AUTRE VARIÉTÉ
Bonibjx codes. Dahl.
Elle est de la taille et de la forme de celle de Bombyx Quercus. De même elle est couverte de poils serrés et comme drapés , mais ils sont plus doux et d'un jaune foncé tirant sur le fauve. Ses incisions sont d'un noir un peu bleu et marquées de trois points d'un blanc bleuâtre , dont un sur le vaisseau dorsal. Au-dessus des stigmates on distingue dans beaucoup
BOMBYCINES.
d'individus des espèces de traits obliques formés par des poils plus rapprochés , et souvent teintés d'un peu de fauve ou d'orangé. La tète est d'un gris noirâtre, marquée en avant d'une tache triangulaire grise ou d'un gris un peu jaunâtre ; elle est séparée du premier anneau par un collier assez étroit d'une couleur aurore. Le dernier anneau est d'une couleur plus fauve que les autres. Les stigmates sont roussâtres, peu distincts. Le dessous du corps est d'un brun noirâtre , ainsi que les pattes.
Dans sa jeunesse, elle est ordinairement d'un jaune un peu plus fauve que lorsqu'elle est parvenue à toute sa grosseur.
Elle passe l'hiver comme celle de Quercus , mais elle est alors très petite , et se tient cachée sous les plantes basses ou collée contre les tiges des graminées. A la fin de juin, ou dans les premiers jours de juillet , elle file une coque de même consistance et à-peu-près de même forme que celle de Quercus, et d'un jaune plus ou moins foncé. Elle la place ordinairement sous les pierrailles ou les plantes basses.
La chrysalide est raccourcie, molle, d'une couleur verdâtre, avec les stigmates noirâtres. Quelque temps avant l'éclosion elle devient jaunâtre.
Ce bombyx paraît à la fin d'août ou au commencement de septembre.
Cette chenille , sans être rare , est moins répandue que celle de Quercus. Elle ne se trouve pas dans les pays très froids. Elle vit sur les légumineuses, et particulièrement sur les trèfles, la luzerne et le genêt. C'est le matin à la rosée, le soir avant le coucher du soleil, ou dans la journée après une petite pluie , qu'on la cherche avec plus de succès sur les luzernes ou dans les prairies.
BOMBYCINES.
BOMBYX RUBI. PI. 12 , fig. i, 2 , 3 et 4.
Nigra , filis fuscis , dorso cinnamomeo incisuris atris ; junior nigra annutis luteis.
BoisD. , Index meth. , p. 48.
LiNN. ^ S. N. I,2,8i3,2i. — Fab. , Ent. , S. — Scopol. ,
WlEN. VeRZ. , EsP. , RoES. , BORKH. , ScHRANK , etC.
HuBN. , Bomb. , tab. 89, fig. i'j4- — Larv. lepid.,111, Bomb. ,
II , P. b, fig. 1, a, b.
Gastropacha, nibi. Ochs. , Sclimett. von Europ., III, p. 170,
La polyphage. Ernst, Pap. d'Europ. , pi. lyS. Bombyx de la ronce. God. , Pap. de France, III, pi. 32,
fig. I , 2 , p. 134.
Elle est au moins de la taille de celle du Bombyx Quercus. Les côtés sont d'un brun noir, avec des poils nombreux , assez serrés , et d'un châtain foncé. Sur le dos elle est d'un roux-cannelle plus ou moins foncé ; mais les longs poils sont également châtains. Les incisions sont d'un noir de velours , et on observe assez souvent un point ou espèce de tache fauve sur le bord des anneaux , près de la partie noirâtre latérale. La tête et les pattes sont noires. Les stigmates ne sont pas distincts.
Dans sa jeunesse, elle est dun noir de velours avec les poils du dos d'un jaune un peu roux , et le bord de chaque anneau d'un jaune plus ou moins fauve , excepté l'avant-dernier, où cette couleur est très peu marquée. Après sa quatrième mue, elle commence à prendre la couleur de l'âge adulte, telle que nous l'avons représentée, y?^. 3 , en conservant une partie du dessin du premier âge.
Les petites chenilles naissent à la fin de mai ; vers la fin de septembre , ou dans le courant d'octobre , elles semblent être parvenues à toute leur grosseur , cependant elles ne se métamorphosent pas ; et si on cite un exemple d'une chenille de B. Rubi chrysalidée à la fin de l'automne , ce ne peut être qu'un
BOMBYCINES.
cas exceptionnel et très rare que nous n'avons jamais vu. Elles passent l'hiver engourdies sous les mousses , les feuilles sèches , les pierrailles , etc. Dès les premiers beaux jours elles sortent de leur retraite , et prennent un peu de nourriture ; mais , à cette époque , soit que le froid ou autres causes en aient fait périr une partie , elles sont aussi rares qu'elles étaient communes à l'automne. Dans le commencement d'avril , elles filent sous les plantes basses une coque grisâtre , molle , alongée , d'un tissu assez léger , dans lequel elles se changent en chrysalide.
Celle-ci est d'un noir bleuâtre, avec les incisions antérieures de l'abdomen jaunâtres, et quelques poils roussâtres à l'extrémité anale.
L'insecte parfait éclôt dans le commencement de mai.
La chenille est très commune en octobre dans une grande partie de l'Europe , sur le bord des bois , le long des fossés , dans les bruyères , etc. Elle se nourrit d'une foule de plantes basses et d'arbrisseaux , ce qui lui a fait donner par Ërnst le nom de Polyphage. Elle est connue aussi sous le nom vulgaire d^ Anneau du diable, parcequ'elle a plus qu'aucune autre espèce l'habitude de se mettre en anneau dès qu'on la touche. Quoi qu'en ait dit Godart , on parvient à la conserver vivante jus(|u'au printemps , si on la tient en plein air dans de très grandes boîtes garnies de mousse, et couvertes d'une gaze métallique.
Dans sa jeunesse, au premier coup d'œil, on pourrait la confondre avec certaines variétés de B. Lanestris , et sur-tout avec la chenille d'Euchelia Jacobeœ.
Les poils de cette espèce produisent comme ceux du Bombyx Quercus de légères démangeaisons lorsqu'on touche un certain nombre de ces chenilles.
BOMBYCINES.
LASIOCAMPA POPULIFOLIA. Pi. 7, fig. i et 2.
Cinerea, annula secundo cotlari cyaneo, tertio collari aurantiaco macula média cyanea.
BoisD., Ind. method., p. 47-
Gastropacha populifolia. Ochs. , Sclimett. von Europ., III,
Bombyx populifolia. Hubn. , Bomb. , tab. 43 , fig. 189. — Larv.
lepid, III, Bomb., II, S. a, b , fig. i , a. F AB. ^ Ent. S., m, I, 420,41- BoRKH. , Europ. schmett. , III th. , S. 67, n° 1 6. — Illig , Wien.
VeRZ. , EsP. , SCHW^RZ , BrAHM , ViEWEG.
Bombyx feuille de peuplier. God. , Papillon de France, IV, Bomb. , pi. 7, fig. 3 , p. 80.
Elle a la taille et le port de la chenille de Quercifolia. Elle est tantôt d'un gris cendré, uniforme, avec un petit sablé très fin d'un gris plus obscur, tantôt d'un cendré obscur avec des marbrures d'un cendré blanchâtre. Le onzième anneau porte un tubercule court , aplati et tronqué , de la couleur générale du fond. Les appendices pédiformes sont très prononcés et garnis de poils grisâtres ' plus nombreux et un peu plus longs que dans Quercifolia. Le second anneau porte un collier d'un beau bleu velouté. Le troisième au contraire porte un collier d'un orangé plus ou moins vif et marqué dans son milieu d'une petite tache d'un bleu noir. Les stigmates sont un peu plus obscurs que le fond. La tête est à-peu-près de la couleur du corps et garnie de poils tombants. Le dessous du ventre est d'un ferrugineux orangé , strié et tacheté de noirâtre. Les pattes écailleuses sont noires ; les membraneuses sont à-peuprès de la couleur du ventre.
Dans sa jeunesse le second collier est ordinairement d'un
' Dans un grand nombre de Lasiocampa , plusieurs des poils qui garnissent les appendices pédiformes sont terminés par une espèce de petite écaille ovale furfuracée.
BOMBYCINES.
jaune soufre, marqué au milieu d'une tache bleue. Dans quelques individus cette couleur persiste assez long-temps , mais nous ne l'avons jamais observée dans l'âge adulte.
Elle passe l'hiver collée sur les branches. Dans le courant de juin elle file une coque molle, pulvérulente, d'un jaune roussàtre.
La chrysalide est cylindrique , noirâtre , avec quelques petits poils d'un brun ferrugineux à l'extrémité anale.
Le papillon éclôt ordinairement au bout de trois semaines.
La chenille n'est pas très commune ; elle se trouve dans le nord et le centre de l'Europe , sur les peupliers et les saules.
C'est en frappant fortement ces arbres qu'on parvient à la faire tomber.
BOMBYCINES.
LASIOCAMPA PRUNI. PI. 7,%. 3.
Gnseo-subcînerea, collât i aurantiaco ; Uneis obsoletis lateralibus flavis punctisque cyaneis.
BoiSD. , Ind. metli. , p. 48-
ScHRANK, Fauu. 5. , 2 , B. I, abth. S. 271, n° i455. Gastropacha pruni. OchSc, Schmett. von Europ. , HT, p. 254- Bombyx pruni. Hubn., Bomb., tab. 4^, fifj. «86. — Larv.
lepid., HT, Bomb., Il, S. a, fig. i, a. Fab. , Ent. 6",, III, I, 4^4 î 56.
LiNN., S. N., I, 2, 8i3, 22.
BoRKH. , ^urop. schmett., III th. , S. 76 , n° 19. — Esp., Wien.
VeRZ. , IlLIGER, Sch^FF. , MULLER, HuFNAGEL , ViEW. ,
Naturf. , Lang, etc.
Bombyx du prunier. God. , Pap. de France, Bomb. , IV, pi. 8,
La feuille-morte du prunier. Ernst, Pap. d'Europe, 169,
fi(;. 221 , a — ij.
Elle est un. peu plus petite et moins aplatie que celle de Qiiercifolia, ses appendices pédiformes sont beaucoup moins saillants que dans les espèces congénères, et ressemblent presque à des mamelons. Sa couleur varie beaucoup ; tantôt elle est d'un gris pâle presque uniforme ou d'un gris un peu roussâtre ; tantôt elle est d'un gi"is obscur jaspé de blanc ou presque blanchâtre. Elle a sur le dos deux raies bleues interrompues, se détachant assez mal de la couleur du fond , et le plus souvent indiquées par de gros points d'un bleu pâle. Au-dessous de cette raie bleue, on voit ordinairement une ligue d'un blanc jaunâtre plus ou moins prononcé, et au-dessus de cette même raie une ligne semblable , sinueuse et en zigzag. La raie bleue formée par une suite de gros points est interrompue à la jonction de chaque anneau par un gros point blanchâtre. Elle n'a qu'un seul collier, qui est aurore , placé sur le second anneau, et terminé à chaque bout par une tache bleue s'alignant avec celles de la raie susmentionnée. La partie postérieure de ce collier est fréquemment bordée par une
BOMBYGINES.
tache blanchâtre. Les stigmates sont d'un blanc jaune, et ils s'alignent avec un rang de gros points d'un bleu pâle. Les appendices pédiformes sont garnis de poils soyeux assez peu nombreux, d'un gris roussâtre. Sur le onzième anneau, il y a un tubercule aplati un peu bifide , garni de poils roux très courts , et bordé latéralement par une petite ligne noirâtre. La tète est grisâtre avec quelques ondes plus obscures; la partie postérieure cachée sous le premier anneau est d'un jaune pâle. Le ventre est d'un noir foncé, avec les pattes écailleuses d'un noir brun ; les pattes membraneuses sont ferrugineuses avec la couronne blanchâtre bordée de noir.
Nous avons vu cette année ( i832) une variété trouvée sur l'orme par M. Adolphe Boisduval, laquelle avait le collier entièrement bleu et le dos jaspé de blanc.
Dans sa jeunesse elle n'offre pas de différences notables.
Elle passe l'hiver collée contre les branches. En juin elle est ordinairement parvenue à toute sa grosseur; elle file entre les feuilles une coque alongée , d'un roux fauve assez solide.
La chrysalide est d'un noir luisant avec les stigmates et les anneaux ferrugineux.
La chenille n'est pas très commune ; elle se trouve dans le nord et dans le centre de l'Europe, sur Y orme, le bouleau, le 7iéjlier, le pommier sauvage , le prunellier, le prunier, et le peuplier. M. Vattier, capitaine au 2 5*" de ligne, nous a assuré l'avoir prise plusieurs fois sur le chêne, et M. Soudan l'a trouvée une fois sur le pin (pinus maritimn ).
HOMBYCINES.
LASIOCAMPA BETULIFOLIA. P!. lo, fiy. 2.
Cinerea , collarihus duohns auranliacis iiicjro interniptis ; pilis lateralibns cinereis.
BoiSD. , Ind. metlu, p. 47-
Gaslropaclia betulifolia. Ochs. , Ilï. p. 242.
Bombyx ilicifolia. Hubn. , Bomb. , 44? ^ig- ïQ'''^^. — Larv.
lepid,, III, Boinb., S. b, c, fiy. 2, a. — AVien. Verz. ,
Illig., Fab., Borkh. , etc.
La petite feuille- morte. Ernst, Fap. d'Europe, pi. 1G8 ,
Hg. 220.
Bombyx feuille de bouleau. God. , Papillons de France, IV,
pl- 7' H- 4, P- 82.
Elle est en dessus d'un blanc grisâtre, ou d'un gris cendré plus ou moins clair. Cette couleur est tantôt uniforme et tantôt entrecoupée par des marbrures plus foncées sur la partie postérieure de chaque anneau. Le onzième anneau offre un petit tubercule à peine saillant. Elle a deux colliers d'un beau jaune orangé, noirs à leurs extrémités , et interrompus sur le milieu par une petite tache noire triangulaire dont la pointe se dirige en arrière. Ces deux colliers tout-à-fait semblables .sont placés sur le second et sur le troisième anneau. La tête est d'un gris cendré , teintée et saupoudrée de gris noirâtre , sur-tout à sa partie postérieure. Le dessous du corps est d'un noir foncé sur les trois premiers anneaux, et panaché de noir et d'orangé sur les autres, avec une tache noire, entre chaque patte membrapeuse. Les poils qui garnissent les appendices pédiformes sont grisâtres, fins, mélangés de quelques autres plus courts , qui ont souvent une teinte un peu roussâtre. Les stigmates sont peu marqués.
Dans sa jeunesse elle n'offre pas de différences bien notables.
A la fin d'août et en septembre, elle est ordinairement parvenue à toute sa taille; alors elle file entre les feuilles ou dans
BOMBYCINES.
les bifurcations des jeunes branches une coque assez molle , d'un gris plus ou moins roussâtre ou jaunâtre.
La chrysalide est obtuse , noirâtre , d'un brun clair sur les anneaux, qui offrent de chaque côté un petit mamelon peu saillant. Elle passe l'hiver, et éclôt en avril et mai.
La chenille , sans être commune , se trouve dans une grande partie de l'Europe tempérée sur le chêne {quercus rohur) , les différentes espèces de peupliers, le bouleau [betiila alba), et sur plusieurs autres arbres forestiers.
BOMBYCINES.
LASIOCAMPA QUERCIFOLIA. PI. 6, fig. i.
Cinereo-fusca vel subfusca, collaribus clitobuscyaneis pustulis/fue rubroferrugineis biseriatis ; annulo pemUtimo carunciilifero.
BoisD. , Ind. meth. , p. 47-
ScHRANK, Faun. B., 2 , B. 2, abth. S. i54.
Gastropaclia qitercifolia. Ochs. , Schmett. von Europ., III»
Bombyx quercifoUa. Hubn. , Bomb. , tab. 43, fig. 187. — Larv.
lepid., III, Bomb., Il, S. a, b , fig". 1 , a. Fab. , Ent. S. , III, I, 4^0 , 42.
LiNN. , iS. iV. , 1,2, 812, 18,
BoRKH. , Eiirop. schmett. , III th., S. ô'î , u" i5. — Illig. ,
WlEN. VeKZ. , EsP. , MuLLER, RoSSI , HuFNAG. , ViEWEG ,
Lang, etc.
Bombyx feuille du chêne. God. , Pap. de France, IV, Bomb. ,
pi. 7, fig. 1 , 2 , p. 76.
La feuille-morte. Geoff., Hist. des Ins. , t. Il , p. 1 10 , n" i [ . Ernst, Pap. d'Europe, pi. 166 , fig". 217, a — q.
VARIÉTÉS
Bombyx alnifoUa.T)ALH.
Bombyx ulmifolia. Dalh.
Elle varie beaucoup pour la couleur, qui est tantôt brunâtre ou ferrugineuse , tantôt grisâtre, quelquefois blanchâtre marbrée de ferrugineux , et souvent jaspée de blanc et de ferrugineux. Dans tous les ^cas , elle a sur le dos deux rangées de boutons d'un rouge ferrugineux, et sur le onzième anneau une caroncule très prononcée, noirâtre à son sommet. Les poils du dos sont courts, peu fournis et bruns. Les appendices pédiformes ou fausses pattes sont très prononcés et garnis de poils jaunâtres ou d'un gris rosé. Elle a deux colliers bleus entourés de noir et marqués dans le milieu d un V noir velouté plus ou moins apparent. Dans le premier âge ces colliers sont quelquefois un peu marqués de fauve , mais ce cas
BOMBYCINES.
est assez rare. Les stigmates sont grisâtres , cerclés de noirâtre. La tête est à-peu-près de la couleur du corps. Le dessous du ventre est d'un ferrugineux tirant sur l'orangé, tacheté de brun noirâtre. Les pattes écailleuses sont d'un noir luisant et les pattes membraneuses d'un brun rougeâtre.
Elle passe l'hiver collée contre les branches. Au mois de juin ou au commencement de juillet, elle est parvenue à son entier développement. Elle file une coque pulvérulente, molle, presque de sa couleur, ressemblant à une espèce de fourreau alongé. La chrysalide est cylindrique , d'un noir bleuâtre, avec le bord des anneaux et de très petits poils ferrugineux à l'extrémité anale.
L'insecte parfait naît au bout de trois semaines.
Elle vit solitaire sur presque tous les arbres fruitiers, et aussi sur Y épine, Vépine-vinette , Valaterme, \e prunellier , le ne7-prun, le saule, et quelquefois sur le chêne. Elle se tient tellement collée contre les branches qu'il faut un œil très exercé pour la distinguer, et que souvent on la touche sans la voir. Dans les lieux cultivés on aperçoit ses crottes, et avec un peu de persévérance on finit par la trouver.
Elle se trouve en juin dans une grande partie de l'Europe. Il est rare qu'elle soit assez commune pour occasioner des dégâts dans les vergers ; d'ailleurs il y en a rarement plus d'une sur le même arbre.
BOMBYCINES.
LASIOCAMPA POTATORIA. Pl.6,%. 2.
Viridi-cyaneacens lîneis atomisque sparsis flavido-subaureis , lateribus albido fasciculatis.
BoiSD. , Ind. metliod. , p. 48- ScHRANK. , Faun. B. , 2 , B. 2, abth. S. i54, ri° 6. Gastropacha potatoria.Ocns. , Schmett. vonEurop., III, p. 256. Bombyx potatona. Hubn. , Bomb. , tab. ^1 , fig. 182. — Larv.
lepid. , III, Bomb. , II , R. 6 , fig. i , a. Fab., Etit. S., III, 1,425, 58.
LiNN. , iS. iV., I, 2 , 8i3, 23.
BoRKH. , Europ. schmett., III, B. S. 97, n° 26. — Illig. , Wien.
Verz , EsP. , MuLLER, ROSSI, HuFNAG. , ViEWEG , LanG , CtC.
Sepp, Ins., Il, B. tab. VIII, fig. i — 8.
Bombyx buveur. GoD. , Pap. de France, IV, Bomb. , pi. 8,
%• 3, 4, F- 92- La buveuse. Ernst, Pap. d'Europ. , pi. 172, fig. 228, a — h.
Cette chenille, lorsqu'elle est parvenue à toute sa grosseur, est à-peu-près de la taille de celle de Bombyx Trifolii. Le fond de sa couleur est d'une teinte olivâtre mêlée de bleuâtre. Ses poils sont fins, assez soyeux et d'une couleur roussâtre. De chaque côté elle a quelques points épars d'un beau jaune et une raie formée par la réunion de points de la même couleur. Sur le dos sont deux séries de petites brosses noires veloutées et très courtes, et deux aigrettes de poils bruns, assez longs, dont l'une est placée sur le onzième anneau, et l'autre sur le second: celle du second anneau, lorsque la chenille prend certaine attitude , se partage en deux petites touffes renfermant une espèce de collier noir. Au niveau des stigmates est une suite de petites touffes de poils blancs dirigés par en bas et obliquement en arrière. Il y a en outre près des pattes des poils rabattus qui sont tantôt grisâtres , tantôt jaunâtres , mais le plus souvent roussâtres. La tête est d'un brun tanné clair, avec un petit sablé et quelques raies longitudinales plus ou moins prononcées. Les stigmates sont à peine visibles.
qé
BOMBYCINES.
Quelquefois les petites brosses blanches sont peu marquées ou ont une teinte presque roussâtre.
Dans sa jeunesse , elle est d'une couleur plus brune et le dessin est plus prononcé.
Les appendices pédiformes , si remarquables dans un grand nombre de Lasiocampa, sont ici assez peu saillants.
La transformation a lieu au commencement de juillet. Elle file alors , le long des brins d'herbes ou des tiges des arbrisseaux, une coque molle alongée, d'un jaune roussâtre.
La chrysaHde est brune , un peu saupoudrée de roussâtre.
L'insecte parfait éclôt au bout de trois semaines.
Cette chenille se trouve assez communément en juin dans une grande partie de l'Europe.
Elle se nourrit de différentes espèces de bromus, de quelques autres graminées , et de plusieurs espèces de carex. Elle se plaît particulièrement dans les lieux frais et humides, au bord des étangs , des fossés , des petits ruisseaux , le long des haies , etc. C'est le matin à la rosée , le soir avant le coucher du soleil , ou après une petite pluie , qu'il est plus facile de la rencontrer. On la trouve montant le long des brins d'herbes , ou même sur des petits morceaux de bois morts ou des tiges desséchées. Au soleil elle a un reflet bronzé et les points paraissent presque dorés.
Çoedart lui a donné le nom de Buveuse , parcequ'il a cru remarquer quelle boit en relevant la tête pour reprendre haleine, ni plus ni moins que les poules. Ce qu'il y a de certain c'est qu'elle aime les lieux humides et les plantes mouillées par la rosée ou par la pluie ; mais elle n'a pas la bouche organisée autrement qu'une autre chenille, et il lui est impossible de boire.
11 ne faut pas croire, ainsi que quelques auteurs l'ont avancé , qu elle vit indistinctement de toute espèce de graminées : pour l'élever avec succès il faut lui doimer des bromus.
BOMBYCINES.
MEGASOMA REPANDUM. Boisd. PI. ii, fig. i, 2, 3 et4.
P'dosa, pallide cinerea, fascia dorsali utrinque angulata obscuriori fttberculis didymis fulvo auralis; coltaribus nigris duobus.
Bombyx repanda. Hùbn. , Europ. schmett., Bomb.
Immédiatement après sa sortie de l'œuf , cette chenille est noire, avec quelques points rougeâtres peu visibles, et deux bouquets de poils très longs sur le premier anneau. Plus tard le dessin commence à se prononcer, et à chaque mue il det^ient de plus en plus marqué. Parvenue à toute sa grosseur, elle a environ deux pouces et demi de longueur; elle est alors d'un gris-cendré bleuâtre ; tout son dos est couvert par ime large bande plus obscure, bordée de blanchâtre, formant comme une suite de losanges , dont un par anneau. Sur chaque côté du losange il y a deux tubercules d'un orangé-vif, brillant au soleil comme un point d'or, et dont l'antérieur plus de moitié plus gros , et portant des poils bruns et noirs. Les trois premiers anneaux sont dépourvus de ces tubercules. Le second et le troisième ont une touffe épaisse de poils d'un blanc roussâtre , cachant dans le repos un collier d'un beau noir que la chenille laisse voir quand elle marche. L'intervalle qui sépare ces deux colliers est divisé longitudinalement par une petite raie d'un blanc roussâtre. La tête est grisâtre , recouverte de poils roussâtres. De chaque côté, on remarque des espèces de moustaches, partant du premier anneau, comme dans la plupart des Lasiocampa et le Lipari's Dispar. Le ventre est noirâtre, avec un point blanc sur chaque anneau. Les pattes membraneuses sont noirâtres , tachées de roussâtre. Les appendices pédiformes sont très velus et roussâtres à leur extrémité. Les aimeaux postérieurs sont garnis de quelques aigrettes de poils assez longs. Les stigmates sont noirs , surmontés d'un point noir alongé.
La coque est molle , blanchâtre , alongée , légèrement transparente.
BOMBYCINES.
La chrysalide est cylindrique, obtuse, d'un noir luisant , garnie de quelques aigrettes de poils roussàtres.
B'"" Feisthamel.
Cette description nous a été communiquée par M. Feisthamel, qui a élevé une famille entière de ces chenilles.
L'insecte parfait se trouve très fréquemment aux environs de Cadix. Il est extrêmement répandu sur toute la côte occidentale d'Afrique jusqu'au Sénégal. Il habite aussi la Syrie, où il a été découvert par Olivier.
L'individu figuré par Hubner a été pris , dit-on , aux environs de Rome.
' La chenille vit sur différentes espèces de spartium , surtout sur les îHonospermwn et junceum.
.: lîi
:ion Î89 i éaJJcq
BOMBYCINES.
SATURNIA PYRI. PI. i , %. i, 2 et 3.
Viridis luberciUis cœruteis piliferis ; ano ferrugineo ; stigmatibus albis nigro cinctis,
Saturnia pyri. Ochs., Schmetl. von Europ,^ t. III, p. 2. Bombyx pyri. Hubn. , Schmetl. uon Europ., Bomb., tab. i5. Bombyx pavonia major. Linn. , Fab., Esp. , etc. Bombyx grand paon. God., Pap. de France, Bomb., pi. 4»
Le grand paon. Ernst, Pap. d'Europ. GEOFFaoT.
Elle est d'un beau vert-pomme, avec des tubercules d'un bleu d'azur ou de turquoise, portant chacun sept poils roides étoiles et inégaux. Ces tubercules sont disposés ainsi : quatre sur le premier et le dernier anneau, et six sur tous les autres. Le chaperon , placé derrière la dernière paire de pattes membraneuses, est d'un brun fauve. Les stigmates sont blancs cerclés de noir. Les pattes écailleuses sont d'un roux ferrugineux ; les pattes membraneuses sont vertes avec la couronne ferrugineuse, bordée par une ligne noire. Elle n'est de cette couleur que dans l'âge adulte ; avant la première mue elle est noirâtre ou bleuâtre avec les tubercules brunâtres ou rougeâtres.
Elle est parvenue à toute sa taille dans le courant d'août. Sur le point de se métamorphoser elle devient d'un jaune sale ; alors elle file une coque brunâtre très dure , très gommée , en forme de poire , ayant le petit bout disposé à-peu-près comme les entonnoirs d'une nasse.
On trouve cette chenille sur beaucoup d'arbres , principalement sur les amandiers , les pêchers , les poiriers , les pommiers, les pruniers, les frênes, les aunes, et les ormes. Elle ne se trouve point dans le nord de l'Europe; en France, elle semble finir aux environs de Paris.
Pour se chrysalider elle recherche les corniches des murs et des toits, les bosses et les bifurcations des arbres.
BOMBYCINES.
La chrysalide est cylindrique, assez raccovircie , brune avec l'enveloppe des antennes , et les incisions un peu plus claires.
L'insecte parfait éclôt à la fin d'avril et au commencement de mai. Il arrive souvent que la chrysalide reste toute l'année sans éclore , et que le papillon ne paraît que l'année d'après. Il y en a même qui n'éclosent que la troisième année.
BOMBYCINKS.
SATURNIA CARPINI. PI. 2 , fijj. 1,2 et 3.
Viridis, sœphis nigrofasciala , tuberculis piliferis aurantiacis ; stigmatibus luteis nigro cinctis.
BoisD. , Index meth. , p. 49-
OcHs. , Schmett. von Europ., III , p. 6. — Schrank.
Bombyx carpini. Hubn., Bomb. , tab. i4, figf. 53, 54. — Larv.
lepid. , III , Bomb. , II , A. fig. i , a, b , c.
WiEN. Verz. , s. 5o, fam. B., n° 3. — Borkh. , Vieweg. PhaL attacus pavonia minor. Linn. , 5. iV., I, 2, 810, 7. Bombyx pavonia minor. Fab. , Eut. iS". , III, i , \i'], ?>i^ a. —
HuFNAG., NatuRF., ScHWARZ , CtC.
Bombyx pavonieUa. Scopol., Ent. carn. , 192 , 483.
Sepp, Neederl. Ins., t. X, XI.
Bombyx petit - paon. God. , Lépid. de France , IV, Bomb. ,
tab. 5, fig. 2 et 3, p. 68. Le petit-paon et le paon-moyen. Geoffroy, Ilist. des Ins. ,
p. loi, n"' 2 et 3.
Le petit-paon de nuit. Ernst, Papillon d'Europe, pi. i33,
fig. 178, a — h.
Elle est d'un beau vert-pomme assez foncé, et elle a sur chaque anneau une bande transverse noire , portant des tubercules tantôt roses , tantôt orangés , surmontés de sept poils roides inégaux. Tous ces tubercules sont alignés transversalement. Il y en a quatre sur le premier et sur le dernier anneau. Sur tous les autres il y en a six. Les stigmates sont fauves cerclés de noir. Au-dessous des stigmates la couleur verte est un peu plus pâle et forme une espèce de raie plus ou moins sensible. La tête est verte avec une petite tache noirâtre de chaque côté. Le dessous du corps est vert. Les pattes membraneuses sont de cette dernière couleur, avec un trait noirâtre au-dessus de la couronne.
Souvent la bande transverse noire disparaît totalement, et les tubercules sont immédiatement placés sur le fond vert. Les individus qui offrent cette variété sont généralement plus
BOMBYCINES.
gros et donnent le plus ordinairement des femelles. Dans son premier âge elle ressemble un peu à une chenille de Vanesse ou de Mélitée. Elle est noire avec une raie latérale ferrugineuse.
A la seconde mue le noir diminue beaucoup, et le fond vert commence à paraître; à la troisième mue il n'y a plus que des bandes transverses noires.
On trouve ordinairement les œufs disposés par groupes nombreux sur les tiges des ronces et autres arbustes , dans les buissons , au bord des bois ou des haies.
Les petites chenilles naissent au mois de mai; vers le milieu de juillet, elles filent dans les buissons une coque pyriforme plus ou moins roussâtre.
La chrysalide est d'un noir brun , avec le bord de l'enveloppe des ailes, des antennes et les incisions de l'abdomen plus claires. L'extrémité anale est terminée par un bouquet de poils roides dont les intermédiaires sont plus longs.
L'insecte parfait éclôt vers la fin de mars ou le commencement d'avril de Tannée suivante. Il arrive quelquefois que la chrysalide n'éclôt qu'au bout de deux ans.
Cette chenille , qui habite une grande partie de l'Europe , vit en famille dans le premier âge, sur les jeunes pousses d'orme^ de charme [carpinus) ^ de bouleau, de saule, dl osier, de prunellier, d'épine, etc. ; mais c'est sur la ronce qu'on la rencontre le plus souvent.
A la troisième mue elles se dispersent et vivent isolées dans les environs du berceau de leur première enfance.
On les élève très bien avec des feuilles àe fraisier et de framboisier, ou de plusieurs autres rosacées.
BOMBYCINES.
PYG^RA BUGEPHALA. PI. 17, fig. i et 2.
Villosa , fiisca , annulatim falvo fasciata , lineis quatuor dorsalibus jlavis alteraque lalerali lutea albo supra marginata ;capite nigro, V Jîavo signato.
BoisD. , Ind. meth. , p. 47.
OcHS., Schmett. von Europ., IV, p. 235, n° 6. Bombyx bucephala. Hubn. , Bomb. , tab. 45 , fig. 194, igS. — Lav. lepid.,III,Botnb.,II, verœ T, a, 6,fig. i,a.
LiNN. ,6jSf. Nat., 1,2,816, 3l. — FaB., RoESEL, ScHiEFF. , WiLK., SCOPOL., BOURH., MuLL., RoSS. , SCHRANK, CtC.
Bombyx bucéphale. God. , Pap. de Fr. , t. IV, pi. 22, fig. i. Sepp, Neederl. Ins. , II , B. , tab. i4 , fig- 1-6. La lunule. Geoff. ,Hist. des Ins. ,t. II, p. 1 23, n" 28. Ernst, Pap. d'Europe , pi. i85 , %. 240-
Elle est alongée , velue, un peu flasque, avec la tête grosse , noire , divisée par un V renversé de couleur jaune. La teinte générale est noirâtre , avec le milieu de chaque anneau marqué d'une bande transversale mal arrêtée , formée d'atomes d'un jaune-roux un peu ferrugineux. Le dos est divisé par quatre raies jaunes longitudinales plus ou moins interrompues et plus ou moins bien écrites. Au-dessous des stigmates, il y a une autre raie jaune mal arrêtée, surmontée comme de deux lignes blanches interrompues , n'existant guère que près des incisions où elles sont souvent réunies, et forment une espèce de tache blanche très visible quand la chenille marche. Les stigmates sont noirs et placés au niveau de la première ligne blanche. Le dessus du dernier anneau forme une plaque noire bordée de jaune. Le ventre est d'un jaunâtre presque orangé , avec deux raies noirâtres le long des pattes ; cellesci sont noirâtres. Les poils sont blancs , rares , assez longs et assez fins. Dans la plupart des individus , les deux raies jaunes les plus rapprochées sur le dos forment avec les bandes rousses transverses une série dorsale de taches carrées mal arrêtées.
BOMBYCINES.
Dans le jeune âge, les lignes sont mieux écrites et le dessin est moins confus.
On trouve souvent des variétés où le dessin est beaucoup plus confus , et où toutes les couleurs semblent se confondre, [l y en a d'autres dont le dessus du dos est rayé longitudinaiement de noir, de jaune et de blanc.
Cette chenille vit ordinairement en petites sociétés sur une infinité d'arbres , particulièrement sur les saules , salix ; le bouleau , betula alba ; l'orme , ulmus campestris; le chêne , quercus robur; le tilleul, tilia europœa; le hêtre, fagus sylvaticus, depuis le mois de juillet jusqu'au mois d'octobre.
Elle entre en terre et se change en une chrysalide d'un brun-noirâtre luisant, cylindrico-conique , obtuse, terminée par deux petites pointes.
