FRANÇAIS
SURUOMGINE DES FLEURS DE LIS (i).
Les auteurs sont de diffërens avis touchant rorigine des fleurs de lis qui composent les armes de nos rois, lesquels peuvent être rangés en trois ordres. Les premiers sont ceux qui ont invente des fables sur ce sujet; les autres, qui ont avance dans leurs ouvrages des choses sur ce sujet , qui semblent être à Tavantage de la France, mais sans aucune bonne preuve ni fondement; et les derniers, plus ëclairës dans Fantiquitë, ont rapporté les choses vraisemblablement selon la vérité de Thistoire.
Ceux qui ont attribué à nos rois d'autres armes que celles qu'ils portent à présent , n'ont guère plus de deux cent cinquante ans d'ancienneté, et néanmoins écrivent des choses qu'ils assurent être arrivées plus de dix siècles avant eux. On lit dans un manuscrit qui finit l'an 1 43o , que le roi Clovis allant com-
(i) Extrait du Traité historique des eûmes de France, par de Sainte- Marthe. Paris, i683, în-12.
baitre ses ennemis j après avoir reçu la foi de Jësùs- Christ, faisait porter sa bannière où étaient figurés trois crapauds d'or, et que, par permission divine, ils furent changés en trois Jleurs de lis dtor en champ (Tazut. Robert Gaguin a écrit cette fable dans son Histoire de France, qu'il a continuée jusqu'au roi François I" (jusqu'en i499 • Gaguin mourut en i56l ), et il dit ne l'avoir trouvée en aucun auteur certain , làais que cette opinion s'était continuée par ti*aâition jusqu'à ^n temps : il l'avait peut-être tirée dé la Chronique de Jean ISaucler , qui la finit l'an i5oi ; ce qui a été copié par Bernard de Girard , seigneur du Haillan, dans les propres termes de Gaguin. Mais comme, cette opinion n'est fondée sur pas un auteur digne de foi , elle se détruit assez d'elle-même sans qu'on prenne la peine de la réfuter; et ceux qui l'ont avancée étant d'ailleurs si peu éclairés des lumières de l'histoire, qu'ils ont ignoré que la réduction dés fleurs de lis au nombre de trois n'est arrivée que sous le règne de Philippe de Yalois ou de son petit - fils , le roi Charles V, comme je le ferai voir ci-après.
Les Flamands , ennemis des Français , ont le plus contribué à divulguer cette opinion, mais bien divei^sement; les ims ayant écrit que les armes de France étaient dâ sable à trois cMpàuds d*or; les autres, au contraire, d'or à trois crapauds de sable j apportant pour preuve une vieille tapisserie qui se voyait à Bruxelles dans le palais du prince , laquelle preuve né peut être reçue par ceux qui sont verséa dans la corintiftsance de l'histoire, puisque cette tapisserie fut
fabriquéedu temps de Pljlilippe-le-Hardi, duc de Bourgogne , depuis . deux cent cinquante ans ou environ. jEt de fait, pas un des auteurs qui ont écrit Thistoire ancienne ne fait mention ni de la fleur de lis , ni de ces animaux immondes qui ont quelque ressemblance aux fleurs de lis, comme on les représentait anciennement, mal figurées par les. sculpteurs, qui ont beaucoup contribué, aussi bien que les peintres, à cette erreur, ayant si mal taillé et représenté les lis, qu^ils leur ont donné une figure approchante à celle de ces animaux, comme Ton peut remarquer lk.Bayonne,.à Bordeaux , dans Téglise de Saim-Sorrin , qui est dans Tun des faubourgs de cette ville , dans Tabbaye de Moissac et à Poissy. Aubert le Mire , Tun des plus doctes, judicieux et exacts (historiens) qu^aient eus les Flamands, dans la Chronique qu*il a jointe à ceUe de Sigebert et d'Anselme de Gemblours, rapporte que cette opinion des crapauds était seulement suivie par le vulgaire et par le menu peuple.
