Tome ir, f^ . Partie
passé dans le midi de là France, eoflune si son bat araitété d>icîter tontes les passions des sectatenrs des deux religions : il avait dit qu'il n'accosait pas le gouTemement de Sa Majesté britannique de nourrir des santîments d*iololérance qni seraient indignes dliammes vivant sous un goniremement libre; niais fui, lord Casdereagb » espérait que ; sans perdre de Tne les sentiments de la uHéianee, ils ne s'oublieraient pas jusqu'au point d*imaginer qu'ils pondaient prendre sur eux les deToirs de ministres d'états étrungers 9 et exécuter des fonctions qui leur étaient parfaitement étrangêret. L'honorable et savant gentiUioaame, dans la première partie de son discoun , arvait prétendu que le» fausses repnésenuiions du gouvernement de 9a Majesté on de ses employés avaient arrêté l'esprit public dans son ceiivre de biesveillance ; sans doute les ministres de 8a Majesté n'avaient pas été disposés à encourager les procédés de certaines oorporations dans ce royaume, parce qu'iU étaient convaincus que ces corporations i quoique bt«n intentionnées, se précipitaient dans une politique qui derait laire plus de mal que de bien à la cause qn'dles enbrassaient. Il avait été impossible de les déeonrager suf&snnment pour airéler tous les efforts de la bienveillance individuelle; mais' les mmktres auraient oublié leurs devoirs . s'ils les avaient encouragés. B ne niait pas qu'il y ait eu do époques oà l'Anglelerre était intervenue dans les 9ʧÊÏtv< intérieures d'autres états , et oà elle avait eu grandenien : taîsoB d*intervenir; mais c'était me question de pmdenct* , et totet bomme qui examinerait ce qn*avaient opéré de n«s jours f en ftvenr de Isi modération rdigieuse, les sentimeTi : ^ de tolérance et de bienveillance générale , se convalncr;4 . : que leur progrès serait plutôt arrêté que Aivorisé par unittterventton toile que celle que l'on proposait à présent. — Si llnmorable et savant gentilhomme supposait que les c.« tboliqnes n'avaient pas souffert k leur tour de la paît <1« « protcstnntSy U s* était grièvement trompé : ici le noble lor
lut un long passage d*one lettre qui rendait compte de la sLtuation respective des protestants et des catholiques durant la révolotioii. Ott y Représentait les protestants comme supérieurs an ridieises et en eonnaissances , quoique inférieurs en mnabrei et comme Éjant réussi alors, et sous Bonaparte, à te procurer une majorité dans les emplois publics ; on y disait que le retour des Bourbons avait suggéré aux catholiques fespoir de s&pplanter leurs rivaux plus heureux; que dorant les dit mois antérieurs au débarquement de Bonaparte , «tienne explosion n'avait en lieu ; que cependant une grande jalousie subsistait entre les deux partis ; que lorsi|De les partisans du duc d'Angonlème étaient revennsde m maUieiirèt»e expédition, deux cents (*) (l'entre eux étaîent tombés victimes dé la fiiveur des protestants , on dn moins , s'ils n'avaient pas été massacrés par lesifrotestants, avaient été taés dans nne partie protestante du pays ; qa*nl corps de dix mille fédérés , pendant la pitssance de rmnr|KBte«r, «mil commis de grands excès sur les royalistes; qo'iptèsia capitulation de Nîmes, dutant une réaction, les excès des protestante et des fédérés leur avaient attiré de sévères représailles ; que les conpables étaient des persouMft de ht dasse inférieure ^ que les protestants riches aTiicat stmffert dans leurs propriétés, et que ceux qui n^a-' vaieatpai de propriétés avaient payé de leur vie ; ces excès tontdbis avalent été grandonent exagérés. L'auteur de la lettre ajoutait qu'il avait voyagé à loisir à travers les cantons ^o praie avz pins grands troubles, et passé quinae jours à >' oses , et q[D*0 pouvait affirmer avec certitude que le nom-f'r^ de vieg perdues dam le département était au-dessus de rriHe, et m Nùnes au-dessous de trois çentsl — L*on ne pou*-
f *) On Mit qne cette aMertion , contenue dans des libelles publias ^ Nîmes, a été prouvée fausse. Les deux cents victimes se rédui- •- nt à deux , ce qui est toujours beiucoup trop ; mais ce qui n'est r ^ <i€ua cmta.