L'insecte parfait éclôt en mai et juin de l'année suivante, et se trouve dans presque toute l'Europe.
fiOMBTClNES.
PYGiERA BUCEPHALOIDES. PI. 17, fig. 3 et 4.
f^illosa cinerea vei fasco-clnerascens, annulatim Jiavo punctata, lineis sex longitiidinalibus paUidis ; capite fusco,Jlavo variegato; segmenta penuUimo tuberculo minuto instructo.
BoisD. , Ind. meth. , p. 47- OcHS, , Schmett. von Eur. , V , p. 2o5 , n' 7. Bombyx bucephaloides. Hubn. ,Bomb., tab. 63, fig. 267, 268. — Larv. lepid., III, Bomb., I, Sphing. , C, fig. i, a, b.
Elle a tout-à-fait le port et la taille de la chenille de Bucephala, et elle varie aussi passablement ; mais quelles que soient ses modifications de couleur et de dessin , on la reconnaîtra toujours au petit tubercule qui surmonte le dernier anneau et à sa tête jaunâtre ou noirâtre variée de jaune. Ordinairement elle est d'un gris brunâtre , plus pâle que Bucephala , ou presque cendrée , avec quatre raies dorsales et une latérale près des pattes, d'un gris blanchâtre ou d'un cendré très pâle. Outre cela , le milieu de chaque anneau offre une série transverse de points jaunes quelquefois réunis en bandes continues, mais le plus ordinairement séparés. Les stigmates sont bruns et placés sur le point le plus inférieur de la rangée transverse. Le dessus du dernier anneau est couvert par une plaque noire comme dans Bucephala. Les pattes sont noirâtres. La tête est tantôt d'un jaune roussâtre et tantôt brune variée de jaune. Les poils sont à-peu-près comme dans Bucephala.
Dans quelques individus les raies longitudinales du dos ont une teinte jaune.
Cette chenille, lorsqu'elle est en repos, a Thabitude comme celle de Bucephala de relever le dernier anneau et de ne point s'appuyer sur la dernière paire de pattes.
On la trouve à la fin de Tété et au commencement de l'automne , dans le midi de la France , en Hongrie et dans l'île de
BOMBYCINES.
Corse, sur le chêne, quercus rohur, et sur le chêne vert, quer-
cus ilex.
Elle se métamorphose en terre comme celle de Bucephala, La chrysalide n'offre que de très légères différences. L'insecte parfait éclôt en mai de l'année suivante.
BOMBYCINES.
PYGiERA RECLUSA. PI. i4, fig. i et 2.
Subvillosa, luteo-rufescens , fascia lata laterali iiigricanti ; seginentis quarto undecimoque tuberculo minuto, nigro instructis ; capite nigro.
OcHS., Schmett. von Europ., III, p. 228, n" 3.
BoisD. , Ind. metli. , p. 47.
Bombyx reclusa. Hvbts., Europ. von Schmett. Bomb. , tab. 22 ,
fig. 90. — Larv. lepid. , III, Bomb., II, E , B, fig. 2 , a. Fab. , Ent. Syst. , III , 1 , 44?? 124. — Borrh, , Wien. Vekz. ,
Illig. , View. , etc.
RoEs. , Ins. bel., IV, tab. XI , fig. 1-6. EsPER, Scimiett. ,111, tab. 5i, fig. 6,7. Laria reclusa. Schrank, Faun. Boic. , 2, B. I abth. , S. 269 ,
Bombyx anastomosîs. Donov. , Naf. Hist., vol. IV, pi. 124
et 12g.
ScopoLi, Ent. Carn. , 201 , 5o2.
La hausse-queue brune. Ernst, Papill. d'Europe , pi. i65,
fig. 216.
Bombyx reclus. God., Pap. de France, IV, pi. 2 1 , fig. 4-
Elle est légèrement velue , courte et épaisse comme ses congénères. Elle est d'un jaune roux, avec une large bande latérale norre ou noirâtre. Sur le dos , on remarque quelques petites lignes et quelques petits tubercules d'une teinte grisâtre , Tun et l'autre peu visibles , se fondant presque avec la couleur générale. Le quatrième anneau offre sur le milieu du dos un petit tubercule noir peu saillant; sur le onzième, on voit deux petits tubercules de la même couleur. Entre les pattes et la bande noire, la couleur est orangée, et elle porte les stigmates qui sont noirs. La bande noirâtre est marquée , près de la couleur ciauve qui longe les pattes, d'une petite tache noire, formant un petit relief sur chaque anneau. La tête est noire. Le dessous du corps et les pattes sont brunâtres.
Dans son premier âge, elle est d'une teinte plus sale.
Pour se chrysalider, elle fde entre les feuilles, et quelque-
BOMBYGINES.
fois SOUS les écorces , une petite coque grisâtre presque semblable à celle de \ Aiiachoreta pour la forme.
IlA chrysalide est brune , plus petite que celle de Curtula , et terminée de même par une pointe en T.
L'insecte parfait éclôt aux mêmes époques que XAnachoreta.
La chenille est assez rare aux environs de Paris et dans le centre de la France ; mais elle est commune dans le nord , dans une grande partie de F Allemagne , en Suisse et en Russie. Ainsi que l'indique son nom, elle se tient renfermée entre les feuilles des saules ou des peupliers , qu elle lie comme ses congénères avec des fils de soie.
r.OMDYClNES.
PYGiERA CURTULA. PI. 4, fig. 3 et 4.
SubviUosa, albida vel cinerea, tenuissiine nigro conspersa rnaculis utrînquejlavis vel fidvis triseriatis ; segmentis quarto undecimoquc tuherculo nigro, minuta, instructis.
OcHs., Schmett. von Europ-, III , p. 282 , fig. 5.
BoiSD. , Ind. tnetfi. , p. 47-
Bombyx curtuia. Hubn., Bomb. , tab. 22, fig. 86. — Larv.
lepid. , Bomb. , II , E , 6 , fig-. i , a. Fab., Ent. Syst., III, i , 44?? ^^S.
LîNN. , Syst. Nat. ,1,2, 823, 52. — Borkh., Wien. Verz. ,
Illig. , ScHWARZ , etc. ^
Bombyx anachoreta. Esp. , Schmett., III th. , tab. 5i , fig. 5 ,
et tab. 86, cont. 7 , fig. 6-8.
Rossi, Faun. etr. mant., II, p. 18, n° 374- Laria curtuia. Schrank , Faun. Boic. , 2 , B. , 2 abth. , S. 1 1 5 ,
La hausse-queue blanche. Ernst, Pap. d'Europe, pi. i65,
fig. 2i5 , a; et pi. 5 , Suppl. , C. L. 1'% fig. 2i5. Bombyx courtaud. God. , Pap. de France, IV, pi. 21, fig. 5.
Elle est épaisse , légèrement velue ; tout son corps est d'un cendré blanchâtre ou d'un gris cendré , finement sablé de noirâtre , avec de petites lignes noirâtres longitudinales , mal arrêtées , se fondant souvent avec le petit sablé noir. Chaque côté est marqué de trois rangées de taches d'un jaune citron, de manière que chaque anneau offre six taches , excepté le premier et le dernier. Le quatrième anneau présente sur le milieu du dos un petit tubercule noirâtre plus ou moins marqué et très peu saillant. Le onzième anneau porte un petit tubercule à-peu-près semblable , mais qui est le plus souvent de la couleur du fond. Les stigmates sont noirs. La tête est rousse , velue , marquée d'une excavation en forme de V renversé. Le dessous du ventre est blanchâtre , avec des teintes un peu roussâtres, souvent nulles. Les pattes sont un peu plus colorées que le dessous du corps. Dans la plupart des indivi-
^ BOMBYCINES.
dus , on voit en outre des taches jaunes peu marquées à la base des pattes , qui forment une quatrième rangée latérale.
Lorsque cette chenille est préte|à se métamorphoser , elle prend une teinte plus livide, les taches jaunes passent au roux , et la tête devient souvent noirâtre.
Elle file entre les feuilles une coque d'un gris blanc.
La chrysalide est d'un brun marron , avec les incisions plus claires et une pointe anale en forme de T.
On la trouve en juin et en septembre sur les peupliers , et quelquefois sur les saules. Elle a aussi Thabitude de se tenir entre deux ou trois feuilles qu elle réunit avec des fils de soie, de sorte qu'il est assez difficile de la faire tomber. Celles que Ton trouve en juin éclosent en juillet, après trois semaines de métamorphoses; tandis que celles que Ton trouve en septembre passent l'hiver en chrysalide et éclosent en mai.
L'insecte parfait est assez commun dans le centre et dans le nord de l'Europe.
BOMBYCINES.
PYG^RA ANACHORETi^. PI. i4, fig. i et 2. •
Subvillosa , dorso cinereo, lateribus obscuris nigro maculatis fulvoque tuberculatîs ; segmenta quarto verruca instructo utrinque ad basin albo maculata.
OcHS. , Schmett. von Europ. , III , p. aSo, n° 4-
BoiSD. , Ind. tnethod. , p. 47-
Bombyx reclusa. Hubn., Bomb. , tab. 22, fig. 88. — Larv.
lepid. , III , Bomb. , E , a , fig. 1 , a. Fab. , Ent. Syst. , III , 1 , 447 •> 125. — Borrh. , Wien. Verz. ,
IlLIG. , ScHiEFFER, etC.
Sepp, Neederl. Ins. , II , B. tab. i , fig. 12-18.
Brahm, Ins. Kai, S. 110, n° 49-
Laria anachoreta. Schranr, Faun. Boic.,2, B. 2abtb. S. i5i,
Bombyx curtula. Esp., Schmett., III th. , tab. 5i , fig. 1-4. —
.Lang, Vieweg.
La hausse-queue fourchue. Ernst, Pap. d'Europe, pi. i65,
fig. 214.
Bombyx anachorète. God. , Pap. de France, IV, pi. 21, fig. 6.
Elle est légèrement velue, un peu livide, avec le dos d'un gris cendré, qui a quelque chose de jaunâtre ou de roussâtre. Le dessus du quatrième anneau est noir, marqué de deux gros points d'un blanc pur , séparés par une verrue d'un brun pourpre , surmontée elle-même de deux petits tubercules pilifères. Le onzième anneau offre une petite éminence semblable, portant aussi deux petits tubercules pilifères, mais il est dépourvu de points blancs. Le premier anneau est d'un bnm noirâtre, avec quelques petites stries grisâtres, lavé de fauve antérieurement sur ses côtés. Le second et le troisième sont divises parallèlement au vaisseau dorsal par une ligne noire, qui ordinairement n'atteint pas la verrue. Les côtés de la chenille sont d'un gris noirâtre, avec des tubercules fauves portant des poils rares et fins d'un gris jaune. Près de la partie grisâtre qui couvre le dos , on
BOMBYCIN KS.
remarque de chaque côté, et sur chacun des anneaux situés entre les deux verrues , luie tache noire presque carrée. Les stigmates sont noirâtres, peu apparents , avec le centre d'un gris blanchâtre. Le dernier anneau est d'un jaune roussâtre. La tète est velue, noirâtre, marquée d'un V renversé jaunâtre. Le dessous du corps est d'un blanc grisâtre , avec les pattes membraneuses un peu jaunâtres , et les écailleuses un peu plus foncées.
On la trouve en juin, juillet, août et septembre sur les peupliers, mais plus particulièrement sur les saules {salix). Elle vit solitairement entre des feuilles qu'elle attache avec des fils de soie. C'est sans doute à cause de cette particularité qu elle a reçu le nom di'Anachoreta. Quoiqu'elle soit souvent très commune , on parvient assez difficilement à la faire tomber.
Elle se métamorphose ordinairement entre les feuilles, mais plus souvent encore sous les écorces.
La chrysahde est brune avec les incisions un peu rougeâtres , et l'anus terminé par une pointe en forme de T. Elle est renfermée dans une coque d'un gris roussâtre, qui ressemble un peu à celle de la Chelonia Mendica.
L'insecte parfait éclôt en avril et mai , et reparaît pour la seconde fois en juillet et août. Il habite une grande partie de l'Europe.
l'SYCUlDES.
PSYCHE GUAMINELLA. PI. i, fig. r, ? et 3.
Cinerea, vel abido-rufescens, longitudinaliter annulatim nkjro strigata, capite nigro punctato ; involucro amplo, foliaceo, paleh longitudinaliter superpositis.
BoiSD. , Ind. metli. , p. 44-
OcHS. , Sclimett. von Europ. , IV , p. 1 81 , n" i4.
Tinea graminella. Hubn. , Tin., tab. i , fig. i. — Wiin. Verz. ,
Illig. , etc. Bombyx vestita. Fab. , Ent. Syst. , III , 1 , 4^1 , a.'ia. — Esp. ,
VlEWEG.
Tenthredo liirsiita. Pod. , Mns. Grœc. , p. 102, n° 2.
Phryganea dubia. Scopol., Ent. Carn. , 268, 699.
Psyché graniiniim. Schrank, Faun. Boic, 2, B. 2 abtii. S. 87^
Bombyx du gramen. God. , Pap. de France, t. IV, pi. 28,
fig. 5, 6 et 2.
La teigne à fourreau de paille composé. Geoff., Hist. des
Ins. , t. II , p. 2o3 , n° 5 1 .
Celte chenille, ainsi que toutes celles du même genre, vit dans un fourreau portatif qui lui sert d'abri , et ne laisse jamais sortir que les trois anneaux qui portent les vraies pattes, les seules qui lui soient indispensables pour se transporter d'un lieu à un autre. Dès qu'elle est inquiétée, elle rentre dans sa demeure , et ne laisse en dehors que l'extrémité de sa tête et ses deux pattes antérieures qui servent à la maintenir sur les tiges. Les trois premiers anneaux sont seuls colorés ; les autres , étant constamment renfermés , n'offrent aucun dessin , et à partir du quatrième le corps de la chenille devient tout-à-fait vermiforme. Dans les différentes espèces que nous avons été à même d'observer, la couleur et le dessin des premiers anneaux se ressemblent beaucoup ; mais la forme et la composition des fourreaux offrent des caractères qui serviront à les bien distinguer.
La chenille de Graminella est d'un blanc sale ou un peu
PSYCHIDES.
roussâtre , et chacun de ses trois premiers anneaux est marqué longitudinalement de quatre lignes noires , dont les deux du milieu sont plus longues et plus prononcées. La tête est ponctuée de noir. Les pattes écailleuses sont d'un brun noirâtre.
Son fourreau est grand, cylindroïde, long de quinze à dixhuit lignes, formé de petits morceaux de feuilles sèches, à-peuprès d'égale grandeur, imbriqués les uns sur les autres , et couronnés le plus souvent près de l'ouverture antérieure, par une ou deux rangées de petits brins de bois ou d'herbes placés longitudinalement et aussi longs que les deux tiers du fourreau lui-même. Ces petits brins longitudinaux sont du genêt, de la bruyère, des graminées , etc. ; l'intérieur est blanc, très soyeux , formé d'un tissu serré et difficile à déchirer. La partie postérieure est flexible , élastique , uniquement formée de soie , et entr ouverte pour la sortie des excréments et de l'insecte parfait. Lorsque la chenille est sur le point de se transformer , elle fixe son fourreau à une tige , à un rocher ou à une muraille ; bouche l'ouverture antérieure avec de la soie, puis se retourne en sens inverse pour se changer en chrysalide.
Celle-ci est cylindrico-conique, d'un brun-marron clair, avec lé dernier anneau recourbé en dessus , et muni de deux petites pointes. Le dessous des anneaux est un peu rugueux et garni de petits cils raides visibles à la loupe,
La chrysalide de la femelle est renflée en barillet.
L'insecte parfait éclôt après trois semaines de métamorphose.
La chenille se trouve en mai dans les bois , sur les bruyères , etc. , dans une grande partie de l'Europe, sur les graminées et autres plantes basses.
PSYCHIUES.
PSYCHE APIFORMIS. PI. i , fig. 4, 5, 6 et 7.
Cinerca vel albido - cinerea nigro annulatiui slrigala , capite nigro punctato ; invotucro ovato paleis transversis composito.
BoiSD. , 1)1(1. meth., p. 44*
OcHS., Sclimett. von Europ. , IV, p. 177, n° 11.
Rossi, Fajtn. is/rusc, t, II, tab. 6, fig. ii,p. 178,11° ijo5.
Fab., Ent.Syst., III, i, 435, 87.
CoQTjEB. , Illust. Iconog. , dec. i , tab, 7, fig. 4-
Esp. , Schmett. , III th. , tab. 88, cont. 9, fig. 5, 6.
Tinea fucella. Hubn. , tab. 44 ? fiff- 3<*5.
Bombyx apifirme. God. ,Pap. de France, t. IV, pi. 19, fig. 7.
Elle ressemble à la Graminella , mais elle est un tiers plus petite. Le fond de sa couleur, c'est-à-dire celle des trois an neaux qu'elle laisse sortir de son fourreau , esl d'un gris-cendré pâle ou d'un blanc un peu roussâtre. La tête est marquée de petites lignes et de points noirs, avec la bouche de la même couleur. Les trois anneaux suivants ont chacun de petites lignes noires longitudinales un peu irrégulières , presque confluentes sur le troisième. Les pattes écailleuses sont noires.
Le fourreau est en ovale alongé, et formé de petits brins de bois ou d'herbes disposés en travers et presque tous d'égale longueur. La chenille, comme celles de toutes les espèces congénères et de plusieurs Tinéides, le transporte par-tout avec elle. Lorsqu'elle est sur le point de se métamorphoser, elle le fixe à une tige , et le recouvre entièrement d'un léger tissu blanchâtre.
La chrysalide du mâle est cylindrico-conique , brune, avec les anneaux et le bord des ailes d'un roux doré, et le dernier anneau recourbé en dessus.
Celle de la femelle est renflée en barillet comme la nymphe d'une muscide , avec les anneaux d'un roux doré et les incisions noires.
Cette chenille se trouve dans le midi de la France , en Ita-
îl
PSYCHIDES.
lie, en Corse, en Espagne, et même aux environs de Paris , sur plusieurs espèces de graminées , aux mois de mai et de juin.
L'insecte parfait éclôt après trois semaines de métamorphose. Il est rare dans toutes les collections.
PSEUDOBOMBYCINES.
DICRANURA VERBASCI. PI. 6, fi},', i et i.
Flavo-vindis , ferrugineo subpunctulata , pallio nifo-violaceo ; caudibus violaceis flavo bis inlersectis ; capite nigro-violnceo ; macnUs duaJbus lateralibus ovatis.
« Cossus verbasci. Fab, , Suppl. , Eîit. Syst. , p. 4i '^ 7- Chelonia verbasci. Boisd., Ind. metli., p. 43. Bombyx de la molène. God.-Dup. , Pap. de France, t. IV, pi. i6,fig. 1.
Cette chenille a les plus grands rapports avec les espèces congénères , sur - tout avec Bicuspis. Parvenue à toute sa taille, elle est d'un vert jaune ou presque jaune, avec le dos couvert par un manteau d'une couleur vineuse , très claire et jaunâtre sur le milieu , violette à ses deux extrémités et sur ses contours. Ce manteau couvre tout le dos sans interruption ; il se rétrécit insensiblement sur les deux premiers anneaux, puis s'élargit graduellement sur les suivants, de manière qu'au milieu du corps il forme une sorte d'ellipse alongée qui descend près des stigmates. Il se rétrécit ensuite de nouveau jusqu'à l'extrémité; cependant il se dilate encore un peu sur le dernier anneau. De chaque côté du corps , elle a deux rangées de petits points bruns , dont les plus inférieurs sont placés sur les stigmates. Au-dessous de ceux-ci , on voit deux taches ovales rougeâtres ou violâtres, dont le niilieu est un peu blanchâtre, et dont la première est placée sur le cinquième anneau et l'autre sur le dixième. Les queues sont d'un pourpre violet , entrecoupées de jaune à deux endroits. Le dessous du corps et les pattes membraneuses sont de la couleur du fond ; les pattes écailleuses et la tête sont d'un brun violâtre.
L'œuf est rond, aplati , marqué de deux lignes noires , et , quoique petit , il est assez facile à découvrir, parceque la femelle en le déposant l'environne d'un duvet noir qu'elle dé-
PSEUDOBOMBYGINES.
tache de son abdomen. On n'en rencontre jamais plus de trois sur la même feuille.
A la première mue , les petites chenilles sont noires , avec mie petite ligne jaune indiquant les contours du manteau. A la seconde , le dessin devient plus sensible ; mais ce n'est qu'à la troisième qu'il est bien prononcé. La couleur du fond est alors verte , mais elle ne tarde pas à devenir telle que nous l'avons décrite plus haut.
Pour se métamorphoser, elle file une coque qui ne diffère en rien de celle de Furcula.
On trouve cette chenille dans les environs de Montpellier, depuis le 1 5 juin jusqu'à la mi-juillet pour la première fois , et ensuite du i5 août à la mi-septembre, sur les saules au bord des ruisseaux , et sur-tout sur les salix hélix monandra , hippophaoides. Celles de la première époque dorment leur papillon après un mois de métamorphose ; celles de la seconde éclosent en mai ou juin de l'année suivante.
Gustave ^Daube.
PSEUDOBOMBYCINES.
DICRANURA BIGUSPIS. PI. 6, fig. 3.
Flavo-vîndis pallio rufo-viotaceo vel purpurascente ; caudibus Jlavis apice nigrîs; capite sxibfusco occîpite obscitrîori; pallio in segmenta septimo subito dilatato.
Harpya bicuspis. Ochs. , Schmett. von Europ., t. IV, p. 26,
Bombyx bicuspis. Hubn. , Bomb. , tab. lo, fig. 36. BoRKH. , Eur. schmett. , III th., S. 38o, n° i4i. ,
Brahm, Ins. Kal., S. 275, n" i65.
ScHWARZ , Raupenkal, S. 255.
Dicranura furcula , var. Boisd., Ind. meth. , p. 54- La queue fourchue , var. Ernst, Pap. d'Europe, pi. 206,
fig. 273 , i.
Dans notre synonymie , nous l'avions d'abord réunie à Furcula ; mais après avoir considéré plus attentivement l'insecte parfait , nous sommes resté convaincu qu'il y a autant de différence entre ces deux espèces qu'entre Vinula et Erminea. La figure qu'Hubner donne de l'insecte parfait est assez exacte ; quant à celle de la chenille , elle n'a aucune ressemblance avec la nôtre , et nous pensons qu'il se sera trompé.
Elle a un certain rapport avec Furcula. Elle est de même d'un vert jaunâtre ou presque jaune. Son dos est couvert par un manteau d'une couleur vineuse, plus ou moins lavé de jaunâtre dans son milieu, et liséré de jaune sur ses contours. Ce manteau n'est point interrompu ; il se rétrécit insensiblement sur les deux premiers anneaux , pour s'élargir ensuite sur les suivants jusqu'au septième , où la dilatation augmente tout-à-coup au point de descendre plus bas que les stigmates ; ensuite il se rétrécit graduellement jusqu'à la queue , mais il se dilate un peu de nouveau sur les deux derniers anneaux. Les queues sont jaunes avec l'extrémité noirâtre. Les stigmates sont bruns et assez petits. La tête est grisâtre ou roussâtre , avec l'occiput ordinairement noir. Le dessous du ventre
PSEUDOBOMBY CINES.
est de la couleur du fond, souvent avec une raie ferrugineuse entre les pattes postérieures. Les pattes membraneuses sont jaunâtres , un peu lavées de roux sur leur côté externe ; les pattes écailleuses sont de la couleur de la tête.
Pour se métamorphoser, elle file une coque semblable en tout à celle de Furcula.
L'insecte parfait éclôt aux mêmes époques.
Nous avons trouvé cette chenille assez communément dans les bois de hêtres aux environs de la Grande-Chartreuse. M. Perrin l'a rencontrée aussi aux environs de Rouen sur le hêtre fagus sylvatica. Elle existe aussi certainement aux environs de Paris ; car on trouve quelquefois Tinsecte parfait dans l'intérieur de grands bois.
PSEUDOBOMBYCINES.
DICRANURA VINULA. PI. i , %. i, 2 et 3.
Viridis pallio pecles membranaceos haud attingente violaceo marginibus albis , cap'de fiisco ; collarl nibro.
Bombyx viiiula. Linn. , Fab., Hubn. , etc. Harpya vimda. Ochs, Europ. scliniett.
La queue fourchue. Ernst, Pap. d'Europe. Bombyx vimda. God. , Pap. de France, nocturnes. PI. i5, fif^. 2, 3.
Comme toutes les chenilles du genre Dicramira celle-ci est très remarquable par deux queues fistuleuses , d'où elle fait sortir à volonté deux tentacules très flexibles.
Dans sa première jeunesse son corps est tout-à-fait noirâtre ; mais après les premières mues il devient dW vertpomme , et quekpiefois d'un vert un peu blanchâtre , avec quelques points noirs assez éloignés les uns des autres. A partir du troisième anneau qui est un peu bossu, le dos offre une espèce de manteau en forme de losange bordé de blanc, qui se prolonge jusqu'à l'or'gine des queues, et qui descend assez bas sur les côtés, mais toujours à une certaine distance des pattes meml^raneuses. Ce manteau se lie presque toujours par son extrémité antérieure à une tache triangulaire de la même couleur. La tête est d'un brun noir, et la chenille la retire à volonté sous I^ premier anneau , qui a une forme carrée et une couleur cr?:::cisie. Il est en outre marqué de deux taches noires. La qv.eue est entrecoupée de blanchâtre et de noir, et elle embrasse une autre petite queue fourchue entièrement noire. Or» remarque souvent à la base de la seconde pairs de pattes mezibraneuses une lunule pourpre marquée de jaune par en haut.
Cette chenille se trouve depuis le mois de juin jusqu'au commencement de septembre sur les différentes espèces de peupliers et de saules. Quand elle est parvenue à toute sa grosseur, elle file une coque très dure, très gommée, recouverte de petits copeaux , ou de morceaux de lichen
PSEUDOBOMBYCINES.
mâchés, et fortement adhérente au corps où elle est fixée. La chrysalide est raccourcie , cylindrico- conique et d'un brun noirâtre. L'insecte parfait paraît depuis les quinze derniers jours d'avril jusqu'à la fin de mai.
PSEUDOBOMBYCINES.
DIGRANURA FDRCULA. PI. r, fig. 4,5,6, et pi. i , fig. i.
Flavo-viridis, ferru^ineo subpunctulata, pallio modofusco, modo violaceo, modo concolori marginibus jlavis vel albis; capite nigro.
Bombyx furcula. Hubn., Europ. schmett.
Harpya furcula. Ochs, Schmett. von Europ.
Bombyx furcula. God. , Pap. de France nocturnes. PI. 16,
La petite queue fourchue. Eunst, Pap. d'Europe. Bombyx furcula. Linn., Fab. , etc.
Variété. Harpya forjicula. Zetter.
— — bicuspis et bifida. Ochs , Europ. von Schmelt.
— Bombyx fuscinula, bifida,et bicuspis. Hubn., Europ. schmett.
Cette chenille varie beaucoup plus que celle de Vinula , aussi quelques auteurs ont-ils fait autant d'espèces que de variétés. Outre les quatre que nous donnons ici, dans le courant de l'ouvrage , nous espérons en donner encore d'autres.
Le plus ordinairement elle est d'un vert tendre tiqueté de ferrugineux; elle a sur le dos, à partir du troisième, mais plus souvent du quatrième anneau jusqu'à l'origine des queues, un manteau ou losange d'un brun pourpre largement bordé de jaune , et presque palmé à sa moitié antérieure , se liant souvent à une tache triangulaire de la même couleur qui occupe le dos des premiers anneaux. La tète est noire ; le dehors des pattes écailleuses , et la couronne des pattes membraneuses sontM'un gris rougeâtre. Les' stigmates sont noirs avec le contour ferrugineux. La queue est fistuleuse comme celle de Vinula, et entrecoupée de noirâtre et de verdâtre. Le dessous du corps est tantôt sans taches et tantôt parcouru par une band? brune. Cette chenille retire aussi à volonté sa tète sous le premier anneau , alors le troisième devient bossu- Dans la Bijida de Hubner le corps est d'un vert foncé avec le manteau d'une couleur liias et sans bordure jaune. Dans la Bicuspis il est plus étroit que dans la Furcula. Dans la Forjicula de Zetter, à laquelle se rapportent très bien nos figures 4 et 6,
PSEUDOBOMBYCINES.
il n'est pas différent du fond de la couleur, et son contour n'est indiqué que par une ligne blanche bordée de rose intérieurement ; mais elle offre une sous-variété , dans laquelle le manteau est presque bleuâtre, plus pâle sur les côtés, et finement bordé de blanc et de rose.
Cette chenille se trouve dans toute l'Europe septentrionale et te^opérée , au mois de juin , sur les différentes espèces de peupliers, de saules et de trembles; mais elle est plus commune depuis la fin du mois d'août jusqu'au commencement d'octobre. Lorsqu'elle est parvenue à toute sa grosseur elle file une coque de la même forme et de la même consistance que celle de Vinula, mais beaucoup plus petite. La chrysaHde n'en diffère que par la grosseur.
L'insecte parfait éclôt depuis le 1 5 avril jusqu'à la fin de mai. Il paraît de nouveau au mois de juillet quand la chenille s'est métamorphosée de bonne heure.
PSEUDOBOMBYCINES.
DICRANURA ERMINEA. PI. 2, fig. i-
Viridis , pallio nifo linea candidissima cincto ad secundos pedes membranaceos in vitlam ducta.
BoiSD. , Ind. rneth. , p. 54-
Bombyx enninea. Hubn. , Bomb. , tab. 9, fig. 35.
Bombyx vinula, var. Fab.
Bombyx ermmea. Esper. — (Larv., tab. jy, fig. 4, S. Sg?-.)
Harpya ermmea. Ochs. , Schmelt. von Europ. , t. III, p. 24.
L'hermine. Engr. — God. , Pap. de France, t. 4? p- '64,
^ pi. i^ , fig. 3, 4.
Cette chenille est d'un vert pâle, un peu obscur en descendant vers les pattes , avec de légères nuances roussâtres ou rougeâtres sur les côtés. Elle a sur le dos une bande en forme de manteau , de la même longueur que le corps , nullement interrompue. Cette bande d'abord large s'en va en diminuant jusqu'au troisième anneau, qui produit en cet endroit un tubercule saillant, recourbé vers Tanus; elle devient un peu plus étroite après ce tubercule , puis va en s'élargissant insensiblement jusqu'au septième anneau , où elle forme deux angles éloignés entre eux d'à-peu-près trois lignes. En continuant elle diminue encore , puis se rélargit presque en ovale , pour se terminer au-dessus de l'anus. Sa couleur est rousse ; elle est marquée dans son milieu de lignes sinueuses nombreuses d'un blanc jaunâtre. Cette bande est bordée dans toute sa longueur par une ligne très blanche , inégalement large , et qui , arrivée au septième anneau , se prolonge sur les côtés jusque sur la patte où elle est bordée de roux.
Le premier anneau , qui est écailleux en dessus , offre avant la bande un cercle violet légèrement bordé de blanc , et de chaque côté une marque noire bien moins large et bien moins apparente que dans Vinula,
Les stigmates sont oblongs, d'une couleur rosée, avec la bordure noire.
PSEUDOBOMBYCINES.
La tête est rousse avec le premier article des palpes jaunes et les mandibules noires.
Les vraies pattes sont un peu jaunâtres ; les autres sont vertes avec deux demi-cercles noirâtres à l'extérieur. Les postérieures sont remplacées par deux queues d'une légère couleur violette un peu rosée, couvertes de pointes épineuses noires ; elles font sortir comme dans Vhiula deux tentacules rouges. Le dessus de l'anus est un peu bifide ; ses côtes présentent deux petites pointes rousses beaucoup plus courtes que chez Vinula. Le ventre après les pattes intermédiaires; est marqué d'une bande trilinéaire et de huit points roux.
Sa métamorphose ressemble à celle de Vinula; mais les individus que Ton élève ne se chrysalident pas comme ceux de cette espèce contre les parois de la boîte. Ils filent leur coque sur les branches du peuplier dont on les nourrit. Elle vit sur les mêmes plantes et paraît aux mêmes époques. Cette chenille, qui se trouve dans une grande partie de l'Europe, est assez rare par-tout.
Les œufs de Dicranura erminea diffèrent beaucoup de ceux de Vinula. Dans Erminea ils sont tout-à-fait lenticulaires ; dans l'autre ils sont hémisphériques.
PSEUDOBOMBYCINES.
HARPYA ULMI. PI. 2, fig. 3, 4.
UROPUS ULMI. Rambur.
Fusca aut viridis, yracilis; quarto annulo in cornu molle brevique producto; pedibus posteriorlbus , caudœformibus , hamulis tamen gerentibus.
BoiSD. , înd. metti. , p. 54.
OcHs,, Schmett. von Europ., t. III, p. 36.
Bombyx cassinia. Esper. , tab. 49, fig- -4 1 5-
Noctua ulmi. Hub. , Noct., tab. i,fig. i. — Larv. lep., 4?
Noct. , I , A , 6 , fig. A , b.
La phalène sphinx. Engram.
Noctuelle de l'orme. Duponch. , Pap. de France, t. 7, p. 261, pi. 1 16, fig. 5.
La teinte générale de cette chenille est tantôt brune , tantôt brun-verdâtre ou verte, toute piquée de très petits points blanchâtres , d'où sort un petit poil noir très court.
Le vaisseau dorsal est mcuqué d'une ligne noirâtre , plus sensible à la section des anneaux. Cette ligne sépare en deux portions une bande longitudinale blanchâtre , étroite , plus ou moins apparente , bordée par une autre bande verdâtre , couverte d'iui réseau noirâtre très fin qui lui donne une teinte de cette couleur. Au-dessous d'elle se trouve une ligne un peu fauve, qui se réduit souvent à une série de petits traits, ou qui est nulle. On voit aussi sur les côtés une ligne continue ou interrompue plus ou moins visible, jaunâtre. Le ventre est blanchâtre avec une ligne verdâtre, comprenant l'espace entre les pattes , oii quelquefois elle est seulement visible et un peu rougeâtre.
Les stigmates sont ovoïdes , blancs avec la bordure noire ; la tête est grise avec la partie supérieure, d'un fauve roux, plus clair au sommet où elle est un peu échancrée en cœur, et marquée antérieurement de deux petites taches blanches.
Les pattes écailleuses sont rougeâtres ; les membraneuses
PSEUDOBOMBYCINES.
intermédiaires sont verdâtres à leur face interne , rougeâtres extérieurement, et blanchâtres latéralement.
Les deux dernières sont fort longues , écailleuses , avec une partie molle à T extrémité entièrement rétractile, portant une demi-couronne de crochets ; elles sont un peu hérissées.
Le quatrième anneau offre en dessus une proéminence conique , longue d'une ligne , piquée de petits points blanchâtres ou jaunâtres ; le pénultième porte aussi une proéminence courte , comprimée postérieurement.
