoii lui - tnéme , qui traite cette affaire avée assez de détail, dans lé sixième livre de son Histoire , est tombé dans plusieurs méprises. La plupart de ces auteurs ont été séduits par un zèle mal entendu; les autres, trompés par des bruits populaires ou par des Mémoires infidèles, n'ont pu se former, ni par conséquent nous donner une véritable idée de cette tragédie. Pour la décrire avec cetie sage impartialité qui fait l'historien ,
jté
(i) L'avocat-général Guérin, qui fut pendu pour crime defauxé {EditCh.)
il £mt non seulement être capable de s^élever audessus de Taveugle prévention qui croie tout ce qu*on impute aux hérétiques, mais encore savoir se dé&n* dre de cette compassion naturelle, qui fait quelque* fois pencher injustement la balance en faveur des opprimés. Cette dernière disposition ayant son pria cipe dans la vertu même , est une tentation délicate ^ qui séduit imperceptiblement les âmes les plus vertireuses : elles ont beséiJi , pour n*y pas succomber^ d^une grande supériorité de raison.
La secte desYaudois eut pour auteur Pierre Yaldo, riche bourgeois de Lyon, qui vivait vers le milieu du douzième siècle. Ce fanatique «busant de quelques passages de TÂncien et du Nouveau Testament, dont il avait fait traduire les livres en langue vulgaire , se mit d^abord à prêcher TEvangile dans les places publiques ; et bientôt il eut un assez grand nombre de partisans, séduits par Tattrait de la nouveauté. Il enseignait que TEglise romaine était la pi'ostituée de Babylone ; qu'on ne devait obéir ni au pape ni aux évéques ,' que les ordres sacrés , le purgatoire , la messe , le culte des saints, la consécration des temples et rétablissement des monastères , étaient autant d'institutions contraires à Fesprit du christianisme. A ces articles principaux de sa doctrine, ses disciples ajoutèrent depuis de nouvelles erreurs sur Tabstihence, le mariage, la résurrection des corps et l'état de l'âme après la mort.
Cette hérésie n'est pas différente de celle des Albigeois^ dont la secte , si puissante autrefois dans le
territoire de Toulouse, dans le Rouergue, PAg^ois et le Querci y eut pour auteur un compagnon de Y aldo. Nous renvoyons pour le détail de ces faits, àM. dje Thou, 4]ui suit le progrès que firent ces nouvelles opinions dans les différentes contrées de FEurope ; il rapporte aussi tous les noms sous lesquels on désigna ces seclaices, et donne même Tétymologie de la plupart, comme de ceux d'Arnoldistes , d'Espéronistes, de Jo«séf^istes, de Gazares et de Léonins (i).
Leurs dogmes ne furent pas plutôt répandus, qu'Alexandre III les condamna juridiquement : ce pape ordonna même à Tapclievéque de Lyon de livrer au bras séculier Yaldo^et tous ses disciples. Des ordres si. rigoureux les obligèrent, dès Tan ii65, c'est-à-dire cinq ans environ après la naissance de leur secte , à «e retirer dans iss montagnes du Dauphiné et du Piémont; mais comme ils ne s^y retirèrent qu'à différentes reprises, les auteurs sont extrêmement partagés «ur le temps où les premières familles vaudoises sont passées en Provence. M. de IXicolaï a fait de grandes recherches pour déterminer l'époque «de^ ce passage : il en résulta que les> Yaudois réfugiés en Piémont ont envoyé de très-bonne heure en Provence une de leurs colonies. La principale preuve qu'en rapporte cet académicien, c'est que la langue dont ils se servaient dans leurs prières, est moitié piémonlaise et moitié provençale , de façon néanmoins que la dernière do?
^i) Hist de de Thou, 1. 6, p* 4iio ^^ s^^*
mine dans ce nk&At^ 9 et fait ocîmiiie le fond du langage.
Ce qui peut du moins passer pour incontestable ^ G^est que les Yaudois étaient déjà très-noiplureux dans cette province, dès Tan 1 328. On voit par les lettres que les archevêques d^Aix , d^ Arles et de Narbonne écrivirent aux inquisiteurs nouvellement établis en Provence , que ces hérétiques , malgré les arrêts de mort exécutés contre plusieurs d'entre eux j se multipliaient tellement dans ces divers diocèses, qu'il était impossible de trouver des prisons assez vastes pour les renfermer.
