Voir plus loin, p
avait plus ; il compléta de cette manière une cargaison le 2 décembre 1645. 11 se flatta auprès du gouverneur général d'avoir découvert les lieux où il faisait faire les coupes; il y a lieu de reconnaître que, pendant ses trois années de gouvernement, il a expédié une grande quantité de billes d'ébène, quoiqu'on puisse lui reprocher de n'avoir pas ménagé les jeunes arbres. En 1646, il fit exploiter les ébéniers aux environs de la baie aux Tortues [à l'embouchure de la Rivière des Pamplemousses], et, à partir de l'automne de 1647, sur la côte Nord- Est de l'île, auprès du Récif brisé. Les XVII Seigneurs, ayant observé que l'ébène arrivait souvent en Europe tout fendillé, proposèrent qu'on fendît les billes en long ou qu'on les sciât en planches avant de les envoyer, mais Van der Meersch fut d'avis qu'il valait mieux conserver quelque temps le bois dans des magasins à l'abri du vent et du soleil. Sous son gouvernement, on s'occupa peu d'agriculture et on faisait venir le riz de Batavia, afin que tout le monde s'occupât de l'exploitation de l'ébène.
Le gouverneur général des Indes hollandaises envoyait de temps en temps à Maurice des condamnés que Van der Meersch devait surveiller. Le navire anglais le Greijhound, qui séjourna sur rade de Maurice du 10 octobre 1646 au 10 avril 1647, en emmena deux malgré ses protestations; il y eut aussi un habitant de Solo [grande ville de Java] qui réussit à s'échapper et dont la fuite lui fut véhémentement reprochée.
Parti le 13 septembre 1645 pour Madagascar, Van der Meersch revint à Maurice dans le courant de décembre'. Pendant son absence il avait été remplacé par le sous-chef de traite Thomas Hendriksz. Dès son retour, il continua à faire couper du