Hunibald, et après luiTrithème, qui vivait il y a cent cinquante ans, a cru que les rois de France ou les Français portaient (Tazur à trois grenouilles de sinoplej qu'ils avaient apportés de Scytie, et qu'ils les quittèrent pour prendre celles des Troyens, lorsqu'ils vinrent habiter les Gaules , qui étaient d'azur^ coupé sur orj au lion dragonne de Vun en V autre j entortillant de sa queue le col (Tun aigle éplojré de sable ^ et qu'ils les portèrent jusqu'au règne du roi Clovis , qui les changea en trois fleurs de lis ; mais puisque cet autetu* est mis par les doctes au nombre
des apocryphes , comme le Berose , il ne mérite pas d'élre réfuté.
Paul Emile, qui a écrit Thistoire de France jusqu'au roi Charles YIII , dit , mais sans preuve , que .]e8 Français portaient trois diadèmes ou couronnes de gueules j en champ d'argent, et que depuis que Qovis eut reçu le baptême , il les changea en trois fleurs de lis d'or. Nicole Gilles , son contemporain j qui vivait sous ]e roi Louis XI (et Louis XII), rap- .porte 9 sans autorité, que les anciens Gaulois portaient Jtassur à trois croissons d'a,rgent.
Il semble que le sieur Chifilet ait voulu, sans au* cou fondement ni apparence, nous persuader dans ses ouvrages que les mouches d'or qui se trouvèrent à Tournai le 27 mai i653 , dans le tombeau du roi Childeric P', avec plusieurs autres antiquités de même métal, aient été le symbole de nos rois. Le livre qu'il a composé sur ce tombeau est rempli de science et d'une profonde érudition ; mais lorsqu'il entreprend de prouver que les abeilles ont été le premier symbole de nos rois, il ne satisfait pas le lecteur par des raisons fortes et convaincantes, et ne répond pas à ce qu'il avait promis, se contentant pour toutes preuves de décrire la nature des mouches à miel, de rapporter tous les passages Aes anciens auteurs, des poètes et des naturalistes sur ce sujet, et de faire une comparaison de ces mouches avec les sujets du roi Childeric, qui l'avaient chassé de son royaume, et de rapporter un passage du poème d'un autem* qui dit que le roi Louis XII fit son entrée triomphante
dans la ville de Gènes , ayant sur lui une robe semée de mouches à miel d*or; avec trois médailles, Vxmt de ce roi , et les deux autres des rois Henri III et Henri lY , représentant des mouches qui sont des emblèmes sur quelques actions de ces rois. U ajoute enr core cinq raisons pour appuyer ce qu^il veut établir^ outre la ûgure des abeilles , qu'*il prétend approcher de celle de nos lis.
La première, que comme ces abeilles à^ot ont été trouvées sans nombre dans le tombeau du roi Childerie j à cet exemple les Capevingiens ont aussi pris les lis d^or san^ nombre.
La: deuxième, que nos lis sont dW aussi bien que ces abeilles.
La troisième, que les fleurs de lis étant estimées par le vulgaire avoir une origine céleste, ainsi 1^ alidens ont cru que les mouches à miel avaient une origine divine.
La quatrième , que les lis d'ôr en champ d'azur de Técu de nos rois étaient comme dans un ciel azuré , de même que les abeilles, qui approchent de la couleur d'or, avaient le ciel pour leur demeure et pour leur champ.
Pour la cinquième raison , il cite seulement les auteurs qui ont loué la douceur et bonté du nûel des abeilles, sans en tirer aucune conséquence ni le comparer à nos lis.
Ei^ sixième et dernier lieu, il dit que les flemide^ lis ont été appelées par quelques auteurs récensifleun royales j à rimiution des anciens, qui ont cru qtie
les abeilles étaient royales et nourrices des rois.
En vëritë, ce sont là de faibles et ridicules raisons pour nous assurer hardiment, comme il fait en la page 171 de son jànastasis^ et vouloir nous faire -ôraire que le roi Cbilderic l" ait pris les mouches pour son symbole et pour ses armes.
