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étort trop puissante pour que les habitants de Londres essayassent d'agir contre elle par les voies d'une rigueur intempestive. Le 1er septembre, il iatenrint un véritable traité entre les deux villes^' dans lequel, après avoir déclaré dans les termes les plus affectueux , que Londres et Rayonne étaient comme deux sœurs, dès longtemps unies et liées par une étroite réciprocité d'amitié et de bons rapports , il était spécifié : que la commune de Londres, en considération de k fidélité et de l'attachement que la ville de Rayonne avait en tout temps montrés pour les Anglais , et aussi à cause de sa position sur les frontières, lui permettait de lever pendant vingt ans, sur les marchandises anglaises , un certain impôt dont la quotité serait déterminée d'après la valeur déclarée du premier achat, et que néanmoins les habitants de Rayonne continueraient à jouir à Londres des privilèges dont ils avaient toujours joui. La ville de Londres, comme celle de Rayonne, devait s'employer de tout son pouvoir à ce qui pouvait contribuer à l'honneur et au profit de sa sœur, et, à l'expiration des vingt ans, les marchands de Londres ne payeraient pas plus de droits à Rayonne que Y homme le plus libre (n° cdiii).
Ce traité fut confirmé à Londres dans une assemblée qui eut lieu le 15 juin de Tannée suivante , et pour indemniser les commissaires anglais chargés de cette importante négociation, la commune leur accorda une somme de 100 marcs, qui devait être produite par une augmentation de l'impôt sur les marchandises anglaises à leur entrée et à leur sortie de Rayonne. L'acte original fut remis le 9 juillet suivant dans les archives de la mairie de Londres. Pour perpétuer le souvenir de cette al* liance, on en fit dresser un procès-verbal dans les registres de Guild-Hall, et je suis heureux qu'il m'ait été donné de contribuer en partie à la réalisation du souhait que formaient au xv* siècle les citoyens des deux sœurs rivales (cdv).
ARTICLE XVI
Provence.
Malgré la longue influence exercée à la cour d'Angleterre par les seigneurs provençaux, ce volume contient peu de documents qui se rattachent d'une manière même indirecte à l'histoire de cette province.
Le plus ancien est une déclaration faite à Londres en 1293, par cinq marchands de Provence, tant en leur nom qu'en celui de leurs compatriotes, et par laquelle ils reconnaissaient n'avoir en Angleterre aucun privilège de plus que les autres marchands étrangers (n° xxxvn).
On y trouve ensuite quelques pièces relatives aux droits que les rois d'Angleterre pouvaient avoir sur une partie du comté de Provence. Cette intéressante question,