TROISIÈME PARTIE, CHAPITRE IL CLIXXTO
recevoir les hommages des autres vassaux du pays. Le Prince et les commissaires royaux partirent de Poitiers & la fin du mois de novembre 1 363 et se dirigèrent sur Agen. Notre document ne donne aucun détail sur la route qu'ils suivirent ; mais ils y étaient arrivés le 26 décembre» et de ce jour-là, jusqu'au 21 janvier 1364, ils continuèrent à y recevoir les hommages. 11 faut remarquer que le comte d'Armagnac ne rendit hommage que le 2 avril suivant» à Angoulème (n° cxcii, articles 140 à 252, 946 à 1027 et 1038).
Dans les comptes de Filongleye , il n'est question que de l' Agenais et du comté de Gaure ; sur tout le reste le Prince d'Aquitaine n'avait droit qu'à l'hommage. Dans l' Agenais, les droits du Prince étaient excessivement nombreux : quelques-uns de ces revenus avaient été annulés par la guerre, et dès 1367 les comptes du Prince cessèrent d'être tenus dans tout l' Agenais; cependant il recueillit encore en 1367 et 1368 les bénéfices sur le monnayage d'argent. Il n'y fit point frapper de monnaies d'or, et les profits du fouage ne furent pas enregistrés (n° ccxxiu, art. 623 à 803, 880 à 833; n° ccxxiv, art. 4, 17).
ARTICLE XV
Landes, Soota, Labour, Bigorre et Bfera.
Les observations que je viens de faire à propos de l'article précédent peuvent s'appliquer aux différentes localités dont il est question dans celui-ci ; cependant on y trouve quelques autres documents qui concernent particulièrement l'histoire de ces contrées.
Un acte de 1303 (n° lxxxh) fournit des renseignements précieux pour l'histoire de Bayonne, et de curieux détails sur les mœurs de l'époque. Deux marchands de Bayonne étaient détenteurs d'une somme qui appartenait à Guillaume Saut, l'un des membres de cette famille qui joua un si grand râle dans l'histoire de cette partie de la Gascogne, et dont les biens avaient été adjugés au Roi. Pour Aire sûr d'être payé , Edward 1er écrivit au maire de Londres de faire saisir tous les biens que ces deux marchands pouvaient y avoir : il se trouva ainsi remboursé , et au delà, de ce qui lui était dà.
En 1325, dans le mémoire sur les moyens de mettre la Guyenne en état de dé* forae (n* cxn), il est recommandé au comte de Kent de s'adresser particulièrement , pour tout ee qui concerne le Béarn et les Landes, au seigneur de Lescun, à Laspes, à B. de MiHesaints, etc. 11 doit surtout s'informer de la quantité de gens et d'artillerie qu'on en pourra tirer sans trop dégarnir les villes des Landes , et exciter au travail principalement les artilleurs béarnais. On lui recommande aussi de faire prier la