Tome III, 5«. PaHU
Quand ili portent M. Maduelî c'est dire : Npusbo* norpns le courage qui dans toutes les oirconaiaoceâ réclame ht digrâtëeiTitid^^pendance nationale*
Quand ils daignent me potier enfin ^ c'est dire : NoiJh coTisacrdnA la liberté individuelle « la liberté de k {>rf «^«0 et la sûreté des garanties judiciaires*
J'ignore quel "fera le rés* Itat de celte lotte ; mais le spcoiacif que ia France présente à r£urope n'en ett pab moins imposMUtet admirable.
D'une part , tous les moyens sont mis en usage; tonic» les forces sont déployées , toutes les calom* nie» répandues. De l'autre ^ des électeurs paisibles^ Miencieux 9 obéissant à la loi ^ protestent^par leurs suffrages réitérés , en faveur des principes de liberté que n'ont pu étouffer ni la terreur ni le despotisme*
Ce ne sont pas «des factieux que des hommea qui se rassemblent ainsi pour exercer leurs droits selon leur conscience , et qui n'opposent que la régularité et le caUue h tous les efforts qu'on fait pour les égarer;
Ce ne sont pas des factieux , que des citoyens estimables , dont un grand nombre ^ après avoir glo* rieusement défendu le sol de la France* servent VEi9i par leurs travaux et l'enrichissent par leur industrie ;
Ce ne sont pas non plus des factieux « que les ci* toyensqueces hommes choisissent , et dont plusieurs, vlvnnt dans la retraite 9 ne leur sont connus que par leurs principes*
Singuliers factieux « que des individus qui n'ont d'à lire tort que d'exercer avec calme , mais librement, les droits qu'on leur a dit d'exercer ! Singuliers factieux I que ces capitalistes et ces commer(;aDS | dont
lottie la fortoneVepose wr le manitUû de I^ordcé palilid i et ces éei^ivi^ius qui on| toujours déelaré qu'il fallait pro^iâr de ce qui e&ist^it ) et qu'il valait mieux amé'*. liûi*er que dfkruire !
Les faoiienx sont peux qui s'agiieot, qui meuaeeiiti qui injurient, qui frappent leurs ennemis sausdéfeosâ et qui leur imposent sileuce pour les déchirer*
S'il ne s^agissait que de moi, tous mes désirs seraient remplis. J'ai trav^iillé vingt ans de ma vie pouif prradre rang parmi les amis de la liberté* Je n'ai compté pour rien le repos , la fortune , et l'opinion même , quand j'ai cru de nlôn devoir de me séparei* d^elle momentanément» Certes , lorsqu'après m'étre opposé au 20 mars avec quelque courage peut^tre^ je me suis rapproche du Oouvernement nouveau ^ pour contribuera rendre à la natiçndesorganes^ et à mettra un terme à la dictature qui était imminente , j'ai su que je bravais des jugemens sévères ; je m'y suis rési-* gné , me confiaut au temps , qui ramène toujours la justice. Mon espérance ne m'a point déçu. La moitié des électeurs de Paris m'a donné son suffrage, saus me connaître personnellement. Cette moitié d'une population si éclairée et si honorable m'a déclaré par-la qu'elle appréciait mes intentions, et que. ma conduite; lui était expliquée. L'avenir est indépendant de moi j mais, quoi qu'il arrive, je n'aurai point à me plaindre* Je serai reconnaissant pour le sort. J'ai reçu en deux jours la récompense de vingt années. Mais il s'agit aussi de la France. Les principes des candidats , da nombre desquels je m'honore d'être , sont des prin-^ cipes d'ordre et de paix, en même temps que de liberté*
Ce sont des principes qui non-seulement ne pro-^ duisent pas de révolulions , . mais empêchent que les fautes de rautorilé n'en produisent» Les véritables révolutionnaires sont ceux qui , en violant ces principes , mettent égalenient en péril, et les Gouvememens , et Igs Peuples.
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LETTRES
A M. ODILLON-BARROT
▲TOCÀf EN LÀ COUR DE CASSATIOIT ,
8UR L'AFFAIEE