‹ Collection générale des documents français qui se trouvent en Angleterre. Tome premier, archives de la Mairie de Londres, du Duché de Lancastre, de la Bibliothèque des Avocats et première partie de L'ÉchiquierChapitre 22 sur 331 · PREMIÈRE PARTIE, CHAPITRE IL XXXI · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE, CHAPITRE IL XXXI

que la plupart des documents pouvaient être placés également dans plusieurs de ces divisions à la fois, et que les classificateurs , quand bien même leur travail aurait été fait avec autant de soin qu'il a été fait avec légèreté, avaient pris une peine infinie pour empêcher de trouver dans un pareil chaos les documents dont on pouvait avoir besoin. Ainsi les volumes intitulés Histoire générale ecclésiastique sont composés de documents dont les neuf dixièmes, au lieu d'intéresser l'histoire générale, ne concernent que l'histoire particulière , et Ton peut dire individuelle , d'abbayes et de simples cures. Un volume tout entier est composé de présentations à des cures de villages, tandis qu'on trouve dans les autres divisions une multitude d'actes qui concernent l'histoire générale du clergé. La seconde division, consacrée aux conciles et ordres militaires, semblerait mieux convenir à l'histoire générale ecclésiastique; mais ce titre est encore illusoire : il n'est question dans ce volume que de la prise de Rhodes : tous les actes concernant les templiers et les autres ordres militaires sont disséminés dans le reste de la collection.

Pour achever de donner une idée de cette prétendue classification, j'ajouterai que, dans toutes les divisions, quand des vidimus ou des confirmations renferment un certain nombre d'actes plus anciens, jamais ces actes n'ont été rapportés ou indiqués à leur place chronologique, en sorte qu'il est impossible de les trouver quand on ne sait pas d'avance où ils sont. En outre , un nombre excessivement considérable de dates sont fausses, tandis que d'autres ont été déplacées, non-seulement d'un jour, d'un mois , ou d'une année , mais même de plusieurs siècles.

Quelquefois aussi, par une distraction fâcheuse, une pièce concernant la Guienne a été placée dans les volumes de Normandie et vice versa. Il s'est même glissé dans le tome huit une pièce tirée du trésor des chartes. Je citerai surtout ce huitième volume comme exemple du mélange continuel des pièces d'un siècle avec celui d'un autre. Enfin c'est rester au-dessous de la vérité en disant que, sans compter l'embarras introduit par des divisions mal entendues , plus d'un quart des dates des documents est ou transposé ou à rectifier.

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