‹ Collection des relations de voyages par mer et par terreChapitre 29 sur 80 · XIV · texte numérisé non relu

XIV

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ait pas de chevaux dans le pays ou qu'ils n'aient pas su les réduire à Tëtat de domesticité et les asservir à leur usage. Ces nègres montrent la plus grande soumission pour Içurs princes. Us ne lui adressent la parole qu'entièrement prosternés et la bouche presque collée à terre. Aucun d'eux n'oserait s^asseoir sur une chaise en présence du roi ; il n'y a que le chef de la justice qui ait le droit de donner ses audiences assis sur un siège à dossier. On croit que les Jagas ont pris cet usage des Portugais (i).

Nous avons déjà fait remarquer que la vénération des lagas pour les morts illustres faisait partie de leur système religieux. Ces peuples répandent \e sang humain avec une indifférence si barbare, qu'ils immolent quelquefois jusqu'à trois cents victimes sur un seul tombeau. Ils rendent les mêmes honneurs à leurs ennemis , lorsque ce sont des hommes d'un mérite distingué; mais au lieu d'immoler leur» compatriotes ou leurs propres esclaves, ils font, dans ce cas, une irruption sur les terres du défunt qu'ils veulent honorer, et ils enlèvent, ou ils tuent tous ceux de ses sujets qui leur tombent sous la maiD. Cavazzi ajoute que, n'ayant pas à leur portée le tombeau du défunt pour le couvrir de victimes , ils font de leura prisonniers un usage qui leur plait davantage, en les mangeant après leur avoir fait sonlFrir les plus horribles tourments (a).

Les Jagas reconnaissent une multitude de ministres, de sorcier^ et d'enchanteurs qui ont tous des

(i) Cavaszt, p. 107^208) Labar, r. t», p. t56<-i57. (a) CavAZfti, p. ait ; Lnlmt, t. ti, p. 168.

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