XIV
l6a RIÊSUMIÊ P£S PBEMIEIiS VOTAGl^URS
Un compagnon de l'stuteur, nommé Joseph, éts^nt à visiter la mission de Spgno , arriva dans une campagne ouverte, lorsque Tépaisseur des nuées semblait promettre une fort grosse pluie. Il y aperçut un sorcier seul, et comme immobile, qui, après ayoir prononcé quelques paroles, lança une flèche dans l'air avec un air d'indignation. Le missionnaire lui dit d'un ton railleur qu'il doutajt que sou art infernal fût capable d'arrêter U pluie. En effet , elle commença presque aussitôt à tomber en a]}ondance. Le sorcier parut surpris; mais, loin de reconnaîtrai son erreur, il s'excusa sur quelque obstacle qu'il n'avait pas prévu, de la part d'un sorcier plus puissant et plus expérimenté dans le même art. Cette obstination irrita les nègres chrétiens ^qui accompagnaient le missionnaire. Us se saisirent du singhille, çt lui firent subir, dit l'auteur, le châtiment qu'il piéritait.
Enfin le ciel perpet quelquefois que les sorciers nègres soient confondus par des effets admirables de sa providence. Dans i^n pays voisin de la rivière de Coanza, qu'il faut traverser pour se rendre à Singa, un certain seigneur n^gre prétendant à la réputation de singhille, donna ordre à ses vassaux de s'adresser à lui lorsqu'ils proiraient la plui^ nécessaire à leurs n^oissons. Çpt orgueil c^usa taqt d'indignation aux missionnaires, qu's^près avoir fait des efforts inutiles pour fair^ arrêter un inppostQ^r que sa qualité mettait à couvert de Iqyrfj poursuites, iU n? consultèrent plus que l'ardeur de leur foi ; et , par un mouvement que l'auteur appelle une véritable inspiration du ciel , ils déclarèrent aux nègres que
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s'ils n'abandonnaient pas leurs misérables opinions , ils n'obtiendraient jamais de pluie. En efFet, ajoute lauteur, depuis plus de dix-sept ans que ce fait est arrivé, on n'a pas vu tomber une goutte de pluie dans ce canton (i).
Les sorciers exercent aussi la médecine et la chirurgie dans le royaume d'Angola. Leui*s remèdes sont des simples; mais ils persuadent au peuple que leur vertu vient des mokissos. Si la force de la maladie l'emporte sur les prestiges, ils prétendent qu'un certain oiseau de mauvais augure a volé sur la têle du malade et troublé le cours de l'opération. Leurs enchantements se font toujours pendant la nuit. La première loi qu'ils imposent à ceux qui les consultent, est de ne faii'e appeler aucun missionnaire. Os protestent que la présence d'un prêtre chrétien est capable d'affaiblir la vertu de leurs remèdes et de causer la mort aux malades. Ceux qui meurent entre leurs mains ont toujours manqué à ([uelque formalité nécessaire, ou périssent par d'autres causes , qui engagent les parents à faire beaucoup de recherches pour découvrir le meurtrier; car, ici comme à Loango , tout le monde est persuadé qu'on ne meurt jamais d'une mort naturelle (a).
Au reste, il ne parait pas surprenant que les gangas, les singhilles ou les sorciers détestent les missionnaires , lorsqu'on apprend des missionnaires mêmes qu'ils n'épargnent rien pour extirper cette race impie. Merolla déclare qu'il s'en faisait hon-
(i) MeroUa, Cbnrchills* CoUeetion ^ t. i, p. 6i8 et suW. '«) Merolla, ibid., p. 617.
