NYMPH AI.IDES
MELIT^A ATHALIA. PI. 4, fig. i et ?..
Xiqricans spinulosa, albido punctulata ; spinis luteo-fiUvescentibus ; capite nigro.
BoiSD. , Ind. metli. , p. 17.
OcHS., Schmett. von Europ.,\, p. 44 > "" 9-
Papilio ma?îirna. KuBN., Pap. , tab. 4, fig- 17 ^^ iS. — Larv.
lepid., I, Pap.,I, Nymph. A , C, fig. 2, a, 6. FAB.,Ent.Syst.,Ul, i,254, 787. — Wien. Verz., lLLiG.,etc. PapHio alhaiia. Esp. , Schmett., Ith., tab. 47, Suppl. 23,
fig. I, a, b, S. 377. — Brahm, BoRKfi. , Schwarz, etc. Argynne athaiie. God., Pap. de Fr., t. ï, pi. 4 quart., fig. 2. Le damier, troisième espèce. Ernst, pi. 19, fig. 5i , c, d. Variété. Papilio pyronia. Hubn. , Pap., tab. ii4,fig. 585,
586, 587 et 588.
Elle est épineuse, dun gris -obscur livide ou noirâtre, plus raccourcie et plus épaisse que la Cinxia, marquée de pointsblanchâtre s, disposés par rangées circulaires, et plus gros sur le dos que sur les côtés. Le vaisseau dorsal est couvert par une raie noire interrompue par les épines. Le ventre est d'un gris blanchâtre , avec les pattes membraneuses plus pâles. La tête est velue et d'un noir bronzé. Les épines sont charnues, coniques, courtes, renflées à leur base, ordinairement d'un jaune-roux clair, garnies de quelques poils noirs: elles forment neuf rangées longitudinales, excepté sur les trois premiers anneaux , qui sont dépourvus de la rangée dorsale médiane. Les épines ou pointes coniques, qui constituent la rangée la plus rapprochée des pattes, sont grises ou grisâtres, et chacune d'elles est bifide jusqu'à la base, de manière que cette rangée parait double.
Elle vit dans les prairies élevées et dans les allées des bois sur plusieurs plantes basses, mais particulièrement sur le méiampyre des bois, melampyrum sylvaticum ; le plantain lancéolé, plantago lanceolata ; la jacée, jacea nigra; la piloselle, Iiieraclum pilose//o ; la valériane , valeriava dioica.
NYMPHALIDES.
On la trouve au mois de mai parvenue à toute sa taille.
La chrysalide est assez courte, peu anguleuse, d'un blanc un peu violâtre, plus variée et plus ponctuée de noir que celle di!Artemis. Elle a sur le milieu des anneaux une rangée de petits tubercules orangés.
L'insecte parfait éclôt en juin et juillet, et il est commun dans presque toute l'Europe.
NTMPHALIDES.
MELITiEA ARTEMIS. PL 4, fig. 3 et 4.
Spinulosa atra, albo punctata, fascîa longitudinali , taterali, ex atomis albis approximatis conflata ; capite pedibusque veris nigris.
BoiSD.j/nd. meth., p. 17.
OcHs., Schmett. von Europ., I, p. 24, n° 3.
Papilio arlemis. Hubn. , Pap., tab. i , fig. 4? 5- — Larv. lep. ,
I, Pap., I, Nymph. , A, a, fig. 3, a, b. Fab. , Ent. Syst., III, i , 255, 790. — Wien. Verz. , Illig. ,
Lewin, Schrank.
Papilio matxima. Esp. , Schm., I th. , tab. 16, fig. 2 , S. 209.
— ScHNEiD. , Lang.
Papilio lye. Borrh. , Europ. schmett. ;, I th. , S. 57 , n° 8 , et
S. 225 , n" 9. — Brahm, Herbst.
Le damier, variété, GEOFr.,Hist. des Ins., t. II, p. 4^, n" 12. Le petit damier à taches fauves. Ernst, Pap. d'Europe, pi. 17,
fig. 28, a-b.
Argynne artémis. God. , Pap. de Fr. , 1. 1 , pi. 4 i^""^- ■> ^l'- 3-
Elle a tout-à-fait le port de Cinxia, avec laquelle on pourrait la confondre au premier coup d'œil. Elle est épineuse et d'un noir de velours , avec le dos marqué de petits points d'un blanc un peu bleuâtre, et avec une traînée d'atomes blancs plus ou moins rapprochés le long des pattes , formant une espèce de bande. A la partie supérieure de cette bande , on voit sur chaque anneau un point plus gros que les autres qui porte les stigmates. Au-dessous de la bande en question , la couleur devient «plus brune ou un peu roussâtre. Le ventre est d'une couleur de chair pâle , marqué entre les pattes d'une raie roussâtre. Les pattes membraneuses sont d'un jaune fauve ; les écailleuses sont noires , ainsi que la tête , qui est velue et légèrement échancrée à sa partie supérieure. Ses épines sont charnues , noires , hérissées de poils de la même couleur, placées circulairement sur chaque anneau et dans l'ordre suivant : quatre sur le premier ; hait sur les deux suivants; onze sur les autres jusqu'au onzième qui en a huit , et quatre sur le
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s YMPHALIDES.
dernier ; celui-ci , ainsi que les trois premiers , n'en a jjoint sur le milieu du dos.
Elle vit ordinairement au bord des bois sur la scabieuse , mors-du-diable , scahiosa succisa, et sur la jacée.