ToIt pis espérer que dans des districts où T^tprit de psrtf était Tiolent, le roi pût trouver des instmmenti tont-à*liit exempts de cet esprit. L'écriTain tirait ensuite des conda* siens générales de ces observations particulières , des informations qu'il avait recueillies , et lord Castlereagh en donna lecture : i^ les derniers troubles dans le département du Gard étaient d*une nature politique aussi bien que religieuse ; a°. ils se bornaient à ce département et à sa frontière im* médiate qui faisait partie des CéTennes ; V* il n*y avait aucune apparence que ces désordres s'étendissent plus loin ; (^ les derniers malheureux événements avaient été fort eia* gérés , et quelques-uns des actes les plus atroces qui avaient été racontés étaient faux. Lord Castlereagh remarqua que , s*il ne pouvait citer auctm exemple du châtiment des coupaUp , il supposait que llionorable et savant gentilhomme ne désirait pas que les coupables t d*un seul côté, Insaent punis y et qu*il conviendrait qu*il aurait été très-difficfl« d*étendre les opérations de la loi aux criminel^ des deux partis. —-Je nie, dit lord Castlcrea^ en finissant, que nous soyons avec la France dans aucun rapport qui autorise notre intervention dans ses affaires intérieures; nous exerçons un degré de suprématie militaire dans ce pays pour achever notre triomphe sur Tordre révolutionnaire des choses; maîa je proteste contre toute tentative de nous mêler de son ad-> ministration. Je déplore que le savant et honorable auteur de la motion ait £iit revivre la mémoire d'un mal qui n'existe plus, et je ne donnerai ni mon appui -ni ma aanc-» lion à cet esprit d'investigation et de controverse.
(lo) Lettre du duc de JVeUington à HJM. Jf^ilkcs et Pellaty secrétaires de la société protestante pour la protection de la liberté religieuse.
MissiBuas^ J'aieuThonneur dc|recevofr votre lettre du a4,etje saisis U
j^remîère occasion d'y répondre. J ai toutes les raisons de croire que le publie et la société dont vous êtes secrétaires ont été mal informés relativement à ce qui s'est passé dans le midi de la France. Il est naturel qu il y ait des dissensions violentes dans on pays où le peuple est divisé, non-seulement par une différence de religion , mais aussi par une fiitfércnce d'opinion politique; la religion de chaque ihdi- Tida est en général le signe du parti politique auquel il appartient, n était également naturel que dans un moment de ff rmeotation dans les [intérêts , et de faiblesse dans le gou- 'armement à cause de la rébellion de l'armée « le parti le î'.us £iible soofirit, et que beaucoup d'injustices et de via* l'^Dces fussent commises par les individus du parti le plus nombreux et le plu# prépondérant. Mais, autant que j'ai pu en acquérir aucune connaissance durant mon séjour à cette iv)ur l'année dernière, et depub l'entrée des alliés dans Paris, le gouvernement a fait tout ce qui était en son pouvoir [•our mettre fin aux troubles qui régnaient dans le midi de U France et pour protéger tous les sujets de S. M. , confor« mr ment aux promesses de la Charte royale , dans l'exercice de ]* an devoirs religieux suivant leurs diverses persuasions , et *\kn% U jouissance de leurs divers privUéges, quelles que ; 'lisent être ces persuasions religieuses. Dans une occasion r* rente, un officier (le général Lagarde) a été envoyé a > ^oies expressément pour s'assurer de l'état des affaires dans '-" pays; et, d'après son premier rapport, il reçut l'ordre i ouvrir les temples protestants qui, durant les dissensions
< 'ktre les partis» aTaieut été fermés. Il a été gravement blessé : j'is rexécntiou de ses ordres, et j*ai été informé, de bonne » tirce, que S. A. R. le duc d'Angoulémê a depub marché , . l ^ t^te d'un corps de troupes, contre ceux qui s'étaient op^ : »cs à Texécution parle général Lagarde des ordres du
< 'ivemement. Je joins ici une copie de l'ordonnance royale ' 'i>e en cotuéqncnce de cet événement, et qui prouve sufïi-
. ...neat les vues et les inteutions da gouvernement. Je dois
VOUS informer en outre qu*il n'est pas vrai qne les salaire» des ministres protestants aient été interrompus par le Roi de France. J*ai la confiance qne ce <{iie je viens de vous dir« convaincra la société dont vous étes**les secrétaires , qn an moins le gouvernement du Roi de France n*est pas a blâmer dans les malheureuses circonstances qui ont en lieu dans le midi.
J'ai rhonneur d'être, etc. .
Signé WBU.llfOT02C.
Débats jHiHemeniaires , tom» ^XXIF, pag, 7^^
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