i6/| n^simi des pnEMiEAs voyagkum
iieiir. Il raconte qtt'à non arrivée dans la misfion il trouva , près d'une ville nommée Tubii , des sorcim qui exerçaient leurs sortilèges. 11 ne douta point que la Providence ne Teût conduit elle-mAme dans ce lieu 9 parce qu'il eut pour guide un gros oiseau blanr dont il ne connaissait pas l'espèce , et que la curiosité de l'observer de plus près fut le seul motif qui le fit entrer dans un bois fort épais. Après y avoir fait quelques pas, il aperçut un amas de terre de la forme d'un tombeau, avec un grand nombre de calebasses au sommet et aux deux extrémités. Les nègres de sa suite lui ayant expliqué ce spectacle, il envoya ordre au sâva voisin de le venir joindre, et lui demanda raison de ce qui se passait dans un lieu de sa dépendance. Ce timide sâva répondit en tremblant qu'il l'ignorait. «Vous vous en informerez donc, lui dit Merolla, et vous ferez promptement arrêter tous vos sorciers, n Le sôva s'y engagea. De» la nuit suivante, Merolla revint au même lieu, dans l'espérance d'y surprendre les ministres infernaux ; mais à la première nouvelle du péril qui les menaçait, ils n'avaient pas manqué de se mettre è couvert par la fuite. Alors Merolla, renouvelant m menaces au chef du canton, y joignit l'ordre de ra^r l'amas de terre dans l'espace de dix jours. Le terme se passa sans aucune marque d'obéissance. Une révolte si formelle contre l'autorité de l'Église obligea les missionnaires de citer le sâva devant le comte de Sogno. L'assemblée se tint dans leur couvent; là , sous les yeux du comte, le sâva fut condamné h se donner la discipline au milieu de l'église, pen-
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daat la célébration des saints mystères, et menacé par Merolla d'un châtiment beaucoup plus rigoureux, si le bois et Tamas de terre n'étaient pas rasés pour un autre terme (i).
Tandis que l'auteur était à Bengo, un de ses compagnons, nommé François de Monte -Leone, s'étant saisi d'un sorcier, l'envoya au gouTcmeur, qui, sur la conviction de son crime, ne fit pas difficulté de le condamner à mort. Monte-Leone se char^ gea lui-même de lui inspirer quelques idées de religion ; mais au lieu de se reconnaître coupable , ce malheureux s'obstinait à se justifier. «Pourquoi cesserais-je de me défendre, lui disait-il, lorsque je n'ai rien à me reprocher? Mon occupation a toujours été de faire du bien à mes pareils , et jamais je ne leur ai fait de mal. Lorsque les habitants de mon pays ont ensemencé leurs terres, et qu'ils ont besoin de pluie, si j'en fais tomber des nuées, estce un crime? Si j'ai conversé avec les lions, les tigres et d'autres bêtes féroces; si je leur ai parlé et si elles m'ont répondu, quel mal y trouvez- vous ? Si , dans les occasions où l'on ne trouve point de canots sur la rivière, un pur mouvement de compassion m'a fait appeler des crocodiles pour aider quelqu'un au passage , quel crime ai-je donc commis ? s» Il continua pendant quelques jours de répondre avec la même fermeté : mais il fit enfin l'aveu que le missionnaire désirait; et par considération pour l'Église, qui était sa partie (2), la sentence de.
(1) MeroUa, Churchiirs Collection^ t. i, p. 63i, (a) Ibid. , p. 6i5.
