‹ Collection générale des documents français qui se trouvent en Angleterre. Tome premier, archives de la Mairie de Londres, du Duché de Lancastre, de la Bibliothèque des Avocats et première partie de L'ÉchiquierChapitre 96 sur 331 · TROISIÈME PARTIE , CHAPITRE III. CXCIII · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE , CHAPITRE III. CXCIII

Nieolaus Mamatuciusp Mannatucius ou Maniacutius; mais non pas Montacutius, ainsi que l'ont dit par erreur Baleus , Pitseus, Vossius, et Jean Joscelin (1). Ce poème, composé de cent trente vers, s'arrête en 1271 , et fut probablement fait au xme siècle, comme le style- l'indique suffisamment. Fabricius (2), en avertissant que l'auteur est Nicolas Maniacutius, et non Nicolas Montacutius, se serait donc encore trompé de deux cents ans en plaçant la composition de ce poème au xv* siècle.

Le second poème contient, en soixante-dix vers, le nom de tous les empereurs depuis Jules César jusqu'à Richard, comte de Cornouailles , élu roi des Romains en 1250; il est peut-être du même auteur, mais on ne peut le lui attribuer avec certitude.

Le troisième poème ou catalogue rimé , composé des noms des archevêques de Cantorbury, se trouve au fol. 54 du manuscrit.

L'occupation momentanée de la Guyenne par les Français, dans les dernières années dn xme siècle, inspira un poème latin assez bizarre par la forme , et qui fit sans doute une grande sensation dans son temps, puisqu'il fut transcrit dans un cartulaire de la mairie de Londres. L'auteur, pour donner plus de prix à sa poésie, avait imaginé de s'astreindre à une espèce de double rime. Chaque couplet, composé de quatre vers, se terminait au milieu et à la fin par la même lettre ; et pour qu'on s'aperçût moins des difficultés qu'il avait surmontées, l'auteur avait disposé ses vers de manière à ne répéter qu'une fois la lettre qui servait de rimé. J'ai reproduit exactement cette disposition (n° xlv) . Cette difficulté matérielle et savante n'avait rien enlevé à l'exaltation des pensées de l'écrivain, et elles rappellent par leur tournure et leur énergie, les poésies de ces troubadours dont la voix venait de s'éteindre. Néanmoins ce sirvente latin est plus curieux comme document historique que comme monument littéraire (Voy. p. cxvm).

Dans un manuscrit de la bibliothèque des avocats à Lincolnn's-inn (voy. plus bas, art. 2, § 5) se trouve, à la suite d'un traité de géographie du xiv° siècle, un

(1) Catalogues de /. Joscelin, publiés par Hearne, à la suite des chroniques de Robert de Ayesbury : Oxford , 1720, in-8°, p. 297.

(2) J. A. Fabricii Biblioth. latina, Patavii, 1754, in-4*, t. Y, p. 14, 118 et 119.

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éloge de la Bretagne, par Henri Les vers suivants m'ont surtout para remarquables, vu Tépoque de leur origine : ~

Anglia terra ferai et feitiHt angalus orbia, AngHa plena jocis, geoa libéra, digna veeari Libéra gens, cui libéra mens, et libéra lingua; Sed lingua melior liberiorque manus , Anglia terrarum decus.....

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