‹ Collection des relations de voyages par mer et par terreChapitre 46 sur 80 · XIV · texte numérisé non relu

XIV

Ile» et âe» rfll«|(e» saivenj i dans VadmiaiMratKrti dl

» eaxTtthnes k cerlainn inaît pas Toriginf , mah wrv^f^s, Pare«emp(e, U y^àer ni in*roe lowhd >«» qtii Tiennent f^f^^i !Pme» Kt le» tnirragps i^

permis, cependant, M dan» son palais, ponrvid

(|«i portent tic» hahm ■nd soin de s« tenir à< [wrsonne (i),

que la couronne ^it orme de gooi-cmement R9 entre le» princes r\oi est comme le si^^nal.

•es «xt^ieurcs o-ni pour it'on» réâprtr^tit^ âer mnc6» de» ^at» »w- ^gres de cette parti<.

aucune troupe régUe.

le tna.halia,L g^TN^ai r le» ordres do roi am

des province»^ pm,r e manquent jitm«i!( *

Parmi ce» n^re» , tout rme» r»t soldat du roi.

elque expt^dition mili- , eut» l'erraïa.

DANS LE LOAIWGO £T LE CACONGO ('773). 37 3

taille se peignent tout le corps en rouge, dans la r-oofisànce que cette couleur les rendra invulnérables. La plupart portent de grands panaches, peints des couleurs les plus riches. Chacun se. munit de vivres et d'armes à ses dépens. Les uns ont des fusils, les autres des sabres, d autres enfin ne sont armés que de leurs couteaux. Ces bandes indisciplinées se mettent bientôt en campagne sous la conduite de leurs chefs. Si l'on rencontre l'ennemi , le combat s'engage aussitôt dans le désordre et la confusion, et finit bientôt par une déroute générale, ou par une vieloire (x>mplète. Tout dépend du premier choc; le parti qui le soutient avec le plus de vigueur est sûr âe rester maître du champ de bataille; alors l'armée ennemie se débande et prend la fuite, et les vainqueurs la poursuivent pour faire des prisonniers et des esclaves.

Mais il est bien rare que les armées s'avancent ainsi à la rencontre l'une de l'autre à dessein d'en venir aux mains. Le grand art de faire la guerre est d'éviter l'ennemi, et de fondre sur les villages, que l'on sait être abandonnés, pour les piller, et réduire les habitants en esclavage. Ces guerres ne sont pas de longue durée. Quand les soldats ont mangé les provisions qu'ils ont apportées, et qu'ils n'en trouvent plus dans le pays ennemi, ou qu'ils manquent de poudre et de plomb, rien n'est capable de les retenir; tous reprennent, sans permission, le chemin de leurs villages (i).

(i) Proyart» Eût, du Loango, p. i66.

^-JÙ VUYAGIM DKI MIMIOHIlilBU FRAHÇiU*

peut itri! joint. L'article de /ta, ptir extmpUi^ <)ui iignîfie un lit, eat /ci pour lt> tingulier, et ^ pour le pluriel. On ne «erait pai entendu si, en ehsngeant lui article», on diiait li-ka , au «ingulier, pour hi-ha; ou zi-ka, au pluriel, pour bi-ka. Certsîn* •ubitBDtifi lont toujours pr^c^éi do leur* article*; d'autrcH les veulent immédiatement aprè» eux. l^zé, par exemple , qui lignlfùt un valet , et oula , qui veut dire un crapaud , ont également pour article ki ; mai» lêzé eut toujouri luivi de cet article; oula ea têt toujours préct^d^; et l'on dit, lézé-ki, un val«t; Aioula, un crapaud. On »e rendrait inintelligible «i* en transposant les articles, on disait : Ki-Uzé, outa^ ki (i), IMusieurs de ces article* suivent des règle» particulières ; l'article //, par exemple , ne précède son substantif que lorsqu'il est nominatif du verbe; it le suit dans d'autrei circonstances. L'article ma ne convient qu'au génitif pluriel, et il pn^de toujours le substantif: il <tst d'un grand usage dans la laiig;ue. Outre son emploi ordinaire, Il sert encore à désigner les titres de roi , prince , gouverneur et chef de village, selon qu'il précède un nom de royaume, de principauté, de gouvernement ou de village. Ainsi, ma-LoangOf siguiOe roi de Loango; ma~KMa, prince de Kaïa; ma-Slnga, gouverneur de Sioga; ma-Kibola, seigneur de Kibota (pt).

ipprcml , dsiit mu emti , p. 3<9, que ■[irti le MbmaiUUEé, mIod le* àrti «ubtiator Varrmir ilt t'iuinif , pifW ■nirqiM gnmmiMluk.

DAWS VL JjOAUGO ET LE GACONGO (l773). 877

Les pronoms possessi6 s'expriment par des adverbes; ainsi, mon, ma, mes, se rendent également par amé; ton, ta, tes, par akou; son, sa, ses, par andiy et ainsi des autres. Mon mouton, li-mémê li^ amé; tes ciseaux, tou^ziolo iou-^akou; ses nattes, n'teya bv<uidù C'est comme si Ton disait le mouton à moi , les ciseaux à toi , les nattes à lui. Les pronoms nominatifs du verbe, je, tu, il, nous, vous, ils, se rendent par i, oujka^ touy loucha y lorsqu'on parle d'hommes ou de femmes; et par les articles propres des noms lorsqu'on parle de bêtes ou de choses inanimées.