Une partie desYauaois craignant de tomber entre les mains des inquisiteurs y avait cherché , vers Pan 146a, un asile dans les vallées du Piémont, et même jusqu'à Naples; mais en i49^' ^^ ^^ revint en Pro* vence une nouvelle peuplade. Le sieur de Censal leur donna ^es terres à cultiver dans le territoire de Ca* brières et de quelques autres villages dont il était seigneur.
Us s'y tinrent asisex tranquilles jusque vers l'an l53o (i). Enhardis pour lors par la protection de^
(i)£ii i5oi, Loqi9 XII tr^y^rsanl h Daaphiné à la tête d'une armée qu'il conduisait en Italie , fat supplié d'em^ ployer une partie de ses forces à purger la province de cç dangereux levain. Avant que de se porter contre eux à aucune violence, il voulut s'ai^surer s'ils étaient coupables ; et se défiant de tous les rapports qu'on lui avait faits, il députai Guillaume Parvi, 9on confessisur, et Adam Fumée, maîtr^
luthériens, ils dëguisèrent moins leurs sentitnens ; ib allèrent même jusqu^à prendre lés armes contre lesi évéques et le parlement d'Aix, qui Toulurent faire arrêter les plus obstines d'entre eux. Le parlement condamna plusieurs de ces hérétiques à la mort; mais la sévérité dont on usait à leur égard ne faisant q|i*aigrir le mal, François I** rendit, en ï535, une ordonnance par laquelle il accordait aux Vaudois une am-* nislie générale , pourvu que dans six mois de la date de Tarrét , ils abjurassent leurs erreurs. Ce terme (îit prolongé plusieurs fois, et toujours inutilement. Au lieu de profiter de la grâce que le roi leur offrait, ik persistèrent dans leurs sentimens avec une opiniâtreté que ce prince crut enfin devoir punir. Il donna, suv la fin de mai i54o, des lettres-patentes adressées, les * unes au parlement d'Aix, pour lui commander d'agir à la rigueur contre les Yaudois, et les autres au comte de Tendes , gouverneur de Provence , pour lui permettre de seconder les poursuites du parlemmit. Ce seigneur eut ordre de lever les troupes nécessaire» pour la démolition des forteresses et des autres lieuit qui servaient de retraites aux Vaudois, ainsi que de
des requêtes, pour vérifier sur les lieux tous les chefs d'ac^ cusation. Soit que ces dignes ministres d'un roi clément ne cherchassent point trop curieusement à trouver àes coupables , soit que le voisinage de Farmée forçât les Vaudois à dissimuler leurs sentimens, le rapport fut si favorable, que Louis s'écria en jurant : lis sont meiUeurs chrétiens que nous*.
\mu C L.)
prêter main • forte aux eommissaires charge de faire le^rocès à ces hérétiques.
En: conséquence des lettres de François P% le parlement d'Aix se mit en devoir d*agir contre eux:. Barthélemi Ch^asseneuz, magistrat de grande réputation, venait d^étre tiré par le rôi du parlement de Paris pour êixe mis à la tôte. de celui de Provence. Sa compagnie le chargea d^aller, avec cinq conseillers^ faire sur les lieux la procès aux habitans de Mérindol et des autres villages occupés par lesYaudois. Sur leurs informations 9 le i8 novembre i54o, fut rend« k fameux arrêt de Mérindol. Cet arrêt condamnait par contumace dix*neuf personnes à être brûlées vives, comme crimineJks de lèse-majesté divine et humaine; défiait et abandonnait à tous , pour les prendre et re» présenter k justice , leurs femmes , enfans , serviteurs ou famille ; enfin, ordonnait que le village de Mérin-< dol serait rasé et détruit à perpétuité.