Quelques-uns se sont persuadés, depuis peu d'années^ que la fleur de lis n^était autre chose que le bout d'une arme offensive dont les Français avaient aoocmtumé de se servir dans leurs combats , qu'ils apipfàaài^ûX francisque j dont la figure éuit faite à peu pràs comme la fleur de lis. La pièce du milieu droite, pèintue et tranchante des deux côtés, faisait ouverture dans le corps; et les deux autres pièces, renversées en forme de croissant, augmentaient la plaie et la rendaient mortelle , en la tirant du corps des ennemis. La clauette (qui est le pied de la fleur de lis) tenait ces trois pièces unies et serrées.
Agathias décrit cette arme en ces termes : Atcubus^ autjiindisj aliis ve teliSj quœ eminùs jacintuTj non UUintur; sed ancipUihuSj securibusj et angombufSj quitus prœcipuè rem gerune. jingones autem sUnt'hastœ quœdctnij neque ad modum paivœ, neque omninb magnœ; sed et ad iactum feriendum situai res postulat j et ubi cominàs collato pede conflîgendum est impetusque faciendos ^ adcommodtftœ. Hœ plurimd sut parte ferro sunt obductWj ita tu perparum ex ligne j adeoque ^ÙJt quantum in capulum sufficit^ conspiciatur. In superiori autem parte j, ad mucronem spicuUj aduncœ quœdam
cuspides utrimque prœninentj ex ipso spiculo instar hatnorum reflexœj ac seorsim vergerUes. In con- Jlictu igitur Francus miles hune angonem jaeU: quod si corpori inflicùisfueritj ad igitur mox ahiùs, ut par esôj spiculumj neque is qui ictus estfacHè telum evellere potest : obstant quippe euspides îUœ hamatœ a/tiùs carni inhœrentes et acerbissimos €£viiant cruciatuSj adeb utj etiam si kostem nequaquam lethale vulnus accepisse contingatj ex eotamen intereat: Toutes ces diverses pensées touchant les armes de nos rois n'étant appuyées que d'auieûrs qui ont vécu près de mille ans après TétablisseBieiit de la monarchie française , ce qu'ils ont avancé se détruira assez par ce que je rapporterai ci-après.
Le deuxième ordre des auteurs qui ont parlé des armes de nos rois et de leur origine , sont ceux qui ont laissé par écrit qu'elles avaient été apportées du ciel par un ange à un ermite (qui faisait sa demeure ordinaire proche Saint- Germain - en -Laye , où. est à présent l'abbaye de Joyenval, ordre de Prémontrë), pour les porter au roi Clovis, peu après qu'il eut remporté cette mémorable victoire sur les Allemands, et qu'il eut été baptisé. Gaguin, comme j'ai ci-dessus déjà rapporté , a été l'un de ceux qui le premier a laissé par écrit ce miraculeux envoi des fleurs de lis, en son Histoire de France : Non prœteribo huic hco adjungere quod nullo certo authore^ sed persévérante ad hanc meam œtatem famdj vulgatum ac-' cepij fuisse regibus froncis Bufones très nobilitatis quidem insigne : sed Clodovœo christianis sacns
initiato demissum cœlo esse id quod nunc reges gestant lilia aurea, quibus sub est cœli serenicolor, quem azurum Franci dicunt. j4d hanc rem mihi adstipulât DmBartholomœi monasteriunij quem Gaudium vallis appellanûj ubi forts huius miracuU tesds ab incolis ostenditiir.
. Belle-Forest ajoute qu'en ce même lieu, le roi C16yis et la reine Clotilde fondèrent une ëglise et monastère de religieux, et nommèrent le lieu Jojrenvalj ainsi qu'il paraît par les lettres de la fondation de cette maison religieuse. Cependant il est certain que cette abbaye ne fut fondée que vers Tan 1221, par Barthélémy de Roy e , chambrier de France , en Thonnenr de ce saint, dont il portait le nom. M. duTillet, en ses Dignités , remarque que cette tradition de Joyen- ▼al a été avancée après le règne du roi Charles YI.