On peut réduire les verbes à trois classes : la pre> miere se compose des verbes communs, qui ne varient que dans leurs terminaisons; et c'est la plus nombreuse ; la seconde , des verbes qui commencent par kou^ et qui perdent cette syllabe dans plusieurs circonstances ; la troisième , de ceux qui commencent P^ ^ et par v^ et qui changent dans certains temps n en rf et le t; en je?. Ces trois classes de verbes ont des règles communes pour les variations des terminaisons. Ils ont tous les temps de la langue française, et plusieurs qu'elle n'a pas. l-ita, par exemple, signifie, j'ai mangé, dans un temps indéterminé. Ulili y j'ai mangé il y a quelque temps. la-lili^ j'ai mangé il y a long-temps. la-Uuy j'ai mangé il y a très longtemps.

Outre cette multiplication de temps, qui sert infiniment à la précision du discours, et qui supplée aux adverbes, il y a dans la langue duLoango une multiplication de verbes qui simplifie beaucoup les

^7^ VOTAOKi DM MlMiaViAlili MI^ÂWÇMë

«xpraMioM, Ctuu|u« f trbe i impl« i •U'diMmM ék \m pluiiwn ftutrM ^minm dont il «it 11 n^inm 9 #t qui ^ outrt Ift lignifleition prinoipalt, #0 Mt oim Ae6<9#' ioirD 9 qut noui nt r$nAom t\m ptr dei ptfri phrti^. éSaia, par MitmpU, veut dire traviittir; ^aMa, fik dliter li trAvail; snlUta^ tririillir av^e qfi#b]fi'm; snlUla^ biri» friViilWiu profit de qui9lqu*ttni^^^/>/f ftiditf quelqu^i» b trAYiilbr; mlan^a, être d«iii lluk liitiide d« (ravAillur; sathiuna, trftvaill^ \ps nm )Kiur lud iutrt)»; mtanffann^ Âtrepropri au in^ml il n*y a pan do vorbci raitiite qui o'adm«$tt<t di? li^^m' litablti« ftiodiflitaticifiM; ttt, au miiytto dit eeHMn^ 9M%' iMQti, iiba^un àe m^% varlit^i dëdigne eoem'^ »i IV^^ tioii qu'il exprima i^M rari^ ou fr<iqiti$Hto; 9*il y a d#»# e<9tta acaioH diflkuUëi mmv.^^ fi%(àê, Il «tu lèH àti même dits autrui nuaneit» du dif^^our». Au fnili4^i d^ 64ttt« profituion d«» vitrbi^» , on eut #urprii» lïi^ n^^ point trouver qui r^pondo à oelui de t^/^/w« qui m; rend par le» p^ripbra<»eii , a^f^ompagner mn hm^ ^ oa être avei^ »on iieur*

\m Portugal»» qui pr^rri^dlrrent tou* le» petipl*** europ<^eu» dan» r^ette partie de l'Afrique , enriebi' rent la langue primitive de» naturel» d^una»»e« grand nombre de mot»» qiie le» mi»»i(mnairi'» françai» pr»' rent »an» douUt pour de» e9^pre»»iott» indigène»/ T/^Hle première m4pri»e en a fait commettre une autre mn tnoin» gro»»ière b WhM Proyart. Cet auti^ir^ igfl«' rant la langue poi tugai»e » dont le» mot» ^mt «m grande partie d'origine greeque et latine, et »ur|»i« de trouver dan» un idiouu^ de» nègre» quelque» met« d^riv^» de ee»» langur» amienne^», et mhm* d«* I'Im'^

BANS LB LOANGO ET LE GACONGO (l773). i'jg

breu , propose aux savants l'importante question de savoir comment il a pu arriver que les langues des Juifs, des Grecs et des Romains aient concouru à former celle du Cacongo (i). Pour aider les érudits dans cette recherche, il s'est donné la peine de rassembler quelques ëtymologies empruntées à ces trois langues , sans se douter qu'il commentait , au lieu d'un idiome africain , quelques mots purement portugais : ainsi les motspena, peine, eXjbuUa^ souffler, <|u'il (ait venir des mots grecs Ttrjyr et ^oXAir, ne sont que les mots portugais pena et Jolie ^ qui ont la même signification ; il en est de même de mêsa^ table, et bênéy beaucoup, grandement, que l'abbé Proyart fait dériver des mots latins mensa et bene. Pena et mesa sont des expressions portugaises qui n'ont subi aucune altération ; foulla est un peu modifié, ainsi que hênii mais ce dernier a, comme le mot portugais bem , un sens plus étendu que le mot latin beriè.

\jcA nègres du Loango commencent à compter par un , deux , trois , et jusqu'à dix ; mais au lieu de dire dix, ils se servent du mot dizaine, et ils continuent à compter dizaine-un, dizaine-deux, dizaiue-trois jusqu'à vingt; alors ils disent deux dizaines, puis deux dizaines-un , deux dizaines-deux , etc. ; ils comptent ainsi jusqu'à neuf dizaines-neuf; ils disent alors centaine-un, centaine-deux , etc. , jusqu'à mille , et ils continuent ainsi à l'infini {i).

(i) Proyart, Hist. du LoangQ, p. 187.

(a) Proyart, Hist. du Loango , p. 117.

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