mort fut etiAfig^i* ]nmr re»ol»y«g«. f^e même «uf^fir timi» flppr(«ti(l (\iw^ pcinhtti mat f^'jout dàtt» 1« p»y^y utt v\wf dr» mm'wrfi fut pri^tipit^ dau» lu metf ff» âutri; ()flu<» la nyièrf!^ uui< iffère d »oti fil» tuteffî pmÛÈ (le triort^ ci c]uafitit<^ (Ynùiff*» pAt h h»nfti<^ Èmnt'tti ( f j,
Opi^iidaiit rette riguiïur tif^ »'(!ji«fm; r|Uff cluiifi If^ ïwÀtik o)i If!» iV^tugaif» ynmfieut du poutdr «b^fi. A Sogtio^ par («Âi^mple^ If^f» loi» »out hmitcoup tnmtt^ »^vèr(*fti lin doft'ief ùc tm'mànet* libri? «'«?»! r^mâamné^ pour la pfwtiiferfî offcu»!*, qu'i Twiëciftimi ilrf quf!l(|ti(5 péiiitetid^ 6cd^j»ia<9t)f|U«^. Pour ta ^.€^m)c^ il pai(^ la vali^iir d'un ««ntay^!^ mai» la irumktne foK il fi*t ycifldu lui-^^tue pour l'i^^clatagir. Si Jft c/jnipable i!9t un i«<9^la¥(9f il e.<»t yrrndu de» la ptemih-f foi» auA blanc» ^ punition plu» cnieWë nnë 1« tnùri mêine^ pour le» nègre» du pay»« l/c^ priA d« te^ tente» »e paie en argent ou en étoffe. 1/argf^f f<;f di»tribu^auA pauvre»^ et T^^toffe »eft k le» end^ffilir. Le» tni»»ionnaire» 9 dan» la erainte iptoH ne le» Mjrtipçonne de quelque motif d'int<^rét^ ne ^e mél^fift ni de» amendes, ni du pri* de» tente», fîV»t un «rfliz-ier du eomte qui e»t charge de cette partie de r«^lmfnistration ecelé»ia»tiqtie.
On n'a pa» toulu donner lYsiUitt' nom qnf? c^lni de »implieit^ li quelque» trait» de ce» relaticnn.^» rif* Merolla ; d'autant plu» qu'en servant d'excu^H? k la conduite de» missionnaire» ^ cette raison »rrt ^tu^t de preute k leur bonne foi dan» toti» le» tMtf^ tfui
SUR LA RELIGION DU CbNGO ET d'aIïGOLA. 1 67
appartiennent au principal objet de ce recueil. Suivant cette idëe, on ne sera pas fôché que nous finissions cet article par un autre trait de Merolla, qui est capable seul de confirmer l'opinion qu'on a dû prendre de lui.
Il raconte qu'après la mort du derniet* roi de Congo, deux seigneurs du royaume aspirèrent à lui succéder, et s'efforcèrent tous deux de mettre dans leurs intérêts le comte de Sogno,un des plus puissants électeurs. L'un des deux, qui se nommait Simantamba, fit pt*ésent slu comte de plusieurs esclaves ; mais comme ils avaient été enlevés par des voies violentes, les missionnaires de Sogno l'engagèrent à les refuser. Quelque temps après, le même Simantamba, pour se lier plus étroitement avec ce prince, lui fit demander sa sœur en mariage. Non seuleinent elle lui fut accordée, mais le comte lui envoya la couronne de Congo, qui se trouvait aloi*s entre ses mains, avec un trône de velours et d'autres joyaux d'un grand prix, sous l'escorte d'une troupe de nègres bien ahnés. Simantamba se mit en chemin sur cet avis, et fit une marche de plusieurs journées pour recevoir son épouse. Mais apprenant qu'il était menacé de rencontrer son rival , il prit le parti de se retrancher dans un bois. Les nègres de Sogno y arrivèrent peu de jours après, et se présentèrent avec un grand bruit de musique et de danses. Quelques sages atnis de Simantamba , surpris de les voir en si grand nombre, lui conseillèrent de ne pas leur accorder légèrement l'entrée du bois; mais un excès de confiance lui fit rejeter cet avis. Sa crédulité lui
l68 RÉSUMÉ DES PREMIERS VOTAGEUAS
coûta cher. Les gens du comte ne furent pas plus tôt entres dans sa retraite qu'ils le tuèrent à coups de pistolets, avec la plus grande partie de sa suite.
