‹ Collection des ouvrages anciens concernant Madagascar (volume 2)Chapitre 15 sur 61 · I.a province d'Anosy est la province de Fort-Dauphin · texte numérisé non relu

I.a province d'Anosy est la province de Fort-Dauphin

2. (domine nous l'avons déjà dit plus haut, ce Samuel, qui était fils d'Andrianiananarivo, était, en 170rt, le principal chef de la province de Fort-Dauphin (voir les Archives hollandaises, in t. III, Coll. Ouvr. anc. Madnff., p. 38iJ).

de moi; de mon côté, je tâchai de dissimuler la joie folle que je ressentais, et je lui dis que j*eusse bien voulu rester daiis le pays, y étant depuis si longtemps, puis je m*agenouillai devant elle et lui léchai les pieds en la remerciant de toutes ses bontés à mon égard. Je partis avec le messager, heureux à la pensée que j*allais revoir quelques-uns de mes compatriotes et retourner dans mon pays. Mais la fortune cruelle en décida autrement!

Il y avait à peu près une vingtaine de milles pour aller au camp Anterndroea [Antandroy]; j'y arrivai un peu après minuit. Mon maître me fit jurer que je ne révélerais jamais la cachette des femmes et du bétail, ce que je jurai bien volontiers, puis il me confia à la garde d'un de ses gens.

Le lendemain matin, le roi Samuel, dès qu'il eut appris mon arrivée, fit proposer que chaque armée envoyât un détachement de cent hommes, qui s^avancerait jusqu'à moitié de la distance séparant les deux camps, Tun m'escortant, l'autre apportant les deux fusils de boucanier. Cette proposition fut acceptée et, mon mattre et moi, nous nous avançâmes avec la troupe Anterndroea [Antandroy]; de son côté, le roi Samuel fit avancer ses gens avec lesquels vinrent le capitaine Drummond et les autres blancs. Quand nous fûmes assez rapprochés, le capitaine Drummond, heureux de me revoir, m*appela par mon nom et me demanda comment je me portais; mon maître, qui se tenait à mon côté, me mit la main sur la bouche, jurant que, si je tentais de parler, il me tuerait. Je n'osai donc pas répondre. Le capitaine Drummond, voyant que je ne disais rien, s'imagina probablement que je ne l'entendais pas, et il se rapprocha de nous avec les autres blancs. Mon maître, les voyant s'avancer, crut qu'ils venaient me prendre de force, sans donner en échange les deux fusils; il ordonna donc à ses hommes de tirer, de sorte que cette conférence, qui devait être toute paci-

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