‹ Collection générale des documents français qui se trouvent en Angleterre. Tome premier, archives de la Mairie de Londres, du Duché de Lancastre, de la Bibliothèque des Avocats et première partie de L'ÉchiquierChapitre 104 sur 331 · TROISIÈME PARTIE, CHAPITRE III. CCY · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE, CHAPITRE III. CCY

Carpenter avait joint à ce travail quelques autres traités importants : Responsiones fade ad questiones per justieiarios itinérantes apud Turrim ; De placitis civitatis ; De hustengis ; De actionibus ; De assisis , etc. Son ouvrage parut avec raison si utile à la ville, qu'elle en fit faire un double. C'est le manuscrit qui porte le nom de Libri albi transcriptum.

n"* (Bibliothèque des avocats de Londres ; EaW$ Collecta n° 73 ; p. 48 du catalogue imprimé.)

Ce curieux manuscrit, d'une écriture du xive siècle, commence par un petit traité sur les avantages de la chronologie , et une chronique depuis Adam jusqu'en 1355. Vient ensuite une histoire universelle, puis un traité de géographie, auquel l'auteur avait joint un éloge de la Bretagne, en vers, dont j'ai déjà parlé (page cxciv). Le même volume contient encore une histoire d'Angleterre depuis le moment où le royaume fut dévolu aux Normands. L'auteur de cette histoire ne croyait point que Harold eût été tué à la bataille d'Hasting; il y a mêlé une vie de Merlin, les textes de plusieurs chartes , et a terminé son livre par une généalogie des ducs de Normandie.

n*** (Bibliothèque des avocats de Londres; Baie' s Collée 1. 1 n° 87 (95) ; p. 77 du catalogue imprimé).

Manuscrit petit in-4° contenant : Description des cérémonies qui s'observent au couronnement des rois d'Angleterre ; idem au couronnement des reines. Traité sur les fiefs. Registre des brefs d'Edward Ier.

n"* (Bibliothèque des avocats de Londres; Haie' s Colleet., n° 47; p. 154 du catalogue imprimé.)

Manuscrit petit in-4° : il contient un traité des lois et coutumes d'Angleterre, composé du temps de Henri II, par Ranulfe de Glan ville. Cette copie, du xivc siècle, parfaitement conservée, pourrait être très-utile pour la réimpression d'un ouvrage rare et remarquable, surtout pour son époque , par la clarté, Tordre et la précision avec lesquels il est écrit. Ce manuscrit est précédé d'un éloge de Henri II.

x"* (Bibliothèque des avocats de Londres; Haie* s Collect., n° 85 (M); p. 76 du catalogue imprimé.)

Manuscrit petit in-4° contenant l'histoire de l'Ancien et du Nouveau Testament,

CCVI INTRODUCTION.

de Peirus Mmducaior, prêtre du diocèse de Troyes, qui dédia son livre à Guillaume Darbon, archevêque de Sens.

Voyez l'indication de quelques autres manuscrits du xive siècle, page xlvii.

liber dunthorn (Archives de la mairie de Londres).

Ce livre, qui prit sans doute son nom du clerc qui le composa, est un répertoire fait a l'imitation du Liber niger de Carpenter, mais sur un autre plan. L'auteur, au lieu de faire l'analyse des pièces dont il parle, les rapporte en entier; seulement il les classe d'après l'ordre des matières. Il a (ait son travail avec tant de soin, qu'arrivé au chapitre des mœurs, il a cru devoir y insérer la liste de tous les prêtres dont les noms se trouvent inscrits sur les registres de Guild-Hall, comme ayant été surpris en adultère. Ce chapitre des mœurs m'a d'ailleurs paru renfermer des renseignements fort curieux.

On pourrait aisément , à l'aide du Liber Dunthorn, combler quelques-unes des lacunes qui existent dans les registres de la Cité ; mais une table qui devait accompagner l'ouvrage de Dunthorn n'a pas été achevée, en sorte qu'il devient difficile de se servir de son travail.

La copie des rôles d'Oléron, qui se trouve au fol. 200 v°, est faite d'après la copie déjà signalée dans le livre de Horn .

les cromquks dbs rots de France (Archives de la mairie de Londres}.

Cet énorme volume de 493 feuillets, vélin, à deux colonnes, m'a paru contenir exactement les mêmes choses que l'édition des Grandes Chroniques de Frtnce, publiée en 1836 par M. Paulin Paris.

Le texte diffère un peu de celui qu'a publié le savant éditeur français ; mais plutôt dans la manière dont les mots sont orthographiés que dans les mots euxmêmes. Le texte de Guild-Hall paraît donc plus ancien que celui dont s'est servi M. P. Paris. Cependant les deux textes sont aussi complets l'un que l'autre. Quelquefois le nombre des numéros d'ordre des chapitres est plus considérable dans un texte, quelquefois dans l'autre; mais le récit est toujours le même. La différence ne provient que de la quantité des rubriques ajoutées ou supprimées ; et, sous ce dernier rapport, le manuscrit de Guild-Hall est plus riche que la leçon publiée par

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