Cette trahison excita son frère à la vengeance. Ayant rassemblé des troupes nombreuses, il commença par se rendre maître du comté de Kiovakianza (Chiovachianza) , qui appartenait au comte de Sogno. MeroUa , qui se trouvait alors dans cette cour, fut témoin des préparatifs du comte et de son départ à la tête d'une grosse armée. Mais, après un si beau prélude, qui s'attendrait ici à la conclusion qu'on va lire? Le comte marcha droit à la principale ville de son ennemi. La crainte de son approche l'ayant rendue déserte, ses soldats ne pensèrent qu'au pillage, et commencèrent par égorger tous les animaux qu'ils rencontrèrent, pour rassasier leur faim. Entre plusieurs coqs, ils en trouvèrent un d'une grandeur extraordinaire, qui portait à l'une de ses jambes un gros anneau de fer. Les plus sensés , dit l'auteur , s'écrièrent que ce coq était enchanté par quelque sortilège , et qu'il n'y avait aucune sûreté à l'attaquer. Les autres se crurent supérieurs à cette crainte, tuèrent le coq, et l'ayant mis en pièces, à la manière des nègres, ils le firent bouillir dans un pot. Aussitôt qu'il fut cuit , ils le mirent entre eux dans un plat , et se disposèrent à le manger. Mais tandis que, suivant leur usage (i), deux nègres de l'assemblée bénissaient le festin, quelle fut leur surprise, leur admiration et leur frayeur, de voir toutes le.^
(i) Merolla, Cburchill's ColUctwn, t. i, p. 619 etsiur*
SUE LA RELIGION OU CONGO ET o'aNGOLA. 169
parties du coq se remuer sur le plat, se rapprocher et s'unir enfin dans leur première forme ! L'animal , ressuscité tout d'un coup , sortit du plat , fit quelques pas d'une marche aisée , et sauta légèrement sur un mur voisin , où tous les assistants lui virent reprendre en un moment ses plumes. De là il vola sur un arbre peu éloigné, et battant trois fois des ailes, avec un cri fort hideux, il disparut au même instant (i).
On peut s'imaginer, continue gravement l'auteur, quelle fut la consternation de tous les témoins. Us attribuèrent leur conservation à la fidélité qu'ils avaient eue pour l'usage de bénir la table, persuadés que s'ils y eussent manqué , le diable les eût em* portés tous, ou serait entré dans leurs corps pour les tourmenter.
Merolla, qui raconte cette histoire d'après les témoins, ajoute qu'ayant fait le même récit au père Thomas de Sistola, ancien supérieur de la mission de Congo et d'Angola , ce père lui dit à son tour que deux personnes l'avaient assuré , dans le royaume de Congo, que Simantamba possédait un coq extraordinaire, dont te vol ou les cris lui servaient d'augure et de direction pour toutes ses entreprises. L'auteur n'ose décider si c'était le même coq; mais il observe que malgré l'infaillibilité de cet oracle, Simantamba, qui n'avait pas manqué, sans doute, de le consulter pour sa dernière expédition, fut trompé grossièrement , puisqu'il y perdit la vie (a).
(1) Merolla, Ghurchill's Collection^ t. i, p. 6ao. (1) Ibidem.
I^O l]fTRO0IJGTlO5 KT PROÔHfii»
Introduction et progrès de la religion chrétienne dans \e
royaume de Congo.
C'est à Lopez , dans la relation de Pigafetta , qu^on a l'obligation de ce récit. Mais si l'on a pardonné quelque chose à la simplicité d'un missionnaire capucin , dans l'article précédent , on doit ici conserver une partie de la même indulgence pour les exagérations d'un écrivain portugais (i).
Dom Jean ii, roi de Portugal, excité par l'exemple du prince Henri à la découverte des Indes orientales par les voies de la navigation, fit partir un grand nombre de vaisseaux dans cette glorieuse vue. Après avoir découvert les îles du cap Vert et celle de Saint-Thomas, les capitaines qu'il avait chargés de ses ordres suivirent les côtes jusqu'à la rivière de Zaïre. Us y trouvèrent le commerce avantageux , et les habitants d'un caractère sociable (a). A leur retour, le même monarque envoya d'autres vaisseaux sur cette côte , avec ordre d'y laisser quelques Portugais pour apprendre la langue du pays. Ils furent reçus favorablement du mani de Soguo, qui était oncle du roi, et qui faisait alors sa résidence au port de
(i) Voyez Relatione del reame di Congo , lib. ii, cap. ii, p. 4a et fuir.