Le président Fauchet, en son livre des Origines des chevaliers, armoiries et hérauts, parle en ces termes sur cette origine des fleurs de lis : n Et jaçoit (( (dit-il) que les anciens autheurs disent que cet escu (( royal par un ange fut apporté au roy Clovis, premier tt roy françois chrestien , il ne s'en trouve rien en (( l'histoire de Grégoire de Tours : et il ne me souic vient point d'avoir veu marque de fleurs de lys, ipcé- ((cédentes Pépin; mais depuis Louis -le -Gros (du ({ temps duquel il semble que les armoiries conunan-* (c cerent à estre héréditaires), elles furent plus asseu- <( rées aux familles, et commancerent de passer aux « maisons de père en fils. »
Goropius pousse l'ancienneté des fleurs de lis bien
plus avant, disant que les Français portaient, dès k temps de IN oé , les trois fleurs de lis, q^i leur étaient venues du ciel ; que Japhet fut le premier qui les reçut* Il serait bien en peine de citer son auteur; et s'il eût^të Verse dans Thistoire ancienne, il eût remarqué que, dam toute rhistoire, le nom des Français n*a point paru avant Van 255, du temps de TempereurValërien. Franr corum nomen Romanis primàm audiri, et armas metui cœpere Faleriard principatUj cùm pauci es hiSj trajecto Rhenoj quo à GalUs dwidebaniur, m Galliam eruptionem fecenintj et per inferiovem superioremque provinciam Germaniam sunt effuà. Jean Gerson , chancelier de TUniversitë de Paris, dans tm poème fait à la louange du roi Charles YI, dit que les fleurs de lis furent données à la maison de France par saint Denis. Un autre auteur a rapporté que Tempereur Charlemagne reçut les fleurs de Us, de la part de Dieu, par les mains d'un ange. Celui qui a fait l'Histoire de Bertrand du Guesclin , connétable de France, Jean-Louis Vivaldus, en son Trickinphe du lis ; Chassanée , en son Catalc^e de la gloire du monde; René Chopin, en son livre du Domaine; Gilbert de Yarennes, jésuite, en son Roi d'armes du Armoriai ; Silvestre Pelrasanta, du même ordre, en son livre intitulé Thesserœ (sic) Gentîlitiœ; Geliot, en son Indice armoriai , et plusieurs auteurs qui cmt unité du blason , ont suivi cette opinion, que les lis étaient descendus nûraculeusement des cieux pour ccxnposcr Técu de nos monarques; opinion qui véritablement serait avantageuse à la nation française, si elle était
fondée sur quelque ancien auteur digne de foi ; mais il n^y en pas lui seul qui ait parlé de celte mission céleste y qui ait plus de trois cents ans d^anciennetë. : Le troisième rang est de ceux qui , plus éclairés dan^ rhistoire ancienne , estiment que les lis n^ont pris leur origine et leur naissance qu^au commencement de la troisième race de nos rois. Grégoire de Tours, le plus ancien de tous les auteurs qui ont traité rhîstoire de France , et particulièrement celle de la première race, ne remarque point cette mission des fleurs de lis au baptême du roi CloTis , quoiqu^il ait rapporté plusieurs miracles arrivés de son temps , qui ii*étaient pas si considérables que celui-ci. Frédegaire, Aimoin, Eginhardy Thegan, Nitard, Roricon, Flodoard et autres , qui ont écrit l'histoire du temps de la deuxième race, n'en parlent aucunement. Jean Savaron, en son livre De sanctitate régis Clodwœi; Scevole et Louis de Sainte -Marthe, mes père et oncle , en leur Histoire généalogique de la maison de France ; Guillaume Marlot , en son Traité du sacre de nos rois; M. Dupleix, en son Histoire de France, et autres, lorsqu'ils ont parlé du baptême du roi Clovis , paraissent dans le même sentiment. M. du Chesne, célèbre historiographe du Roi, qui s'est acquis par ses ouvrages une gloire inmxortelle, écrivant à un homme célèbre, dit qu'il n'avait jamais vu aucune fleur de lis dans les sceaux des rois de France avant Philippe- Auguste. Alexandre le Tanneur, en son Traité de sacra ampidla Remensij contre M. Chifilet , avec le savant Blondel, assurent pareillement que pas un au-