On trouve cette chenille au mois de mai et au commencement de juin sur l'orme {ulmus campestris). Il y en a presque toujours plusieurs sur le même arbre, d'où une légère secousse les fait tomber facilement. Quand elle marche, elle tient sa partie postérieure un peu relevée : il est des cas pourtant où ses dernières pattes lui servent à s'accrocher.
Pour se métamorphoser elle entre en terre; c'est avec cette substance qu elle forme une coque , dans la composition de laquelle il ne paraît pas entrer de soie.
La chrysalide est d'un rouge obscur, plus clair sur l'enveloppe des ailes ; son extrémité assez obtuse porte deux faisceaux épais de soies crochues.
L'insecte parfait éclôt en mai.
Cette espèce n'est pas rare dans le Languedoc , la Provence et l'île de Corse , et aussi dans les environs de Vienne en Autriche, d'après Ochsenheimer.
PSEUDOBOMBYCINES.
HARPYA MILHAUSERI. PI. 3 , fig. i et i.
Viridis dorso cristato , ano supino ecaudato ; capite pedibus cristisque rubrofuscis.
OcHS., Schmeti. von Europ. , t. III, p. l\i.
BoisDUVAL, Ind. meth. , p. 54-
Bombyx m'dhauseri. Hubn. , Bomb. , tab. 8. — Larv. bomb.
sphingf. , figf. 2 , a.
Bombyx milhaiiseri. Fab. , Esp. , etc.
Bombyx terrifica. Wien. Verz. , Bork. , Illig. Le dragon. Ernst, Pap. d'Europ. , 202, fig. 269. Bombyx Milhauser. God. , Pap. de France, Bomb., pi. 16, fig. 4.
Elle est d'un vert plus ou moins foncé , souvent pointillé de vert plus obscur, et elle a sur le dos , à partir du quatrième anneau jusqu'au huitième inclusivement , une rangée d'épines courbées en arrière et d'un brun rougeâtre avec la pointe un peu jaune. La première , qui est placée sur le quatrième anneau , est beaucoup plus longue et fourchue. La tête est un peu échancrée en cœur et d'un brun rougeàtre , ainsi que les pattes. Le dernier anneau est relevé et forme une espèce de croupion surmonté par une pointe pyramidale de la couleur des épines. Sur les parties latérales du sixième, septième, huitième et neuvième anneau , il y a une bande longitudinale de la couleur des pattes. On remarque encore le plus ordinairement sur le premier anneau , près de la tète, un point rougeàtre. Les stigmates le plus souvent ne sont pas distincts <|uand elle est parvenue à toute sa grosseur ; lorsqu'elle est plus jeune, ils sont un peu plus pâles et cerclés de brun clair.
On trouve cette chenille à la fin d'août et pendant tout le mois de septembre sur le chêne {quercus robur). Quelques auteurs disent qu'elle se trouve aussi quelquefois sur l'orme , le peuplier, et le bouleau; mais nous ne l'avons jamais rencontrée sur ces arbres ; elle se tient fortement cramponnée aux feuilles , et pour se la procurer il faut battre fortement les
Cf
PSEUDOBOMBYCINES.
branches des chênes ou les jeunes bahveaux sur un drap. Elle file une coque très dure, très coriace, à-peu-près semblable à celle de Furcula, qu'elle place dans les crevasses des vieux chênes ; elle fait même entrer dans sa composition quelques fragments de lichen qui la rendent si semblable à l'écorce qu'il est presque impossible de la de'couvrir. Ce n'est que lorsque le papillon est éclos que le trou par lequel il est sorti indique la présence de la coque. La chrysalide est brune , cylindrique et raccourcie.
L'insecte parfait éclôt en mai et en juin ; on le trouve dans les forêts d'une grande partie de la France et de l'Allemagne , mais il est rare par-tout.
PSEUDOBOMBYCINES.
HARPYA FAGI. PI. 3, fig. 3, 4.
Pallide fusca , dorso cristato ; pedibus veris longissimis gracilibus; ano supino bicaudato.
OcHs, Sclimett. vonEurop., t. III , p. 59. BoiSDuvAL , Ind. metfi. , p. 54-
Bomb.fagi hiNN., Fab. ,Borkh. ,Esp. , Illig. , Schrank, etc. — HuBN. , Larv. lepid. , III ; Bomb. sphing. , D , fig". 1 , a. L'écureuil. Ernst, Pap. d'Europ. , 2o3, fig. 270. Bombyx du hêtre. God. , Pap. de France , Bombycites , pi. 1 5, fig. I.
Cette chenille est des plus extraordinaires , et comme toutes celles des genres Harpya et Dicranura elle n'a que quatorze pattes propres à la progression. Elle est d'un brun très pâle ou d'une couleur de cuir un peu jaunâtre , avec le pourtour des stigmates noirâtre et les anneaux saillants. Le quatrième , le cinquième , le sixième et le septième anneau sont relevés en bosse et teintés de brun roussâtre ; les huitième et neuvième sont aussi un peu relevés et teintés de la même couleur ; les dixième et onzième présentent en arrière une éminence charnue denticulée en scie. Le dernier anneau est garni de deux queues ou corps fistuleux cornés. Les deux premières pattes écailleuses sont très courtes ; les autres sont au contraire très longues. Au-dessous du second et du troisième stigmate l'on voit ordinairement une tache noire alongée.
Dans le repos elle tient sa tète et la partie postérieure de son corps relevées, et les pattes écailleuses sont pendantes ou à demi fléchies ; ce qui lui donne un port si bizarre qu'on ne se douterait pas à la première vue que ce soit une chenille.
Elle se trouve aux mois d'août et de septembre sur le hêtre, le chêne, le bouleau, l'aune, le prunier, le sumac, et le tilleul.
La chrysalide est cyhndrico-conique , d'un noir-brun luisant et renfermée dans un tissu de soie assez léger.
PSEUDOBOMBYCINES.
L'insecte parfait éclôt dans le courant de mai et quelquefois au commencement de juin.
Il se trouve dans une grande partie de l'Europe. Il est beaucoup moins commun que Vinula.
PSEUDOBOMBYCINES.
NOTODONTA CUCULLINA. PI. 7, fig. i, 2 et 3.
Viridis vel aibiclo-rosea , antice attenuata, subgibbosa , segmenta undecimo elevato-pyramidali , fascîa dorsali longitudinali obscunori.
BoiSD. , Ind. meth. , p. 34-
OcHS. , Schmelt. von Europ. , IV , p. 55, n" 5.
Bombyx cucuUina. Hubn., Bomb. , tab. 5, fig. 20. — Larv.
lepid., III , Bomb. , I , Sphing. , c, d,f, 2 , a. — Wikn.
Verz. , Illig. , etc.
Bombyx cuculla. Esp. , Schm., III th., tab. 71,65. i, S. 364- BoRRH. , Eur. schmett. , III th. , S. 4i4? J^" i^^- Ernst, Pap. d'Europe, Suppl. 9, Suppl. CI, I, fig. 263,
a, b, bis.
Bombyx capuchon. God. , Pap. de France, IV, pi. 18, fig. 3.
Elle est d'un vert bleuâtre très pâle , avec les quatre premiers anneaux atténues en avant. Les suivants sont un peu relevés en bosse à commencer du cinquième , qui est le plus saillant ; les autres le sont successivement un peu moins jusqu'au onzième, qui est surmonté d'une pointe charnue de couleur rose , bifide à son extrémité. Sur le vaisseau dorsal , elle a une raie d'un vert foncé, rétrécie aux incisions et bordée de blanchâtre. Les premiers anneaux ont le dos couvert par une large bande de la même couleur, élargie jusqu'au milieu du quatrième, et se terminant en pointe sur le sommet du cinquième , près de deux petits tubercules jaunes géminés. Cette bande est bordée de cbaque côté par une raie blanche longitudinale qui se continue jusqu'au-dessus de Tanus. Cette raie est elle-même lisérée supérieurement dans le reste de son trajet par une ligne d'un vert plus foncé que la teinte générale. Le ventre et les côtés sont un peu plus obscurs que le reste du corps et tirent un peu sur le jaunâtre ; ils sont en outre marqués de petits points blanchâtres peu visibles. La tête est d'un vert pâle, avec un trait brun longitudinal de chaque côté , bordé de blanchâtre en arrière. Les pattes écailleuses sont d'un vert jaunâtre ; les membraneuses sont
PSEUDOBOMBYCINES.
d'un blanc rosé. Les stigmates sont d'un blanc jaunâtre , ceFcle's de brun noir. Outre cela , le corps est parsemé de très petits points blanchâtres que l'on distingue à peine, et qui donnent naissance à autant de poils fins noirâtres. La tête et la pointe du onzième anneau sont également ornées de ces poils.
On rencontre très souvent une variété couleur de chair ou ferrugineuse pâle, et dont les parties plus foncées sont ferrugineuses ou d'un vert -olivâtre obscur. Quelquefois cette dernière variété offre le long des pattes une rangée de traits obliques roses.
Cette chenille dans l'état de repos, et même lorsqu'elle mange, tient les trois derniers anneaux relevés comme si elle ne faisait pas usage de sa dernière paire de pattes. Ses mouvements sont très lents. Elle vit en août et septembre sur l'élable , acer campestre , et quelquefois sur l'alisier, cratcegus torminalis. Pour se la procurer, c'est moins dans les forêts qu'il faut la chercher que sur les érables qui bordent les chemins.
Les figures qu'Hubner a données de cette chenille sont fort exactes.
La chrysalide est cylindrico-conique, obtuse, d'un brun luisant presque noir.
L'insecte parfait éclôt en mai , et il se trouve dans le nord et dans l'ouest et quelquefois dans le centre de la France. Il habite aussi la Saxe et la Franconie. Il est assez rare dans les collections.
PSEUDOBOMBYCINES.
NOTODONTA CAMELINA. PI. 7, fi^j. 4 et 5.
•Viridis vel rosea, segmenta undecimo , verrucis duabus conicis , minutis, roseis, instructo, linea laterali lutea.
BoisD. , Ind. meth. , p. 34- . OcHS., Schmett. von Eur., IV, p. 58, n° 6.
Bombyx camelina. Hubn, , Bomb. ,tab. 5, fig. 19. — Larv.
lepid., III, Bomb., I, Sphing., G, rf, fig. i, a, et C, c, r/,
fig. 2, a.
I^iNN. , Syst. Nat., I, 2, 832, 80. — Fab., Esp., Vieweg ,
BoRK. , ScHRANR , Lang , Brahm , etc.
Sepp, Need. Ins., tab. i , fig. i - 1 1.
La crête de coq. Geoff., Hist. des Ins. , II , p. 1 1 1, n° 12. ErnÔt, Pap. d'Europe , pi. 199, fig. 263 , « - i. Bombyx chameau. God. , Pap. de France, t. ÏV, pi. 18,
fig. 4 et 5.
Elle varie pour la couleur , qui est tantôt verte , tantôt d'un vert blanchâtre , et souvent d'un rose tendre ou vineux ; mais elle se reconnaît , au premier coup d'œil , des espèces congénères, aux deux petites pointes roses tjui surmontent le onzième anneau. Le dos est toujours plus pâle que les côtés , et le vaisseau dorsal est couvert par une ligne plus foncée que la teinte générale , soit rose , soit verte. Entre cette ligne et la raie latérale, on voit ordinairement une autre ligne plus foncée , un peu sinueuse , peu prononcée , quelquefois double. La raie latérale est jaune, plus foncée sur le milieu des anneaux, et elle supporte les stigmates; ceux-ci sont bruns cerclés de blanc, ou bordés de blanc en avant et de pourpre en arrière. La tête est d'un vert pomme, ainsi que le ventre. Les pattes écailleuses et le côté externe des pattes membraneuses sont d'un fauve rougeâtre. Dans les individus roses ou vineux , le dessous du ventre et la tête sont souvent d'une couleur fauve. Outre cela, tout le corps de la chenille est parsemé de petits points blancs très peu distincts, qui donnent naissance chacun à un petit poil noirâtre.
PSEUDOBOMBYCINES.
Cette chenille, lorsqu'elle est en repos, tient le plus souvent la partie antérieure de son corps renversée en arrière et les pattes écailleuses en l'air. Quelques auteurs ont dit qu'elle devenait vineuse au moment de sa transformation ; cette assertion est inexacte. On en rencontre de très jeunes qui ont déjà une couleur rose; mais nous avons observé que c'est sur. tout chez les individus tardifs , tels que ceux d'octobre et de novembre , que cette dernière teinte est plus commune.
Elle vit sur presque tous les arbres forestiers depuis le mois de juillet jusqu'au commencement de novembre: particulièrement sur le tilleul, tilia europœa; le chêne, quercus robur ; le bouleau , betula alba ; l'orme , ulmus campestris ; le tremble , populus tr émula.
Elle entre en terre pour se métamorphoser, et se change en une chrysalide brune, obtuse, cylindrico-conique.
L'insecte parfait éclôt quelquefois après trois semaines de métamorphose; mais généralement il reste en chrysalide jusqu'au mois de mai ou de juin. Il est commun dans le centre et dans le nord d'une grande partie de l'Europe.
PSETJDOBOMBYCINES.
NOTODONTA DICT.EA. PI. 4', fig. i, îs.
Vîvidis dorso paUidiori, linca lateraliflava ; penultimo seqmento prominulo pyramidali arcii nigro notato.
Notodonta dictœa. Ochsen,, Schmett. von Europ. , tom. III, p. 63.
— BoiSD. , Ind. method., p. .^5.
Bombyx dictœa. Linné, Fab. , IlliCx. , Esper , Wien. Verz. , BoRK. , etc.
— HuBN. BoiTib. , tab. 6, figf. 22. — Larv. bomb. sphing. , fig. I, 6.
Bombyx tremula. Schrank, Fami. Boic, i4i7-
La porcelaine. Ernst, Pap. d'Europe, 197, fig. 260.
Bombyx dictœa. God. , Bornb. de France, pi. 19, fig. i.
Cette chenille est cylindrique , mais les anneaux augmentent un tant soit peu de grosseur en allant du cinquième à l'extrémité ; ils sont tous assez bien marqués. Elle est verte avec le dos, et la tète blanchâtre. L'avant-dernier anneau est relevé en bosse et marqué transversalement d'un croissant violâtre ou noirâtre. Entre les stigmates et les pattes , il y a une raie jaune. Les stigmates sont blancs et cerclés de noir, placés sur un fond blanchâtre. Les pattes écailleuses sont rougeâtres et les pattes membraneuses sont de la couleur du corps, souvent teintées de ferrugineux sur les côtés. Le clapet de l'anus est bordé par une petite ligne rougeâtre.
On trouve cette chenille à deux époques, en juin et à la fin de septembre , sur le peuplier, le saule , le tremble , et le bouleau. La chrysalide est d'un brun-noir luisant , cylindricoconique, terminée par deux petites pointes.
L'insecte parfait est commun dans toute l'Europe en mai et en juillet.
La chenille entre en terre pour se métamorphoser.
Le dessin de cette espèce et ceux d'une partie des Noto-
' Quelques planches portent par erreur le n° 3 au lieu du n° 4-
PSEUDOBOMBYCTNES.
donta de cette planche ont été faits par M. Lepaige de Darney, qui nous les a communiqués avec la plus grande obligeance , ainsi que plusieurs autres dessins d'une grande exactitude .
PSEUJ)OBOMBYCIiNES.
NOTODONTA DICTiEOIDES. PL 4 , fig. 3, 4-
Fusco-violacea vel rubro-fusca linea laterali flava ; penultimo segmenta prominulo pyramidali arcu nigro notato.
Notodo7itadictœoides. Ochs. , Sclimett. vonEurop., t. III, p. 66.
— BoisD. , Ind. metli., p. 55.
Bombyx gnoma. Fab. , Ent. syst. , III, i, 44^'
Bombyx dictœoides. Esp. , Brahm , etc.
Bombyx dictœoides. Hubn. , Bomb. , tab. 6, fig, 23, 2^. —
Larv. lepid., IIÏ ; Bomb. sphiug. , fig. i, a. La porcelaine , varie'té. Ernst, Pap. d'Europe, 197, fig. 261. Bombyx dictaeoide. God. , Pap. de France, Bomby cites, pi. 19,
fig. 2.
Cette chenille ressemble tout-à-fait à celle de dictœa par la forme, seulement elle est peut-être un peu plus alongée. Sa couleur est en dessus d'un brun sombre ou d'un violet obscur luisant, ainsi que les pattes. Sur le onzième anneau l'éminence pyramidale est de même marquée d'un croissant transversal plus foncé que la couleur générale ; entre les stigmates et les pattes il y a une raie jaune comme dans dictœa, mais elle est moins large, quelquefois interrompue ou presque effacée. Les stigmates sont blancs et cerclés de noir.
La chenille se trouve aussi en juin et en octobre sur le bouleau et sur l'aune.
La métamorphose se fait en terre.
L'insecte parfait que l'on trouve dans le nord et dans le centre d'une grande partie de l'Europe , éclôt en mai et à la iin de juillet. Sans être rare , il est beaucoup moins commun que Dictœa.
PSEUDOBOMBYCINES.
NOTODONTA DROMEDARIUS. PI. 4,fi8. 5.
Snpra flavo - subviridis dorso cristato, linea lalerali interrupta altéra dorsali capiteque fusco-ferrugineis ; stigmalibus albis fusco cinctîs.
OcHS. , Sclmtett. von Europ., III, p. 53.
BoiSD. , Ind. metli. , p. 54-
Bombyx dromedarius. Linn.,Fab., Esp. , View., Borkh., etc.
— HuBN. , Bomb. , tab. 7, fig". 28. — Larv. lepid. , III , Bomb. ,
1 , Sphing. , C. fig. 1 , a.
Le chameau. Ernst, Pap. d'Europe , pi. 201, fig. 267. Bombvx dromadaire. GoD. , Pap. de France, Bomb., pi. 18,
fig. 1 , 2.
Elle est jaune ou d'un vert jaunâtre en dessus, plus verte en dessous avec la tête , les pattes écailleuses , Torigine des pattes membraneuses, et une raie latérale interrompue placée entre les stigmates et les pattes d'un brun ferrugineux plus ou moins clair. Le quatrième , le cinquième, le sixième , le septième et le onzième anneau sont garnis chacun d'une éminence conique tiquetée de ferrugineux. La bosse anale et les deux moyennes sont plus prononcées que les autres. Il y a en outre une bande dorsale d'un brun ferrugineux sur les trois premiers anneaux. Les stigmates sont blancs cerclés de ferrugineux ; les pattes membraneuses sont vertes, et on remarque ordinairement sur l'avant-dernière paire un trait ferrugineux.
On trouve cette chenille en juin et au commencement d'octobre sur le bouleau, et quelquefois sur le noisetier et sur l'aune. C'est dans les bois qu'il faut la chercher. On se la procure assez facilement en battant les bouleaux. Il est rare d'en trouver plusieurs sur le même arbre. Elle se chrysalide dans la terre ou sous les mousses et les feuilles sèches.
La chrysalide est cylindrico-conique , d'un brun-marron foncé avec de petites pointes à l'extrémité.
PSEUDOBOMBYCINES.
L'insecte parfait éclôt en mai pour la première fois , et en août pour la seconde. Il habite les forêts d'une jjrande partie du centre et du nord de l'Europe. Il n'est pas très rare aux environs de Paris.
PSEUDOBOMBYCINES,
NOTODONTA TRITOPHUS. PI. 4 fi^. 6, 7.
Fusco-nibraflavo subvariegata lineis obsoletis subpallidioribus ; annu- /i5 5, 6 , 7 prominidis extrorsum arcuatis ; annula penultimo pyramidal}.
Bombyx tritophus. Hubn. , tab. 7, fig. 27. — Larv. lepid., III,
Bomb. , i, Sphing. , C. , fig. i, a, 6. Notodonta torva. Ochs. , Schmett. von Europ., III, p. 5i. — • BoisD. , Ind. method., p. 55.
Bombyx tritophus. Esp. , Schmett. , III , tab. 60 , fig. i, 2. Bombyx tritophus. Borkh. , Europ. schmett., III , n" 149.
— Brahm. , Ins. kal. , S. 334, n" 220.
— Illiger , Magaz. , II , B. S. 67, n" 6.
La demi-lune grise. Ernst, Pap. d'Europ. , pi. 127, fig. 172. Bombyx torva. Gon., Pap. de France, Bomb. , pi. 17, fig. 5.
Cette chenille ressemble tout-à-fait pour la forme à celles tle Ziczac, de Droniedarius , et de Torva , mais c'est sur- tout avec la première qu'elle a le plus de rapport. Certaines variétés de Tune et de l'autre ont quelquefois tant de ressemblance entre elles , qu'il est difficile de les distinguer si l'on ne fait pas attention au nombre des bosses.
Dans le premier âge elle varie de couleur depuis le blanchâtre jusqu'au brun. Après sa dernière mue elle devient rougeâtre ou brune ; mais le plus ordinairement d'un rouge vineux mélangé de jaune et d'un peu de blanchâtre. Sur le cinquième, le sixième et le septième anneau , elle a une éminence charnue courbée en arrière , dont la dernière est un peu moins longue que les deux précédentes. Sur le onzième anneau il existe une autre éminence, pyramidale, un peu courbée en avant. Cette éminence est variée de jaune, sur-tout sur ses bords. Entre cette éminence et la dernière crête dorsale , il y a un espace blanchâtre ou d'un blanc rosé comme dans certains individus de Ziczac. Sur les deux dernières pattes membraneuses, on observe aussi souvent un trait jaune ou blanc. Sur le dos, particuHèrement entre la tête et la pre-
PSEUDOBOMBYGINES.
niièj e crête , il y a quelquefois quelques lignes longitudinales un peu plus pâles que le fond. Les stigmates sont bi-uns ; la tête est de la couleur du corps ; les pattes écailleuses sont brunâtres , et les membraneuses d'un gris rougeâtre.
Elle vit particulièrement sur le tremble {populus tremula) , et quelquefois , mais rarement , sur le peuplier. On la trouve en juin et sur-tout en septembre. Elle se métamorphose dans la terre ou sous les fouilles sèches. C'est dans les forêts plantées de trembles qu'il faut la chercher.
La chrysalide ressemble tout-à-fait à celle de Ziczac ; elle est d'un brun luisant avec deux petites pointes.
L'insecte parfait éclôt en mai et août. On le trouve dans le nord de la France , et quelquefois aux environs de Paris. Il habite aussi quelques parties de la Suisse et de l'Allemagne , mais particulièrement la Saxe. Il est beaucoup moins commun que Ziczac. Nous avons adopté pour cette espèce le nom d'Esper et d'Hubner.
PSEUDOBOMBYCINES.
NOTOUONTA TOHVA. PI. 4 , fig. 8 , 9.
Fusco-œnea velfusca, dorso bicristato, annula penuUimo pyramidali promhiulo ; stigmatibus fuscis albido cinctis.
Bombyx torva. Hubn. , tab. 7, fig. 27. — Larv. lepid., III,
Bomb. I , Sphing. , C. f. , fig. 2 , c , d. Notodonta tritophus. Ochs., Schmett. von Europ. , III , p. 46-
— BoisD. , Ind. meth. , p. 55.
Bombyx tritoplins. Wien. Verz. , Illig. , Fab. , Schrank, etc. Bombyx tritophus ( variét. ). Esp. , tab. 60 , fig. 3. Bombyx trémula. Borkh., Europ. schmett. , III , n*^ 147.
— Brahm. , Ins. kal. , S. aSg , n° i54-
Le dromadaire, Ernst, Pap. d'Europ. , pi. 202, fig. 268. Bombyx tritophus. GoD. , Pap. de France, Bomb., pi. 17, fig. 1,2.
Elle a beaucoup de rapport avec celle du Ziczac pour la forme et pour le nombre des bosses , et ce n'est guère que par la couleur qu'on peut la distinguer, lorsqu'elle est parvenue à toute sa grosseur.
Avant la dernière mue, elle est d'un vert foncé avec la tête rougeâtre. Le cinquième et le sixième anneau sont munis d'une émineiice charnue , un peu courbée en arrière comme dans Ziczac ; les suivants sont aussi un peu relevés en bosse. Sur le onzième il y a comme dans les espèces voisines une éminence pyramidale. Après la dernière mue elle prend tout-à-fait les caractères de Ziczac, mais sa couleur devient d'un brun café , d'un brun noirâtre , ou même tout-à-fait noire : rarement elle reste verdâtre ou bronzée. Dans tous les cas , la tête devient d'un gris noirâtre. Avant cette époque on observe une raie rougeâtre entre la première élévation et la tête, et une autre plus on moins sensible le long des pattes. Les stigmates sont noirâtres , cerclés de gris blanchâtre. On observe souvent sur lavant-dernière paire des pattes membraneuses un trait blanchâtre. Quelquefois aussi les stigmates sont placés sur un fond rougeâtre. Quand elle est sur le point
PSEU DO BOMBY CINES.
de se métamorphoser les éminences s'absorbent et disparaissent en partie.
On la trouve aux mois de juillet et de septembre sur les différentes espèces de peupliers, sur le bouleau, et sur le tremble.
Elle se métamorphose en terre ou sous les feuilles sèches.
La chrysalide ressemble tout-à-fait à celle de Ziczac ; elle est d'un brun-foncé luisant avec deux petites pointes à l'extrémité.
L'insecte parfait éclôt en mai et en juin pour la première fois et en août pour la seconde. Il se trouve dans une grande partie de l'Europe , mais il n'est commun nulle part.
PSEUDOBOMBYCINES.
NOTODONTA TRITOPHUS '. PI. 5, fig. 3 , 4 et 5.
Modo fusco-olivacea , modo alhido-purpurascens , modo rosea, gibbis tribus pyramideque anali instructa, linea laterali obsoleta dilutiori.
OcHS. , Schmett. von Europ. , IV, p. 46 , n° 1 .
Bombyx tntophus. Fab. , Eut. Syst. ,111, i , 44^5 108.
ScHRANK , Faun. Boic. , 2 , B. , i ablh. , S. 289. — Wien. Verz. ,
Illig.
Bombyx torva. Hubn. , Bomb, , tab. y, fig. 27. — Larv. lepid. ,
III,Borab, , I, Sphingoid., C, e, fig. 2. Bombyx tremula. Borkh. , Europ, schm. , III th. , S. 896, n° 147. Brahm, Ins. Kal. , S. 259, n° i54. ^
Schwarz, RaupenkaL, S. 23o et 668.
Le dromadaire. Ernst, Pap. d'Europe, pi. 202, fig. 68. Bombyx tritophus. God. , Pap. de France,IV, fig. i et 2.
Cette chenille a beaucoup de rapport avec celle de Ziczac; mais elle est ordinairement un peu plus grosse. Elle varie autant pour la couleur, qui est tantôt d'un cendré blanchâtre , tantôt d'un gris pâle , tantôt d'un rose vineux , quelquefois d'un vert-pomme assez sale, et très souvent d'un noir-olivâtre obscur. Dans beaucoup d'individus le dessin n'est pas très visible , cependant sur le vaisseau dorsal on voit ordinairement une raie un peu plus obscure que le fond , et sur chaque côté une autre raie, formée de traits obliques assez mal alignés , un peu plus pâles , et souvent très peu marqués. Entre les pattes et les stigmates, il y a une légère trace de raie pâle, qui est beaucoup plus sensible sur les trois premiers anneaux. Sur lavant-dernière paire de pattes membraneuses , on voit ordi-
• Nous avons déjà figuré et décrit cette espèce sous le nom de Torva; mais le nom de Tntophus étant plus généralement adopté, nous avons cru devoir le rétablir. D'un autre côté, notre première description, ayant été faite d'après une variété, elle se trouve être incomplète. II faut la supprimer et la remplacer par celle-ci.
PSEUDOBOMBYCINES.
naiiement, comme dans celle de Ziczac, un trait longitudinal d'un blanc jaunâtre. Les cinquième, sixième et septième anneaux portent chacun une bosse conique , et le onzième uneéminence pyramidale. Ces différentes élévations sont quelquefois d'un roux ferrugineux à leur sommet. D'autres fois les trois derniers anneaux sont lavés de roux ou de jaune ferrugineux. La tête est pointillée de brun et d'une couleur plus pâle que le corps. Les stigmates sont blancs , ou d'un blancsale un peu rougeâtre, cerclés de noir ou de brun. Le dessous du corps et les pattes sont ordinairement un peu plus pâles que le dessus. Dans les individus noirâtres, la ligne dorsale forme en arrière de Féminence pyramidale une espèce de V.
Au premier coup d'œil on pourrait confondre cette chenille avec celle de Ziczac , d'autant plus que la teinte et le dessin n'offrent souvent aucune différence bien sensible ; mais on la distinguera facilement , en ce qu'elle a trois bosses sur le milieu du dos, tandis que celle.de Ziczac n'en a que deux-
On la trouve aussi dans une grande partie de l'Europe, plus rarement cependant, sur différentes espèces de peupliers, sur le tremble, et quelquefois sur le bouleau ou sur le saule. On la rencontre de même depuis la fin de juin jusqu'au commencement d'octobre.
La chrysalide est un peu plus grosse et un peu plus obscure. Pour le reste, elle est presque complètement semblable.
L'insecte parfait éclôt aux mêmes époques.
Lorsque cette chenille, de même que celles des espèces voisines, est sur le point de se métamorphoser, ses bosses s'absorbent et disparaissent presque entièrement.
PSEUDOBOMBYCINES.
NOTODONTA ZICZAC. PI. 5, fig. i et 2.
Modo cinereo-vîolascens , modo violacea vel rosea gîbbis duobus mediis pyramjdeque analî, strigis lateralibus obliquis dilutioribus obsoleiis.
BoiSD. , Index meth. , p. 55.
OcHS. , Schmett. von Europ. , IV, p. 49? n" 2.
LiNN. , Syst. Nat. , 1 , 2,827,61.
HuBN.,Bomb., tab. 6,fig". 26. — Larv. lepid., III, Bomb. , I,
Sphing. C , e, fig. i , a.
Fab. , Eut. Syst., III, 1 , 44^, 107.
RoESEL , Ins. Bel., I th. , naclit. 2 , tab. XX , fig. i-8. Sepp, NeedA'l. Ins., tab. 12, fig. i-io. DeGeer, tab. 6, fig. i-io,4' — Esper,Illig. , Wien. Verz.,
BoRKH., ROSSI, SCHRANK, ViEWEG , BrAHM, etc.
Le bois veiné. Geoff., Hist. des Ins., t. II, p. 128, n" 29. Ernst, Pap. d'Europe, pi. 200 , fig, 266, a, b, c. Bombyx ziczac. God. , Pap. de France, IV, pi. 17, fig. 3 et 4-
Cette chenille a, comme celles de Torva, Tritophus et Dromedarius, une forme très bizarre , et lorsqu'elle est en repos , elle a de même Thabitude de tenir la partie postérieure de son corps relevée , et sa tête plus ou moins renversée sur le dos.
Elle varie beaucoup pour la couleur, qui est tantôt d'un gris-cendré blanchâtre, tantôt d'un gris violâtre ou rosé, souvent d'une couleur violette ou rose, et plus rarement verte ou d'un noir olivâtre. Dans beaucoup d'individus , les trois derniers anneaux , ou seulement le dixième et le onzième, sont presque entièrement d'un jaune ferrugineux : quelquefois le dessin est peu lisible ; mais souvent on distingue sur chaque côté trois raies formées de traits longitudinaux un peu obliques , et le long des pattes une quatrième raie plus claire que le fond. Le onzième anneau est relevé en pyramide ; le cinquième et le sixième ont chacun une bosse un peu renversée en arrière , et dont la première est ordinairement plus prononcée que la seconde. Les trois premiers anneaux sont
PSEUDOBOMBYGINES.
souvent couverts par une bande dorsale brune , qui reparaît sur la bosse du cinquième. Sur l'avant- dernière paire de pattes membraneuses , on remarque ordinairement un trait longitudinal d'un blanc jaunâtre. Les stigmates sont noirs avec le centre blanc. Le dessous du corps et les pattes varient beaucoup pour la teinte, qui est plus ou moins en rapport avec celle du corps. La tête est triangulaire, un peu échancrée en dessus , un peu plus obscure que le fond , et très légèrement pointiilée.
Malgré toutes les variations de teintes et de dessin que nous avons signalées , cette chenille est toujours très reconnaissable au premier aspect , par les deux bosses qu'elle a au milieu du dos, et par la pyramide ou troisième bosse qui surmonte le onzième anneau.
On la trouve presque dans toute l'Europe , depuis la fin de juin jusqu'au commencement d'octobre , sur les saules et sur différentes espèces de peupliers , et quelquefois sur le bouleau.
Pour se métamorphoser, elle file entre les feuilles une coque assez légère , d'une couleur grisâtre.
La chrysalide est d'un noir-brun assez luisant, obtuse , terminée par deux petites pointes courtes.
L'insecte parfait éclôt en août et septembre, lorsque les chenilles ont subi leur métamorphose en juillet et août ; et au mois de mai de l'année suivante , lorsqu'elle a eu lieu en automne. Il arrive cependant que parmi des chenilles provenant d'une même ponte, il y en a qui produisent leur papillon en août, tandis que d'autres ne le donnent qu'en mai.
PSEUDOBOMBYCINES.
NOTODONTA CHAONIA. PI. 8, fig. i et a.
Pallide viridis velviridis supra gtaucescens vel aibida, supra annulatim nigro tenue quadripunctata , lineis quatuor flavidis.
BoiSD. , Ind. metli. , p. 55.
OcHS. , Schmett. von Europ., IV, p. 82 , n° 1 8.
Bombyx chaonia. Hubn. , Bomb. , tab. 3 , fig. lo-i i. — Larv.
lepid. , III , Bomb. , I , Sphing. , C, a, fig. 2, a. — Wien.
Verz. , Illig. , ViEWEG, Lang. , etc.
Noctua roborîs. Fab. , Ent. Syst. , III , 2 , 35 , 90. Bombyx roboris. Esp., Schmett., III tb., tab. 4^, tig. 4-7- La demi-lune noire. Ernst, Pap. d'Europe, pi. 128, fig 174 ?
Bombyx chaonien. God. , Pap. de France , t. IV, pi. 20, fig. 6.
Elle est à-peu-près de la taille de Dodonœa , et elle est d'un blanc verdâtre ou bleuâtre en dessus, et d'un vert un peu bleuâtre en dessous ; mais on trouve tous les passages inter" médiaires. Il y a même des individus dont la couleur du fond est entièrement d'un beau vert. Dans tous les cas , elle a de chaque côté deux raies d'un jaune citron, dont une près des pattes , et Tautre à-peu-près à égale distance de celle-ci et du vaisseau dorsal. Celui-ci est à peine distinct delà couleur du fond. Les lignes jaunes sont un peu interrompues sur les premiers anneaux, sur-tout la supérieure, et elles sont en outre marquées de blanchâtre au milieu de chaque segment. A partir du troisième segment, on voit sur le dos quatre petits points di^osés en carré sur chaque anneau. Cesqua tre points sont sur les trois premiers disposés en une petite ligne transversale. Les stigmates sont petits, blancs, avec la bordure noire; ils sont placés sur le côté supérieur de la ligne jaune.
