Tome IV ^ 7™ . Partie
crit .par la justice y interdit par les serments , ce qui ne sauçait exister deux mois chez aucun peupla' civilisé, sans que le gouyernemeiit et les cfttoyexis ne s'épouvantassent de la paralysie ^dont l'espèce humaine se verraîi atteinte , de la mort inteUecUielle dont un. tel système frapperait nos plus nobles et nos plus nécessaires facultés. Et cependant c'est vers cet état que je ne sais quelle fatalUté nous entrame. Chacun en gémit ) et chacun y contribue , en faisant pour sa part ce qu'il nomme son métier. L'amour des phrases séduit l'un ; les subtilités éblouissent les autres : d'autres encore cèdent à l'humeur, à la rancune, à Timpatience de se voir désapprouvés. Chacun s'encusant tout bas , accusant son voisin et imitant son exemple , suit une route qu'il voudrait ne pas suivre^ et marche vers uu but réprouvé par sa propre raison.
J'^i eu besoin de dire ces ventés : je m^en suis cru le droit. Je n'ai attaqué personne de manière à encourir l'accusation d'injure on de calomnie ; je n'ai xien dit qui tendfit directement ou indirectement à af£ublir le respect dû à la personne du roi ou des. print^es, ou à son autorité j rien qui alarmât les citoyens sur le maintien du pouvoir légitime , rien qui fit croire , ou donnât à croire que tels ou tels délits prévus par la loi seraient commis. le ne me suis permis aucune critique de la loi du 9 novembre elle-même. Si j'avais dit , comme M. de Mar--
cbangy, à, cette occasion, qû il peut arriver que la loi ne se trouve pus en harmonie ayec le beau idéal de la sagesse et de la raison , ou si j avais, cotnme le même orateur, regretté de ne pas y rencontrer teUe ou felle modification loyale^ je pourrais être en péril, comme insinuant que la loi est contraire à la sagesse , ou qu elle n'est pas loyale. Mais j'ai parlé uniquement du mode d'application.
Quant à IVf. de Marchangy , je n'ai inculpé ni son caractère nisesintenûons. J*ai indiqué ce qui tne semblait des défauts de logique et Ae^ excès de subtilité. Les citoyens pourront ^ a-t-il dît luimême, toujours sans ctxiinte et quelçuefois avec honneur, signaler un abus de pouvoir , ets^eacpliquer franchement sur défausses mesures et des actes purement ministériels. J'ai donc pu discuter les théories d'un airocat du roi, qui, tout respectable qu*il est par sa dignité , est exposé à Terreur autant qu'un ministre. Du reste, ma dissidence à été réfléchie et mesurée. Je n'ai point fait de prophéties alarmantes. Je n'ai jxÂnt placé sur le seud de la monarchie la dés^ fuiction et le néant. J'ai tâché de m'abstenir de toute critique hautaine , et je suis sûr de ne pas m être rendu coupable d'une critique insurgé'.