TROISIÈME PARTIE, CHAPITRE IL OQ
sur laquelle Brequigny a déjà fait un mémoire (1) , vient d'acquérir un attrait de plus par la publication des pièces sur cet objet, que Brequigny avait rapportées de Londres. Les actes que je publie, et qui paraissent au premier aspect n'avoir aucune importance, prouvent au contraire combien le savant académicien s'était trompé en avançant que cette grande affaire avait été terminée en 1 284 (2) . On voit en effet que si les circonstances s'étaient constamment opposées à ce qu'Éléonore de Provence ait pu faire valoir ses prétentions à la succession de son père , elle ne voulut pas que ses droits fussent abandonnés, et les céda, avant de mourir, à ses neveux Thomas et Henri, fils d'Edmond, comte de Leycestre. Edward 1er ratifia cette donation; mais Edward II ne s'était pas encore expliqué, lorsque le 5 juin 1313, le fils afné du comte de Leycestre, devenu comte de Lancastre, profita de son influence pour faire confirmer cette donation par son royal neveu (n° xcix) .
En 1366, Jean de Gand, fils d'Edward III, ayant épousé Blanche, héritière de Thomas de Lancastre , le Roi confirma encore en faveur de son fils la donation d'Eléonore (n° cci).
Le nouveau duc de Lancastre s'occupa sans doute activement de faire valoir ses droits; car l'on voit que, le 17 avril 1372, il fit payer 40 deniers à un messager porteur d'une bulle du Pape relative à ses droits sur la Provence (n° ccxxxvi).
(1) Mémoires de V Académie de$ Inscriptions, t. XLIII, p. 449»
(2) ld.9 p. 4SI.
C1CII IlITRODUGTIOIf.