La tête est d'un vert glauque , avec le bord de la lèvre supérieure et des mandibules d'un jaune citron. Les pattes sont de la couleur du ventre.
On trouve cette chenille, parvenue à toute sa taille, depuis la fin de mai jusqu'à la mi-juin , sur le chêne, qucrcus robur.
PSEUDOBOMBYCINES.
Pour se métamorphoser, elle s'enfonce en terre à peu de profondeur.
La chrysalide ressemble presque complètement à celle de Dodonœa. Elle passe l'hiver, et éclôt dans le courant d'avril.
L'insecte parfait se trouve dans les bois de chênes d'une grande partie du centre et même du nord de l'Europe. Il n'est nulle part très commun.
PSEUDOBOMBYCINES.
NOTODONTA QUERNA. PI. 8, fig. 3 , 4 et 5.
Albido-virescens, supra albîda, h'neîs duabus dorsalibus approximatis rugosis albis , vittacjue stigmatifera rugosa nibro variegata vel rubricante flavo tîncta.
BoiSD. , Ind. method., p. 55.
OcHs. , Schmett. von Europ., IV, p. 84, n° i6.
Bombyx querna. Hubn. , BomiJ. , tab. 3 , fig. 9.
— La chenille sous le nom de Dodonœa. — Larv. lepid. , III ,
Bomb. , I , Sphing. , C , c , fig. i, a. Fab. , Ent. Syst. , III, i , 449 1 ï^ï. — Illig. , Wien. Verz. ,
ScRiB. , BoRKH , etc.
La demi-lune blanche. Ernst, Papillons d'Europe, pi. 28,
fig. 173, a,d.
Bombyx Druide. God,, Pap. de France, t. IV, pi. ai, fig. i.
Elle est à-peu-près de la taille de celle de Velitaris, à laquelle elle ressemble beaucoup au premier coup d'œil. Le dessus de son corps est blanchâtre à-peu-près comme dans Palpina, ou d'un vert-blanchâtre glauque. Elle est pointillée de blanc, comme chagrinée, et elle a sur le dos deux raies blanches, un peu en relief, très rapprochées, se continuant jusque sur la tête , où elles sont moins marquées. Au-dessus des pattes , elle a une raie longitudinale , rugueuse , d'un beau jaune presque orangé, tantôt saupoudrée de rouge briqueté, tantôt rouge pointillé de jaune vif, et quelquefois presque entièrement d'un rouge briqueté dans toute sa longueur. Cette raie s'étend depuis les pattes anales jusqu'aux mandibules, et supporte les stigmates, qui sont noirs. La portion où ceux-ci sont placés est d'ordinaire plus chargée d'atomes rouges , et coupée par un point blanc.
La tète est assez grosse , couverte par un réseau blanchâtre. Le dessous du corps et les pattes sont verts, pointillés de blanc verdâtre. Les membraneuses ont la couronne un peu rougeâtre.
L'œuf est petit, bleuâtre, arrondi, et les petites chenilles
BOMBYGOÏDES.
La chenille que quelques auteurs allemands regardent comme une espèce particulière, qu'ils appellent Bradyporina, ne diffère de la Leporina, que parcequ'elle est d'un vert clair. Suivant eux, c'est elle qui produit les individus dont les ailes supérieures sont sablées d'atomes noirâtres.
On trouve la chenille, depuis le mois de juin jusqu'à la fin d'octobre, sur le bouleau [betula alba) , l'aune [alnus viscosa) , le tremble {populus iremula), les peupliers [populus) ^ les saules {salix) , et quelquefois sur l'orme [ulmus campestris).
Elle file une coque entremêlée de poils et de petits morceaux d'écorce, dans laquelle elle se change en chrysalide.
Celle-ci est d'un brun foncé , avec une pointe anale obtuse. L'insecte parfait se trouve en mai et en août dans les bois du centre et du nord de l'Europe.
BOMBYCOÏDES.
ACRONYCTA ALNI. PI. 4, fig- i et 2.
Nigro-chalybea pilis rariusculis, elongalis, rigidîs, apice dilatato-cla-' vatis ; singulo segmenta supra macula transversal! flava notato.
BoisD. , Ind. method. , p. 60.
Treitschk.-Ochs. , Schmelt. von Europ. , I, p. 16, n° 5.
JSoctua alni. Hubn. , Noct., tab. i , fig. 2. — Larv. lepid. , IV,
Noct. , I , Bombycoïd. , B , b, fig. a-d. LiNN., Fab. , Esp. , BoRK. , etc. Noctua degener. Wien. Verz. , G , yo , fam. E , 4- La phalène à avirons. De Geer , tab. XI , fig. 2.5-27, '^>
L'aunette. Ernst, Pap. d'Europe, pi. 264, fig. 386. Noctuelle de l'aune. God.-Dup. , Pap. de France, VI, pi. 87,
fig. 5.
Lorsqu'elle est parvenue à toute sa taille, elle est d'un noir-velouté à reflet bleuâtre, avec une tache transversale d'un jaune-citron sur le dos de chaque segment , dont chacun , moins le second , le troisième et le dixième , porte en outre deux gros poils tentaculiformes, longs, dilatés en massue ou en spatule à leur extrémité , naissant de l'angle latéral des taches jaunes. Le premier anneau en offre deux de chaque côté , et le dernier est garni de quelques petits poils de la même couleur. La tête est noire , cordiforme , avec une petite ligne blanchâtre en forme d'Y, souvent très peu distincte.
Avant sa dernière mue, cette chenille est quelquefois grisâtre, pointillée de noir, avec les" quatre derniers anneaux d'un blanchâtre sale, et la tête jaunâtre.
On la trouve , mais très rarement , en juin , juillet et août , sur le saide (salix) , les peupliers {popuiiis), le tilleul [tilia Europœa ) , le bouleau , {betula alba), l'aune {alnus viscosa) , le chêne [quercus robur ).
Elle file une coque légère entre les feuilles ou dans les gerçures des écorces.
BOMBYCOlDES.
La chrysalide est cylindrico-conique , un peu alongée , d'un brun rouge , terminée par une pointe munie de petits crochets.
L'insecte parfait éclôt en avril ou mai de Tannée suivante. Il se trouve en Suisse , dans quelques parties de la France , en Suéde et en Allemagne ; mais il est très rare par-tout, et manque encore dans un grand nombre de collections.
BOMBYCOIDES.
ACRONYCTA TRIDENS. PI. a, fiy. 2 et 3.
y^illosa, supra fusca, pyramide anali verrucaque coUari, breviori, porrecta; vitta dorsali rubra subinterrupta ; lUnèiijue rubro alboque punctata; subius cinerea.
Treits.-Ochs., I, p. -26, 11" 8.
BoiSD. , Ind. metli. , p. 60.
Noctua tridens. Fab. , Eut. Syst. , III, 2, io5, 3i4.
BoRKH., Europ. schmett., IV th., S. 244? ^' 107. — Schuank,
WiEN. Verz., Illig. , View., Rossi, etc. Sepp, Neederl. Ins., II th. , tab. 22 , fig. 1-9. Esp. , Sclim. , IV, tab. 11 5. Noct. , 36 , fig. 5-8. Noctua psi. HuBN. , Noct., tab. i , fig, 5. — Larv. lepid., IV,
Noct. , I , Bomb. ,B, b, fig. 2 , a.
Le trident. Ernst, Pap. d'Europe, VI, pi. 212, fig. 287.
Noctuelle trident. God.-Dup. , Pap. de France , VI, pi. 87,
fig. 2.
Elle a le port de la chenille de Psi, mais elle paraît un peu plus grosse. Le fond de sa couleur est plus noir, et elle a de même sur le onzième anneau une gibbosité pyramidale , et sur le quatrième une éminence conique; mais cette dernière est plus courte et plus obtuse. Sur le dos , on voit d'une éminence à l'autre une bande d'un rouge aurore , souvent interrompue dans les incisions par un peu de jaune qui se fond avec elle. En avant de la première éminence, les second et troisième anneaux ont chacun une tache qui fait suite à la bande , mais qui est ordinairement un peu plus rouge. Le premier anneau a une raie jaune ou rougeâtre qui s'aligne avec ces deux taches. De chaque côté de cette bande , le fond noir, dont les incisions sont im peu plus pâles , est marqué sur chaque anneau d'une tache et de deux petits points blancs. L'éminence ou bosse du onzième anneau est d'un gris blanchâtre , et porte quatre tubercules noirs. La bande noire est aussi marquée sur chaque anneau de deux petits traits rouges ou aurores, rapprochés , rarement unis , placés en arrière des deux points blancs. Les
BOMBYCOÏDES.
trois premiers anneaux sont dépourvus de ces petits traits , ainsi que de points blancs. La base du onzième anneau est entourée de rouge en arrière. Au-dessous de la partie noire , les côtés sont d'un gris un peu jaunâtre , avec une raie marginale jaune , lavée de rouge sur chaque anneau , tout-à-fait à la base des pattes. Sur le bord des premiers anneaux , le rouge est beaucoup plus marqué et plus large. Les stigmates sont noirs, placés au-dessus de la raie marginale. La tête est noire , garnie de poils d un gris jaunâtre. Les poils du corps sont peu nombreux , longs , soyeux , et d'une couleur noirâtre.
Le dessous du corps et les pattes sont grisâtres , avec une raie ventrale jaunâtre ou blanchâtre, souvent nulle.
Dans quelques individus , la partie qui porte les stigmates est d'un gris blanchâtre, avec la bande dorsale d'un gris ardoisé, divisée sur chaque anneau entre les éminences , par une tache rouge ou aurore presque carrée.
Cette chenille moins commune que celle de Psi, au m oins dans certaines localités, se trouve dans le nord et dans le centre de l'Europe , sur le prunier [prunus] , les saules [salix] , l'aubépine ( cratœgus oxyacantha ) , et sur-tout sur le pommier, depuis le commencement d'août jusqu'à la fin de septembre. Elle file une coque grisâtre, assez légère, dans laquelle la, chrysalide passe l'hiver. Celle-ci est cylindrico-conique , d'un brun obscur. L'insecte parfait éclôt en mai et en juin.
BOMBYCOlDES.
ACRONYGTA PSI. PI. 2, fig. i.
Villosa, supra fusca, pyramide anali vernicaque cotlari, porrecta; vitta dorsali flava; utrinque maculis rubris geminatis; subtus cinerea.
Treits.-Ochs. Schmett. von Eiirup. , I, p. 3o , g.
Noctua psi. LiNN. , Syst. Nat. , I, 2. p. 846, i35.
Fab., Eut. Syst.yUI, 2, io5,3i5. — Wien. Verz. , Illig.,
DoNOV. , ROSSI , BOUKH. , SCHRANK , ViEW. , ScAHWRZ , etC.
Esp. , 5c/l7?Je<^, IV th. , tab. 1 15, Noct., 36, fig-. i-4. Le Psi. Geoff., Hist. des Ins. , t. II , p. 1 15 , 11° 91.
Ernst, Pap. d'Europe, pi. 212 , fig. 286. Noctua tridens. Hubn. , Noct. , tab. r , fig. 4* — Larv. lepid. ,
IV, Noct., I,Boinb., B, 6, fig, 6, c.
La chenille demi-velue de l'abricotier. Béaumur, Mém. ,
t. I, p. 58i et 589, pi. 42.
Noctuelle psi. God.-Dup., Pap. de France, VI, pi. 87, fig. i.
Elle est en dessus d'une couleur noirâtre , avec une éminence conique, longue, charnue , de la même couleur, placée sur le quatrième anneau , et une gibbosité pyramidale sur le onzième. Le long du dos régne une large bande , ordinairement d'un jaune citron , mais souvent d'un jaune-soufre pâle ou même blanchâtre. Cette bande est interrompue par leminence conique , en avant de laquelle elle se continue seulement sur le second et le troisième anneau. Le premier n'a qu'une petite raie jaunâtre , qui souvent disparaît totalement. Le dernier anneau offre aussi une tache jaune en arrière de la bosse du onzième. Au-dessous de la bande jaune , sur la partie noirâtre , on voit de petits tubercules noirs qui supportent les poils , et des traits rouges groupés deux à deux sur chaque anneau , et séparés l'un de l'autre par quelques petits atomes bleuâtres. Sur les trois premiers anneaux ces traits rouges sont peu sensibles , et quelquefois tout-à-fait nuls. Au dessous de la partie noire les côtés sont d'un gris cendré, plus
BOMBYCOÏDES.
OU moins clair, quelquefois lavé d'une petite teinte rosée. Les stigmates sont noirs, placés sur le fond cendré. La tête est noire. Les poils sont peu nombreux , assez longs et soyeux ; ceux du dos sont bruns , les autres sont d'un brun grisâtre.
Le dessous du ventre et les pattes membraneuses sont grisâtres , souvent lavés de gris violâtre ; les pattes écailleuses sont noires.
Cette chenille se trouve dans une grande partie de l'Europe, sur le tilleul (tilia), les peupliers (populus), le bouleau ( betula alba)j et sur-tout sur Torme [ulmus campestris) , depuis îe mois d'août jusqu'à la fin de l'automne. Elle est extrêmement commune aux environs de Paris.
Lorsqu'elle est sur le point de se chrysalider, elle descend le long du tronc, et file sa coque dans les gerçures de Técorce, et plus souvent encore sous les écorces mêmes si elle peut y pénétrer.
La coque est grisâtre , d'un tissu très léger.
La chrysalide est brune ou noirâtre , cylindrico-conique , et n'offre rien de particulier. Elle passe l'hiver, et l'insecte parfait éclôt depuis la fin de mai jusqu'au mois d'août.
BOMBYCOIDES.
ACRONYCTA AURICOMA. PL i, fig. i.
Nigro-fnsca, (uberculis piUsqne peniclHatis fulvis ; sitbtus paltidior.
BoiSD. , Ind. meth. , p. 60.
Treitschke-Ociis. , Schmelt. von Europ. , V, p. 35.
Noctua auricoma. Hubner , Noct. , 2, fig. 8. — Noctua pepli.
HuBN. , fig. 614. — Larv. lepid. , IV , Noct. , i , Bomb. , l>.
b , c, fig. 2, a, b.
Fab. , Ent.S. ,111, I, io5, 3 16. — WiEN. Verz., Esp., Borkii.,
ViEWEG, Illig. , etc.
La chevelure dorëe. Ernst, Pap. d'Europe, pi. 2i3, fig. 289. Noctuelle chevelure dorée. God.-Dlp. , VI, pi. 87, fig. 6,
Elle est d un brun noir avec des tubercules d'un fauve orangé , surmontés par des aigrettes de poils de la même couleur. La partie des côtés qui avoisine les pattes est un peu grisâtre, avec les tubercules petits, d'une couleur un peu plus pâle, et surmontés par des poils d'un gris plus ou moins blanchâtre. La tête est d'un brun noirâtre. Les stigmates sont ordinairement d'une couleur sombre, se distinguant à peine de celle du fond. Le dessous du corps est d'un gris plus ou moins noirâtre, ainsi que les pattes membraneuses. Les pattes écailleuses sont de la couleur de la tête. Quelquefois les tubercules des anneaux du milieu sont plus pâles que ceux des quatre premiers et des trois derniers.
Dans sa jeunesse les tubercules sont d'un jaune de cire ; à la troisième mue ils deviennent orangés , et à la quatrième ils sont d'un fauve orangé, excepté ceux qui sont près des pattes.
On la trouve parvenue à toute sa taille en juin et en septembre; elle file, entre les feuilles ou dans les crevasses des écorces, une coque grisâtre assez serrée. La chrysalide ressemble presque complètement à celle de Rumicis. Les coques du mois de septembre passent l'hiver et éclosent en mai ; celles du mois (le juin restent environ un mois sous l'état de nymphe.
Cette chenille, l'une des plus jolies du genre, est moins com-
BOMBYCOÏDES.
mune que celle de Rumicis. Elle vit principalement dans les bois ; elle se nourrit d'une assez grande quantité d'arbres et d'arbustes , tels que ronces ( rubus cœsius et fruticosus) , arbousier [arbutus unedo), tremble (populus tremula) , bi~uyère vulgaire [calluna erica) , bouleau [betula alba) , etc.
Elle habite une grande partie de l'Europe ; mais elle est un peu plus rare dans le midi que dans le nord. Son faciès et ses mœurs pourraient jusqu'à un certain point la faire confondre avec les leunes individus de Chelonia Matronula.
BOMBYCOIDES.
ACRONYGTA RUMICIS. PI. 2, fig. 4.
Fusca, pilis stellatis, tuberculatls ; fasciadorsali rubrci maculari ; utrinque maculis octo , obliquis, albis ; vit ta marq'mali albida rubro maculata.
Treits.-Ochs. , Schmett. von Europ., I, p. 38, i3. l'^^TOf] f:'>
BoiSD-, Ind. method., p. 60.
Noctua rumicis. Linn. , Syst. Nat. , I, 2, 852, i64.
Fab., Eut. Syst., 111,2, 118, 358. — Wien. Veez, , Illig. ,
BORRH. , EsP. , SCHRANK , VlEW. , RoSSI , CtC.
HuBN. , Noct. , tab. 2 , fig. 9. — Larv. lepid., IV, Noct. , I,
Bombyc. , B , 6 , fig. i , a.
La cendrée noirâtre. Ernst, Pap. d'Europe, pi. 21 3, fig. 288. Noctuelle de la patience. God.-Dup. , Pap. de France, t. VI,
pi. 88, fig. 2. ibHfiî ,fcorf.
Elle est d'un noir brun, avec des aigrettes de poils roux ou d'un brun roux , médiocrement longs. Son dos est marqué d'une rangée dorsale de taches d'un rouge minium , bordées de noir, au nombre de deux sur chaque anneau. Celle de ces deux taches qui est placée sur la partie postérieure des anneaux est un peu transversale. Sur chaque côté, on observe une rangée de taches blanches , presque carrées , un peu obliques d'avant en arrière et de bas en haut , au nombre de huit Les deux premiers anneaux, le quatrième et le douzième en sont dépourvus. Tous les autres en ont chacun une. Au-dessous des stigmates près des pattes , il y a une raie ou bande sinuée , blanche , rouge ou rougeâtre sur les trois premiers anneaux , marquée sur chacun des autres d'une tache rouge qui se fond plus ou moins avec elle. Les stigmates sont d'un blanc pur. Les tubercules qui portent les aigrettes de poils sont un peu plus clairs que le fond , et quelquefois d'un brun rougeâtre. La tête est d'un noir brun. Le dessous du corps est d'une couleur noirâtre. Le onzième anneau est un peu relevé et comme gibbeux.
On rencontre souvent des individus dont les taches blan-
BOMBYCOÏDES.
ches et la bande latérale sont d'un blanc un peu soufré. Il en est d'autres dont les aigrettes sont d'un beau jaune roux comme dans x4uricomi.
' Cette chenille se trouve communément dans toute l'Europe. Elle est polyphage ; cependant on la rencontre plus ordinairement sur les différentes espèces de ronces {rubus); sur la persicaire [polygonum persicaria); les rumex, les saules (salix); la renouée {-polygonum aviculare)\ le fraisier {fragaria vesca).
On la trouve depuis le mois de juin jusqu'à la fin de l'automne. Elle file une coque d'une couleur grisâtre, entremêlée de quelques poils. ,,,
La chrysalide est d'un brun noir, cylindrico-conique.
Les chenilles que l'on trouve pendant l'automne passent l'hiver à l'état de nymphes, tandis que celles qui se métaînorphosent en juillet donnent leur papillon en août.
'fi; n
uBi saii
tfiniGO Jr»
BOMBYCOIDES.
ACRONYCTA EUPHRASIiE. PI. i , %. 2, 3 et 4.
Cinereo-fusca pilis albidis; dorso nigro, macuUsflavescentibus biseriatis; collari lineaque laterali rubris.
BoiSD., Index methodicus , p. 61.
TnEiSTCHKE-OcHS. , Schinelt. von Enrop. , V, p. 4^. — Wien.
Verz., Borkh. , Illig. , Brahm.
Noctua esidœ. Hubn., Noct. , i34, fig. 6i3. — Scriba. Noctua euphorbiœ. Esp. , tab. 117, Noct., 38, fig. i — 3. —
Lang.
L'omicron gris. Ernst, Pap. d'Europe , pi. 2i5, fig. 293. RoESEL , Ins. , I th. , tab. 45- Noctuelle de l'euphraise et noctuelle de l'euphorbe. God.-
Dup., Pap. de France, VI , pi. 88 , fig. 3 et 4 , p- ?5o et 247.
Elle est un peu plus petite que celle de Rumicis. Le fond de sa couleur est d'un gris noirâtre plus ou moins foncé , quelquefois légèrement teinté de verdâtre, avec les poils d'un gris blanchâtre ou d'un blanc jaunâtre, et les anneaux assez saillants. Sur le dos il y a une rangée de taches noires , bordées et séparées du fond par deux rangées de grosses taches d'un blanc jaunâtre , excepté sur le premier anneau , lequel est marqué à sa partie antérieure d'un collier ou croissant rouge divisé par une petite tache noire. Ce collier est quelquefois un peu lavé de jaune à ses extrémités. Entre les stigmates et les pattes , il y a une raie du même rouge ; mais le plus ordinairement cette raie est jaunâtre, et lavée de rouge sur chaque anneau. Les stigmates sont blancs, cerclés de noir. Le dessous du corps est grisâtre ainsi que les pattes.
Après la première mue , le collier est d'un rouge plus pâle et le dos de chaque anneau est moins noir.
On la trouve en juin et en septembre sur plusieurs plantes basses, telles c^euphraises [euphrasia officinalis et odontùes) , \ heliantheynuni vulgare), et sur-tout sur les euphorbes (euphorbt'a cyparissias et gerardiana). Elle vit aussi quelquefois sur des
BOMBYCOÏDES.
arbrisseaux, tels que ronce {ruhus frulicosus) , myrtille [vacciniutn ?nyrtillus), etc.
Pour se métamorphoser elle file, sous les plantes basses , une coque blanchâtre assez serrée.
La chrysalide est noire, cylindrico-conique, avec Textrémité de l'enveloppe des ailes un peu jaunâtre.
Celles qui ont subi leur transformation en juin éclosent à la fin de juillet ; celles du mois de septembre passent Fhiver et éclosent en mai. Il arrive quelquefois que des chrysalides du mois de juin restent sous Fétat de nymphe jusqu'au printemps.
Cette chenille se trouve dans une grande partie de l'Europe, dans les lieux arides et sablonneux où croissent les euphorbes. Elle n'est pas très rare aux environs de Paris , où elle a été confondue jusqu'à présent avec celle d'Euphorbiœ qui ne s'y trouve pas. Pour l'élever chez soi avec succès , il faut lui donner de Yeuphorbia cyparissias.
BOMBYCOIDES.
BRYOPHILA GLANDIFERA PI. 3, fig. 6et 7.
Cinereo-fusca (inea dorsali punctisquc UiteraUhas, hiseriatis , albis j capite nigvo lucido.
BoiSD. , Ind. metli. , p. 61.
Treits.-Ochs. , Schmett. x)on Europ. , I. p. 58, n° i.
Noctua glandlfera. Hubn. , Noct. , tab. 5 , fig. il^. — Larv. lep. ,
IV, Noct., I, Bonibyc. , C, c , fig. 2 , a. — Wien. Verz. ,
Illig.
Noclua lichenis. Fab. , Esp. , Devill. , Borkh. , etc. Noctuelle du lichen. God. -Dur., Pap. de France, t. VI,
pi. 86, fig. 1 , 2 et 3.
La perle. Ernst, Pap. d'Europe , pi. 226, fig. 322.
Elle est d'une couleur grisâtre obscure , un peu plus foncée en dessus jusqu'aux stigmates. Le reste est d'un brun-roussâtre pâle. Elle a sur le dos, parallèlement au vaisseau dorsal, une ligne blanche, un peu interrompue postérieurement, alternativement élargie et rétrécie sur chaque anneau, principalement vers l'extrémité anale. L'espace compris depuis cette ligne jusqu'aux stigmates est marqué de deux séries de petits traits blancs , mais ceux de la rangée inférieure sont placés obliquement , et tendent plus ou moins à se réunir et à former une ligne continue. Cet espace est limité inférieurement par de petits atomes formant comme un liséré blanchâtre. Les stigmates sont un peu ovoïdes, pâles, avec la bordure noire. Les tubercules pilifères sont en partie de la couleur du corps et en partie blancs , et ils sont surmontés par des poils très blancs. La tête est noire, luisante. Les pattes sont de la couleur du ventre.
La chrysalide est d'une couleur testacée, mince, alongée , cylindrico-conique. Son extrémité est très obtuse , noire et ridée , et porte latéralement trois épines dirigées obliquement et qui vont en s'alongeant de la première à la dernière.
L'insecte parfait éclôt depuis juillet jusqu'au commence-
BOMBYCOÏDES.
ment de septembre: Il se trouve dans le centre et dans le midi d'une grande partie de l'Europe.
Cette chenille se trouve mélangée avec celles de Perla et de Raptricula sur les murailles , sur - tout sur les quais et les parapets des ponts. Elle a les mêmes mœurs, et elle est aussi difficile à élever en captivité.
BOMBYCOIDES.
BRYOPHILA PERLA. PI. 3 , fig. 4 et 5.
Nigrescens dorso cœruleo-violascente utrinque macuLis aurantîacis seriatim nexis marginato; capite cœruleo nigro punctato.
BoiSD., Index nieth. , p. 6i.
Treits.-Ochs. , Sclimett. von Europ., I, p. 6i , n" 3.
Noctua perla. Hubn. , Noct. , tab. 5, fig. 25. Fab. , Esp. , Rossi ,
WiEN. Verz. , Illig. , etc.
Noctua glandifera. Bobkh. , Europ. schmett. , IV th. , S. 128,
La glandifère. Ernst, Pap. d'Europe , pi. 225, fig. 32 1. Noctuelle perle. God.-Dup., Pap. de France, t. VI, pi. 86 ,
Elle est plus épaisse, sur-tout antérieurement, que la plupart des espèces précédentes. Son dos est couvert par une large bande d'un ardoisé bleu ou un peu violâtre, marquée d'une série médiane de points bruns , et en outre de six autres points par anneau , dont les quatre antérieurs luisants et les deux premiers plus gros. Cette bande dorsale est bordée de chaque côté par une série de petites taches orangées, liées l'une à l'autre par un petit trait jaunâtre. L'espace compris entre cette série de taches et les pattes est noir ou noirâtre , plus foncé supérieurement, marqué antérieurement d'une petite ligne blanchâtre, et dans sa longueur d'ime rangée de petits points de la même couleur, qui ne sont que l'extrémité des taches orangées, séparées par un petit tubercule. Les tubercules pilifères sont noirs , luisants , assez prononcés. Les stigmates sont ovoïdes , noirs , à disque enfoncé. Le dessous du corps est d'une teinte pâle un peu verdâtre. La tête est bleuâtre , noire au sommet et sur son contour, ponctuée de noir antérieurement. Les pattes sont de la couleur du corps ; les écailleuses sont marquées à leur face externe de trois petits points noirs.
La chrysahde est rousse ou d'une couleur testacée, surtout sur les ailes et le corps, couverte d'une poussière blan-
BOMBYGOÏDES.
châtre. Son extrémité est cannelée, et porte latéralement trois épines dirigées obliquement et en haut , dont deux très petites et la troisième trois fois plus grande.
Elle se trouve dans les mêmes localités que la Raptricula. Elle a les mêmes mœurs , mais elle est un peu plus rare , quoique l'insecte parfait soit plus commun.
Celui-ci éclôt en juillet et août , et se trouve dans le centre et le midi d'une grande partie de l'Europe.
BOMBYCOIDES.
BRYOPHILA RAPTRICULA. PI. 3, fig. i , 2 et 3.
Nigrescens vitta clorsali rubro-aurantiana e maculis ovato-quadrancjidis conflata ; capite nigro lucido.
BoiSD. , lad. metliod., p. 62.
Treistch.-Ochs. , Schmett. von Europ., I , p. 71 , n" 8.
Noctua raptricula. Hubn., Noct. , tab. 6, fig. 29.
Noctua lupula. God.-Dup. (non Hubn.), Pap. de France,!. VII,
1" part. , pi. 1 22 , fig. 6.
Noctua pomida. Borrh. , Europ. schm. , IV th. , S. 1 83 , n° 79. La pomule. Ernst, Pap. d'Europe , pi. 242 , fig. 3 17.
Elle est d'un noirâtre-ardoisé obscur jusqu'aux stigmates , avec une bande dorsale , sinuée , d'un rouge orangé , formée comme par une suite de losanges contigues , et marquée sur chaque anneau d'un point brun alongé postérieurement. L'espace compris entre la bande dorsale et les stigmates est traversé dans sa longueur par deux petites lignes sinueuses blanchâtres , plus ou moins interrompues , et limité inférieurement par un liséré très sinueux également blanchâtre , et plus ou moins marqué. Le reste est d'une teinte pâle ou ardoisé blanchâtre. Les tubercules pilifères sont d'un noir luisant , surmontés par des poils blanchâtres. Les stigmates sont presque ronds , avec la bordure noire très épaisse et le disque enfoncé. La tête est d'un noir luisant, avec la pièce antérieure de la lèvre supérieure , la base des palpes et les parties inférieures de la bouche blanchâtres. Les pattes sont de la couleur du ventre.
Cette chenille est commune aux environs de Paris et au milieu de la ville même, sur les murailles, sur les parapets des quais et des ponts , etc. Elle préfère le côté exposé au soleil et les endroits où les hchens, dont elle fait sa nourriture, ne sont pas trop épais ; aussi est-elle assez rare sur les vieux murs. Elle mange le soir, et sur-tout le matin au lever du soleil. Plus tard , elle ne se montre guère ; elle cherche un petit trou ou une crevasse , et, après s'y être logée, elle se recou-
BOMBYCOÏDES.
vre d'une coque formée de soie et de lichen , et qui ne diffère point de la couleur du reste de la pierre. Elle supporte ainsi renfermée , la haute température que le soleil communique à la pierre pendant le jour. Elle ne mange que les lichens pulvérulents ramollis par la rosée de la nuit; et, quoique les mêmes espèces croissent sur les arbres et les cloisons en bois, on ne la rencontre jamais que sur les murailles, les rochers et les grosses pierres. Son accroissement est très long , et il est assez rare qu'on parvienne à l'élever en captivité.
Pour se transformer, elle fait une coque semblable à celle qui lui sert d'abri. La chrysalide est cylindrico - conique , assez mince , alongée , d'une couleur testacée rougeâtre , terminée par un prolongement ridé, muni de plusieurs soies crochues, dont deux plus longues, distantes à leur base , puis convergentes.
Quoique la plupart des individus aient acquis leur grosseur dans le mois de mai, on en rencontre cependant quelques uns en juin et juillet, et même plus tard.
L'insecte parfait éclôt en août et septembre. Il se trouve dans une grande partie du centre et du midi de l'Europe, jusque dans Tile de Corse.
NO CTUhLlDES.
CYMATOPHOHA RIDENS. PI. ii, fi{j. i et 2.
Flava vel subviridi-citrina punctis albis tiansversùn seriatîs lineisquc lateralîbus, viridibus, sœpe obsoletisstmls vel nuUis; cap ilefulvo.
Noctua ridens. Fab. , Ent. Syst. , III, 2, 119, 36o. Cymafophora xanthoceros. Tueits.-Ochs. , I, p. 86 , n" 5. Noctua xanthoceros. IIubn. , Noct. , tab. 4 3 , fig. 2o5. — Larv.
lepid. , IV, Noct. , II , gen. P, a, fig. i, « , 6, c, d. — Borkh. Noctua erytlirocephaia. Esp. , Schm., IV th. , tab. 121 , Noct.
42, fig. I.
Brahm, Itis. Kal. , II, I, 6y, 28.
Noctua flavicomis. Wien. Verz. , S. 72, fora. H, n" 6. —
LaNG. , Il-LIG.
La tête rouge. Ernst, Pap d'Europe, pi. 2i4, fig. agi. Noctuelle rieuse. God.-Dup., Pap. de France, VI, pi. 82.
Elle est d'un jaune citron ou d'un jaune un peu verdàtre , avec le dessin plus ou moins prononcé, et quelquefois presque entièrement effacé. Dans |es individus les plus ordinaires on remarque entre les stigmates et le dos trois lignes d'un vert obscur, parallèles, continues ou un peu étranglées, et interrompues aux incisions, (jutre cela, il y a sur chaque anneau une rangée circulaire de points blancs , quelquefois interrompue sur le milieu du dos. Les stigmates sont orangés ; au-dessous d'eux , il y a une rangée de points blancs , au nombre de trois, sur chaque anneau. La tête est fauve ou d'un fauve roux , marquée d'un point noir de chaque côté de la bouche , et de plusieurs autres petits points de la même couleur sur le bord de la lèvre supérieure. Le dessous du ventre est grisâtre ou d'un blanc-verdâtre terne , avec le côté extérieur des pattes un peu lavé de jaune.
On rencontre souvent une variété dans laquelle on distîngaie à peine les traces des raies vertes. Les points blancs sont très apparents , et Ton voit souvent entre eux quelques points verdâtres , qui sont les restes des lignes parallèles.
On trouve une aiiUe variété chez laquelle les lignes vertes parallèles ont presque entièrement envahi la couleur du fond, qui est alors verdâtre ou d'un vert obscur, avec une raie jaune sur le dos et le long des pattes , et les incisions d'un jaune verdâtre.
Il est à remarquer que dans toutes les variétés les points ne disparaissent jamais; seulement dans quelques unes, au lieu d'une rangée transversale il y en a deux par anneau.
Cette chenille vit sur différentes espèces de chênes ; elle se tient repliée sur elle-même , comme celles du même genre , entre deux feuilles qu'elle lie avec quelques fils de soie, ce qui la rend assez difficile à faire tomber lorsque l'on bat les arbres .
Elle se métamorphose ordinairement entre les feuilles.
La chrysalide est cylindrico - conique , d'un brun - marron assez clair, terminée par deux petites pointes rappiochéés et recourbées en crochet à leur extrémité.
L'insecte parfait éclôt en avril. Il est assez commun dans les bois du centre et du nord de l'Europe.
NOCTLîELIDES.
CYMATOPHORA OR. PI. 1 1 , fig. 4 et 5.
Viridis vel atbùio-iutescenti-viridis linea dorsal! ohscunori, capite rufo.
BoisD. , hid. metli., p. 58.
Treits.-Ochs., Sclimett. von Europ., I, p. 98, n" 11.
