‹ Collection des ouvrages sur le gouvernement représentatif et la constitution actuelle de la France ou Cours de Politique constitutionelle (volume 3)Chapitre 32 sur 42 · Tome IF, 8"'. Partie · texte numérisé non relu

Tome IF, 8"'. Partie

9 se trouvent menacés : mais le gouTernemenf j» a fait son devoir.

3 Cest à nous de faire le nôtre. Il n*a pa& 3 attendu que la proposition lui fût adressée 9 pour exprimer sa désapprobation. Pourquoi 3 serions-nous moins empressés que lui ? som* 3 mes-nous moins que lui chargés de veiller au 3 maintien de la paix publique ? Et notre décla- 3 ration sera*-t-elle moins utile que la sienne 3 pour calmer de justes craintes?»

Sans révoquer en doute la confiance que doit Inspirer la déclaration du gouvernement, M. Laffitte a {ait voir que la France pourrait ne pas contempler sans effroi l'opposition du gouvernement avec les deux autres corps qui constituent le pouvoir souverain ; taudis que toute alarme cesserait dès l'instant où le maintien de la loi serait garanti à la fois par la décbration du gouvernement et par celle de la Chambre d^ Députés.

Parcourant' ensuite les prétendues améliorations que Tauteur de la proposition primitive avait indiquées, il a moatré qu'une portion an projet tendait à isoler les électeurs , afiu de le» mettre hors d*état de résister par leur masse et par les lumières que leur réunion seule garantit , aux intrigues des factieux comme aux influence> du pouvoir; qu'une autre portion du même projet réintroduisait Tidée de* députés sii]>* pléantS| idée qui a contre elle le raisonnement et

lexpërience , et qui crée à coté de la chambre une sorte de pouvoir rival.

« Éclairée par ses malheurs, a-t-il dit enfin , V par ses triomphes et par ses revers, la France j> sent plus que jamais le besoin de voir corn- » pléter ces institutions généreuses , qui foni 9 qu'un peuple heureux de son existence, et fier » de son gouvernement, est invincible dans » ses foyers , parce qu'il ne sépare point sa cause * de celle du trône , et qu'il est prêt à s'immoler 9 s'il le faut pour les défendre tous deux ; de ces » institutions qui placent une nation à l'abri » des erreurs de ceux qui la gouvernent, sans j» la priver de la salutaire influence de leurs p vertus; »

c Ces institutions, la Charte les a garanties , 9» et cependant la plupart se font encore atten- 9 dre. C'est à les obtenir que se bornent les » vœux de la France , bien sûre que son repos 9 n'est troublé que parce qu'elles lui manquent ; » parce que son système constitutionnel ne 9 repose point encore sur les lois qui devraient 9 être ses conséquences et ses garanties ; parce 9 qu'elle reste placée sous l'empire d'une légis- » lation informe , contradictoire et oppressive , i> mélange bizarre de décrets républicains et » de décrets despotiques , de constitutions an- » ciennes et de constitutions nouvelles, de 9 sénatus-consultes et d'ordonnances , de lois 9 constitutionnelles et de lois d'exception. Cet

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