II. IO« LIV. i
D'autres croient qu'ayant été le premier de nos rois qui ait été dams la Terre-Sainte combattare les inâdèles^ il a aussi été le premier qui a pris des anraes; et comme on attribue à ce^ voyages et croisades Porigine des armes qui sont devenues héréditaires depuis ce temps-lh dans les familles , on pourrût croire que ce fut lors que ce prince prit les lis ; et bien que loa re* marque son sceau avec cette fleur dix ans aupacavant ce voyage , il se peut faire que dès ce temps - là , «a quelques années auparavant , il s'était croisé et pré^paré à cette sainte expédition, et qu'il avait pris cette marque sur son écu , comme faisaient tous ceux qui allaient en ces voyages d'outre -mer, mais que les troubleis de son royaume lui firent différer cette entreprise.
La plus ancienne marque que nous ayons de la fleur de lis que ce roi prit le premier pour en composer ses armes, se voit daiis le sceau d'tme charte ^qu'il donna en faveur de ^aint-Manin-desClhamps, à P«<ris , confirmant tons les dons que les rois ses prédécesseurs avaient accordés à cette église; elle est nommée la grande charte de Saint Martin, donnée à Paris Tan ii37, la cinquième année de son règne: son sceau y est attaché 9 où il est A^présenté assis au» son trône , tenant en sa main droite une fleur dis lis un peu diffà*ente de celles des rois qui Vont âuivi, Ja base qu'il tient dans sa main n'ayant qu'une simple tige; elle est pareille à l'extrémité de son sceptre, empreinte sur une figure en forme de losange; sa couronne en est ornée de quatre de la même forme,
c'est-à-dire plus approchante de la fleur des jardins que de la figure dont on les forme aujom*d'hui. Il y a autour de ce sceau : Ludwicus Dei gratid Francorum rex. Au contre -scel, il est représenté à cheval y armé de toutes pièces j Fépée à la main et son écu à l'autre^ sur lequel il ne parsat point de figure. Au haut de son casque ^ il y a une fleur de lis pareille à celle qu'il tient en sa main , et pour légende : Et dux Aquitanorum. Ce même roi, lorsqu'il fit sacrer son fils PhilippeS) depuis roi de France, surnommé Auguste j Fan 1 1 79 9 ordonna que les bottines qu'il devait mettre lors de son sacre, et la tunicpie ou dalmatique, seraient de couleur d'azur, semée partout de fleurs de lis d'or (1).
(1) Voyet principalement, sur la diversité des opinions relatives aux fleuri de Us, symbole de la France, les livres VI, vu, VIII, i|L c(t Y do savant et curieax ouvrage de aotrc honorable ami M. Rey, qui a pour titre : Histoire du drapeau, des couleurs et des insignes de la monarchie française
— Paris, Techener, 1887, 3 vol. in-S*», fig.
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