‹ Collection générale des documents français qui se trouvent en Angleterre. Tome premier, archives de la Mairie de Londres, du Duché de Lancastre, de la Bibliothèque des Avocats et première partie de L'ÉchiquierChapitre 80 sur 331 · TROISIÈME PARTIE, CHAPITRE IL CLXVH · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE, CHAPITRE IL CLXVH

11 parait que la levée de l'impôt d'uu franc par tonneau de vin croissant dans le pays d'Auûys, n'avait pas été accordée au duc de lancastre aussi bénévolement qu'il le disait ; il semble même que dans l'île d'Oleron la levée de cet impôt avait excité un tel mécontentement que le duc avait été obligé d'accorder d'abord un délai pour le payement, puis d'écrire à son receveur , non-seulement de ne rien lever cette année, mais de restituer les sommes qu'il pouvait avoir perçues. Cependant il écrivit à la même époque au sénéchal de Poitou de faire lever cet impôt par ses agents quand le délai serait expiré (n08 ccxxxn, ccxxxiu).

Le 18 avril de la môme année, le duc de Lancastre certifia que pendant qu'il était en Aquitaine il avait reçu fidèlement de J. Compaignon de Nyort, les provisions de blés, vins, foins, etc., que les pourvoyeurs Rob. Hadrigant et P.Pelruchc lui avaient livrées pour l'approvisionnement de INyort (n° ccxxxvu).

Le 4 avril 1574, J. Crcssewelle et Geoffroi Saint-Quentin, gouverneurs du château de Lusigiian, qui avait été assiégé par les Français depuis le premier samedi du Carême, et ne pouvaient maintenant, à cause des trêves, s'approvisionner dans le pays, sans argent, vinrent trouver le duc de Lancastre à Bordeaux et obtinrent de lui 6,000 florins d'Aragon, moyennant quoi ils promirent de garder la ville jusqu'au 1er septembre, époque à laquelle les trêves devant cesser, ils pourraient s'approvisionner sans payer (n° cclii).

Le dernier document inédit qui concerne celte. province est relatif à la ville de la Rochelle; le 11 octobre 1409, Henri IV fit annoncer aux marchands anglais que d'après les trêves conclues avec ses adversaires de France, jusqu'au 1er mai prochain, les marchands anglais qui voudraient aller à la Rochelle ou les marchands de la Rochelle qui voudraient venir en Angleterre avec des vins ou d'autres marchandises , pouvaient le faire sens danger (n° cccxvm).

ARTICLE IX

Saintonge, Angoumois.

Les documents relatifs è ces provinces sont peu nombreux dans ce volume et se bornent presque aux articles qui les concernent, dans le procès-verbal des hommages rendus au Prince Noir et dans les comptes de Rich. Filongleye. Cependant dans le mémoire sur le» moyens de mettre l'Aquitaine en état de défense, en 1325, il est recommandé au comte de Kent de faire mieux approvisionner le château de Saintes (n° cxii, art. 25).

En 1363, le Prince Noir arriva à Àngoulème le 18 août, et il y reçut les hommages dans la salle du château jusqu'au 21. Le 24 août il les recevait dans la cathédrale de Saintes, et le 26 à Saint-Jean-d'Angely. En 1364 le Prince était de

CLXVHI INTRODUCTION.

retour à Angoulême le 28 mars, et s'y trouvait encore le 4 avril. C'est alors qu'il y reçut l'hommage du comte d'Armagnac (n° cxcn, articles 467 à 646, et 1057

Dans le premier tableau de Filongleye, les articles relatifs à la Saintonge sont mêlés à ceux de la Rochelle. L'Angoumois seul est à part, et les dépenses ordinaires y balancent presque les recettes. On y remarque que le captai de Buch possédait la terre de Cognac, le seigneur de Mucidan la seigneurie d'Aubeterre, etc., et que le Prince avait donné à un certain hermite les greffes de Montendre, de Saintes et de Talmont. Il est possible que cet hermite fût celui qui était chargé d'entretenir le fanal de la tour de Cordouan (n° ccxxiii, art. 71 à 144, 407 à 436, 807 à 811, 821 à 825).

Dans le deuxième tableau, les comptes de la Saintonge sont aussi mêlés avec ceux de la Rochelle; il n'y eut point de monnayage à Angoulême; mais il y eut quatre fouages, tandis qu'il n'y en avait eu que trois en Saintonge (n° ccxxiv, art. 1, 7, 13, 16).

ARTICLE X

Périgord.

En dehors des tableaux de Filongleye et du procès-verbal des hommages rendus au Prince Noir, les renseignements relatifs au Périgord sont peu nombreux dans ce volume et concernent presque exclusivement la ville de Bergerac, ville importante par sa situation, car elle se trouva presque toujours limitrophe des frontières anglaises et françaises. Bergerac d'ailleurs était assise au milieu des terres, à l'endroit même où un grand fleuve commençait à être navigable et devait par conséquent être un point essentiel pour le commerce des environs. Les registres de la mairie de Londres en fournissent des preuves; dès l'an 1275, on y trouve inscrits les noms de plusieurs marchands de Bergerac (n° xvm, art. 20, 22, 23, 26, 28, 29).

Lorsque Edward 1er se fut chargé de payer les dettes contractées à Londres par quelques seigneurs gascons, on remarqua parmi les plus endettés Gaillard de Bergerac, qui n'avait guère emprunté qu'à des femmes. Parmi ces seigneurs se trouvait aussi un chevalier nommé Éliede Périgord (n° lvi, art. 17, 71, 81). Voyez ce que j'en dirai à l'article Guyenne.

Une lettre écrite en 1325 à Hugues le Despenser lui annonce que les Français n'observent point les trêves, qu'ils se sont déjà emparés du château d'Hauteford et se préparent à d'autres agressions (n° ex).

Lorsque l'Aquitaine,;érigée en principauté, eut été donnée au vainqueur de Poitiers, le Prince Noir parcourut ses provinces pour recevoir les hommages qui lui étaient dus; il était à Bergerac le 4 août 1565, et reçut dans la chapelle du château

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