Noctua or. Hubn. , Noct. , tab. 43 , iiQ- 210, — Larv. lepid. ,
IV, Noct. , II, gen. p, b , fig. 2 , a. Fab. , Ent. Syst, III, 2, 86, 253. — Wien. Veuz., Illig. ,
Devillers, etc.
Noctua consobrina. Borkh. , Europ. schinett. , IV th. , S. 623 ,
ScRiBA, Beyt., I. H. S. •67, tab. 6, fig. ii, b. — Brahm. Noctua octogena. Esp. , Schmett.,W th. , tab. 128 , Noct, 49> Noctua 8 grœcum. Devill. , Ent. Linn. , t. Il, p. 25i, n° 262. Clerk, Icon. 7n5.,tab. 6, fi^. 9.
La double bande brune. Ernst, Pap. d'Europe, pi. 3o8 ,
fig. 5?)3.
Noctuelle or. Gon.-Dup. , Pap. de France, VI, pi. 83, fig. 4-
Elle est un peu aplatie , d'un vert-blanchâtre glauque ou d'un vert jaunâtre un peu sale légèrement transparent. Le vaisseau dorsal forme une raie d'un vert sale plus ou moins visible selon que la chenille marche ou se repose. On remarque sur le bord du premier anneau une petite plaque d'un roux clair, et à la base des pattes une raie un peu jaunâtre peu distincte et supportant les stigmates. Ceux-ci sont d'un roussâtre pâle. La tête est plate, transversale, d'un roux très clair. Le dessous du corps est un peu plus pâle que le dessus. Cette chenille se tient constamment enfermée entre les feuilles qu'elle lie avec quelques fils de soie, repliée sur elle-même ou contournée en serpent. Quoiqu'elle soit assez commune, il est rare qu'on la fasse tomber en secouant les arbres. C'est ce qui explique pourquoi on trouve assez communément au printemps l'insecte parfait sur de petits peupliers qui ont été battus et secoués une cinquantaine de fois dans la même année.
NOCTIIÉLIDES.
Elle se change entre les feuilles, et produit une chrysalide d'un brun un peu rougeâtre presque semblable à celle de la Ridens , mais un peu plus courte.
La chenille se trouve en juin et en septembre sur les peupliers et sur les trembles. Celles de la première époque donnent leur papillon en août, et celles du mois de septembre au mois de mai de l'année suivante.
L'insecte parfait est assez commun dans le nord et dans le centre de la France.
Observation. Nous donnons sur la même planche une chenille qui ne diffère de celle-ci que parcequ elle a deux points noirs sur le bord antérieur du premier anneau ; nous la regardons comme une variété , mais cependant il serait possible qu'elle appartînt à Voctogesima ; elle est plus rare que l'autre, et jamais nous n'en avons eu une assez grande quantité à-lafois pour obtenir l'insecte parfait.
NOCTUELIDES.
CYMATOFHOUA FLAVICOHNIS.fPl. n,fig. 3.
Àlbidoplwnbea vel cinereo-albida albo jnmctaUi punclisque nUjris lîneatis ; capite fulvo.
BoisD. , Iinl. metlt. , p. 58.
Treits,-Ochs. , Schmett. von Ewop., I , p. loo, n° 12.
Noctua Jlavicornis. fluBN. , Noct. , tab. l\?> , fi{j. 208. — Beït. ,
II, D. I th., tab. 3, fig. g, S. 22. — Larv. lepid.,IV,
Noct., II , gen. P, c, fijj,. a , a, 6. LiNN. , Syst. Nat., I, 2, 8.;6, 182.
FAB.,£»f. Syst, m , 2 , »i6, 352. — Esp. , Drahm, Fuessi.,,
SCHUAXK, ScaiR.
Devillers, Ent. Liiin. , t. Il, p. 2/(2, n° 244' Noctua sulplmreomaculata. Devill. , loc. cit., aSo ,261. De Geer , Il th. , tab. y, fig. 19.
La flavicorne. Ernst, Pap. d'Europe, pi. 243, fig. SSg. - Noctuelle flavicorne. God.-Dup. , Pap. de France , V^l , pi. 83.
Elle est de la taille de la Ridens, dont elle a le port. Sa couleur est d'un gris-jaunâtre un peu plombé, ou d'un jaunâtre plus ou moins sale et légèrement transparent, avec les incisions un peu plus claires. Elle a sur chaque côt^, à partir du ([uatrième anneau , deux rangs de points noirs. Au-dessous du dernier rang sont les stigmates , qui sont assez petits et d'une couleur noirâtre. On voit souvent le premier rang et quelquefois le second rang de points noirs se prolonger jusque sur les premiers anneaux. Sur la partie antérieure du premier anneau près de la tête, il y a une rangée transverse de six points noirs , dont les deux du milieu sont un peu plus gros que les autres. A-peu-près au niveau du premier rang de points noirs, est une rangée de points blanchâtres , au nombre de deux par anneau , et dont l'antérieur touche ordinairement le point noir. Sur les trois premiers anneaux , les points blancs sont alignés transversalement. La tête est d'un roux très clair, avec un point noir de chaque
NOCTUÉLIDES.
côté près de la bouche , et la lèvre supérieure d'une couleur brunâtre.
Le dessous du ventre et les pattes sont blanchâtres ou d'un blanc sale.
On rencontre quelquefois une variété qui est verte, avec une ligne pâle sur le vaisseau dorsal. Dans une autre variété de couleur ordinaire-, les points blancs sont beaucoup plus nombreux. Il y en a jusqu'à deux rangées transversales sur tous les anneaux.
On la trouve en mai sur le chêne et sur le bouleau.
Pour se métamorphoser, elle réunit quelques feuilles à l'aide de fils de soie, et produit une chrysalide d'une couleur brune, cylindrico-conique , assez pointue, terminée par deux petites pointes rapprochées , scabres et noirâtres, et terminées en crochet.
L'insecte parfait écîôt depuis la fin de février jusqu'au commencement d'avril. Il est assez commun dans le nord et dans le centre de l'Europe.
Cette chenille , comme celles du même genre , a l'habitude de se tenir renfermée entre deux ou trois feuilles attachées avec des fils de soie, et il est difficile de la faire tomber en battant les arbres. Aussi est-elle beaucoup plus rare que l'insecte parfait.
TRIPHxENA LiNOGUlSEA. PI. lo, fij;. 5 et 6.
Fui>co-vinosa , linea dorsali tutescenti luleribus pimctatis , oblique obscuriori bifascîatis, anmdis decimo imdecimoque maculis cuneîformibus nigris.
BoiSD., Index meth. , p. 68.
Treits.-Ochs. , Sclimett. von Euiop. , I , p. 272 , n" 8.
JSoctiia linogrisea. Hubn. , Noct. , tab. 21, fig. 101 ; lab. 1 14 ,
fig. 53 1,. — Larv. lepid., IV, Noct., II , gen. G, b, fig. i, a. FxB.^Ent. Syst. ,111, 2,58, 160. — Borrh., Illig., Devill.,
Ross. , Esp. , etc.
Noctua agi lis. Devill. , Ent. Linn., t. lî , p. 285 , n° 384- La lignée. Ernst, Pap. d'Europe , pi. 272, fig. 436. Noctuelle gris-de-lin. God. , Pap. de France, V, pi. 5j, fig. 5.
Elle est d'un brun vineux , avec une raie dorsale blanchâtre, fine, interrompue et très peu apparente. De chaque côté du dos il y a une raie jaunâtre, fine, légèrement ondulée, naissant au commencement du quatrième anneau, et allant expirer sur le douzième. Un chevron d'un brun plus foncé que la teinte générale descend obliquement du sommet postérieur de chaque anneau jusqu'à sa partie antérieure, où il atteint la raie jaunâtre. Le bas de ces chevrons est finement liséré de jaunâtre en arrière. Sur les dixième et onzième anneaux, les chevrons sont remplacés par deux taches d'un noir de velours en forme de coin , dont la pointe est dirigée en avant. En arrière de la tache du onzième anneau est un espace demi-circulaire d'un jaune d'ocre, dont la partie convexe est tournée vers l'anus. Le ventre est d'un gris vineux, finement pointillé de brun. Entre les pattes et les chevrons, on voit sur chaque anneau une espèce de tache brune , qui descend obliquement en sens opposé des chevrons, en croisant leur direction. On voit en outre quatre petits points blanchâtres , peu apparents , rangés circulairement dans la partie interne des chevrons, et un point blanc arrondi dans l'incision de chaque côté, entré le troisième et le quatrième anneau. Il
NOCTUÉLIDES.
y a encore deux gros points rougeâtres sur chacun des trois premiers anneaux.
Sa tête est couleur de chair , couverte sur les côtés d'un réseau brun ; sa partie antérieure est marquée de deux traits noirs longitudinaux, entre lesquels elle est d'un brun noir.
Les pattes écailleuses sont d'un gris jaunâtre ; les autres sont de la couleur du ventre , avec un point noirâtre sur leur côté. Les stigmates sont petits, noirâtres, et placés sur les taches obliques qui descendent des côtés.
Cette chenille est polyphage. Elle vit dans las champs et le long des haies, sur une infinité de plantes basses , particulièrement sur la mâche , vaîerianella locusta ; la pâquerette , hellis peremiis; la primevère, primula ofjicinàlis; l'oseille sanyage , rumex acetosella , etc. feS^^ v ^ ..^^
Les petites chenilles éclosent au commencement de l'automne. Elles mangent pendant une partie de l'hiver, et sont ordinairement parvenues à leur grosseur à la fin de février ou au commencement de- mars. Dans leur jeune âge, les chevrons et les taches obliques sont peu apparents , et les taches en forme de coin sont brunes. Le fond de la couleur est à cette époque d'un gris vineux et le ventre est d'une couleur de chair rougeâtre.
La chrysalide est cylindrico- conique, d'un brun -rouge foncé, luisant, avec le bord extérieur de l'enveloppe des ailes et le milieu des anneaux d'une couleur plus claire. Elle se termine par quatre petites épines noires, placées à côté l'une de l'autre; les deux internes sont conniventes à l'extrémité, et les deux autres qui sont plus petites sont oncinées à leur somniet.
L'insecte parfait éclôt en juin et juillet, et il se trouve çà et là dans une grande partie de l'Europe tempérée , sans être nulle part très commun.
NOCTUELIÛES.
TRIPHiENA FIMBRIA. PI. lo, % 1,2 et 3.
Fusco-ochracea vel cinereo-ochracea, crassa, lineis tribus fasciaque laterali lutesceiitibus,fascusque obsoletis, obliqms, subobscuris ; stlg-' matibus albis nîgro circumdatls.
BoiSD. , Ind. metk., p. 68.
Treits.-Ochs. , Sclunett. von Europ., p. 366, n" 6.
Noctuajimbria. Hubn. , Noct. , tab. 22 , fig. 102 ; et tab. 119,
fig. 55i, 552. — Larv. lepid.,IV, Noct. II, gen. G, 6,
fig. i,a. — Fab. , WiEN. Vebz. ,Vieweg.,Deyill., Goeze,
BoRRH, etc.
LiNN. , Syst. Nat., %!\i , i23.
Noctua solani. Fab., Ent. Syst. , III , 2 , Sy , 159. — Dev^ll. ,
loc. cit.
La frangée. Ernst, Pap. d'Europe , pi. 269, fig. 4^2. Noctuelle frange. God. , Pap. de France, V, pi. 60, fig. i et 2.
Elle a le même port et en partie le même dessin que la plupart des chenilles de Noctua et de Triphcena. Le fond de sa couleur est d'un jaune-d'ocre sale ou d'un cendré-jaunâtre tirant sur le fauve , recouvert d'atomes bruns. Elle a sur le dos une raie dorsale jaunâtre , très fine , et de chaque côté une autre raie fine de la même couleur , bordée de brun par en haut. A partir du quatrième anneau, on voit descendre obliquement entre les deux raies susmentionnées un chevron plus obscur que le fond , et dont ceux qui sont placés sur le dixième et l'onzième anneau sont d'un brun plus foncé , coupés carrément et bordés de jaunâtre en arrière. La bande qui est au-dessus des pattes est jaune, ondulée, amincie à ses extrémités, finemenf striée de brun transversalement, ponctuée de noir sur le milieu des anneaux , et bordée supérieurement par une autre bande , également ondulée, plus obscure que le fond , à la base de laquelle sont placés les stigmates. Ceux-ci sont d'un blanc jaunâtre , cerclés de brun , ayant tous , excepté le premier et le dernier , une petite tache noire accolée à leur côté postérieur. De chaque côté du dos , il y a encore sur chaque
NOGTUÉLIDES.
anneau deux petits points bruns bordés de jaunâtre par en bas, et dont le postérieur est le plus rapproché de la raie dorsale. On voit aussi ordinairement un point semblable au-dessus des stigmates. Le ventre est d'un gris-pâle jaunâtre, sablé de brunâtre. Les pattes membraneuses sont de la couleur du ventre, mais d'une teinte un peu plus pâle, et marquées sur le côté de quelques points noirâtres ; les écailleuses sont d'un fauve pâle. La tête est de la même couleur, avec un léger réseau brunâtre et quatre traits bruns longitudinaux. Sur le premier anneau il y a un écusson testacé marqué de trois raies jaunes, et sur le dernier une tache presque carrée, plus colorée que le fond et bordée de jaunâtre. Dans l'incision des deuxième et troisième anneaux , on voit en outre de chaque côté un petit point blanc.
Elle est polyphage , et vit dans les bois sur une infinité de plantes basses , telles que pissenlit , leontodon taraxacum ; mâche, valerianella locusta; primevère, primula ofjîcinalis, etc. Pendant le jour, elle se tient cachée sous les feuilles sèches, sous les pierres, ou les plantes herbacées. Elle passe l'hiver très petite, sortant la nuit pour manger quand la température le permet. Elle change quatre fois de peau , et elle a ordinairement acquis toute sa grosseur à la fin de mars ou au commencement d'avril. Elle entre peu profondément dans la terre pour se métamorphoser.
La chrysalide est cylindrico - conique , d'un brun rouge foncé , luisant , avec le dessus des anneaux un peu plus obscur et légèrement chagriné. Elle se termine par deux épines noires, accolées, recourbées en crochet à leur extrémité , et accompagnées de quatre soies crochues.
L'insecte parlait éclôt en juin , juillet et août. Il se trouve çà et là dans les bois de l'Europe méridionale et tempérée.
C'est à tort que quelques auteurs ont prétendu que les chenilles de cette espèce se dévoraient entre elles.
NOCTUEMDF.S.
TRIPH/ENA Or.DONA. PI. lo, % 4. ^
F^arialnlis , modo rufescens, modo pallide cinereo-ochracen , sœpt'ns cinereo ve.l fusco-innosa;m(icutis htnis,posttcis, n'ujris, ciinciformibus , albldo marginatis , fasciarjue laterali luteo-subaurantiaca.
BoiSD. , Index metli. , p. 6S.
Noctita orhona. Fais., Ent. Sy^^'t., III , 2, 57, i58. Berlin Magaz. , III tli. , S. 3o4, n" 5 7. ' Tripliœna comes. Treits.- Ochs., Schmett. von Enrop. , ï,
Noctua comesi Huim. , Noct., tab. iii,fig-. 621. — Larv.
lepid,, IV^, Noct., Il, gen.G, b, fig. i, a. Noctua subsecjiia. Esp. , Sclimett., IV th., tab. io4 -, Noct., 26,
fig. t-3, S. 149.
BoRKH. , Europ. schmett. , IV th. , S. 102 , n" ^o. Noctua pronuba minor. Devillers , Ent. linn. , t. II , p. 279,
Noctua orbona. Devillers, loc. cit. , t. IV, p. 462. La suivante. Ernst, Pap. d'Europ. , pi. 272 , fig-. 435 ^c, f, g. Noctuelle orbone. God.-Dup. , Pap. de France, V, pi, 59,
fig. 2 , 3 et 4-
Elle a la mêrûe forme et à-peu-près le même dessin que celle de la Noctua C. Nigrum , à laquelle elle ressemble beaucoup. Elle varie pour la couleur du fond , qui est tantôt d'un gris-brun vineux, tantôt d'un gris roussâtre et tantôt d'un gris rougeâtre, avec le dos ordinairement plus foncé. Elle a sur le vaisseau dorsal une ligne blanchâtre, peu apparente, interrompue aux incisions , et de chaque côté une autre ligne d'un blanc jaunâtre , bordée de noirâtre à sa partie supérieure , seulement bien visible à partir du quatrième anneau. Une tache ou espèce de bande d'un blanc jaunâtre ou grisâtre, demi-circulaire, part de celle-ci sur le milieu de chaque anneau et atteint le commencement du suivant, et ainsi de suite à commencer du quatrième. Sur les dixième et onzième , elles sont remplacées par deux taches noires en forme de coin , liées chacune carrément par leur partie postérieure avec celles
NOGTUÉLIDES.
du côté opposé. Celle du onzième anneau est en outre bordée de blanchâtre en arrière. Entre les pattes et les stigmates , il y a une bande d'un jaune-orangé plus ou moins pâle, d'une teinte plus vive à la partie antérieure , amincie à ses deux extrémités, ondulée par en bas, marquée dans son milieu de quelques petits points bruns. Au-dessus de cette bande , il y en a une autre d'un gris-brun noirâtre , ondulée par en haut , et sur laquelle on voit une petite éclaircie blanchâtre , au milieu de chaque anneau , depuis le quatrième jusqu'au dixième. Les stigmates sont d'un blanc jaunâtre , finement cerclés de brun noir, et placés à la partie inférieure de cette bande. Les sept du milieu sont accolés par leur partie postérieure à une petite tache noire. Le ventre est d'un gris jaunâtre, finement pointillé de brun. Les pattes membraneuses sont un peu plus pâles ; les écailleuses sont d'un gris-fauve clair. La tête est d'un gris couleur de chair, recouverte d'un léger réseau brun, et marquée de quatre traits noirs longitudinaux , dont les deux internes sont les plus gros. L'écusson du premier anneau est d'un jaune brunâtre, marqué de trois lignes jamiâtres. Le dessus du dernier anneau offre une tache carrée d'un fauve brun , bordée de jaunâtre de chaque côté. Il y a encore dans l'incision du troisième anneau un petit point blanc arrondi.
Cette chenille est polyphage, et elle vit sur une multitude de plantes herbacées. Pendant le jour, elle se tient cachée sous les feuilles ou les débris de végétaux. Elle passe l'hiver très petite, change quatre fois de peau, et parvient à toute sa grosseur dans le courant de mars ou d'avril. Elle entre alors en terre , et se change en chrysalide dans une cavité ovoïde.
La chrysalide est d'un rouge-brun luisant , avec un point noir entre les yeux. Les anneaux sont très légèrement chagrinés sur le dos près des incisions. L'anus se termine par deux petites pointes accolées l'une à l'autre, mi peu crochues à leur extrémité , et accompagnées de quatre soies rudes.
L'insecte parfait éclôten juin et juillet. Il est assez commun dans presque toute l'Europe , mais particulièrement dans le midi et dans le centre.
TRIPH/ENA PRONUBA. PL 9, %. 4 , 5 et 6.
Variabilis, modo fusco-rufescens, modo fiavo-vire^ cens lineis duabas lutescentibus série macularum nigrarum m.arginads.
Triphœna prormba. Tteitsch. - Ochs. , I, p. 260, 11° 4' —
BoisD. , etc.
Noctua pronuba. Hubn. , Noct. , tab. 22, fig. io.^. — Laiv.
lepid., Noct. , II, G. b, fig. 1 ^ a, b. LiNN. , Syst. Nat., 1,2, 842 , 112. — Fab. , Illig. , Borkh. ,
Esp. , etc. j La phalène hibou. GEOFF.,Hist. des Ins. , t. L , p. i46, n" 76. La fiancée. Eknst, Papillons d'Europe , pi. 2G0 et 261. Noctuelle pronuba. God. , Pap. de France, V, pi. 58.
Elle varie beaucoup pour la couleur. Le plus souvent elle est d un gris-roussâtre pâle ou d'un gris terreux ; tantôt elle est verdâtre, tantôt jaunâtre ou d'un vert jaunâtre. Elle a sur le dos une ligne jaunâtre très étroite , un peu ombrée de brun sur ses côtés. On voit au-dessous d'elle une série longitudinale de taches noires, oblongues, appuyées sur une ligne jaune plus ou moins apparente , plus visible sous les taches. Les taches et la ligne ne sont pas sensibles sur le premier anneau , et peuvent même quelquefois disparaître sur tout le corps. Sur les côtés , la couleur brune du dessus fait subitement place à la teinte du dessous , qui est plus pâle , roussâtre ou jaunâtre, et teinté de rougeâtre. Quelquefois les côtés sont marqués , près des pattes, d'une légère bande jaunâtre. Les stigmates sont ovoïdes, d'un blanc jaunâtre avec la bordure noire.
La tête est rousse, marquée de deux lignes noires , qui , du sommet, descendent vers la bouche. Les côtés de celle-ci présentent deux petites lignes rousses.
On trouve quelquefois des individus parvenus à la moitié de leur grosseur, qui , au premier aspect , lessemblent un peu à \Exoleta , en ce qu'ils ont le long des pattes une bande d'un rouge pres(|uc briquelé, an lieu d'être jaune ou mçme presque nulle.
NOCTUÉLIDES.
On en trouve d'autres qui sont d'un gris noirâtre, avec deux rangs de traits dorsaux noirs, à partir du quatrième anneau. Chez cette variété, les stigmates sont d'un blanc un peu incarnat, cerclés de noirâtre.
Cette chenille est très vorace ; elle se nourrit indifféremment de presque toutes les plantes herbacées, et elle fait quelquefois des dégâts dans les potagers, sur- tout dans les plantations de choux. Elle ronge l'intérieur, et se tient cachée entre les feuilles ; ce qui lui a fait donner p^r les jardiniers le nom de ver du cœur. Elle est très commune dans les lieux frais ; mais il faut pour la trouver chercher sous les plantes basses , parcequ elle a l'habitude de rester cachée pendant tout le jour. Elle passe l'hiver, et elle acquiei't toute sa grosseur dans les mois d'avril et de mai, et quelquefois même plus tôt.
Pour se métamorphoser, elle s'enfonce dans la terre sans former de coque bien sensible.
La chrysalide est épaisse, d'un brun-marron clair.
L'insecte parfait éclôt en juin et juillet. Il est commun dans presque toute l'Europe jusque sur les hautes montagnes.
NOCTUÉLIDES.
HADENA LUÏULENTA. PI. 32, %. 2 et 6.
Modo viridîs, Uneis ■pallidiorihus vittaque laterali albido -flava ; modo rosea vittis duabus dorsalibus viridibus, alteraque laterali albida.
Noctua lutulenta. Boisd,, Ind.meth., p. 65.
Agrotis lutulenta. Treits.-Ochs. , Schm., I, p. 187, 2g.
Noctua lutulenta. Hubn. , Noct., tab. 33 , fig. 169.
HoRRH, , Europ. Schm., IV, th. S., 676, 11" 237. — Wienv.
Verz. , Illig., etc.
Noctuelle , boue de Paris. God. , Papil. de France , V , pi. 7 1 ,
fig. I et 2.
Cette chenille varie un peu pour la couleur, qui est tantôt verte comme chez JEtliiops, et tantôt d'un violet rose. Le plus ordinairement, le dos est d'un vert- pomme jaunâtre, légèrement ombré de violet à la partie postérieure des anneaux , avec une raie dorsale d'un violet tirant sur le ferrugineux. Cette raie est marquée d'une tache d'un brun-marron, à la partie antérieure des 5% 6^, 7^, 8*, 9^ et i o'' anneaux. Immédiatement au-dessous, les côtés sont largement d'un roseviolet tendre; vient ensuite une bande longitudinale d'un jaune-clair verdâtre, atténuée aux extrémités, sur laquelle s'appuient les stigmates qui sont petits, blancs , et qui , avec la loupe , paraissent finement cerclés de noir. Le ventre est d'un vert-pomme jaunâtre , lavé de violet immédiatement au-dessous de la bande latérale. Toutes les pattes sont de la couleur du ventre. Le premier anneau porte une espèce d'écusson peu visible , d'un vert-pomme olivâtre. La tête , l'extrémité du dernier anneau, ainsi que la partie postérieure des pattes anales , sont d'un vert-olivâtre foncé.
On rencontre quelquefois une variété dont la couleur violette est remplacée par une teinte rouillée, avec les stigmates placés sur une tache noire lunulée.
On en trouve très souvent une autre qui est d'un vcrt-
NOCTUELIDES.
pomme plus ou moins pur, avec une bande latérale blanchâtre , et trois lignes dorsales d'un blanc verdâtre , dont la médiane est située sur le vaisseau dorsal, et formée de deux lignes rapprochées et confondues. Entre celle-ci et chacune des deux autres , on voit ordinairement un petit point noirâtre placé sur le milieu de chaque anneau. Les stigmates sont tantôt comme dans l'espèce typique , et tantôt entourés d'une demi-lunule noirâtre. Cette variété se confond avec JEthiops.
On trouve cette chenille à la fin d'avril , sur une infinité de plantes basses. Elle se fait une coque avec des grains de terre liés avec des fil de soie.
La chrysalide est effilée, cylindrico-conique , d'un rougefoncé luisant, avec les articulations plus foncées, et l'enveloppe des ailes d'un fauve verdâtre. L'anus se termine par un petit bouton noir arrondi armé de deux petites épines droites rapprochées.
L'insecte parfait éclôt en octobre; il n'est pas très rare dans le centre et le midi de la France.
ÎSOCTUELIDES.
HADENA ^THIOPS. PI. 3i , fig. i-5, et pi. 32, %. i.
Viridis, vel fusco-viridis Uneis duabus pallidiorilms , vittaque laterali desuper nigro vel purpureo Umbata.
Noctiiaœthiops. Boisd., Ind. meth., p. 65. Agrotis œthiops. Treits.-Ochs., iÇcAm., I, p. i34, 28. Noctuelle négresse. God, , Papil. de France, V, pi. 71, fig. /|. Noctua nigricans. Hubn., Noct., tab. 116, f. 538. La noirâtre. Ernst. , Papil. dEurop., pi. 278, fig. ^S^. a. b. c.
Elle varie beaucoup pour la couleur , qui est quelquefois rousse en dessus , quelquefois d'un vert jaunâtre, mais le plus ordinairement verte. Il est des cas où elle a un dessin très prononcé, tandis qu'il en est d'autres où elle est unicolore, avec une bande marginale jaunâtre ou blanchâtre; enfin, dans certaines circonstances, il est presque impossible de la distinguer de la Lutulenta. Le plus ordinairement elle a sur le dos trois lignes fines , parallèles, jaunâtres, roussâtres ou blanchâtres , un peu interrompues , assez écartées , n'atteignant pas ordinairement les deux extrémités; et, sur les côtés , une bande jaunâtre ou un peu blanchâtre , souvent bordée, par en haut, d'une teinte pourprée qui supporte les stigmates. Ceux-ci sont d'un blanc jaunâtre , cerclés de noir, et quelquefois situés sur des traits longitudinaux noirs.
Souvent la ligne dorsale est tout-à-fait nulle , ou remplacée par une suite de traits noirs alignés.
La tête et les pattes écailleuses sont verdâtres, ainsi que le dessous du corps. *
On rencontre fréquemment , dans le midi de la France, une variété d'un vert jaunâtre, dont le dos est couvert de taches alignées , d'un roux ferrugineux , entrecoupées par une suite de traits noirs , et encadrées par quatre petits points également noirs, disposés par paires. Les stigmates sont situes sur des traits noirs alongés, précédés d'une raie d'atomes
NOGTUÉLIDES.
ferrugineux, et appuyés sur une bande jaune, au-dessous de laquelle on voit encore quelques groupes d'atomes ferrugineux.
Elle se trouve depuis la mi-avril jusqu'à la fin de mai , sur une infinité de plantes basses , et même sur la vigne et quelques jeunes pousses d'arbustes.
Elle entre en terre , et fait une coque très légère et presque sans soie.
La chrysalide est d'un rouge obscur , très foncé sur l'enveloppe des ailes ; elle se termine en une pointe mousse , très courte et sans crochets.
L'insecte parfait éclôt en septembre et octobre ; il n'est pas très rare dans le centre et le midi de la France.
NOCTUELIDES.
MAMESTRA PERSICARIiE. PI. 21 , fig. i et 2.
Virîdis rarius fusca, segmenta penultimo pyramidali , maculis dorsalibiis semi - circularibus , strigisque tateratibus, obliquis, obscure viridibus.
BoiSD. , Ind. meth. , p. 78.
Treitschk.-Ochs. , Schmett. von Eur. , II, p. i56 , n"" 1 1.
Noctua persicariœ. Hubn. , Noct. , tab. i3, ûg. 6\. — Larv.
lep. , IV , Noct. , II , genuin. E , c, fig. i , a , b , c. RœsEL, 7ns., I th., tab. 3o , fig. i-5. LiNN. , Fab. , BoRR. , Esp., WiEN. Verz. , etc. La polygonière. Ernst, Pap. d'Europe, pi. 282 , fig. 335. Noctuelle de la persicaire. God.-Dup. , VII, pi. 107, fig. 4-
Elle est d'un vert blanchâtre ou d'un vert jaunâtre , avec l'avant-dernier anneau relevé en pyramide. Chacun des autres anneaux, à partir du troisième jusqu à Téminence pyramidale, est marqué sur le dos d'une tache en demi-cercle d'un vert obscur , dont la convexité est tournée en arrière , et dont le plus ordinairement l'encadrement seul est marqué sur les derniers. Outre cela , il y a sur le vaisseau dorsal une raie étroite d'un vert jaunâtre qui divise toutes les taches dorsales. Le premier anneau offre en dessus une espèce d'écusson carré d'un vert obscur, bordé latéralement et postérieurement par du vert jaunâtre , et divisé comme les autres taches par la raie dorsale. Les bords de la pyramide, ainsi que le côté des deux dernières paires de pattes, sont aussi d'un vert foncé. Les stigmates sont blancs, cerclés de noir, placés sur des traits obliques verts. Au-dessous des stigmates , on voit une raie blanche un peu fondue avec la teinte générale , qui forme le long des pattes membraneuses des traits obliques blandiâtres parallèles aux traits verts. La tête est verte, avec quelques points plus obscurs. Le dessous du corps est d'un vert blanchâtre ou d'un vert jaunâtre, avec les pattes plus foncées.
On trouve souvent une variété dont le fond de la couleur
NOCTUÉLIDES.
est d'un gris roussâtre ou un peu ferrugineux , avec les taches dorsales d'un vert foncé , et en général tout le dessin comme dans celle décrite ci-dessus.
Dans sa jeunesse , cette chenille est plus verte, et ses taches dorsales ressemblent à des chevrons. Ses incisions sont un peu jaunâtres en dessus; la raie dorsale est très prononcée, et quelquefois jaunâtre.
On la trouve parvenue à toute sa grosseur, dans les mois de septembre et d'octobre, sur une infinité de plantes basses, dans le nord de la France, en Allemagne, en Autriche, et quelquefois dans les environs de Paris.
Elle entre en terre pour se métamorphoser ; mais elle ne forme pas de coque proprement dite.
La chrysalide est cylindrico - conique , d'un rouge -brun luisant.
L'insecte parfait éclôt en juin ou juillet de l'année suivante.
NOCTUELIDES.
MAMESTRA BRASSICiE. PI. 2, fig. 2, 3 , 4 et 5.
Pallida^ sœpius nigrescens , vîtta substigmatali tutescenti, linra dorsali alteraque laterali anmilatim interrupta postice quadratirn nexa, obscurioribxis ; stigmatibus albîdis,
Treitsch.-Ochs. , II, p. i5o, n" 9.
BoiSD. , Ind. nietii. , p. 78.
Noctua brassico'. Hubn. , tab. 18, fig. 88. — Larv. lepid. , IV,
Noct. II, F./, fig. rt,f', c.
— Linné, Fab , Borkh. , Wien. Verz. , Brahm, Muller ?
Scop., Rossi, Schrank, etc.
La brassicaire. Ernst, Pap. d'Europe, pi. 279, fig. /|5r>. Noctuelle du chou. God. , Pap. .de France, VI, pi. 102,
fig, 5, p. 37.
Elle est au moins de la taille d'Oleracea et ses couleurs varient à Tinfini. Souvent elle est noirâtre , quelquefois verte , quelquefois d'un gris-verdâtre bronzé ou cuivreux; tantôt elle est d'un gris noirâtre ou presque noire , tantôt d'un vert blanchâtre ou d'un jaùne-sale livide. Elle offre souvent en outre une foule de nuances intermédiaires. Dans tous les. cas elle a entre les pattes et les stigmates une bande jaunâtre ou roussàtre. Cette bande varie aussi pour la teinte , quelquefois elle est d'une couleur bri([uetée comme dans Chenopodii, bordée d'un peu de blanchâtre sur les deux côtés, quelquefois elle est d'un blanc jaunâtre pâle ou verdâtre, se fondant presque avec la couleur du ventre. Dans quelques individus étiolés, il n'y a sur le dos aucun dessin ; mais dans le plus grand nombre , il y a une raie plus obscure que le fond, et en outre de chaque côlé de cette ligne une raie noire ou noirâtre, interrompue et représentée sur chaque anneau par un trait noir longitudinal un peu oblique en dedans et en arrière. Les traits des deux ou trois derniers anneaux sont réunis carrément avec ceuxducôté opposépar une petite liture transverse delamême couleur, placée près de l'incision. Dans les individus très obscurs, les traits noirs ne sont indiqués que sur les anneaux
NOCTUÉLIDES.
postérieurs; mais toujours ils sont réunis carrément, tandis que dans les individus dont le fond de la couleur est très clair la réunion n'a pas toujours lieu. Entre la raie dorsale et la raie interrompue , on observe très souvent en outre une rangée de petits points noirs ou noirâtres. Dans la plupart des individus , la partie latérale qui avoisine la bande sous-stigmatale est ordinairement plus sombre que le dos. Les stigmates sont blancs bordés de noir, et ils touchent le bord supérieur de la bande jaune. Dans les variétés pâles et étiolées , les stigmates sont quelquefois peu distincts. Les pattes et le dessous du corps sont verdàtres. Dans les individus verdâtres la tête est d'un vert roussâtre ; dans les autres elle est roussâtre.
Outre les variétés ci-dessus, on trouve quelquefois des individus d'un gris-noir foncé, un peu bronzé, chez lesquels les traits des anneaux antérieurs sont remplacés par un groupe de deux ou trois points noirs.
Cette chenille est polyphage, et se trouve depuis le mois de juin jusqu'à la fin d'octobre. C'est le fléau des potagers ; elle ronge les choux et pénètre quelquefois jusque dans le cœur. Elle se tient cachée près de la tige à la base des feuilles. Il y a des années qu'elle est aussi très nuisible aux planta- . tions de laitue. Elle vit souvent de compagnie avec Meticiilosa, Oleracea et Chenopodii , dans les endroits cultivés, sous les plantes basses, sur-tout sous les chenopodium, le long des fossés des routes.
