On n'a encore trouvé à Madagascar aucun serpent venimeux
dans l'île de Madagascar, mot utiles pour les relations commerciales [copiés dans Y Appendice du Voyage des Hollandais, 1595, voir t. I de la Collection des ouvrages anciens concernant Madagascar, pp. 237-239] :
Agomba [Aomby], bœuf.
Ranonna [Ronono], lait.
Saranna [Soa rano], eau.
Ossa [Osy], chèvre.
Agondre [Aondry], bélier.
Wollen [Vola], étain [argent], Hamman (Omana], manger.
Fian [Fia], poisson.
Oora [Oro], nez.
Rano [Rano], eau de mer [eau].
Tontorabara [Tontom-bary], riz
[piiéj.
Tentelle [Tantely], miel.
Catsiary [Antsiarara], coutelas.
Wollouba ou Loa [Vola lo?], plomb.
Leffo [Lefona], sagaye.
Wollo [Volo], cheveux.
w'j [Vy], couteau [fer].
Lambo [Lambo], sanglier.
Laccan [Lakana], laine [pirogue].
Çaho [Jao], garçon.
Recona [Roké], fille.
Amboa [Amboa], chien.
Fonse[Fontsy],fruits[bananes].
Cocho [Akoho], poule.
Cimiesse [Tsy misy], il n'y a pas.
Saccaviere [Sakaviro] , gingembre.
Lacken [lakana], pirogue.
(Ruberto Dudleo, Arcano del Mare, 1" édit., t. II, 1646, et 2e édit., t. II, 1661, pp. 17-18; carte de Madagascar, n" 12, 13 et 14).
CESSION DE L'ILE MAURICE PAR LES HOLLANDAIS AUX PORTUGAIS, en 1647.
En 1647, les Hollandais cèdent l'île Maurice aux Portugais, qui toutefois ne s'y établissent pas (Adrien d'Épinay, Renseignements pour sewir à V Histoire de Vile de France 9 Maurice, 1890, p. 35).
Collection des Ottvrages anciens concernant Madagascar, t. III, p. 208*"
Arc* no del Mar.
Phoiotypie BcrthMd, Parti
Carte de Madagascar par Dudley (1646).
TROISIÈME VOYAGE A MADAGASCAR DU GOUVERNEUR DE MAURICE VAN DER MEERSCH, en 1647.
Van der Meersch avait demandé à être relevé de ses fonctions de gouverneur de Maurice; toutefois, avant de quitter cette île, il avait Tordre daller à Madagascar pour y procéder à une nouvelle enquête sur la situation des Français et d'y aller faire du bœuf salé, car le gouverneur général des Indes croyait que cette opération serait rémunératrice.
Le Zeemeuw fut donc mis en état de prendre la mer et, le 25 juin 1647, il fit voile pour la baie d'Antongil, où il arriva le 30. File bucon [Filohany Bikana?] l et ses gens étaient en bonne santé, mais un cyclone avait anéanti leurs récoltes et renversé l'habitation des Hollandais, dont il ne restait presque plus de traces. Van der Meersch y acheta trois lasts [six tonnes] de riz ainsi que diverses autres provisions, et il en partit le 6 août à destination de la baie de Sainte-Luce [Manafiafy], où il atterrit quinxe jours plus tard.
Comme la fois précédente, il envoya à Tolongaer [Taolankarana ou Fort-Dauphin] quelques gens de son bord qui revinrent avec une douzaine de Français; le second de la colonie qui était au nombre de ces Français lui exposa que depuis son précédent voyage la misère n'avait fait qu'augmenter, que les trente-huit mutins étaient venus avec trois cents noirs [Malgaches] faire le siège du fort, mais qu'au moment où on allait se battre, le commandant leur ayant opposé cinquante-quatre blancs et quatre cents noirs, ils avaient déposé les armes, faisant observer que certainement après la bataille les noirs écraseraient ceux qui seraient les vainqueurs2. Il ajouta que leur