TROISIÈME PARTIE, CHAPITRE PREMIEF^ CXUX
par hasard. Presque tous aussi sont des lettres; mais à cette époque les communes se sont effacées , et ce sont généralement entre eux ou avec des agents subalternes que les princes entretiennent leur correspondance.
La première de ces pièces est une lettre que l'empereur Maximilien écrit en 1508, à sa fille, Marguerite d'Autriche, pour lui annoncer que les Vénitiens ont refusé la paix ; mais que les pertes qu'ils viennent d'éprouver les forceront bientôt à l'accepter. Cette lettre manque au curieux recueil de lettres de ce prince, publié par Mr Edward Leglay (n° cdxliv).
En 1517, une lettre confidentielle, sans adresse et sans signature, exprime en termes équivoques les projets de paix de l'Empereur (n° coxlviii).
En date du 16 juillet 1519, on trouve une lettre que je crois du prince de Ligne au cardinal Wolsey, où ce seigneur explique comment son attachement à la cause d'Angleterre l'oblige de quitter le service de la maison de Bourgogne et à partir pour la Terre-Sainte (n° cdl).
Le 28 août 1520, Thomas Bohier écrit d'Etampes à la reine d'Angleterre, pour lui donner des nouvelles de la santé du Roi (n° cdliii).
En 1522, un agent de Marguerite d'Autriche, à Blois, apprend à cette princesse tout ce qu'il a pu savoir sur les dispositions des Suisses ; le projet d'alliance du roi de France avec les Vénitiens ; la bienveillance du Pape pour les Espagnols ; le motif de la rupture du Roi avec le connétable ; les murmures du peuple contre la levée des tailles; l'équipement en Bretagne d'une flotte de 1,500 hommes destinée contre les Anglais, etc. (n° cdliv).
Le Ie* septembre de la même année, Marguerite d'Autriche écrit de Berghes à l'amiral d'Angleterre, qu'elle a donné l'ordre de faire amener des vivres à l'armée de l'Empereur et du roi d'Angleterre. Cette lettre manque aussi à la collection de M. Leglay (n° cdlv).
En 1525, Henri VIII écrit à François Ier pour se plaindre de ce que son envoyé ne lui a pas laissé en partant la preuve écrite de leur alliance (n° cdlvi) .
On trouve de la même année quatre autres pièces importantes : Rapport d'un agent anglais sur ce qui se passe en France , et sur les dispositions adoptées par la Régente et les trois états. A ce rapport est jointe une lettre de Charles-Quint à la Régente et une chanson satirique contre le chancelier Duprat , où on lui reproche entre autres d'être fils d'un marchand de sabots, ce qui est contraire à l'opinion généralement admise par les généalogistes (n°* cdlvii, cdlviii, cdlix). Puis l'évaluation des dépenses d'une armée que le connétable de Bourbon propose à l'Empereur de conduire en France : 2,500 fantassins et environ 3,000 hommes d'armes, chevaux-légers ou artilleurs, dont l'entretien devait coûter 100,000 écus par mois (n° cdlx).
O. • ZNIRODITGTIOK. '
Une lettre son* date, adresse ni signature, apprend qu'en 1527, raie latte étant descendue en Sankigne, y a vaincu Tannée du vice-roi et & est emparée du butin de Rome que les Espagnols ramenaient en Espagne (n° cnuu) .
Ver» 1536 le rapport d'un agent des Anglais en France donne les ««Telles qui sj répandent ; les embarras dn roi de France ; son alliance avec l'Ecosse ; la maladie de la reine d'Ecosse ; les propositions extraordinaires que le Grand Turc fait faire h François I*r, etc. (n° cdlxiii).
Enfin, en 1562, une quittance de la main de l'amiral de Coligny, dont je parlerai plus amplement au chapitre x , constate de la manière la plus positive un fait sur lequel on avait des doutes, et pronve que réellement les chefs protestants recevaient de T argent de la reine d'Angleterre (n° cdlxv).