La chrysalide est d'un roux-ferrugineux très clair, avec l'intérieur des incisions et la pointe de l'extrémité d'un brun noir.
Pour se métamorphoser cette chenille s enfonce dans la terre.
La plupart de celles qui se transforment en juillet éclosent en août ; celles de l'automne passent l'hiver et naissent à la fin d'avril et dans le courant du mois de mai.
Cette chenille est quelquefois très multipliée dans les plantations de choux ; il importe alors do la détruire à cause des dégâts qu'elle occasione. Le meilleur procédé consiste à sau-
NOCTUÉLIDES.
poudrer les chovix qui en sont attaqués avec de la chaux délitée et à les arroser légèrement quelques heures après. Plusieurs jardiniers sont dans l'usage d'employer de la suie au lieu de chaux ; mais ce moyen est moins certain que le premier.
Quoiqu'elle ne vive guère que sur les plantes basses , on la rencontre aussi parfois sur les arbres. Nous l'avons trouvée cette année ( i833) abondamment sur le robmia pseudo-acacia avec VOleracea. Cette circonstance est peut-être due à la sécheresse de l'année.
Comme certaines variétés se confondent quelquefois avec des Pronuha, qui ne sont pas encore parvenues à toute leur taille , nous en donnons une figure en opposition avec cette espèce.
HADENA PEREGRINA. PI. 35, %. i.
Fusca, vel purpurascente-fasca, lineîs duabus tenuissimis albidis, vittaque laterali albîda linea rubra divisa.
BoisD. , Ind. meth. , p. 7 1 .
Treitschk.-Ochs. , Schm. , I , p. 33o ,11.
Noctua salsolœ. Rameur , in Ann. des Scienc. d^Observat
Luperina contribulis. Boisd. , Ind. meth., p. 77.
Noctuelle contribule. God.-Dcp. , Papil. de France, VII, pi. 122, f. I .
Elle est tantôt d'un brun roussâtre et tantôt d'un brun violâtre ou même d'un vert obscur ; elle a sur le dos et sur chaque anneau quatre petits points noirs, disposés par paires, entre deux lignes plus foncées, couvertes d'une série de petits points blancs très rapprochés ; au-dessous des stigmates elle offre une bande longitudinale d'un rouge orangé, lisérée de blanc des deux côtés. Les stigmates sont blancs et situés chacun sur une tache noire alongée , formant , par leur alignement, une espèce de chaîne appuyée sur la bande sus-mentionnée ; au-dessous de cette dernière on remarque encore, sur chaque anneau , deux petits points noirs disposés obliquement.
Le dessous du corps est ordinairement d'un blanc-jaunàtre pâle ou verdâtre; la tête est verdàtre; les pattes sont de la couleur du ventre..
On trouve cette chenille très communément au bord de la Méditerranée, sur les salsola et les chenopodium maritimes, depuis la mi-mai jusqu'au commencement de juillet.
Pour se métamorphoser elle file à fleur de terre une coque d'un tissu très lâche, dans laquelle elle passe à l'état de nymphe au bout de huit jours.
L'insecte parfait éclôt depuis la dernière quinzaine de juillet jusqu'au commencement de septembre ; à cette époque , on commence à retrouver la chenille , et on la prend encore à la fin d'octobre. Celles-ci ne donnent leurs papillons qu'en mai ou juin de l'année suivante. — Gustave Daube.
NOCTUELIDKS.
HADENA SODJE. PI. 35, fig. 2 et 3.
Vîridis , stn'gis tribus intemiptis nigris lineaque (aterali pallida.
Mamestra sodœ. Boisd. , Ind. meth., add. , p. 5. Noctua sodœ. Rameur, m Ann. des Scîenc. d'Observat. Mamestra sodœ. Treits.-Ochs, , Schm., XI.
Elle a le même port que Chenopoidii , et elle est de même entièrement verte.
Le vaisseau dorsal forme une raie médiane d'un vert un peu plus obscur que le fond, souvent très peu apparente; de chaque côté de cette raie, en tirant vers la partie latérale, est une ligne blanche , ou d'un blanc verdâtre, un peu interrompue aux incisions, bordée supérieurement par une suite de traits noirs alongés , bien ahgnés , dont un sur chaque anneau . Entre les pattes et les stigmates , il y a, en outre, une bande blanche ou blanchâtre, bien nette, de largeur moyenne , un peu atténuée aux extrémités , et surmontée d'une série de traits noirs alignés supportant les stigmates qui sont blanchâtres.
Le dessous du corps et les pattes sont un peu plus clairs (jue le dessus ; la tête est d'un vert obscur.
On rencontre quelquefois une variété dont le fond de la couleur est d'un gris roussâtre , avec le même dessin que dans les individus ordinaires.
On trouve cette chenille assez communément au bord de la mer , en Languedoc , sur les salsola et les chenopodium maritimes , mélangée avec Chenopodii et sur-tout Peregiina, depuis le commencement de mai jusqu'à la mi-juillet , pour la première époque, et depuis les premiers jours de septembre jusqu'à la fin d'octobre, pour la seconde.
NOCTUÉLIDES.
Cette chenille vit sur plusieurs plantes basses , mais elle préfère les chenopodium et les atriplex. Elle se trouve dans une grande partie de l'Europt tempérée et méridionale. Elle est très commune aux environs de Paris sur le bord des chemins. On la rencontre souvent autour des arbres des boulevarts. Sur les bords de la Méditerranée et de l'Océan , elle se nourrit de chenopodium maritimes.
Elle paraît à deux époques , au commencement de Tété et en automne. Sa métamorphose a lieu dans la terre et quelquefois sous les écorces des arbres.
La chrysalide est assez petite pour la grosseur de la chenille; elle est d'une teinte verdâtre, un peu transparente, avec les anneaux d'un jaune testacé, noirâtres dans les incisions, et divisés sur le ventre par une petite raie longitudinale d'un noir brun.
Les chenilles qui se transforment au commencement de l'été donnent leur papillon en août et septembre ; celles de l'automne restent sous l'état de nymphe jusqu'au mois de mai.
NOCTUÉLIDES.
HADENA ATRIPLICIS. PI. 21 , fig. 3 , 4 , 5 et 6.
Cinereo-virescens vel cinereo-ollvacea lînea média , punctis dorsalibus strigisque lateralibus obliquis nigro-fiiscis, vitia laterali pedibusque dilate fulvis; capitefutvo.
Trachea atriplicis. Boisd. , Ind. meth. , p. 76. Treitschk.-Ochs., Schmett. vonEurop., II, p. 66, n" i. Noctua atriplicis. Hubn., Noct., tab. 17, fig. 83. — Larv^
lepid., IV, Noct., II, genuin. F, c, d, fig, i, a, b. LiNN. , Syst. Nat., I, 2, p. 854, ly^- Fab. , Elit. Syst. , III , 2 , p. 95 , n° 282. Esp. , Schmett. , IV th. , tab. 168, Noct. , 89, fig. i-3.
IlLIG. , WlEN. VerZ. , SCHRANK., BoRRH, etC.
RoESEL, Ins., I th. , tab. 3i , fig. i-4- L'arrochière. Ernst, Pap. d'Europe, pi. 282, fig. 464- Le volant doré. Geoff. , Hist. des Ins., t. II, p. 169, n" 97. Noctuelle de l'arroche. God.-Dup., VI, pi. 100, fig. i.
Elle a la taille et la forme de celle de Mamestra Brassicce. Le fond de sa couleur est d'un brun-verdâtre plus ou moins clair, ou plus ou moins obscur, avec une raie dorsale noire un peurétrécie aux incisions. On observe en outre sur le dos de chaque anneau quatre points noirs, dont les deux antérieurs sont un peu plus rapprochés de la raie dorsale que les deux postérieurs. Le long des pattes , il y a une raie longitudinale assez large , d'un jaune un peu fauve , marquée de place en place de touches un peu plus vives , et supportant les stigmates qui sont blancs. Sur le côté supérieur de cette raie sont appuyés des traits obliques noirâtres , sinués , dont l'extrémité postérieure se dirige en arrière, et semble presque former dans quelques individus une ligne continue. Le onzième segment est dépourvu de trait oblique ; mais il est marqué , de chaque côté, d'une petite tache d'un fauve rouge, cernée de noir. La tête est fauve. Le dessous du corps est un peu plus clair que le dessus , avec les pattes d un fauve plus ou moins vif.
NOCTUÉLIDES.
Dans sa jeunesse, elle est verte avec trois raies ponctuées. Après la troisième mue, elle devient brune sans changement bien apparent dans le dessin. Ce n'est qu'après le quatrième et dernier changement de peau qu elle prend le dessin que nous avons décrit ci-dessus.
On la trouve parvenue à toute sa taille , depuis le commencement de juillet jusqu'en septembre, sur une infinité de plantes basses , mais sur-tout sur les persicaires ( pofygonum ■persicaria et hydropiper) , sur les rumex et les chenopodium. Pendant le jour, elle se tient cachée à quelque distance de la plante dans les crevasses de la terre ou sous les pierres, et ne sort que la nuit pour manger.
Elle se métamorphose dans la terre , sans former de cocon proprement dit. .
La chrysalide est cylindrico-conique , d'un rouge-brun luisant, terminée par une pointe noire.
L'insecte parfait éclôt en mai et juin de Tannée suivante. Il se trouve dans une grande partie de l'Europe centrale. Il n'est pas rare aux environs de Paris.
NOCTTJELIDES.
HADENA CONTIGUA. PI. 8, fig. i , 2, 3, 4, 5 et 6.
Modo virîdis , modo flavo-subviridis , modo rufescens lineis duabus nigiis aut feirugineis annulatim. interruptis et postice subobliquis , interjacentibus punctis quatuor concoloribiis.
Treitsh.-Ochs., Schmett. von Europ., I , p. 352 , 11° 18.
BoiSD. , Index metb. , p. y^.
Noctua contigua. Hubn. , Noct. , tab. 18 , fig. 85, et tab. i33,
fig. 609. — Larv. lepid., IV, Noct. , II, F, r/, fi g. i, a, b,c. Fab. , Ent. Syst. , III , 2 , 69 , 194. , Klemann , Beytr. , S. 352 , tab. [\i.
Noctua spartii. Borkh. , Europ. schm. , IV th. , S. 352 , n° i^y. Noctua ariœ. Esp., Schmett, , IV th. , tab. 160, fig. 8, S. 547- La tache rousse. Ernst, Pap. d'Europe, 285 , fig. ^ji. Noctuelle contiguë. God.-Dup. , Pap. de France, t. VI, pi. 91,
fig. 2.
Elle est à-peu-près de la taille de la brassicœ. Le plus ordinairement le fond de sa couleur est d'un vert jaunâtre ou presque jaune. Elle a sur le dos deux rangs de traits bruns presque alignés, un peu obliques en dedans et en arrière. Ces traits sont un peu plus courts que les anneaux, et renferment entre eux et sur chaque anneau , quatre points de la même couleur disposés par paires , et dont les deux plus éloignés sont en avant. Outre cela , on remarque sur le vaisseau dorsal , dans chaque incision , un point également brun , alongé ou irrégulier, et formant une petite tache brune. Le dessus du premier anneau est lavé de brun pourpre et marqué de six points blanchâtres alignés sur deux rangs. Le long des pattes , il y a une raie blanchâtre ou d^in blanc jaunâtre , supportant les stigmates. Ceux-ci sont blancs , cerclés de noir. La tête est verte, avec quelques petits traits bruns plus ou moins apparents.
Le dessous du corps est vert, finement pointillé de jaune. Les pattes sont vertes, avec la couronne plus pâle. La dernière paire des membraneuses est ordinairement bordée do
NOCTUÉLIDES.
blanc extérieurement. Outre ces caractères , tout le corps de la chenille est très finement pointillé de jaune , et les incisions sont un peu plus jaunes que la couleur générale.
On rencontre souvent une variété d'un brun-tanné clair, avec le même dessin ; mais chez elle les traits obliques se prolongent davantage et viennent quelquefois se réunir au point qui est dans l'incision, de manière à former une suite de V, dont la pointe est dirigée en arrière. Tout le corps est en outre très finement sablé de brun , et les trois premiers anneaux sont souvent lavés d'un peu de gris verdâtre. La bande qui porte les stigmates est jaunâtre , lavée de roussâtre et pointillée de blanc jaunâtre. Les pattes sont d'une couleur presque incar-* nate. La tête est roussâtre , avec un réseau plus obscur.
On en trouve une autre qui est d'un vert jaunâtre, avec les traits obliques d'un vert obscur, peu prononcés, ainsi que la tache des incisions. Chez cette dernière, les points du dessus des anneaux disparaissent souvent.
Dans sa jeunesse elle est d'un vert obscur, avec le même dessin que la variété que nous avons décrite la première.
Vers la fin de septembre , cette chenille est parvenue à toute sa grosseur. Elle vit sur une infinité de plantes et d'arbustes. Elle est parfois assez commune sur les jeunes pousses du noisetier, corylus avellana. M. Renard, de Saint-Quentin, nous en a envoyé un grand nombre qu'il avait recueillies sur cet arbre. Elle entre en terre pour se métamorphoser.
La chrysalide est d'un brun-marron clair, et elle ressemble beaucoup à celle de la Mame^tra Bi^assicœ.
L'insecte parfait éclôt en mai et juin de l'année suivante. Il est commun dans le nord et dans le centre d'une grande partie de l'Europe.
NOCTUELIDES.
PHLOGOPHORA EMPYREA. PI. 2/1 .
Dilutefusca vel sordide viridis, dorso paUîdiori pimctis albis, ocellatis, maculisque quadratis obscurîorîbus serîatis Unea pallida divisis , fwtato.
BoiSD. , Ind. meth., p. 72.
Treitschk.-Ochs., ^c/ime/^ von Europ., I, p. 383, n" 6. Noctua empyrea. Hubn. , Noct. . tab. 1 3 , figf. 63 , et tab. i /j i , * fig. 646.
Noctua flammea. Esp., Schmett. , III th. , lab. 53, fig. 3. BoRKH. , Eur. schm. , IV th. , S. 460 , n" i83. La âamme. Ernst, Pap. d'Europe , pi. 267, fig. 426. Noctuelle embrasée. God.-Dup, , Pap. de France, VI , pi. g4, fig. 4.
Elle est un peu plus grande que celle de Meticulosa. Son dos est tantôt d'un gris jaunâtre et tantôt d'un gris tourterelle , avec une suite de losanges brunâtres, liées Tune à l'autre par une ligne dorsale blanchâtre , liserée de brun. Ces losanges sont marquées chacune de quatre points d'un blanc jaunâtre, cerclés de noir en avant , et leurs angles latéraux s'appuient sur une ligne brune longitudinale , très rapprochée d'une large bande de leur couleur, qui recouvre les côtés du corps. Le ventre est un peu plus pale que le dos. Les stigmates sont d'un blanc orangé finement cerclés de brun, et situés à la base de la bande latérale; ils sont surmontés et suivis par un point blanchâtre finement cerclé de brun noir. La tête est d'un fauve-jaunâtre pâle, avec un léger réseau brunâtre, et deux traits longitudinaux de la même couleur, situés sur le devant. Toutes les pattes sont d'une couleur de chair pâle , avec l'extrémité des écailleuses et la couronne des membraneuses brunâtres.
On rencontre de temps en temps une variété d'un vert-grisâtre pâle , avec le même dessin et les mêmes taches que celle que nous venons de décrire, mais d'un vert foncé et
NOGTUÉLIDES.
moins bien écrits. Les losanges de cette variété n'ont ordinairement que Tencadrement de bien marqué.
Cette chenille, dans son jeune âge , et même souvent jusqn a sa dernière mue , est entièrement d'un vert-tendre un peu bleuâtre , quelquefois jaunâtre , avec des linéaments d'nn vert brunâtre peu visibles. Elle a sur le vaisseau dorsal une ligne déliée peu apparente, d'un blanc verdâtre , bordée de vert brunâtre. On voit une ligne semblable de chaque côté du dos, et une autre également déliée , mais plus apparente, d'un blanc jaune au-dessus des pattes.
Elle vit sur différentes plantes basses : nous l'avons trouvée une fois sur une espèce de labiée ; mais elle semble préférer la renoncule ficaire [Jicaria ranunculoides) , sur laquelle nous l'avons rencontrée plusieurs fois. Elle est encore très petite à la fin de l'hiver, et parvient à toute sa grosseur dans les derniers jours d'avril ou au commencement de mai. A cette époque, elle se fait une coque peu solide, en attachant des grains de terre avec quelques fils.
La chrysalide est cylindrico-conique , atténuée antérieurement d'un brun-rouge foncé luisant, avec une petite saillie noire à l'extrémité postérieure , armée de deux petites épines d'un brun noir , légèrement recourbées à leur extrémité , où elles se rapprochent.
L'insecte parfait éclôt dans la seconde quinzaine du mois de septembre suivant, ou dans le courant d'x)ctobre. Il se trouve dans l'ouest de la France , en Provence, en Tosjcane, etc. Il est rare.
NOCTUELIDES.
DIANTHOECIA CONSPERSA. PI. i8, i'i^. 7, 8 ( t 9.
Pallide rufescens vet sordide albîda annulatim supra nigro bipunctata strigis obliquis vitlisque duabus fuscis ; vitta stigmatifera lineaquc tenu'issima dorsali obsoleta, paUidis ; capite testaceo.
BoisD. , Revue entom. de Silberm. , 1804.
Polia conspersa. Boisd. , Ind. method. , p. 78.
Misel'ia conspersa. Treitsch.-Ochs, I, p. 087, n" i.
Noctua conspersa. Hubn., Noct. , tab. 1 1 , fig. 62. — Wien.
Verz. , Illig., Brahm , etc.
Noctua annulata. Fab., Ent. Syst. , III , i , 483 , 2,38. L'arrosée. Ernst, Pap. d'Europe , pi. 280 , fig. 332 , c, g. Noctuelle saupoudrée. God.-Dup., Pap. de France, t. VI,
pi. 95, fig. I.
Elle a beaucoup de rapport avec celles diAlbimacula et de Capsincola. Elle est d'un gris-roussâtre pâle, saupoudré de quelques petits atomes brunâtres, avec le vaisseau dorsal marqué d'une petite ligne d'un jaune-blanchâtre sale, finement bordée d'une teinte brune , qui devient plus obscure vers les incisions, et oblitère la ligne jaune. Chacun des anneaux est marqué sur le dos d'un chevron mal écrit, formé par des atomes brunâtres , dont la points est dirigée en arrière , et dont les branches viennent s'appuyer de chaque côté sur une raie longitudinale , légèrement sinueuse , composée d'atomes semblables à ceux des chevrons. Un peu au-de.«'sous de celleci régne une autre raie de la même teinte , qui est bordée inférieurement par une bande légèrementondulée , d'un jaunâtre un peu plus pâle que la couleur du fond, et à la partie supérieure de laquelle sont placés les stigmates. Ceux-ci sont peu visibles, et paraissent bruns à la vue simple; mais, avec la loupe, on voit qu'ils sont couleur de chair, cerclés de noir. Outre cela , il y a encore sur le dos de chaque anneau un point brun placé entre chacune des branches des chevrons. Le dessous du ventre est d'une couleur de chair jaunâtre-
NOCTUÉLIDES.
pâle, avec les côtés saupoudrés de quelques atomes roussâtres. La tête est d'un fauve brunâtre, avec quatre traits noirs longitudinaux. Toutes les pattes sont de la couleur du ventre.
Cette chenille vit de la graine des lychm's flos-cuculi et sylvestrns, et, à défaut, de celle du lychnis dioica. Dans sa jeunesse , elle est logée dans les capsules , et plus tard on la rencontre presque toujours ayant les premiers anneaux engagés dans le fruit. Au milieu du mois de juin, elle est d'ordinaire parvenue à toute sa taille ; alors elle descend à terre , où elle se fait une coque peu solide , en attachant quelques grains de cette substance avec quelques fils de soie.
La chrysalide ressemble beaucoup à celle des autres Dianthœcia. Elle est alongée, cylindrico-conique,d'un brun-fauverouge luisant, avec le dos plus obscur et un peu chagriné. L'enveloppe des antennes de la trompe et des pattes forme une pointe obtuse, qui s'avance sous l'abdomen comme une sorte de buse. L'extrémité anale est noire , saillante, avec deux petites épines divergentes de la même couleur.
L'insecte parfait éclôt dans la seconde quinzaine du mois de mai de l'année suivante, et il se trouve dans les lieux ombragés et sur-tout dans les prairies un peu humides du centre de l'Europe.
NOCTUÉLIDES.
DIANTHOECIA COMPTA. PI. i8, fig. 4, 5 et 6.
Albida vel sordide albida annulatttn quadrîpunclata, vitta dorsalî reyulariter incisuris coarctata, linea tenuissima, pallida, divisa, alteraque lalerali fuscis ; vitta stigmatifera pallida ; capite testaceo.
BoisD. , Revue evtom. de Siiberm. , i834. Polia compta. Boisd. , Ind. meth. , p. 73. Miselia compta. Treits.-Ochs. , Schmett. von Europ. , p. SîJg ,
Noctua compta. Hubn. , Noct. , tab. 1 1 , fig. 53. — Wien.
Verz. , Fab. , BoRKH. , Illig. , Esp. , etc. L'arrangée. Ernst, Pap. d'Europe, pi. 23o, fig. 332, a, b. Noctuelle arrange'e. God. -Dup. , Pap. de France, t. VI,
pi. 95 , fig. 2.
Elle est atténuée aux deux extrémités, d'un blanc sale-roussâtre, légèrement saupoudrée d'atomes brunâtres très fins et presque imperceptibles. Elle a sur le vaisseau dorsal une ligne déliée d'un gris blanchâtre , bordée par des atomes bruns , plus denses sur le milieu des anneaux , plus obscurs aux incisions. Souvent ces atomes absorbent entièrement la ligne dorsale, et forment une raie longitudinale , excepté sur les trois premiers anneaux. Dans tous les cas , ils sont plus foncés aux incisions. De chaque côté du dos , on aperçoit ordinairement deux lignes brunâtres, longitudinales, très fines , un peu sinueuses , interrompues ; mais quelquefois on n'en peut distinguer qu'une seule. Au-dessous d'elles , et à peu de distance , est une raie longitudinale un peu ondulée , formée par des atomes brunâtres , immédiatement suivie par une autre, rétrécie aux extrémités et d'une couleur de chair grisâtre très pâle. Les stigmates , qu'on ne peut voir qu'avec la loupe , sont d'une couleur de chair très pâle, finement ceiciés de brun noir ; ils sont placés à la partie inférieure de la bande brune latérale. Le dessous du ventre est d'une couleur de chair pâle ; ses côtés sont un peu plus obscurs. Outre cela, il y a sur le dos de chaque anneau quatre points noirs , dont les deux antérieurs
NOCTUÉLIDES.
sont plus rapprochés de la ligne dorsale. Le premier anneau a un écusson brun , traversé par la ligne qui parcourt le vaisseau dorsal. La tète est d'un roux clair, avec quatre traits bruns longitudinaux , dont les deux antérieurs sont les plus gros. Les pattes écailleuses sont de la couleur de la tête , avec les crochets bruns; les membraneuses sont de la couleur du ventre , avec la couronne d'un roux brunâtre. On aperçoit aussi çà et là sur le corps quelques petits poils courts grisâtres, à peine sensibles.
Nous avons trouvé cette chenille vers la mi-juillet. A cette époque, elle était extrêmement petite, et se tenait tout e;itière logée dans les capsules des diahthus prolifer et caryophyllus ( œillet des jardins) , dont elle mangeait la graine. Lorsqu'elle elle est trop grosse pour y demeurer, elle les perce adroitement , y introduit la partie antérieure de son corps, et en dévore les graines qui sont son unique nourriture. Quand elle est ainsi avancée dans son accroissement , elle se tient cachée au pied de la plante, ou à quelque distance sous les débris des végétaux , etc. Vers la fin de juillet ou au commencement d'août , elle est parvenue à toute sa grosseur. Elle se fait alors ime coque légère, en attachant des parcelles de terre avec quelques fils.
La chrysalide a beaucoup de ressemblance avec celles de Conspersa et ^Alhimacula. Elle est cylindrico-conique , d'un fauve-rouge foncé , luisant , avec le dos des anneaux plus obscur et un peu chagriné. L'enveloppe des antennes , de la trompe et des pattes forme une gauie obtuse comme dans les espèces congénères. L'extrémité anale est saillante, d'un brun noir , avec deux petites épines divergentes de la même couleur. On aperçoit en outre à la partie antérieure de la tête , entre les yeux, un petit tubercule noir arrondi.
L'insecte parfait éclôt à la fin de juin et au commencement de juillet de l'année suivante. Il se trouve çà et là dans les jardins et les lieux arides du centre et du midi de l'Europe ; mais beaucoup plus rarement que Capsincola.
NOCTL'ELIDES.
DIANTHOECIA CAPSINGOLA. PI. 18, fij;. 1 , 2 et 3.
Albido-ossea vel albîdo - subvîrescens annidatim nùjro bipunctata, striyis oblùfuis vittaque laterali obscuris ; vitta stigmatifcia pallida; capite testaceo.
BoisD. , Revue entotn. de Silberm. , i834' Hadena capsincola. Treitsch.-Ochs., I, 3o8, n° 5. BoisD. , Ind. metlt. , p. 70.
Noctua capsincola. Hubn. , Noct. , tab. 12, fig. 5"^. — Larv. lepid. , IV, Noct., II, genuin. E, a, b, fig. 2, a, b. —
WlEN. VeRZ. , IlLIG. , BORKH. , SCRIBA , ViEWEG , CtC.
Esp. , Schniett., IV th., tab. 1-3, Noct., 94, fig. 5- La capsulaire. Ernst, Pap. d'Europe, pi. 280, fig. 46o. Noctuelle capsulaire. God.-Dup. , t. 6, pi. 93, fig. 6.
Elle est de la taille d'Hadena Dentina, et elle a le port des chenilles de ce genre. Le fond de sa couleur est le plus ordinairement d'un blanc - grisâtre sale , presque couleur d'os ; souvent d'un grisâtre pâle ; quelquefois d'un blancsale lavé d'une teinte un peu verdâtre , et enfin quelquefois d'un gris-blanchâtre lavé d'un peu de roussâtre. Elle a sur le dos une petite ligne longitudinale blanchâtre , bordée de brun et oblitérée sur les incisions. Chacun des anneaux est marqué sur le dos d'un chevron brunâtre plus ou moins bien écrit, et dont les branches viennent se perdre de chaque côté dans des atomes et des linéaments obscurs plus ou moins prononcés , qui forment quelquefois par leur réunion une espèce de raie longitudinale mal écrite. A la base des pattes , est une raie latérale blanchâtre , bordée supérieurement par une autre raie un peu moins large, brunâtre, mal arrêtée sur ses bords. Les stigmates sont peu apparents. Outre cela , il y a encore sur le dos de chaque anneau un point brun placé entre chacune des branches des chevrons ; ceux-ci forment aussi un angle moins ouvert sur le second et lavant-dernier anneau que sur les autres. Sur le premier et le dernier, les
NOCTUELIDES.
(ieux branches deviennent parallèles , et constituent, comme dans les espèces analogues, une raie brune, géminée. La tête est d'un roux-clair testacé, marquée de deux traits noirs. Le dessous du corps est blanchâtre , avec les côtés quelquefois un peu saupoudrés d'atomes obscurs. Les pattes sont de la couleur du ventre.
Cette chenille vit dans les capsules du lychnis dioica , et peut-être aussi dans celles de quelques espèces voisines. Elle dévore la graine, et se tient, dans l'intérieur du fruit, repliée comme un serpent. Lorsqu'elle a vidé complètement la capsule, si elle n'est pas parvenue à toute sa taille , elle en attaque une seconde, une troisième , etc.
Pour se paélamorphoser, elle s'enfonce dans la terre, où elle se fait une coque peu solide en attachant quelques grains de cette substance avec des fils de soie.
La chrysalide est d'un brun-rouge luisant, avec le dos un peu plus obscur. L'enveloppe de la trompe, des antennes et des pattes forme une gaîne obtuse, qui s'avance sous l'abdomen comme une sorte de buse , mais qui n'est pas libre comme dans les Cleophana. L'extrémité anale est noirâtre , munie de deux petites épines.
On trouve cette chenille presque sans interruption depuis le mois de juin jusqu'à la fin de septembre, dans les champs et les prairies où croît le lychnis. On reconnaît facilement les capsules, qui la contiennent, au petit trou dont elles sont percées, et aux excréments rougeâtres qui en sortent. Celles que Ton trouve en juin ëclosent en août et septembre ; les autres ne donnent leur papillon qu'au mois de mai de l'année suivante.
On rencontre parfois des individus qui sont tellement étiolés, que chez eux l'on ne distingue que les traces du dessin, tandis qu'il en est d'autres où il est très prononcé et d'un brun noirâtre.
NOCTUÉIJIIKS.
l'OLIA DYSODEA. PI. 17, ii(j. 1 , :* et ;•,.
Modo virulis,inoi{o riifa Unels tribus obscurioribus ; slifjmatihus atris.
BoisD, , Ind. metli. , p. yly.
Treits.-Ochs., Scimiett. von Euiop., II, p. 16, n" 4-
ISoctua dysodea. HunN., Noct. , tab. 1 o , fig. 47- — Larv. lep. ,
IV, Noct., II, gen. D, a, fig. 1, a. — Wien. Verz., Illig. ,
GoETZE, BiwiiM, etc.
Noctua flavicincta miiior. Esi\ ^ Schmect., IV th., tab. iSS,
Noct., 74.
Noctiia cliijsùzoua. lioiiKii., Eut op. schmett. , W th. , S. 274 j
La cerisière. Ehnst, Pap. d'Europe, pi. 229, fi{j. 35o. Noctuelle dysodée. God.-Dup., Pap. de France,!. VI , pi. 98,
ti{>. 2.
Elle est tantôt d'un vert pâle, tantôt fVun vert foncé, quelquefois d'un vert roussâlie ou entièrement roussâtre jusqu'aux stipulâtes, avec le dessous d'une teinte très pâle. Elle a sur le vaisseau dorsal inie raie brunâtre formée de deux lignes très fines plus ou moins apparentes. La partie comprise depuis cette raie jusqu'aux stigmates est divisée dans son milieu par une double ligne longitudinale peu sensible, qui disparaît souvent complètement, mais qui est toujours visible dans le jeune âge; l'intervalle étroit renfermé entre ces deux lignes forme alors une petite raie blanchâtre ou jaunâtre, qui , par la suite, ne se distingue pas du fond dans la plupart des individus. Les stigmates sont d'un noir profond, avec le bord épais. Au-dessous d'eux, on voit quelquefois une raie latérale ])âle; mais le plus souvent cette dernière est confondue avec là couleur du ventre. La tête et les pattes écailleuses sont roussàtres, les autres sont de la couleur du ventre.
On la trouve en juillet et août sur la laitue vivace, lactuca perennis ,• la laitue cultivée, lactuca sativa , et autres chicoraçées. Elle mange sur-tout les fleurs, et se tient à découvert,
NOCTUÉLIDES.
appliquée et alongée sur les rameaux de la plante. On la rencontre aussi quelquefois sur d'autres plantes basses.
Elle entre en terre , et se change en une chrysalide assez alongée, d'un rouge ferrugineux, et dont les anneaux du ventre sont marqués de points enfoncés, sur-tout vers le bord antérieur. L'extrémité se termine par une pointe épaisse , striée , rugueuse , prolongée en deux soies longues , crochues , et appliquées l'une contre l'autre.
L'insecte parfait se trouve dans toute la France , en Italie , en Sicile , en Morée , en Allemagne , en Autriche , etc. Il éclôt en juin et quelquefois en septembre.
NOCTUELIDES.
POLÏA SERENA. PI. 17, fig. 4, 5 , 6 et 7.
Modo virldis , modo rufescens vel griseo-virescens , vitta dorsali regulariler dilatata obscuriori ; stigmatibus fuscis.
BoiSD., Iiid. metli., p. 74.
Treits.-Ochs., Schmelt. von Europ., H, p. 12, n" 3 Noctua serena. Hubn. , Noct. , tab. 1 1 , fig-. 54- — Larv. lepid. , IV, Noct. , II , gen. E , a, fig-. i ,a, b, c. — Fab. , Illig. ,
WlEN. VeRZ, , EsP. , BoRKH, , etc.
La joconde. Ernst, Pap d'Europe, pi. 2^0, fig. 352, c, d, e. La grisaille. Ernst, loc. cit. , Ibid., fig. 353. Noctuelle sereine. Gon.-DtTP. , Pap. de France, t. VI, pi. 98 , %. 3.
Cette chenille varie beaucoup pour la teinte , qui est tantôt (Vun gris-verdàtre obscur, tantôt verte, et souvent roussâtre ou même rougeâtre. Dans son premier âge , elle est le plus souvent d'un brun plus ou moins roux ou d'une teinte jaunâtre. Arrivée à sa grosseur, lorsque le dessin est bien apparent , elle offre les caractères suivants. Le vaisseau dorsal est couvert par une raie plus obscure que le fond , étranglée aux incisions , dilatée au milieu des anneaux , et envoyant obliquement et en avant un prolongement latéral sur chaque |inneau. La raie dorsale est plus ou moins large, et se dilate souvent de manière à former une série de losanges unis entre eux , et dont les angles latéraux communiquent avec la raie qui est au-dessous. Cette dernière est irrégulière, de la même couleur, souvent presque insensible , et se confond presque avec une autre raie qui vient après, qui est aussi assez peu marquée , et dont le bord inférieur supporte les stigmates. Immédiatement au-dessous de celle-ci est une raie latérale blanchâtre ou d'un blanc verdâtre, quelquefois confondue en grande partie avec la couleur du ventre. Très souvent l'intervalle compris entre la raie dorsale et le prolongement latéral est rempli par des atonies et des linéaments obciirs; mais,
NOCTUÉLIDES.
dans tous les cas, on distingue sur chaque anneau quatre petits points brunâtres. Les stigmates sont ovoïdes, bruns ou d'un brun rougeàtre, avec la bordure noire. La tête est roussâtre, marquée de quatre à six séries de points noiràtr*?,"-. Le ventre est d'un jaune-roussâtre plus ou moins clair , avec les pattes écailleuses de la même couleur, et les autres de la teinte du corps.
Elle se trouve en juin et en août sur les fleurs des plantes composées,etparticulièrementsurcellesdeschicoracées, telles que hieracium umbellatuni, laitue vivace, lactiica perennis, crcpis biennis et tectorum , hipochœris radicala, leontodon hispidum et hirtum, etc. ; dans les champs et dans les allées des bois. Elle se tient à découvert.
Pour se métamorphoser, elle construit en terre une coque mince. La chrysalide est d'un brun testacé, saupoudrée d'une efflorescence d'un blanc violâtre, avec l'extrémité anale noire et munie de deux soies crochues assez longues et rapprochées.
