I. (ItTiiti écrit Bnnoart
nite énuicAmiDii de* rÎTitre* àa Congo, et leur deioripliiiii,
int (ont enlitra k Libal. Ctvaii;! ne décrit que le Ziïrf
ioirie>dc>f)ii lemp*. Conftrei Dapper, p. 34t,>ur5iiunui.
SUR LE COMGO. 7
La rivière de Coango a sa source dans les terres du Jaga Cassangé (i). On lui donne cepJt quarante lieues de cours, en droite ligne, du $ud-cst au nord-est.
La rivière de Vambre, qu'on nomnie aussi Umbre, asa source dai^s les montagnes qui séparent le royaume de Fungeno de celui de Nimer^ma]^, pu de Mano- Émugi. Son cours, qui est de Test à Touest, peut être d'environ cent dix lieues. Celle de Bi^nçare a sa source et son embouchure dans les états du Miccoco, dont le pays se ^om^le Anziço. De l'est à l'puest , on lui connaît quatre-vingts licites de. cours av^t qu'eUe reçoive celle de Vambre; vingt ligues plus bas, elle se joint à la rivière- de Coango par trois degrés de latitude méridionale. On compte environ quarante lieues depuis le lieu où ces deux rivières perdent leur nom, et s'unissent pour former le Zaïre. Le lit de ce fleuve est immense. Dans la saison des pluies , ses eaux inondent tout le pays; mais, comme cette saison n'a pas lieu dans la partie méridionale d'Afrique dans le même temps que la partie septentrionale, les débordements du Zaïre ne suivent pas ceux du Nil, ni du Niger, observation qui aurait dû suffire pour empêcher de confondre ces trois fleuves ensemble , comme Font fait plusieurs voyageurs (a).
(i) Labaty p. Si , ^t dii Giegne de Casangi; ipai^ il a défiguré toas les noms. D'AnTÎlle , dans la carte dressée pour l'ouvrage de Labat , donne trois riyières pour les sources du Coango : Cuigi à l'ouest , Bagamidir à l'est , et Lunino entre les deux : cette dernière, comme la plus éloignée , est la véritable source, et coule dans la province dite petite Ganghelle.
(1) Labat, t. i , p. 5o-53. Par Niger, Labat entend le Sénégal.
Coanza, ia Vamba, la Lunino, la Cambo, la Xarique, la Cuigi, ricole, et plusieurs autres rivières de moindre importance (i).
L'air qu'on respire dans le Matamba est très tem* péré, si Ton considère sa situation , et son sol est fertilisé par les débordements des rivières qui le traversent. Les districts qui sont le mieux cultivés sont : la haute et la basse Umbe , les bords du Coango y ceux de la Coanza, et particulièrement les îles de cette rivière. On en compte quatorze , qu'on appelle îles de Chindonga , et celle de Bondo , qui est partagée en deux. Quant aux provinces de Ganghella, du Dongy , et une grande étendue de pays du même côté , elles sont entièrement désertes , inhabitées , incultes , et sans cesse ravagées par les peuples anthropophages qui les avoisinent.