Le village de Mérindol étant situé dans les monta>gnes , et passant pour le réceptacle des Vaudois , qui , disait-on, s'y occupaient et s'y fortifiaient de jour en jour, le parlement demanda main-forte au comte de Tendes. Cependant, plusieurs personnes désapprouvaient hautement Tarrêt. Les archevêques d'Arles et d'Aix se rendirent à Avignon pour y conférer avec divers évêques , tant de Provence que du comiat , et même de Languedoc. Les conférences de ces ministres de paix auraient dû sans doute avoir pour objet de prendre des mesures capables d'obtenir l'inexécution ou du moins, la mitigation d'un décret sanguinaire; mais
PîisséiBblëe d* Avignon le canonisa. Il fut dëcidë que les prélats fourniraient aux frais de cette espèce de troisade. L'archevêque d*Aix et le prévôt de sa cathédrale furent chargés de lever les scrupules, et d'assurer le parlement que , si Fafiaire ne plaisait pas au roi 9 on se faisait fort du crédit du cardinal de Tournon (i).
(i) François P', indécis entre le pariement, qui demandait l'exécation de son arrêt, et les Yaudois, qui en sollicitaient la cassation , chargea Guillaume du Bellai , gouverneur de Piémont, et voisin de la Provence, de prendre sur les lieux de nouvelles informations. Il résulta de ses recherches , que si les Vaudois erraient dans plusieurs points de leur croyance, iU étaient irréprochables dans leurs mœurs, laborieux , sobres , charitables , sujets fidèles , n'ayant d'autre, ambition que de mettre en valeur les terres en friche qu'on voulait bien leur vendre ou leur céder ; qu'à force de soins et de travaux, ils faisaient régner l'abondance partout où ils s'établissaient ; que leur industrie enrichissait les propriétaires qui leur cédaient des terres à cens ou à bail emphytéotique ; qu'une terre accensée quatre écus par an, en rapportait jusqu'à trois cent cinquante; qu'ils acquittaient sans aucune espèce de contrainte, les droits du roi et les redevancés seigneuriales, exerçaient l'hospitalité autant que le permettaient leurs facultés, et n'avaient parmi eux aucun inendiant ; qu'on disait à la vérité qu'ils entraient rarement dans les églises, et que si cela leur arrivait, ils priaient Dieu les yeux baissés contre terre, sans regarder ni saints ni saintes ; qu'ils ne prenaient point d'eau bénite, ne connais-» saient ni pèlerinages ni neuvaioes, ne faisaient dire de fnesse ni pour les vivans ni pour les morts. Sur ces infor*
Déjà la petite armée du parlement , composée de quatre à cinq cents hommes au moins ^ s^ëtait mise en marche, lorsqu'un gentilhomme d'Arles , nommé Renaud d* Alêne j ami de Chasseneux , vint trouver ce magistrat , et lui fit des représentations pleines de religion et d'humanité, sur un arrêt notoirement ini-que, soit dans la forme, soit dans le fond.
« Qu'il me soit permis, lui dit-il en substance à la (c fin de son discours, de vous rappeler un fait auquel « vous avez eu part, et que vous-même rapportez dans « votre livre intitulé Catahgus gloriœ mundi. Pen-* <( dant que vous étiez avocat du roi à Autun , une « multitude de rais désola le bailliage de PAuxoîs: « on se pourvut pardevant l'official du diocèse pour « les faire excommunier. L'ofiicial, ouï la plainte du « procureur fiscal, ordonna que les rats seraient cités a à son de trompe dans les carrefours d' Autun. Les « trois jours expirés, le procureur fiscal prit défaut, « demanda que l'on fît droit sur l'excommunication. (( 11 fut délibéré qu'auxdits rats absens serait pourvu (( d^un avocat, attendu qu'il s'agissait de leur ruine to- (( taie. Vous vous chargeâtes de leur cause, et fîtes « voir que la citation était nulle. Les rats furent donc c< cités aux prônes des paroisses où ils faisaient le dom* ce mage. Après les citations, le procureur fiscal ne (( manqua pas de se montrer; mais vous représentâtes
mations, le roi voulut bien leur accorder des lettres de grâce, ou plutôt de surséance. {Voyez Gamier, Continuât de Velly, t. i3, in-4*.) {Edit. C. L.)
cr' que les chats étant en embuscade sur les chemins, ce les dëfaillans avaient une juste raison d\ibsence. <( Ce plaidoyer, dans une matière burlesque, vous fit i< beaucoup d^honueur, parce que vous y montrâtes M adroitement avec quelle retenue Ton doit agir dans « les procédures criminelles. Vous donc qui avez enac seignë les autres , ne voulez-vous pas prendre con^ ce seil de vous-même et de votre livre ? Ah ! monsieur, <* il ne s'agit point ici de rats, mais d'hommes et de <c chrétiens ! )> Ce discours frappa le premier président au point de lui faire rappeler les troupes qui étaient près de Mérindol.