L'insecte parfait éclôt à la fin d'avril et au commencement de mai, quand la chenille s'est chrysalidée en automne ; et au bout de trois semaines, quand la métamorphose a lieu en été. Il se trouve dans presque toute l'Europe centrale.
^OCTUELIDES.
THYATYHA BATIS. PI. 5, fig. i v.i a.
Fusco-viresccntl-violacea seginentis mediis subelevalis ; scijinento secundo prodiicto capiteque hifidis.
Tre[tsch.-Ochs., Schmetl. von Europ.^ II, p. 162, n i,
BoiSD. , Ind. metlu , p. 7g.
Noctiia bâtis. Linn. , Syst. Nat. ,1,2, 836 , 97. — Wien. Verz. ,
BoRKH., etc.
FAB.,£'n^^., m, 2,3o, 73.
HuBN. , Noct. , tab. i4 , fig- 65. — Larv. lepid, , IV ; Noct. , II ,
gen, E,/, fig. i,a-e.
La bâtis. Ernst, Pap. d'Europe, pi. 23 1, fi{j. 333. RÉAUMUR , Mém. , t. I , tab. 7, fig. i , 2, p. 198. Noctuelle bâtis. God.-Dup., Pap. de France, t. VII, pi. zo3^
Cette chenille a une forme très extraordinaire qui la ferait prendre au premier coup d'œil pour une espèce de Notodonia, A partir du quatrième anneau jusqu'au onzième, son dos est un peu relevé en bosse, et il présente une suite d'émineuces triangulaires , peu saillantes , formant des losanges quand on la regarde de face , mais très sensibles si on la voit de profd , et représentant un zigzag non interrompu. Le second anneau est plus relevé que les précédents , et est surmonté par une éminence fourchue. Le premier anneau est moins relevé , et paraît presque carré ; cependant il est un peu échancré en avant. Le onzième est élargi et un peu gibbeux. La tête est presque carrée , échancrée en dessus , roussàtre , avec quelques ondes plus obscures. Le fond de la couleur est d'un brun-ferrugineux verdâtre ou bronzé , lavé de jaune et de violâtre ; mais ces nuances se fondent souvent tellement l'une avec l'autre, qu'il est difficile de les bien décrire. Le troisième et le quatrième anneau sont marqués en dessus de deux ou trois petits points noirs. Les côtés, près des pattes , sont teintés de rouge violâtre. Le zigzag vu de profil forme
NOCTUÉLIDES.
(les chevrons d'un bronzé verdâtre , bordés sur leur crête par une petite ligne noirâtre. Entre les pattes membraneuses et les stigmates , il y a une raie noirâtre ; ceux-ci sont d'une couleur pâle, peu apparents, avec le centre noirâtre. Le ventre est rougeâtre avec une ligne médiane blanche. Les pattes membraneuses sont piquées de jaunâtre sur leur côté externe.
Dans sa première jeunesse, elle est peu gibbeuse; son dos est ordinairement d'un jaune pâle, avec une petite ligne dorsale noire.
Lorsque cette chenille est en repos , elle relève un peu sa dernière paire de pattes membraneuses comme la Derasa.
On la trouve en septembre sur plusieurs espèces de ronces , rubus, dans le nord et dans le centre de la France.
La chrysalide est cylindrico-conique , d'un brun-roux pâle, avec le ventre plus obscur, saupoudré de noirâtre. Elle éclôt en mai et juin.
NOCTUÉLIDES.
THYATYRA DERASA. PI. 5, fig. 3 et 4.
Fulvo-ferrugînea , lînea dorsali fusca punctisque duobus tribusve lateralibus, aibidis, suboceilatis.
Treitsch.-Ochs. , Schmetl. von Europ., II, i65, 2.
BoiSD. , Ind. metli., p. yg.
Noctua derasa. Linn. , .S. iV, I, 2, 85i , i58. — Wien. Ver?.,
BoRKH., etc.
Fab. , Ent. Syst. , III , 2 , 85 , iSo. HuBN. ,Noct.,tab. i4jfig- 66. — *Larv. lepid., IV, Noct. , II ,
gen. E,5f,fig. i, a, é.
La ratissée. Ernst, Pap. d'Europe, pi. .Boy, fig. 53o. La décorcée de Villers. Ent. , Linn. , t. II, p. 229, n" 220. Noctuelle ratissëe . God.-Dup. , Papillons de France, t. VII,
i" partie, pi. io3.
Elle est entièrement d'une belle couleur rousse un peu ferrugineuse, avec une ligne dorsale noirâtre, et quelques petits poils fins assez rares et peu visibles. Sur le quatrième anneau , souvent sur le cinquième , et quelquefois même sur le sixième et sur le onzième, il y a de chaque côté un point arrondi, assez gros, d'un blanc un peu jaune. Outre ces points, on remarque sur les côtés de petits traits obliques noirâtres peu sensibles , descendant à la base des pattes et se perdant supérieurement dans une petite traînée obscure qui forme une espèce de bande latérale peu prononcée. Les quatre premiers, et souvent les deux derniers anneaux, sont dépourvus de ces traits obliques. Les stigmates sont noirs. La tête est de la couleur*du corps , presque carrée , un peu échancrée en dessus. Le dessous du ventre est d'un gris blanchâtre. Les pattes écailleuses sont rousses et les pattes membraneuses d'un gris un peu roussâtre.
Elle varie un peu pour la couleur, qui est quelquefois d'un brun-ferrugineux obscur. Nous avons vu aussi une variété qui était complètement dépourvue de points latéraux.
MOCTUÉLIDES.
Lorscpie cette chenille est en repos sur une feuille ou sur une tige , elle relève un peu ses derniers anneaux , et ne fait aucun usage de ses deux pattes postérieures.
On la trouve, mais assez rarement, en septembre, sur la ronce, rubus cœsius et fruticosus ; le framboisier, rubus idœus ; le peuplier blanc , populus alba, etc.
Pour se métamorphoser, elle réunit deux ou trois feuilles avec quelques fils de soie, ou bien elle se change presque à la surface de la terre.
La chrysalide est d'un brun roux , cylindrico-conique , terminée par une petite pointe conique rugueuse.
L'insecte parfait éclôt en juin et juillet. Il se trouve dans le nord et le centre de l'Europe , mais il n'est nulle part très commun.
Les individus que nous avons fait peindre nous ont été eu voyés par M. Renard, de Saint-Quentin.
NOCTUELIDES.
LEUCANIA ALBIPUNGTA. PI. i3, fig. 5, 6 et 7.
Albido-rufescens, tineis pallidioribus strigisque duabus nigricantibus annulathn omnino interruptls.
Mythimna albipuncta. Treits.-Ochs. , Sehmett. von Europ. ,
BoiSD. , Ind. meth. , p. 79.
Noctua albipuncta. Hvb^., Europ. von Schtn. Noct. , tab. 4^ ,
fig. 223. — Larv. lepid. , ÏV, Noct., 2, fig-. i , «. — Wien.
Venz. , Illig. , Fab. , BoRKH. , Devill. , etc. Fab., Ent.Syst., III, 2, ii4, 342.
Le point blanc. ERNST,Pap. d'Europe, t. VII, pi. 274, fig. 498- Noctuelle point blanc. God.-Dup., Pap. de France, pi- 80,
fig. I.
Quoique cette espèce ait de grands rapports avec la Lithargyria à l'état d'insecte parfait , la chenille en est très distincte , et se rapproche davantage de la Pudorina.
Elle est d'un roux-grisâtre pâle ou d'un blanc sale. Il y a sur son dos une raie obscure, divisée par un filet jaunâtre et enveloppée d'une nuance brunâtre qui vient se fondre avec elle. Un peu après on voit une série de très petits points noirs , peu sensibles , placés sur les rudiments d'une ligne très mince. Plus bas est une bande d'un noir brunâtre , interrompue , qui sur la moitié antérieure de chaque anneau est plus foncée , noire ou noirâtre , formant comme une série de gros traits alignés, partant du bord antérieur de chaque anneau. Cette bande est bordée inférieurement par un liséré jaunâtre. Au-dessous, les deux raies rousses que l'on voit sur les autres espèces, sont va gués , quelquefois tout-à-fait fondues , et formant comme une bande roussâtre. Plus bas on voit une bande brune formée de deux lignes larges , et dont le bord inférieur porte les stigmates, qui sont ovoïdes, noirâtres ou noirs. Au-dessous de ceux-ci vient une bande d'un roux jaunâtre sur ses bords. La teinte devient ensuite un peu brunâtre , puis elle pâlit pous le ventre.
NOCTUÉLIDES.
La plaque du premier et du dernier anneau est d'un roux brunâtre. La tête et les pattes sont comme dans la Pudorina.
Cette chenille diffère beaucoup par ses mœurs de celle de la Lithargyria. Elle se tient cachée pendant le jour sous les plantes basses et les touffes d'herbes. Elle habite de préférence les champs et les lieux humides. Elle aime les graminées à feuilles molles , telles que le hromus mollis, dans les touffes duquel on la trouve fréquemment. Elle paraît aux mêmes époques que les autres.
La chrysalide est d'un rouge obscur, et porte à son extrémité deux soies crochues, longues, convergentes , distantes à leur base, où elles sont accompagnées de quelques autres plus petites. ■
L'insecte parfait est commun par-tout. Il éclôt en juin, et reparaît pour la seconde fois en août et septembre.
NOCTTJELIDES.
LEUCANIA LITHARGYRÏA. PI. vz, fig. 2. Var., et pi. i3, û^-. 3 et 4.
Albido-rufescens , lineis pallidioribus fusco-marginatîs strigisque duabusfuscis annulatim subinterruptis.
Mythimna lithargyria. Treits, -Ochs. , Schmett. von Europ. ,
t. V, 2 part. , p. i83.
BoiSD., Ind. metli. , p. 79.
Noctua Uthanjyrîa. Hubn. , Noct. , tab. 49 , fig- 225. — Larv, lepid.,lV, Noct., II, I, a, b. — Esper , Bourh., Lang, etc. Noctua ferrago. Fab. , Etit. Syst. , III , 2 , 76, 217. L'argentée. Ernst, Pap. d'Europe, t. VII, pi. 296, fig. 499. Noctuelle litliargyrée. God.-Dup., Pap. de France, t. VII, r' part., pi. 107, fîg. I.
Elle est d'un roux jaunâtre ou d'un gris blanchâtre , sur-tout en dessus. Elle a sur le vaisseau dorsal une raie brune ou noirâtre , séparée en deux par un filet jaunâtre. Cette raie est un peu plus marquée , et étrangle un peu le liséré sur le milieu de chaque anneau : plus bas on voit une autre bandelette noirâtre, qui est élargie sur le milieu des anneaux par des linéaments noirs plus ou moins étendus, et près desquels il existe sur chaque segment un petit point noir. Il y a au-dessus d'elle mie ligne d'un jaune roux, et elle est bordée inférieurement par un liséré fin d'un blanc jaunâtra. Au-dessous de ce liséré il y ^ deux lignes rousses , puis après une espèce de bande d'un roux brunâtre, dont les bords plus foncés forment comme deux lignes : celle-ci est bordée inférieurement par une bande d'un jaune roussâtre, lavée de rougeâtre dans son milieu. On voit au-dessus de ces d^irnières deux rangées de petits points noirs placées sur deux des lignes brunes. Tout le corps est couvert de stries très fines ou de linéameîits, qui , en devenant plus foncés et plus serrés , produisent les lignes et les raies brunes. Souvent les lignes brunes prennent une teinte rousse, et les petits points noirs du dessus sont un peu moins marqués. La teinte générale est plus pâle sous le ventre.
NOCTIJÉLIDES.
Les stigmates sont ovoïdes , comprimés, blanchâtres , avec la bordure noire ; le premier et le dernier sont beaucoup plus grands que les autres. Le premier et le dernier anneau présentent en dessus une plaque écailleuse, luisante, rousse, sur laquelle les lignes du corps sont plus apparentes ; l'on y voit aussi plusieurs petits points noirs. L'on aperçoit en outre sur tout le corps quelques petits poils à peine visibles.
La tête est couverte d'un réseau d'un roux foncé , avec une ligne antérieure brune , et une ou deux autres de la même couleur placées latéralement.
Les pattes sont pâles ; les antérieures sont mai'quées de quelques petits points noirs. On en voit deux ou trois à la face externe des intermédiaires , et plusieurs aux postérieures , avec un trait jaunâtre qui est le prolongement de la bande latérale. Cette chenille éclôt dans l'automne , passe la saison froide de l'hiver presque sans manger, grossit rapidement dans les premiers jours du printemps, et prend sa croissance dans le mois d'avril; elle reparaît de nouveau dans le courant de l'été. Elle habite les bois , et vit au milieu des touffes de graminées , entre les feuilles sèches destjuelles elle se tient cachée quelquefois à plus d'un pied du sol. Elle aime les espèces à feuilles rudes, telles que le bromus ■pianatus , calamagrostis epigeios, et quelques autres.
Elle se métamorphose en terre sans faire de coque bien sensible , dans une petite cavité ovale.
Sa chrysalide est assez courte, d'un rouge-foncé un peu obscur ; son extrémité est obtuse , et munie de deux grosses soies crochues distantes à leur base, un peu divergente, accompagnées de quelques autres plus petites.
L'insecte parfait se montre au mois de mai et au commencement de juin. Il reparaît ensuite en août et septembre. Les individus du midi de la France sont remarquables par leur teinte blanchâtre. Cette espèce est assez commune par-tout , mais sur-tout dans le midi de l'Europe.
NOGTUÉLIUES.
LEUCANIA VITELUNA. PL 12, fly. 1.
Albido - cîaereo - lutescens , lineis quatuor albiclis fusco marginatis , fascîisque duabus fuscis annulatim interruptîs.
Xanthia i'/fe//zna. Treits.-Ochs. , Schmett. von Europ., t. V,
BoisD. , Ind. metli., p. 84.
Noctua vitellina. Huen., Noct., taL. 81 , fig. Syg. — Noct. ,
tab. J28 , tig. 58g.
La d^icate. Ernst, Pap. d'Europe, t. VII, pi. 298, fig, 5o6. Xanthie vitelline. God.-Dup. , Pap. de France, VII, \" par-.
fie , pi. i3o , fig. 4-
Elle est d'un roux très pâle un peu brunâtre. Sur le vaisseau dorsal, elle a un filet blanchâtre plus ou moins visible, qui s'élargit au-dessus de l'anus , et qui est bordé par une raie brune. Au-dessous il existe un espace assez large de la couleur du fond, plus ou moins obscurci par des atomes linéaires , bruns , qui quelquefois forment une espèce de bande. Cet espace estlimité par une bande d'un brun noirâtre, interrompue à chaque anneau, bordée inférieurement par une ligne blanche , qui s'élargit aussi un peu sur le dessus de l'anus. Au-dessous de cette bande, on en voit une autre plus pâle , et qui quelquefois diffère peu de la couleur du fond. Ses bords forment deux lignes plus foncées, et elle est lisérée inférieurement par une ligne blanche plus ou moins visible. Après cette dernière vient une bande brune , la plus large de toutes , sur le bord inférieur de laquelle sont appuyés les stigmates. Au-dessous de ceux-ci, on remarque une bande de la couleur du fond , mais un peu plus brillante, et qui descend sur la face externe des dernières pattes. Le ventre est plus pâle que le dessus.
Le premier et le dernier anneau sont écailleux en dessus , d'une couleur roussâtre, et les trois lignes blanches supérieures y sont plus marquées.
NOCTUÉLIDES.
La tête est d un roux brunâtre, avec un léger réseau brun et une raie noire. Les pattes écailleuses sont roussâtres , leur base est entourée en partie par deux lignes noirâtres ; les autres sont de la couleur du corps ; les intermédiaires sont un peu luisantes sur leur côté externe , où elles sont marquées de deux points noirs; les postérieures ont aussi sur ce côté quelques points noirs et une ligne brune , et la continuation de la bande latérale qui là est plus blanche.
Elle se trouve pendant l'hiver et au commencement du printemps sur les graminées. Sa métamorphose a lieu depuis le mois de février jusqu'en avril ; elle s'enfonce enterre sans produire de coque sensible.
La chrysalide est d'un rouge-obscur testacé , munie à son extrémité de quehjues soies crochues , dont deux plus fortes éloignées Tune de l'autre , parallèles.
L'insecte parfait éclôt au bout de trois semaines. Il se trouve dans le centre , et sur-tout dans le midi de la France et en Italie.
NOCTUELIDES.^ , ;J
LEUCANIA PUDORINA. PI. i3, fi^. i et 2.
Cinereo-albida; lineia tribus alhidis nigro maighialis, striylsque duabiis annutatim infuscatis.
Leucania pudorina. Treits.-Ochs., Schmett. von Europ., V,
2 part. , p. 299.
BoiSD. , Ind. meth. , p. 83.
Noctua pudorina. JHubn. , Noct. , tab. 86, fig. 4" ' • — N. împu-
dens, tab. 47, fig- 229; tab. 106, fig. 495- — Lavv. lepid. ,
IV, Noct., 2, fig. I, a, b. — WiEN. Verz. , Illig. La blême. Ernst, Pap. d'Europe, t. VII, pi. 298, fig. 5o5 ,
Noctuelle pudorine. God,-Dup. , Pap. de France, VIT, i" p- ,
pi. io5, fig. 4»
Cette espèce ressemble beaucoup à la Lithargyrio , mais sa teinte est d'un gris blanchâtre, tandis qu'elle est d'un jaune roussâtre dans l'autre.
Avant sa dernière mue , elle est blanchâjtre , tandis que la Lithargyria conserve à-peu-près la même couleur aux différentes époques de sa vie.
La raie dorsale est ici également séparée en deux par un filet jaunâtre, souvent un peu plus large ; la raie qui est audessous forme presque une bande étroite, plus foncée dans le milieu de chaque anneau , quelquefois plus uniforme , et assez pâle. La ligne jaunâtre, qui est au-dessus de cette bande, n'est pas bien sensible , et le liséré qui la borde inférieurement est blanchâtre et plus large. L'espace entre elle et la ligne dorsale n'offre pas de série de points noirs bien sensibles, et la ligne sur laquelle elle est placée est plus apparente.
Les deux raies rousses qui sont au-dessous sont semblables, souvent un peu moins bien déterminées ; l'inférieure est bordée d'un liséré blanchâtre , à peine sensible , et la bande qui vient après a ses bords bruns, plus foncés, et sur-tout plus larges , formant deux lignes très rapprochées ou comme deux raies très étroites.
NOCTUÉLIDES.
La raie qui est au-dessous est d'un jaunâtre un peu roussâtre ; ensuite la couleur pâlit jusque sous le ventre , mais elle est sablée d'atomes bruns , beaucoup plus denses , plus marqués que chez l'autre, et rendant cette partie un peu plus grise ; quelquefois smême ce sablé forme comme une bande grisâtre placée au-dessus des pattes. Ces atomes se répandent sur tout le ventre. Les stigmates sont ovoïdes , bruns ou noirâtres , avec la bordure noire.
La tête est semblable , mais plus grosse ; le réseau et les lignes sont aussi plus marqués. Les pattes sont à-peu-près semblables ; mais les intermédiaires ont une tache brune sur le côté externe , qui est un peu luisant.
Elle vit de graminées et offre les mêmes mœurs. Pour se métamorphoser elle entre en terre , oti elle forme une cavité à peine tapissée de soie. La chrysalide est d'un rouge-foncé obscur , un peu plus alongée , avec l'extrémité un peu moins obtuse, et munie de deux soies crochues partant du même point, droites et parallèles.
L'insecte parfait paraît aux mêmes époques. Il est moins répandu, et semble ne pas s'étendre autant vers le midi.
NOCTUELIDES.
LEUCANIA AMNICOLA. PI. 12, tig. 3.
Albido-luteo-rujescens , lineis albidis fusco marginatis, vittaque laterali luteola.
Rambur, Ânn. desScienc. d'observ. , t, II , pi. 6, fig. 5. — Ann. de la Soc. entoinol. de France, t. I, p. 289, pi. g, fîg. 2.
Avant sa dernière mue , elle est d'une couleur très pâle un peu jaunâtre ; lorsqu'elle est adulte, sa teinte est un peu plus foncée , d'un blanc jaunâtre tirant un peu sur le roussâtre.
Elle a sur le dos un filet blanchâtre , bordé par une ligne brune , dont le bord inférieur mal arrêté se fond presque avec la teinte générale. Plus bas , on voit un autre filet blanchâtre , bordé supérieurement par une bande brune , étroite , et inférieurement par une ligne d'un brun rougeâtre. L'espace entre ces lignes est marqué, par anneau, de deux petits points noirs, peu sensibles. Au-dessous, il existe encore une ligne blanchâtre, peu visible , bordée supérieurement par une raie d'un brun rougeâtre, et inférieurement par une nuance formée d'atomes bruns , au-dessous de laquelle il en existe une semblable. Ces nuances sont les restes d'une bande brune , remplacée dans son milieu par la teinte du fond. C'est sur son bord inférieur que sont appuyés les stigmates. Immédiatement après vient une raie blanchâtre, plus claire que le fond, qui se prolonge sur le côté externe des pattes postérieures. Après cette bande , la teinte est obscure , et forme comme une bande brune. Le ventre est d'une couleur pâle.
Les stigmates sont ovoïdes, roussâtres, avec la bordure noire. La tête est roussâtre avec deux ou trois lignes brunes. Les pattes sont de la couleur du corps.
Cette chenille se rencontre dans les prairies et les endroits herbeux du midi de la France. On la trouve communément à la fin de Tautomne, encore très petite, sur les tiges de mais , où elle se tient cachée entre les feuilles.
>i OCTUÉLIDES.
Pour se métamorphoser, elle entre en terre dans les mois de mai et d'avril. La chrysalide est d'un rouge-obscur testacé, luisante ; son extrémité est obtuse, munie de plusieurs soies crochues , dont deux beaucoup plus fortes , distantes à leur base , rapprochées à leur extrémité.
Cette chenille reparait dans le courant de l'été, et l'insecte parfait se montre en mai , puis en août, septembre et octobre ; il se trouve aussi dans l'île de Corse.
LEUGANIA IMPURA. PI. la, %. 4 et 5.
Albido-cinereo-lulescens , lineis tribus albidis fusco marywatis , vitta laterali rufescente fasciaque fusca subjacente.
Leucania impura. Treits-.Ochs. , Sclirn. voti Europ., V, 2 p. ,
BoisD. , Ind. meth. , p. 83.
Noctua impura. Hubn. , Noct. , tab. 85,fig. 296. — Larv. lep.,
IV, Noct., 2, fig. ri,a, b.
Cette espèce a un certain rapport avec la Vitellina , mais elle est plus petite et plus mince. Sa couleur est d'un gris-roux pâle, légèrement jaunâtre ou rougeâtre. Dans sa jeunesse, le filet blanc dorsal est bordé d'une nuance brune assez large, qui forme comme une bande dorsale , mais qui , à sa dernière mue , se réduit à une simple ligne. Au-dessous de celle-ci , il existe une raie blanchâtre , bordée supérieurement par une nuance brune en forme de raie. L'espace entre elle et le vaisseau dorsal est occupé par une infinité de petits linéaments un peu rougeâtres , qui tendent à former une ligne longitudinale. Au-dessous de la ligne blanchâtre sont deux lignes rougeâtres, et plus bas une bande brune, plus claire dans son milieu , sur le bord inférieur de laquelle sont placés les stigmates. Cette bande brune borde une autre bande peu distincte du fond , chargée de linéaments rougeâtres , blanchâtre sur ses bords. Le ventre est pâle, un peu verdàtre. Le premier anneau offre en dessus une plaque écailleuse. Les stigmates sont ovoïdes , roussâtres , avec la bordure très épaisse et noire. La tête est roussâtre, avec un réseau et six lignes plus foncées.
Les petits" tubercules pilifères du corps sont noirs , peu sensibles. Les vraies pattes sont un peu roussâtres ; les intermédiaires sont de la couleur du ventre, avec deux points noirs et une nuance brune sur leur côté externe. Les deux dernières sont marquées d'une raie brune et de quelques petits points noirs.
NOCTUELIDES.
Elle a à-peu-près les mêmes mœurs que les espèces du
même fïenre.
La chrysalide est d'un rouge foncé , un peu rousse sur le ventre, noirâtre à son extrémité, laquelle est terminée par deux soies crochues, longues, très distantes à leur base, parallèles et se rapprochant un peu à leur sommet ; elles sont accompagnées de quelques autres plus petites.
L'insecte parfait paraît à la même époque que ses congénères. Il habite, ainsi que la chenille, les bois humides, les prairies marécageuses et le bord des étangs.
NOCTUÉLIDES.
INONAGRIA PALUDICOLA. PI. i , %. i.
Lutescenli-utbida capilefusco , punctis orcUnatis nigro-fuscis.
Treitsch.-Ochs. , II, p. 32 1 , n" 7.
BoiSD. , Iiid. nieth. , p. 83.
HvBN. , Noct. , tab. i36,tab. iSy.
Variét. Noctua guttans. Hubn., tab. iSy.
Elle est |)lus petite d'un tiers que celle de Sparganii et àpeu-près de la taille de Neurica. Elle est entièrement d'un blanc-sale un peu jaunâtre , avec une petite raie un peu plus foncée sur le vaisseau dorsal. Sur les second et troisième anneaux , il y a quatre petits points d'un brun noirâtre placés transversalement les uns au-dessus des autres , et deux autres un peu plus gros au-dessous, s'alignant avec les stigmates. Les anneaux suivants sont marqués en dessus de quatre points disposés par paires, et dont ceux de la paire antérieure sont plus rapprochés l'un de l'autre. Les points du onzième anneau sont placés l'un devant l'autre ; ceux du dernier sont au nombre de deux , et accompagnés d'une petite raie transverse noirâtre placée dans l'incision. Les stigmates paraissent noirs , mais à la ioupe on aperçoit un centre blanchâtre ; ils sont accompagnés de deux petits points noirâtres alignés obliquement. La tête est d'un brun clair. Les pattes sont de la couleur du corps avec un petit point brun à leur base ; les écailleuses ont les crochets bruns , et les membraneuses qui ont la couronne d'un gris noirâtre sont marquées d'un très petit trait longitudinal noirâtre. A la loupe on aperçoit quelques petits poils très fins , dont chacun naît sur un des points bruns. ,à,^ ,;> n(.r\^A-y -j.
La chrysalide a la même forme que celle de Cannce et de Sparganii. Elle est proportionnellement un peu plus alongée, et l'enveloppe des palpes forme de même une petite élévation en forme de capuchon. L'enveloppe des ailes est d'un brun
NOCTUÉLIDES.
rouge foncé tirant un peu sur le violet. Les anneaux sont d'un roux un peu testacé. L'extrémité est armée de deux petites épines comme dans les espèces voisines.
Cette chenille, qui n a jamais été figurée, a été découverte en France, en 1829, par notre collaborateur, M. Adolphe Graslin, en cherchant la Phragmitidis.
Elle vit dans les tiges du roseau à balais , m-undo phragmites , qui croît au bord des fossés et dans les lieux humides.
Nous pensons qu'au moment de l'éclosion elle vit en société , parceque nous avons trouvé des tiges de cette plante nouvellement poussée, rongées intérieurement et percées de. beaucoup de petits trous , par lesquels ont dû sortir les chenilles lorsqu'elles se sont séparées. Pour entrer dans une autre tige, elle la perce à quelques pouces d'un nœud. Elle ne met qu'une demi-heure au plus pour faire l'ouverture arrondie qui doit lui donner passage , et elle la bouche aussitôt après son introduction. A mesure qu'elle avance en montant, elle ronge toute la substance médullaire , et elle remplit l'espace qui est derrière elle avec ses excréments. Lorsque l'on fend les roseaux ainsi mangés , il s'en exhale une odeur forte et désagréable. On reconnaît de suite sa présence dans une tige à l'aspect mort ou languissant que présente le sommet. Parvenue à toute sa grosseur dans les derniers jours de juin et dans les premiers du mois de juillet , elle sort de sa demeure , avertie par son instinct de conservation que la plante rongée et devenue trop faible se briserait au moindre coup de vent. Elle sort par le haut, et elle descend sur le même brin ou sur un autre à peu de distance qu'elle perce quelquefois à un nœud au-dessous de l'endroit qu'elle habitait , quelquefois à deux, et le plus ordinairement à trois. Après s'y être introduite, elle bouche l'ouverture qui lui a donné passage, pratique au-dessous une cloison en soie, monte un peu plus haut, ronge un des côtés intérieurement pour y faire une ouverture presque ovale, qui se trouve bouchée par la pelhcule épidermoïde du roseau qu'elle a laissée intacte. C'est cet opercule qui doit s'ouvrir pour livrer pas-
NOCTUÉLIDES.
sage à l'insecte parfait. Elle fait encore au-dessus une autre cloison , puis elle se métamorphose.
M. Renard m'a assuré qu'il avait aussi rencontré cette chenille, dans les tiges de Vi'ris pseudo-acorns , en cherchant celle de la Leucosh'gma.
On trouve quelquefois trois chrysalides étagées sur le même roseau, séparées l'une de l'autre par les nœuds.
L'insecte parfait éciôt dans les premiers jours du mois d'août. Il habite le centre , l'ouest et le nord de la France. On le trouve aussi en Hongrie.
NOCTUÉLIDES.
NONAGRIA SPABGANII. PL i , fig. 2 et 3.
Viridis stigmatibus ni gris ; annulis primo uUimoqiie obscure viriai scutellatis.
TuEiTSCH.-OcHs. , II , p. 323 , n" 8.
BoiSD. , Ind. meth., p. 83.
Noctiia sparganii. Hubn. , Noct., tab. 118.
— Esp., tab. i4<^, Noct. , 69, fig. 2,3. — Borrh.
Noctuelle du sparganium. God.-Dup. , Vï, pi. 106, p. 92.
Elle est d'un vert-pomme plus ou moins foncé , plus petite d'un tiers que celle de Typhœ , et à-peu-près de la taille de Camice. On aperçoit çà et là sur son corps quelques petits poils fins, très courts et très peu sensibles. Le vaisseau dorsal est indiqué par une raie tantôt un peu plus pâle que le fond et tantôt un peu plus obscure. Lorsqu'elle est prête à se chrysalider, on remarque souvent en outre, de chaque côté, une petite raie parallèle à celle-ci et de la même couleur. Les stigmates sont noirs. La tête est d'un vert pâle luisant , avec la bouche noirâtre. Sur le premier anneau il y a un écusson un peu corné , peu distinct de la couleur du fond. Lé dessous du corps est quelquefois d'un vert un peu plus pâle que le dos. Les pattes sont d'un vert pâle avec l'extrémité grisâtre.
La chrysalide ressemble tout-à-fait pour la forme à celle de Typhœ ; elle est p!us petite d'un tiers et d'une couleur un peu plus claire.
Cette chenille a les mêmes mœurs que celle de Typhœ; elle vit dans les tiges du sparganium erectuni, mais plus souvent encore dans celles du typha angustifolia.
Elle se métamorphose dans la dernière quinzaine de juillet , et le papillon paraît en août.
Pour se procurer la chrysalide , il faut la chercher dans les marais, au bord des fossés, à la queue des étangs, comme celle de Typhœ, dans les roseaux les plus languissants.
NOCTUÉLIDES.
C'est aussi à nous qu'est due la découverte de cette chenille , qui n'est décrite ni figurée dans aucun auteur.
Elle est plus rare que celles de Cannœ et de Typhœ. Elle habite le centre et le nord de la France, la Hongrie, et une partie de l'Allemagne.
N<;\CTUÉHDES.
NONAGRIA TYPH^. PI. i , fig. 4 et 5.
Sordide albkla, lineis tribus pallidioribus ; annulis primo ultimoque, fusco scutellatis.
Treitsch.-Ochs. , lï, p. 327, n° 10.
BoiSD. , Ind. metli. , p. 84-
Noctua typbœ. Hubn. , Noct., tab. 88. — Esper, Iîorkh.
Noctua arundinis. Fab. , Eut. syst. ,111, 2 , 3o , 71. — Devill.
La massette. Ernst, Pap. d'Europe, pi. 296, fiff. 5o2,
Noctuelle de la massette. God.-Dup. , VI , pi. 106, p. 94.
DupoNCH., Mém. de la Société linn. de Paris.
Elle est mince , très effilée , comme toutes celles du même genre, et d'un blanc sale couleur d'os , avec le dos le plus souvent d'une teinte rougeàtre. Sur le vaisseau dorsal est une raie peu sensible plus pâle que le fond, et de cbaque côté de celleci une autre raie parallèle et mieux marquée. La tête est d'une couleur roussâtre pâle, avec la bouche d'un brun plus ou moins noir. Le premier anneau est garni en dessus d'un écusson conaé de couleur brunâtre ou roussâtre. Le dernier anneau offre un écusson sembable, souvent un peu plus foncé. Les stigmates sont noirâtres et très apparents. Le dessous du corps est d'un blanc couleur d'os un peu sale, ainsi que les pattes.
Quelques individus ont tout le dos d'une couleur rougeàtre assez prononcée ; d'autres sont d'un blanc- sale uniforme ; mais dans tous les cas les trois lignes sont visibles.
La chrysalide est alongée, d'un brun-rougeâtre clair, avec les stigmates et le bord des anneaux plus foncés; l'enveloppe des palpes offre une petite élévation en forme de capuchon; la pointe de l'extrémité est peu prononcée.
La chenille vit exclusivement dans les tiges du typha ; elle préfère le latifolia; mais elle se trouve aussi, quoique plus rarement , dans celles de Yintermedia et de X angiistifolia. C'est nous qui , les premiers , avons découvert cette espèce en France ' ; elle n'est pas rare , et nous croyons
' Voyez les Mémoires de la Société linnéenne de Paris.
NOCTUÉLIQ^S.
qu'elle se trouve dans tous les marais où croissent les typha. Elle est assez difficile à élever, parcequ on n'a pas toujours la plante à sa disposition. Il est donc préférable , lorsque l'on veut se procurer l'insecte parfait, de prendre la chrysalide dans les roseaux, dans les derniers jours de juillet et dans les premiers jours d'août. On choisit ceux qui ont un aspect languissant, et dont une partie des feuilles est morte. On les coupe par le pied , et si leur intérieur est creusé en tuyau cylindrique , on est assuré que la tige a été habitée par une chenille ; on la fend alors jusqu'à ce que l'on rencontre la chrysalide, qui tantôt a la tète en bas et tantôt en haut, près d'un trou que la chenille a pratiqué, et qui doit servir d'issue à l'insecte parfait. Il est à-peu-près inutile de couper les tiges fortes et vigoureuses, et de chercher la chenille dans celles qui portent une hampe.
Lorsque les lieux où croissent les typha se desséchent , les chenilles descendent jusque dans la racine pour chercher de l'humidité. Il arrive alors souvent , comme cette chenille est fort longue , qu'on la divise en deux en coupant les tiges à ras de terre. Les chrysalides sont ordinairement placées audessus du niveau de l'eau ; mais lorsqu'il survient des inondations , elles peuvent se trouver au-dessous.
