‹ Collection des ouvrages anciens concernant Madagascar (volume 5)Chapitre 46 sur 108 · LONGITL'UE EST DU CAP LIZARD · texte numérisé non relu

LONGITL'UE EST DU CAP LIZARD

Longiluilp Ouest (le .Nosv Bé.

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VARIATION

OBSERVATIONS

Passent en vue (le Manongara (baiedeBombé-

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En route de Xosy Bé pour Anjouan.

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(Jornal kept by mee Charles Wilde purser in Sliipp « Bonitto ;> being bound by God's Assistance from England to tbe island Assada on Ihe West Side of S*^ Laurence in Latfi : nerest 13'^ : 00' : N'^ and from thence to Fort S' George at Madraspatam on Uie coast of Choromandell, Michaell Yate Comander, 2'^ .lune 1650-28 July 1652. Londres, Département des Manuscrits du British Muséum, Fonds Sloane, ms. n° 3231, 55 feuillets, avec cartes et croquis. Copie dans la Bibliothèque Grandidicr).

SECOND ÉTABLISSEMENT DES HOLLANDAIS DANS L'ILE MAURICE en 104'Ji.

Nous avons vu que les Hollandais avaient abandonné l'île Maurice en 1G44. Une lettre officielle en date du 26 avril 1650, signée des dix-sept directeurs ou Seigneurs de la Compagnie Néerlandaise des Indes orientales, a informé le gouverneur de Batavia qu'ils en ont fait de nouveau prendre possession dans

1. En se reportant plus haut, pp. 30-41, 188-194 et 211-220, on verra que ce récit de Valentin n'est pas exact.

le but d'empêcher d'autres Européens d'y venir exploiter le bois d'ébène, afin d'en maintenir le prix, et qu'ils ont ordonné de ne pas abattre annuellement plus de quatre cents de ces arbres. C'est en 1649 que le deuxième gouverneur de Maurice, Adrian Van der Stel, s'y installa avec Frédéric van der Maartzen* comme lieutenant-. Il fut remplacé en 1630 par Maximilien de Jongh. Peu après [en 1654] ^ l'île fut de nouveau abandonnée (Fr. Valentyn, Beschrymng van Malabar en onsen handel aldaar, etc. [Histoire des comptoirs hollandais au Malabar et de notre commerce au Japon, ainsi ([ue X Histoire du Cap de Bonne-Espérance et de rUe Maurice], t. V, 2® partie, 1726, p. 154; The Colonial Office List, et Adrien d'Epinay, Renseignements pour servir à f histoire de Vile de France, 1890, p. 17).

1. Flacourt et divers auteurs (Pridham, Arch. Col. Maurice, 1888, p. 497, etc.) ont désigné à tort Van der Maartzen comme le gouverneur de l'île Maurice, tandis qu'il n'en était que le lieutenant-gouverneur. On a souvent estropié son nom, qu'on a écrit Vandermester.

2. (( Pendant ce temps, arriva à l'anse Dauphine [Fort-Dauphin' uii petit navire de cent tonneaux venant de l'île Maurice dans lequel était le [second] gouverneur de ladite île pour la compagnie hollandaise des Indes, un nommé Vandremester [Van der Maartzen]. Le sieur Vandremester [Van der Maartzen] visita à terre le sieur Pronis, auquel il demanda des esclaves à acheter, lequel d'abord en fit refus ; mais importuné par ledit sieur Vandremester [Van der Maartzen] et incité par le Capitaine Le Bourg, il lui en livra cinquante et Le Bourg vingt-trois, qu'il prit de la sorte : c'étaient tous nègres qui servaient à l'habitation et d'autres qui y apportaient innocemment de petites denrées à vendre. Après que les nègres et négresses furent revenus du travail, Pronis leur fit dire de venir quérir de la viande à la boucherie, et il en lit ainsi enfermer une quarantaine qu'il fit attacher deux à deux et envoyer au navire hollandais et il fit épier les chemins pour surprendre des hommes et des femmes jusqu'à ce que le Hollandais en eût assez. De ce jour, les nègres du pays eurent en haine les Français... La plupart de ces nègres et négresses sont morts avant d'arriver à Maurice; les autres se sont enfuis dans la montagne et y vivent en sauvages » (Flacourt, Histoire de Madagascar, 1638, p. 209-210).

3. Les navires hollandais qui venaient auparavant faire de l'eau et se ravitailler à .Maurice ont cessé de s'y arrêter depuis 1652, année où J.-A. Van Riebeeck a fondé un établissement au Cap de Bonne-Espérance, qui, étant mieux placé, est devenu le lieu habituel de leurs relâches.

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