‹ Collection des meilleurs dissertations: notices et traités particuliers (volume 2)Chapitre 28 sur 35 · II. lo* Liv, a · texte numérisé non relu

II. lo* Liv, a

Ambroise de Salazar (i) dit:

Es de saberque ay dos metales y quatro colores: oro, plata, Colorado, azur, negro, verde; porque la purpura es tan bien Colorado.

(3) Los colores de las armas no son mas de quatro : roxoj azulj verde j jr neg^.Al roxo Colorado llaman los armistes goles, jr tiene el primer lugar: al azul llaman blao , y tiene el segimdo lugar; al verde llaman sinople b sinopla, y esta en tercero lugar; al negro llaman sable , y tiene el uUîmo lugar, Los metales no son mas que doSj oro y plata, que corresponden à amarillo / blanco, / tienen sus significaciones que diximos en otro discurso. Y mngun otro color ni métal se puede poner en las ormas y si bien muchos en Espaha no han guardado estas reglas j aun despues que venieron de Francia.

(3) Colores in Theodosianis clypeis decem enu-

merat Pancirolus sed enatd tandem heraldo-

rum schold tantàmmodo recipiuntur aureus , argenleusj ruber, caeruleus, et viridis, recentior œtas purpureum addidit.

Après quoi il ajoute, du pourpre ou de la couleur:

Antixfuis tamen heraldis excludi videtur^ Jbrtè

(i) Orîgen de Espana*

(2) Barnabe Moreno de Vargas, en ses Discours de ia «oblesscy dise. 28.

(3) Henri Spelman, auteur anglais, qui mourut sur la fin du siècle passé.

quod color submedius à cœrideo crassiori vel mate temperato paràm discreparet ( i ).

(2) Purpurei ex coccineo et cœruleo temperati coloris raiior in scuûs ad hanc usque diem usus

Garibay, Favin et plusieurs autres sont dans le même sentiment.

Les autres raisons qui portent le P. Menestrier à exclure le pourpre du blason régulier, sont que les auteurs qui le reçoivent ne s^accordent point entre eux sur la nature de cette couleur; qu'elle n'est en usage dans les armoiries que pour rendre la coulemnaturelle de certains fruits , comme le raisin; quon ne la trouve dans les armes d'aucun souverain; qu'on ne sait pas même positivement si le pourpre doit être réputé métal ou couleur, ou amphibie ; et enfin qu'on n'allègue, sur l'emploi de cette couleur dans le blason , aucun exemple qui ne soit ou faux, ou supposé ou mal entendu ; ce que l'auteur s'attache à prouver par de savantes explications, qui seraient ici surabondâmes (4)-

(i)i/i Aspilog.

(2) Blonde].

(3) Prœfat Apologet ad^ersùs Chl/jftetium, p, 358.

(4) Les détails historiques dans lesquels Jo P. Menestrier est entré sur Porigine des diverses pièces du blason et du langage héraldique, ne sont ni moins curieux ni moins savans que ceux qu'on vient de lire; mais le blason étant wie

science toute particulière et dont l'étude ne se lie qu'indirectement à celle de notre histoire, nous nous bornerons à renvoyer le lecleur aux traités spéciaux du docte jésuite, sur cette matière.

On peut consulter aussi les écrits de Yulson de la Colombière, de Géliot, édition de Pailiot; de I^ Laboureur, de Sainte-Marthe et d^Aodré de La Roque, écrits trop connus pour qu'il soit utile de les spécifier ici.

(JSa^. CL-)

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