Quoique la chenille soit commune , nous n'avons jamais trouvé ni vu voler l'insecte parfait.
Hubner n'a pas connu cette chenille.
NOCTUELIDES.
ORTHOSIA GOTHICA. PI. 35, %. 5 et 6.
Viridis, lineis tribus dorsalibus flavis vittaque laterali albida.
Noctua gothica. Boisd., Ind. tnelli., p. 67.
Treits.-Ochs. , Schm. von Europ., I ,p. 233, I2.
LiNN. , Syst. nat. ,1,2, p. 85 1 , 1 Sg.
Fab., Ent. Syst., III , 2, 85, 249.
Nun alrum. Op. cit. , p. 66, i85.
HuBN., Noct., tab. 44? ^g- ï^^. — Larv. lepid., Noct. II.
Genuin. , Q. b. c. , fig. I . a. b.
Noctua gothica. Borkh., Europ. Schm., IV, th. S., 4^4?
n° 192. — Devillers , Knoch , Mull. , etc. Esp. , Schm., III, th., tab. 76, fig, 1-2. La rothique, Ernst., Papil. dEiuop., pi. 266, fig. 422. Noctuelle gothique. God. , Papil. de France, pi. 61 , fig. 2.
Elle est d'un vert tendre, un peu jaunâtre, imperceptiblement couverte d'atomes et de linéaments d'un blanc jaunâtre. Le vaisseau dorsal est marqué d'une ligne jaune ou d'un blanc jaunâtre, visible dans toute sa longueur; entre cette ligne et les côtés on en voit une autre, très fine , jaunâtre et légèrement sinuée ; les côtés offrent, au-dessus des pattes, une bande latérale d'un blanc bleuâtre pur, bordée supérieurement de vert noirâtre , amincie à sa partie antérieure , et se continuant jusque sur les pattes postérieures.
Les stigmates sont ovoïdes, blancs, cerclés de noir; le dernier est situé au-dessus de la bande latérale; les premier, deuxième, troisième et huitième sont appuyés sur son bord supérieur, et les autres sont sur la bande elle-même.
Le dessous du corps est d'un vert un peu plus foncé que le dessus, jaunâtre dans son milieu; la tête et les pattes écail- \^ leuses sont d'un vert jaunâtre; les pattes membraneuses ont les crochets un peu rosés.
Quand cette chenille marche et rapproche ses anneaux , leur bord devient jaune. On la trouve, dans le courant de mai
NOCTL'ELIDES.
et au commencement de juin, sur une infinité de plantes basses, telles qu'oseille, luzerne, caille-lait, etc.; on la rencontre aussi sur les arbres, mais plus rarement. Elle s'enfonce en terre et forme une coque très légère, et dans la composition de laquelle il n'entre que très peu de soie.
La chrysalide est assez courte, d'un brun-marron très foncé, luisant , avec les anneaux du ventre fortement marqués de points enfoncés, particulièrement sur le dos et le bord antérieur; elle se termine par deux petites épines noires et très divergentes.
L'insecte parfait éclôt au mois de mars de Tannée suivante , et se trouve dans une grande partie de l'Europe.
Nota. Notre figure, 6 est parfaitement exacte, mais un peu trop grossie.
NOCTUELIDES.
ORTHOSIA CiECIMACULA. PL 55, fig. 4.
Fusca, iiigro pulvendenta, strigis tribus obsoletis punctisque dorsalibus nigris; vitta laterali ventreque sordide virîdi-albidis.
BoiSD. , Ind. meth. , p. 80.
Treits.-Ochs., Schm., II, p. 202 , i.
Noctua cœcimacula. Hubn., Noct., tab. 39, fig. iSy. — Larv.
lepid. , IV, Noct. II. Genuin. , G. h. , fig. a. b. Fab. , Ent. Syst. , III , 2 , 72 , 204. BoRKH. , Schm., IV, th. S., 565, n° 233. — Wien. Verz. ,
Illig. , Devillers , etc.
Noctua millegrana. Esp. , Schm., IV, th., tab. 4o? Noct.,
La constante. Ernst. , Papil. d'Europe, pi. 264, fig. 4^5,
Noctuelle tache effacée. God.-Dup. , Papil. de France, YI,
pi. 77, fig. I.
Elle est environ un tiers plus grande que Stabilis.
Le fond de sa couleur est d'un roux-jaunâtre clair, un peu bistré, avec le corps couvert de petits atomes et de petits linéaments bruns plus ou moins serrés , mais plus rapprochés sur les côtés et sur le vaisseau dorsal , où ils forment une espèce de raie longitudinale.
Chaque anneau est marqué de quatre petits points peu apparents, dont les deux antérieurs blanchâtres, plus rapprochés , et les deux postérieurs noirâtres peu prononcés et plus écartés. Au-dessous des stigmates est une bande latérale assez large, d'un blanc-jaunâtre livide, fondue complètement par son bord inférieur , avec la couleur du ventre , qui est d'un blanc livide teinté de verdâtre.
Les stigmates sont roux, cerclés de noir, situés, moitié sur la couleur du fond , et moitié sur la bande latérale , excepté le dernier et quelquefois le premier , qui sont plus élevés, et ne touchent pas cette bande. On voit souvent encore , chez
NOGTUELIDES.
quelques individus, un trait loussàtre mal écrit à la base des pattes membraneuses. La tête est d'un roux clair, et le premier anneau est couvert par une espèce d'écusson noirâtre; les pattes sont de la couleur du corps. Dans sa jeunesse , elle est verte , avec une ligne latérale et les incisions jaunâtres.
On la trouve , dans le courant de mai , sous les feuilles sèches et les plantes basses; elle ne mange guère que la nuit, et se nourrit presque indistinctement d'oseille [rumex acetosa) , de pissenlit, de laiteron, de lychnis dioïque, de chicorée, de géranium, de caille-lait, etc.
Elle entre en terre sans faire de coque proprement dite.
La chrysalide est brun-clair , et n'offre rien de particulier.
L'insecte parfait éclôt en août et au commencement de septembre. Il se trouve en Autriche, dans plusieurs contrées de l'Allemagne et aux environs de Paris; mais il est assez rare dans cette dernière localité.
NOCTUELIDES.
ORTHOSIA NITIDA. PL 9.5, «{j. i et 2.
Virescens vel cinereo-viridîs , lineis tribus dorsaiibus obsoletis , vittaque stigmatifera albidis, dorso punctato strigis obliqnis notato ; scvtetlofusco; capite rufo.
BoiSD. , Ind. nieth. , p. 81.
Treitsch.-Ochs. , Schmelt. von Europ. , II, p. 234, "° '5-
Noctua nitida. Hubn. , Noct. , tab. 38, figf. 180. — Larv.
lepid. IV, Noct. , II, gen. M, 6, fig. 5 , a. Fab., Ent. Sjst. , III, 2, 3i , 75.
WiEN. Verz. , s. 86 , fam. R , n° 4. Noctua vaccinii, var. Canescens. Esp. , Sclim. , IV th. , tab. 1 62,
Noct. 83 , fig. 5 , 6.
BoRKH. , Eur. schm. , IV th. , S. 744? ^37.
Elle a le port et la taille de la Macilenta, et de même , elle ne nous semble point appartenir aux véritables Orthosia.
Elle est d'un vert-tendre plus ou moins clair , quelquefois demi-transparent, et finement saupoudré d'atomes obscurs, particulièrement sur le dos. Celui-ci est marqué d'une suite de chevrons d'un vert obscur peu prononcés sur les premiers anneaux, dont le sommet est dirigé du côté de l'anus. Sur le vaisseau dorsal et de chaque côté, il y a une petite ligne longitudinale blanchâtre , qui n'est bien distincte que sur les premiers segments. De chaque côté, près des pattes , on voit, en outre, une raie longitudinale assez large, d'un vert très pâle ou d'un vert blanchâtre , se fondant presque avec la couleur du ventre. Celui-ci est d'un vert très pâle, avec les pattes de la même couleur. Les stigmates sont noirs et assez petits.
La tête est d'un roussâtre pâle, cachée en partie, dans le repos, sous le premier anneau, qui est couvert, comme dans les Cerastis, par une plaque ou écusson d'un noir brun , marquée de deux traits longitudinaux d'un blanc jaunâtre.
Cette chenille passe l'hiver très petite, engourdie sous les feuilles sèches ; elle change de peau dès les premiers beaux
NOCTUÉLIDES.
jours, et au commencement du printemps elle est parvenue à toute sa taille. On la trouve dans les bois sur les plantes basses , et particulièrement le long des hampes de la primevère [primula ofjîcinalis). Elle a été découverte aux environs de Paris, par M. Maxime Maillard, entomologiste non moins zélé qu'obligeant.
La chrysalide est cylindrico - conique , d'un brun clair, renfermée dans une légère coque formée de grains de terre agglutinés.
L'insecte parfait éclôt à la fin de septembre et dans le courant d'octobre. Il se trouve dans plusieurs parties de l'AlIemaffne et de la France.
NOCTUELIDES. ,
ORTHOSIA STABILIS. PI. 19, liff. 4,5ef 6.
Viridis vel albido-virîdis pallidiori punctulata, linea dorsali alteraque lateralî albidis velflavis ; stigmatibus albis nigro cinctîs.
BoiSD. , Ind. meth. , p. 80.
Treitsch.-Ochs. , Schmett. von Europ., II, p. 223, n° 10.
JSoclua stabiUs. Hubn. , Noct. , tab. 36, fig. 171. — Borkh. ,
ViEWEG , BrAHM. , SCHRANK , IllIG. , WlEN. VeRZ. , etC.
Noctua cerasi. Fab., jE'n^ Syst. , III , 2 , 44r 1 18.
L'ambiguë. Ernst, Pap. d'Europe, pi. 262, fig. 4*^5 c,d. —
La chenille , pi. 264 , fig. 4' 5 , a, b. Noctuelle constante. God.-Ddp., Pap. de France, t. VI, pL 81,
fig". ^'
Efie est d'une forme assez alongée , légèrement atténuée aux extrémités, tantôt d'un vert-tendre glauque ou d'un vert im peu jaunâtre, finement sablée de blanchâtre ou de jaunâtre , avec une raie blanchâtre sur le vaisseau dorsal, amincie aux deux extrémités. Au-dessus des pattes , est une raie longitudinale assez large, d'un jaune pâle, et entre celle-ci et la raie dorsale, on voit de chaque côté une ligne longitudinale très déliée, peu marquée, formée par de petits points blanchâtres rapprochés. Les stigmates sontblancs, finement cerclés de noir, placés à la base de la raie latérale , excepté le premier et le dernier ([ui se trouvent au-dessus. La tête est d'une couleur un peu plus foncée que le corps, tirant légèrement sur le grisâtre. Toutes les pattes sont de la couleur du corps. L'extrémité des écailleuses et la couronne des membraneuses sont lavées de couleur de chair pâle. Les plis que forme la peau de cette chenille aux incisions sont transparents en blanc jaunâtre.
On rencontre assez souvent une variété qui , au Heu d'être d'un vert-tendre glauque , est d'un vert- tendre jaunâtre, et chez laquelle les raies , le sablé, et enfin tout ce qui est blanc dans l'autre , sont d im jaune tendre.
NOCTUÉLIDES.
On en trouve aussi un autre de temps en temps , qui est d'un vert très blanc, avec le dessin plus blanc.
Cette chenille vit sur un grand nombre d'arbres, principalement sur le chêne , qiiercus robw^ ; les peupliers, populus ; le pommier , malus communis ; le prunellier , pmnus spinosa ; les saules , sali'x; Taune, alnus viscosa, etc. Elle parvient à toute sa grosseur vers la fin de mai ou au commencement de juin. Elle entre alors dans la terre sans y faire de coque.
La chrysalide est cylindrico-conique , d'un brun-testacéfoncé, luisant, avec l'enveloppe des ailes un peu moins obscure , légèrement transparente et tirant un peu sur le verdâtre. Les articulations sont un peu chagrinées, et l'anus est armé de deux petites épines noires , divergentes.
L'insecte parfait éclôt dans le mois de février ou de mars de l'année suivante. Il habite une grande partie de l'Europe , et , quoiqu'il ne soit pas rare , il est'bien plus difficile de le trouver que la chenille.
NOCTUÉLIDKS.
ORTHOSIA AMBIGUA.[P1. 19, fijj. 3.
Modo supra vîolacea, modo viridis, nîgro punctata lineisque tribus dorsalibus albidis ; linea laterali stigmatifera JJava ; lineis albidis in segmenta undecimo striga transversa junctis.
BoiSD., Ind. metli. , p. 81.
Noctua ambigua. Hubn. , Noct. , tab. 36 , fig. lyS. — Larv.
lepid. , IV, Noct. , II , genuin. L. d, fig. b, c, d. Ortliosîa cruda. Treitsch.-Ochs. , Schmett. von Europ. , Il ,
Noctua cruda. Wien. Verz. , S. 77, fam. L , n" 9. Noctua pulverulenta. Esp., Schm., III th., tab. 67, fig. 5-6. BoRKH. , Europ. schmett., IV th., S. 61 t, n° 256. Noctuelle ambiguë. God.-Duponch. , Pap. de France, t. VI,
pi. 76, fig. 3.
EUe est de la taille de Trapezina , à laquelle elle ressemble un peu par la forme, et dont elle a en grande partie le dessin. Le fond de sa couleur varie; mais il est le plus ordinairement violâtre en dessus, avec une raie jaunâtre sur le vaisseau dorsal et une raie semblable , plus jaune et plus large, le long des pattes. Entre celle-ci et la dorsale, on voit eu outre une ligne longitudinale blanchâtre. Le dessus du premier anneau est noir, écailleux, divisé seulement parla raie dorsale. Le onzième est bordé transversalement par une raie blanchâtre qui forme une croix ou un T, avec la raie dorsale. L'extrémité du dernier anneau est noirâtre. Les stigmates sont noirs , petits , peu apparents , placés sur la raie latérale jaune , et le dessus de chaque anneau est marqué de quatre petits points noirs diposés en carré. On en voit aussi un de chaque côté , entre la hgne sous-dorsale^etla raie latérale. La tête est grisâtre, jaspée de noir. Le dessous du corps est blanchâtre, ainsi que les pattes membraneuses. Le dessous de la poitrine est un peu violâtre , avec les pattes écailleuses noirâtres. Sur les côtés , entre les pattes , on aperçoit aussi rà et là quelques petits points tuberculeux brimà-
NOCTUÉLIDES.
1res. Les incisions des anneaux sont souvent d\m jaunâtre pâle ou blancliâtre; et lorsque la chenille marche, elle parait avoir sur le dos des séries de quadrilles violâtres. Parmi les individus de la teinte que nous venons de décrire , il y en a qui sont d'un violâtre pâle, d'autres d'un jaune violàtre, avec les raies dorsales variant du jaunâtre au blanc.
On rencontre très souvent une autre variété qui est verte ou d'un vert glauque , avec tout le dessin jaune ou jaunâtre; mais chez elle, ce dernier étant placé sur un fond plus pâle , il ressort moins bien que dans la variété précédente. Les anneaux sont de même ponctués de noir, avec les incisions plus pâles que le fond.
Cette chenille est commune à la fin de mai dans les bois , sur le chêne, quercus rohur; l'orme, ulmus conipestris; l'aubépine, cratœgus oxyacantha ; le prunellier, prunus spinosa, etc.
Pour se métamorphoser, elle entre en terre sans former de coque.
La chrysalide est d'un brun-testacé luisant, avec les enveloppes des ailes plus claires, et l'anus terminé par deux petites pointes.
L'insecte parfait éclôt en mars et avril, et il se trouve, en battant les arbres , dans les bois d'une grande partie de l'Europe , mais plus difficilement que la chenille.
NOCTUELIDES.
COSMIA TRAPEZINA. PI. 19, Ky. 1 et 2.
yiridis vel pallide viridis , punetis niinutissinds nigris , lineisque tribus palliais in segmenta undecirno stricja vel arcu junctis ; linea (aterali incisuris coarctata vel sub t?iterrupta modo flava, modo rubro tincta.
BoiSD. , Ind. meth. , p. 85.
Treitsch.-Ochs. , Schmett. von Europ. , II, p. 383, n° 3.
Noctna trapezina. Hubn., Noct., tab. 4^ , fig- 200.
LiNN. , Syst. iVaf. ,1, 2, p. 836,99. — Fab. , Wien. Verz. ,
Ilmg., Esp. , BoRKH. , etc.
Le trapèze. Ernst, Pap. d'Europe, pi. 3i3, fig. 546. INoctuelle trapèze. God. -Dup., Pap. de France, t. VII,
pi. 108 , fig. 1 , 2 et 3.
Elle a la même forme et à-peu-près le même dessin que celle à'Orthosia Âmbigua, et elle ressemble un peu à la variété verte de cette espèce. Le fond de sa couleur est tantôt d'un vert assez foncé et tantôt d'un vert pâle un peu glauque , avec quelques petits poils très rares , naissant de petits granules noirs. Elle a sur le vaisseau dorsal une raie blanchâtre ou d'un blanc jaunâtre , qui aétend jusqu'à la fin du dernier anneau , et qui est coupée à angle droit sur le milieu du onzième , par un trait transverse de la même couleur, qui forme la croix entre celle-ci et la raie latérale. De chaque côté est une ligne de la même couleur, souvent assez peu marquée, ne s'étendant guère au-delà du trait transversal. La raie latérale placée le long des pattes est jaune souvent pointillé de noir ou tiqueté de fauve , ou même d'un rouge briqueté , étranglée à chaque incision , ce qui lui donne une forme régulièrement ondulée. Les stigmates sont noirs , à disque blanc , peu apparents, placés sur cette raie. Outre cela, les incisions des anneaux sont un peu plus pâles que le fond. La tête est d'un vert pâle , avec la bouche noriâtre. La partie antérieure dn premier anneau est d'un veit un peu jaunâtre. Le dessous du
NOCÏUÉLIDBS.
ventre et les pattes membraneuses sont d'un vert-pomme ; les pattes écailleuses sont de la couleur de la tête.
Dans la variété pâle , les lignes dorso-latérales sont plus prononcées , et les granules noirs forment sur les anneaux de petits points que l'on aperçoit à peine dans les individus obscurs.
Cette chenille est parvenue à toute sa taille à la fin de mai ou dans la première quinzaine de juin. Elle vit dans les bois sur plusieurs arbres, mais particulièrement sur le chêne , quercus robur ; Forme, ulmus campestris ; Taubépine, cratœgus oxyacantha. Rarement elle descend des arbres pour se métamorphoser. Dans ce cas, elle forme sous la mousse une coque légère; mais le plus ordinairement elle se renferme entre deux feuilles , qu'elle attache avec quelques fils de soie.
La chrysalide est assez petite , cylindrico-conique, brune , et terminée par deux petites pointes recourbées en hameçon.
L'insecte parfait éclôt en juillet , et il se trouve communément dans la plus grande partie de l'Europe.
NOCTUELIDES.
CERASTIS SATELLITIA. PI. 26, % 3 et 4.
Atra holosericea, ventre pallidiori, llneis lonyitudinalibus tenuissimis obsoletis paUidis, niarc/niali macidis aliquot albis signala; capite fulvo ; scutello nigro fulvolbilineato.
BoiSD. , Ind. meth. , p. 86.
Treitschk.-Ochs. , Schmett. von Europ., II , p. 4'4? i^"-^-
Noctiia satellitia. Hubn. , Nocl., tab. 38, fig. 182.— Larv.^ep.,
IV , Noct. , II , Gen. , M, c , fig. i , a, 6. LiNN. , Fab. , WiEN. Verz. , Illig. , Esp. , etc. RoESEL., Ins., III th., tab. 5o, fig. 1-4. La satellite. Ernst, Pap. d'Europe, pi. 3oo, fig. 5ii . Noctuelle satellite. God.-Dup.-, Pap. de France, VI, pi. 80,
fig. 4.
Elle est tantôt d'un noir de velours et tantôt d'un noir à reflet un peu olivâtre , avec quelques petits poils courts très clair-semés. Elle offre sur chaque côté du dos une petite ligne longitudinale très fine, souvent peu apparente, et d'une couleur un peu plus pâle que le fond. Ces deux lignes sont jaunes ou d'un jatme un peu fauve sur le premier anneau et sur l'extrémité du dernier. On observe en outre sur le bord latéral du premier , du second , du quatrième et du onzième , une petite tache blanche bien distincte. Celle du premier anneau forme toujours une petite ligne qui le borde dans toute sa longueur , et qui quelquefois s'étend insensiblement jusqu'aux pattes anales , en liant l'une à l'autre les quatre taches latérales. La tête est d'un brun clair, un peu plus foncée sur les côtés. Les stigmates sont d'un noir profond. Le dessous du corps et les pattes sont d'un gris-rougeâtre livide.
La plaque quadrangulaire ou l'écusson du premier anneau ne se distingue guère de la teinte générale, que par les deux petites Hgnes jaunes qui le divise.
On rencontre quelquefois une variété d'un fauve brun.
On trouve cette chenille parvenue à toute sa grosseur dans la dernière quinzaine de mai et dans le commencement de
NOCTUÉLIDES.
juillet, sur une infinité de plantes basses, et quelquefois sur certains arbres, tels que chêne [quercus robur)^ aubépine {cratœgus oxyacantha), hêtre (fagus sylvatica), etc. Cestplutàt dans les forêts qu il faut la chercher que dans tout autre lieu. On la voit quelquefois traverser les allées des bois, courant avec une grande vitesse , quoiqu'elle ait Thabitude de se cacher pendant le jour.
En captivité, cette chenille dévore souvent ses semblables.
Pour se métamorphoser, elle forme dans la terre , à peu de profondeur, une légère coque, en attachant quelques grains de cette substance avec des fils de soie.
La chrysalide est cyhndrico-conique , d'un rouge brun, terminée par deux petites pointes courtes , parallèles , noires.
L'insecte parfait éclôt en septembre et octobre , et quelquefois en avril de l'année suivante. Il se trouve dans le centre et le nord d'une grande partie de l'Europe.
NOCTUÉLIDES.
XYLINA VETUSTA. PI. i4, fig. 3.
Vîridis fasciis iateralibus duabus flavis , inferiori supra fusco tenue marginata , superiori annulatim punctis tribus albis prœcessa; linea tenui dorsali flavescenti.
BoiSD., Ind. method. , p. 86.
Treistch.-Ochs. , Schmett. von Europ., III , p. 4? i^i" "•
Noctua vestusta. Hubn. , Noct. , tab. 97, fig. 4^9- — Larv. lepid., IV, Noct. , II, gen. , fig. 2 , a.
RoESEL , Ins. , I th., tab. 24 , fig. S. i45.
Ernst, Pap. d'Europe , pi. 249, fig. 370, li, d, e. (Confondue avec l'antique. )
Noctuelle ancienne. God.-Dup,, Papillons de France, VII, i" part. , p3. m , fig. i.
Elle est à-peu-près de la taille de YExoleta, et elle est de même d'un vert-pomme , avec une raie jaune de chaque côté du dos. Le vaisseau dorsal est couvert par une troisième ligne jaune , un peu moins marquée et souvent un peu plus verdâtre. Le long du bord supérieur de la raie jaune on observe sur chaque anneau , trois points blancs cerclés de noirâtre , et un peu disposés en échiquier. Le premier anneau en est ordinairement dépourvu ; le second et quelquefois le troisième n en ont que deux , et le douzième n'en a qu'un , qui peut même disparaître. Le long des pattes il y a une raie latérale jaune , ordinairement lisérée de brun ou de vert obscur sur son côté supérieur. Les stigmates sont ovales , d'une couleur orangée, finement cerclés de noir, et placés sur cette raie. Le premier anneau est ordinairement en dessus d'un vertpomme un peu roussâtre.
Les côtés du ventre et les pattes membraneuses sont d'un vert-pomme. Le dessous du corps est d'un vert blanchâtre. La tête est d'un roux plus ou moins verdâtre. Les pattes écailleuses sont d'un fauve roux.
Cette description est faite sur plusieurs individus du midi de la France , et entre autres sur quelques uns qui nous ont été envoyés d Hyères par M. Meissonnier, dont Tobligeance
KOCTUELIDES.
est connue de tous les entomologistes , et dont nous aurons souvent occasion de citer les observations et les découvertes. Les chenilles de cette même espèce , telles qu on les trouve le plus souvent dans le centre et le nord de la France, et dont nous donnons la figure sur une autre planche, ont une teinte assez différente. Toute la partie du dos comprise entre les deux raies jaunes et divisée par la ligne dorsale est d'un vert-brun olivâtre. Le liséré qui borde la raie jaune latérale est d'un vert obscur, et se fond par son bord supérieur avec une bande d'un vert-pomme obscur. Toutes les raies jaunes sont en outre plus verdâtres. Le premier anneau est d'un vert-pomme roussâtre , divisé par le commencement des trois lignes jaunes.
On rencontre aussi une autre variété entièrement d'un vertpomme , à travers lequel on aperçoit à peine l'apparence des diverses bandes et raies que nous avons décrites dans la précédente; seulement les points blancs et la ligne noire qui supporte le bord supérieur des stigmates ne s'effacent jamais. Dans le midi de la France, on la trouve sur la scabieuse, et au bord de la mer sur le statice linioniuni. Dans le centre de l'Europe , elle habite d'ordinaire les prairies marécageuses , et vit de plantes basses , particulièrement de carex. Elle mange aussi des lotus, des trèfles , etc. '
On la trouve très petite dans le courant de mai en fauchant dans les prairies basses. Elle acquiert toute sa grosseur dans le courant de juin , et elle se forme une coque en réunissant des grains de terre avec quelques fils de soie.
La chrysalide ressemble beaucoup à celle d'Exoleta. Elle est cylindrico-conique , d'un brun-testacé luisant, avec une pointe anale, noire , obtuse, déprimée , armée de deux épines rapprochées , de la même couleur.
L'insecte parfait éclôt ordinairement à la fin d'août et dans le courant de septembre ; quelquefois cependant la chrysalide ne se développe qu'au printemps.
Il se trouve dans une grande partie de la France, de l'Allemagne et de l'Italie ; mais il n'est nulle part très conimun.
NOCTUÉLIDES.
XYLINA EXOLETA. PI. i4, fîg. i et 3.
Lœte viridis vel glauco-viridis , fascia sublaterali jlava maculis nîgris adnexis aUeraqne inferîori rubra, albo marginata.
BoiSD. , Ind. method. , p. 86.
Ttreits.-Ochs., Schrnett. von Europ. , III, p. 7, n" 2.
Noctua exoleta. Hubn. , Noct. , lab. 5o , fig. 244- — Larv.
lepid. , IV, Noct. , II . gen. T, c, fig. i, a,b. LiNN. , Syst. Nat. , I, 2, p. 849, i5i. Fab. , Ent. Syst., III, 2, 119, 36 1. — Borkh. , Wien. Verz. ,
Esp. , Devill, , FuESSL. , ScHRANK, Ross. , Brah3i, View. , etc. BoESEL, 1ns. Bel., I th., tab. 24, fig. 2-5. De Geer, II th.. S. 290, n" 2, tab. 7, fig. 1-4. L'antique. Ernst, Pap. d'Europe, pi. 249, fig. 870, a, c, /",
Noctuelle antique. GoD.-DuP., Pap. de France, VII, impart, ,
pi. I n , fîg. 2.
Cette belle chenille est tantôt d'un vert-pomme , faiblement jaunâtre, et tantôt d'un beau vert glauque, avec une raie jaune de chaque côté du dos. Le vaisseau dorsal par ses battements alternatifs forme aussi une raie dorsale un peu plus obscure que le fond , et plus ou moins sensible selon que cet organe se dilate ou se contracte. Sur le bord supérieur de la raie jaune, on observe sur chaque anneau , un trait noir plus ou moins bien écrit, qui lui est adhérent et qui est marqué d'un point blanc à chaque extrémité. Ce trait est quelquefois interrompu dans son milieu; mais il l'est toujours, ou au moins le plus souvent, sur le premier anneau. Le long des pattes il y a une large raie ou bande d'un rouge minium, quelquefois un peu briquetée, bordée par une ligne blanche, tantôt en dessous seulement et tantôt des deux côtés. Dans quelques individus , la raie rouge est interrompue , et forme une suite de taches rouges alongées. On voit en outre sur tous les anneaux , depuis le second jusqu'au douzième , trois points blancs cerclés de noir, placés en trépied ou en échiquier près
NOCTUÉLIDES.
de la raie latérale. Les stigmates ressemblent à ces points , mais ils sont plus ovales et touchent ordinairement la raie briquetée.
Le ventre et les pattes membraneuses sont d'une couleur plus pâle que le reste du corps. La tête et les pattes écailleuses sont d'un vert jaunâtre, tirant plus ou moins sur le roux. On la trouve depuis le commencement de juin jusqu'à la mi-juillet sur une infinité de plantes , particulièrement sur Toeillet des jardins , dianthus caryophyllus ; la scabieuse des champs, scabiosa arvensis; \q silène otites; le cucubale, silène injîata ; les pavois, popaver somniferum et rhœas; la laitue, lactuca sativa ; le genêt commun , genista scoparia ; l'arrêtebœuf, ononis arvensis; le pois cultivé, pisum sativurn, etc.
Il est à remarquer que celles qui vivent sur l'œillet et le cucubale prennent ordipairement la teinte glauque de la plante dont elles se nourrissent.
La chrysalide est cylindrico-conique , d'un brun luisant, terminée par une pointe obtuse déprimée , armée de deux petites épines.
L'insecte parfait éclôt ordinairement vers la fin d'août ou dans le courant de septembre ; mais il arrive souvent que la chrysalide passe Thiver, et que le papillon paraît au printemps.
Il se trouve dans une grande partie de l'Europe ; mais il est plus commun dans le midi que dans le nord.
NOGTUELIDES.
XYLINA MERKII. PI. 34, %. 4.
Viridis flavo punctata, linea dorsali înterrupta , alteraque lateralî
JJavis.
Rameur, m ^nn. de la Socîét. Ent. ( i832), pi. 9, fig. 6.
Elle a !e port de Conformis et ressemble un peu à certaines variétés de cette espèce.
La chenille est d'un vert jaunâtre, pointillée de jaune , avec trois lignes dorsales de la même couleur, dont la médiane plus étroite et un peu interrompue , mais visible dans toute sa longueur ; les deux autres n'offrent ordinairement aucune interruption.
Les stigmates sont noirs, ovoïdes, avec le centre fauve ou d'un blanc roussàtre ; îa tète est d'un vert jaunâtre un peu glauque.
Le dessous du ventre est d'un vert pâle, avec des atomes jaunes sur les anneaux dépourvus de pattes.
Les pattes sont d'un vert jaunâtre , pointillées de jaune.
Outre cela, tout le corps offre çà et là quelques petits poils clair-semés , peu sensibles.
On trouve cette chenille au mois de mai sur l'aune {alnus viscosa ).
Pour se métamorphoser elle entre en terre et forme, comme les espèces voisines, une coque, dans la composition de laquelle il n'entre que quelques fils de soie.
La chrysalide est d'un noir un peu rougeâtre et de forme ordinaire.
L'insecte parfait éclôt en octobre et novembre. Il est encore très rare dans les collections, et n'a été trouvé jusqu'à présent que dans l'île ae Corse et aux environs de Lyon; mais il est probable qu'on le découvrira dans les autres localités du midi de la France où croît l'aune.
NOCTUÉLIDES.
XYLINA LEAUTIERI. PI. 34, fig. 2 et 3.
Viridîs, Linea dorsali, strigis sub-obliquis punctisque parvis albidis; strigls lateralîhus albîs purpureo desuper inarginatis.
BoiSD., Ind. metli. , add., p. 6.
Treitschk.-Ochs. , Scinn. von Europ. , XI. Cantener , Catalog. des Lépidopt. du Far, p. 16. Xylina sabinœ? Treits.-Ochs. , op. cit., XI. Xylina lapidea ? Treits.-Ochs. , op. cit. , III , p. 19,6. Noctua lapidea ? Hubn. , Noct. , tab. 82 , f. 382. CuculUa lapidea? Treits.-Ochs., op. cit., XI.
Nous pensons que les Xylina lapidea , sabinœ et Leautieri pourraient bien être la mêmeespéce. Cependant M. Treitschke ^ cru devoir en faire trois ; il a même, dans son supplément aux noctuelles , reporté la Lapidea dans le genre CuculUa , ce qui paraît d'autant moins naturel qu'il dit dans le tome m , p. 80, que Dahl a trouvé la chenille de la Lapidea sur des jeunes pousses de cyprès, et qu'elle ressemblait un peu, pour le dessin, à celle di'Abrotani : ce qui est précisément le cas de notre Leautieri. D'ailleurs aucune espèce de CuculUa ne vit sur les arbres.
Notre chenille est d'une belle couleur verte, avec une bande dorsale blanche , élargie régulièrement à chaque incision et accompagnée de chaque côté de deux petits points de la même couleur, disposés par paires; au-dessous de ceux-ci , il y a une suite de traits longitudinaux blancs , alignés , pointus à chaque extrémité ; plus bas , et un peu audessus des stigmates , est une seconde suite de traits blancs surmontés chacun d'un trait pourpre , et formant une bande interrompue; au-dessous de ces traits blancs on voit deux petits points de la même couleur, disposés obliquement; les stigmates sont blancs , plac^ sur un fond un peu plus obscur que la teinte générale; la tête est d'un vert-clair, pointillée de blanc.
NOCTUELIDKS.
Le dessous du corps est d'un vert jaunâtre, avec une raie brune de chaque côté; les pattes sont vertes, avec la couronne des membraneuses d'un pourpre rougeâtre.
On la trouve , parvenue à toute sa taille , sur le cyprès {cupressus sempervirens) et sur c^e\c^esjuniperus, dès les premiers jours de mars ; mais on en rencontre encore à la mi-juin et même plus tard. En battant les cyprès , aux environs de Montpellier, on en fait quelquefois tomber en grande quantité. Dans sa jeunesse elle est entièrement jaune.
Elle file une coque en terre , d'un tissu assez épais ; elle ne passe à Tétat de nymphe que quinze jours avant de donner l'insecte parfait.
Celui ci éclôt depuis le mois d'août jusqu'en décembre , et même plus tard. Il se trouve en Provence, en Languedoc, en Corse, et probablement dans toutes les parties de l'Europe méridionale où croît le cyprès. — Communiqué par M. Gustave Daube.
NOCTUELIDES.
XYLINA RHIZOLITHA. PI. 34, fig. i.
Pubescens cœndeo-viridis albido punctulata , lineis quinque obsolel'is
albîs.
Treits.-Ochs. , Schm. von Europ. , III, p. 2î , 7.
Noctua rhizolitha. Huen. , Noct. , tab. 5o , f. 242. — Larv. lepid. ,