Cependant , François I" s'étant fait informer de toute Faffaire , accorda des lettres^ de grâce aux VaudcMs, à condition que dans trois mois ils abjureraient leurs erreurs. Les lettres furent adressées au parlement d'Aix, auquel les habitans de Mérindol présentèrent requête poin: en obtenir TefiTet. Cette requête, ainsi que les lettres de grâce et d'autres actes également curieux , est cimservée dans la Bibliothèque du roi. M. de Kicolaï les a lues à l'Académie : elles tirent les larmes des yeux^ mais on y voit, au comment cernent, una confession de foi purement calvinienne, soit que lesYaudcûs eussent reçu deValdo, leur auteur, les dogmes que Calvin enseigna depuis, soitplu^ tôt que les ministres de Suisse eussent infecté de leurs erreurs ces esprits avides de nouvelles opinions. Sur cette requête, le parlement ordonna que ceux qui voudraient faire abjuration eussent à se présenter; En conséquence; nouvelle requête de la part d^sVau-
dois , dans laquelle ils supposaient que Fintention du roi était qu*on leur fit voir qu*ils se trompaient, offrant au reste de renoncer aux erreurs dont on pourrait les convaincre par la parole de Dieu. Le parlement répondit qu^ëtant hérétiques notoires, ils n'avaient d'autre parti à prendre que celui d'abjurer. Cependant , on leur permit de donner une exposition de leur croyance : ils en présentèrent une fort détaillée, mais nullement orthodoxe , qu'ils envoyèrent même au roi. Pendant quelque temps , le parlement de Provence fit encore de nouvelles démarches pour engager les habitans de M érindol à remplir la condition d^s lettres de grâce; mais ces infortunés voulaient en obtenir l'effet, sans le mériter par un changement que le préjugé leur faisait regarder comme illégitime. Enfin cette obstination , moins odieuse que déplorable, leur coûta cher.
Parmi eux se trouvaient quelques catholiques, qu'on s'obstina toujours à regarder comme Yaudois. Dieu aurait épargné une ville criminelle , s'il y eût trouvé dix justes : mais plus de dix mille orthodoxes ne purent garantir Mérindol , et furent même enveloppés dans la ruine commune. Malheureusement, on venait de perdre le premier président Chasseneuz, ce magistrat équitable et modéré, capable d'écouter des conseils et d'inspirer à sa compagnie des sentimens d'humanité. Sa mort ne parut pas naturelle ; on crut qu^^elle était l'ouvrage de ceux qui méditaient l'exécution sanglante dont le baron d'Oppède, successeur de Chasseneuz, fut le principal instrument.
Pendant que les Yaudois de Mërindol donnaient de vaines espérances d^abjuration , ceux de Cabrières, sujets du pape, prirent les armes, et levèrent l'étendard de la révolte. Le vice-légat , pour les réduire , assembla des troupes; mais les Yaudois de Provence volèrent au secours de leurs frères ; et cette jonction les fortifia tellement, qu'ils repoussèrent deux fois les troupes du pape jusqu'aux portes d'Avignon et de Cavaillon. Enflés de ce succès, ils prêchèrent ptibli-' quement, renversèrent les autels, pillèrent les églises. Le pape, informé de ces désordres, qu'il ne pouvait arrêter par ses propres forces, implora l'assistance du roi, qui, par des lettres datées du 1 1 décembre i543, enjoignit au comte de Grignan de prêter main -forte au vice-l^at pour exterminer les rebelles.
Tels sont , en abrégé , les faits qui précédèrent et produisirent l'exécution de Cabrières et de Mérindol , faite en i545. M. de Nicolaï s'arrête en cet endroit.