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cien historien n'a parle de Técu fleurdelisé de nos rois ; et ce dernier, dans le Traite qu'il a fait de am^ pùlla Retnensij à Timitation de M. le Tanneur^ dit expressément que les lis de nos rois n'ont point paru dans leurs sceaux ni sur leurs ëcus avant le roi LouisY II : Lilium regum nostrorum scutis nullum arUe Ludovici VII. œtatem impressum fuisse nobis ex vêteribus sigîllis comperUan est. Et il ajoute, dans un au* tre endroit de ses excellens ouvrages qu'il a composa contre M. Chifflet, l'un des plus savans hommes que l'Espagne ait eus pour soutenir ses droits, son rang, ses intérêts et ses prétentions : Qui enim cœlo de lapsumj ancdionim(sic) instarjfixmcorumregumscutum lUiatumfabulanturj miseraUone quàm confutaUone digniores sunt; ut et ilU qui simul ac in monumerUa à recentioribusj "velinterpolatavelprimàm excitata incideruntj ex vetustioribus imputarunt : post Ludosncum Vil Uliatorum sigUlorum usus nunquam intermissus est.
Et, de fait, si l'on considère attentivement tous les sceaux des roisde l'Europe , pas un ne se trouvera marqué du scel de leurs armes avant les guerres saintes et d'outre-mer : on les y voit presque tous rejwrésentés assis dans leurs trônes, leurs couronaes en tête, leurs sceptres ou leurs épées à la main. J'ai vu quelques-uns de ces sceaux de nos rois de la deuxième race en cette manière , qui furent envoyés à mon père par M.Camùsat, chanoine de l'église de Troyes, trèsdocte et curieux de l'histoire ancienne. Les rois de la troisième race suivirent leur exemple : ils scellaient
leurs patentes et lettres sur du parchemin en placard ^ et non en queue et sans lacs de soie , comme ils ont fait depuis y d*un sceau qui avait un pouce dVpais y d*une cire entre jaune et rouge.
Louis VII , surnomme le Jeune j ëtait un prince doué d'une grande beautë , et peut-être que pom* ce sujet on lui donna le surnom de Florus; ce qui pourrait l'avoir excité de prendre la fleur de lis pour ses armes. L'abbé Suger, ministre d'Etat sous les règnes du roi son père et sous le sien, le nomme prince très-beau. Le moine de l'abbaye de Saint-Ëvroul en Normandie, auteur contemporain, a remarqué, en plusieurs lieux de sa Chronique, que ce roi eut le surnom de Florus : Philippus rex anno regni sut 48. 4* ^^^- ^u^sti mortuus estj et in cœnobio S. Benedictiapud Floriacunij sicut ipse optaverat^ in^ ter chorum et altare sepuUus est. Sequenti autem DominicOj Ludovicus TedbalduSjJilius ejusj Aiirelianis inthronisatus estj sceptroque Gallomm a8 annisinter prospéra et adversa potitus est. Hic Adelaidem, filiam Humherti principis Intentwniium^ duxit uxoremy quœ peperit ei quatuor Jilios ^ Philippum et Ludovicum Florum , Henricum et Hugonem. Et dans un autre endroit , parlant du roi LouisY 1 , il dit : FïlU) suo Ludovico Flora regnum Galliœ commisitj quem ante triennium regem Bhemis constituerai. André du Chesne et MM. de Sainte-Marthe , David Blondel et plusieurs autres historiens , lui ont donné ce même surnom de Louis Flore, suivant cet auteur.