(9) Cette expédition partit en 1 4^4 f sous le commandement de Diego Cam, que d*auire8 nomment Cano. Voyez ci-detKus, vol. t, p. 90.
DE LA RSLIGIOir CHRETIENNE AU CONGO. I7I
Praza , dans Fintérieur du fleuve Zaïre (i). Un prêtre, qu'on leur avait laissé , profita si heureusement de cette considération , qu ayant proposé au prince les Térités de l'Evangile , il lui fit abandonner l'idolâtrie. Ce seigneur donna lui-même avis de sa conversion à la œur. Le roi , son neveu, souhaita de voir le prêtre, et ne marqua pas moins de goût pour les principes du christianisme. II promit de l'embrasser, et son zèle le fit écrire au ror de Portugal par les premiers vaisseaux, pour lui demander instamment des missionnaires. Le prêtre informa aussi la cour de Lisbonne du succès que le ciel avait accordé à ses prédications. On lui envoya plusieurs religieux capables de seconder son zèle, avec des croix, des images et des ornements ecclésiastiques qui arrivèrent à Prazt dans le cours de l'année i49ï-
Dès le jour suivant , on vit triompher le christiamsme dans le pays de Sogno par la construction d'une église de bois, dont le prince avait coupé les matériaux de sa propre main. Les missionnaires y élevèrent trois autels. Le prince et son fils y reçurent le baptême, le premier sous le nom d'Emmanuel, le second sous celui d'Antoine. Cette cérémonie fut accompagnée d'un sermon , qui disposa le peuple à suivre leur exemple.
^ prêtres portugais partirent ensuite pour la ^our de Congo , escortés par un grand nombre de
v) ^ part de Praza , qui ne se tronye sous ce nom , ni sur nos ^ites, ni dans les antres voyageurs, était probablement situé dans ^ iBème emplacement que la Banza de Sogno on Banza Seenda
•^ ti carte de Tuckey.
17a INTRODUCTION ET PROGRÈS
seigneurs, au bruit des instruments de musique. Tout le chemin jusqu'à San-Saivador, qui est à cent cinquante milles de Praza , était non seulement couvert de nègres, mais fourni de toutes sortes de vivres et de provisions, comme si le roi y eût été lui-même attendu avec toute sa cour (i). Après trois jours de marche , les missionnaires furent surpris de rencontrer quantité de nobles, que le roi leur envoyait avec des rafraîchissements, pour faire honneur à leur arrivée. Ils reçurent ensuite les mêmes politesses de ville en ville. Mais à trois milles de la capitale, ils virent paraître toute la cour , qui s'avançait au-devant d'eux avec beaucoup de pompe. Le roi les attendait lui-même à la porte de son palais, sur un trône fort élevé, et les reçut avec toute la pompe des fêtes les plus solennelles.
L'ambassadeur portugais ayaut expliqué sa commission , le monarque se leva pour exprimer sa joie. Ensuite, s'étant remis sur son trône, il laissa le temps au peuple de faire éclater la sienne par des acclamations, des chants et des fanfares. Toute l'assemblée se prosterna trois fois à terre et leva le pied , en témoignage d'approbation. Alors le roi se fit montrer les présents qu'on lui envoyait du Portugal , et tous les ornements ecclésiastiques , dont on lui expliqua l'usage. Après l'audience , l'ambassadeur fut logé dans un palais préparé pour le recevoir, et le reste des Portugais dans les maisons des principaux seigneurs. Le lendemain, dans une conférence parti-
(1) Piçafetta, Relatione del reame di Congo, p. 44.