Dans le jeune âge, les petites chenilles habitent en société sous des toiles qui ressemblent à des nids d'araignée. Elles éclosent en été ; à la fin de l'automne , elles sont au tiers de leur grosseur, et vers la fin de mars elles se séparent et deviennent aussi rares qu'elles étaient communes avant l'hiver. Dans le courant d'avril , elles prennent tout leur accroissement , et se chrysalident en se suspendant par la queue à des brins d'herbe.
La chrysalide est d'un blanc un peu jaunâtre , peu anguleuse , avec la tète coupée carrément. Le corselet offre deux taches noires irréguhères , marquées sur le milieu d'une autre petite tache orangée. L'enveloppe des ailes est parsemée de petites taches noires irrégulières , et celle des pattes est d'un jaune orangé annelé de noir. Sur le milieu de chacun des anneaux, il y a une rangée transveisale de taches alternativement noires et jaunes ; celles-ci sont formées par des petits tubercules arrondis peu saillants. Les incisions des anneaux sont d'un gris brun.
L'insecte parfait éclôt en mai , et est commun dans une grande partie de l'Europe. Quelquefois les petites chenilles prennent tout leur accroissement en juillet , et le papillon reparaît en août.
NYMPHALIDES.
MELIÏiEA PHOEBE. PI. 4, fiy. 5 et 6.
6'pinulosa atra albido punclata, fascia laie r ait , fidva; capite pedibusque veris nî(jvis.
BoisD., Ind. meth., p. 17.
OcHS., Schmett. von Euro p. , I, p. 89, 7.
Papilio Pliœbe. Hubn., Pap., tab. 3, fig. i3, 14. — Ijarv.
iepid. , I, Pap. , I, Nymph. , A, C, fig. a. Fab., Ent. Syst. , III, 1, 25 1 , 780. — Illig. , Wien. Verz.,
SCHRANK, etc.
Papilio corythaiia. Esp. , Schmett., I th. , tab. 61 , cont. 1 1 , fig. 4 5 5 , S. 64-67. — Herbst,- Schneid. , Borkh , etc.
Argynne phœbé. God. , Pap. de Fr. , t. I , pi. 4 quint. , fig. 3.
Le grand damier. Ebnst, Pap. d'Europe, pi. 61 , Suppl. 7, fig. 281, a, 6 bis.
Elle est épineuse^ d'un noir bleuâtre, marquée de points blanchâtres ou blancs , beaucoup plus gros sur le dos que sur les côtés. Au-dessus des pattes , elle a une bande longitudinale fauve , précédée d'une raie formée par des points d'un brun violet. Le dessous du ventre est d'un gris-jaunâtre avec quelques petits points jaunes et d'autres d'un brun violet. La tête est noire, laisante, échancrée par en haut, et couverte de petits poils noirs. Les pattes écailleuses sont de la même couleur, et les membraneuses d'un gris roussâtre. Les stigmates ne sont visibles qu'à la loupe ; ils sont d'un blanc sale, cerclés de noir. Ses épines sont charnues, placées circulairement sur le miheu des anneaux, d'un gris noirâtre, garnies de poils noirs très fins, excepté celles qui sont au-dessus des pattes et sur la bande latérale , qui sont d'un jaune fauve. Voici la manière dont elles sont disposées : quatre sur le premier anneau, deux fauves de chaque côté ; huit sur le second ; six sur le troisième ; onze sur le quatrième ; treize sur le cinquième ; onze sur les suivants jusqu'au onzième , qui en a dix, et enfin six sur le dernier , quatre noires et deux fauves.
Elle vit sur la jacée, cenlourca jaceu.
NYMPIIALÎDES.
Les petites chenilles éclosent à Tautomne , passent l'hiver très petites , commencent à se montrer au mois d'avril , et elles sont, ordinairement parvenues à toute leur grosseur dans le courant de mai.
Pour se métamorphoser, elles se suspendent par la queue à des brins d'herbe.
La chrysalide est peu anguleuse , d'une couleur de chairsale violâtre , marbrée de gris brun , avec les incisions de cette dernière couleur. Elle a sur le milieu des anneaux une rangée transverse de petits tubercules orangés , pointus , dont la base antérieure est cerclée de brun noir. Entre ces tubercules on voit en outre quelques petits points noirs. La gaîne des antennes est d'une couleur de chair grisâtre entrecoupée de brun.
L'insecte parfait éclôt en juin , et il se trouve dans le centre et le midi d'une grande partie de l'Europe.
NYMPHALIDES.
MELITiEA CINXÏA. PI. 4, fig. 7 et 8.
Spinulûsa atra, albo punctata ; cetpite pedibusque veris rubris.
BoisD. , Ind. tneth., p. 17.
OcHS. , Schme.lt. von Europ. , I , p. 27, n° 4.
Papilio cinxîa. Linn. , 5j5^ iVa^, I, 2, 784, 2o5. — Ross.,
FUESSL.
Cinxia, var. p P. délia. Fab., Ent. Syst., III, i, 25i, 779. Papilio délia. Hubn. , Pap. , tab. 2 , fig. 7, 8. — Larv. lepid. , I, Pap.,I,Nymph., A, 6,fig. i,a. — Wien. Verz. , Illig. ,
BORKH.
Papilio pilosellœ. Schneid. , Syst. Beyl., S. 201 , n' 1 15. Papilio trivia. Schrank. Faun. Boic. , II , B. i abth. , S. 2o5 ,
Le damiei, troisième espèce, variété. Geoff., Hist. des Ins. ,
t. II , p. 45, n° 12 , c.
Le damier, quatrième espèce. Ernst, Pap. d'Europe , pi. 19,
fig. 32, a-f.
Argynne cinxia. God. , Pap. de Fr. , 1. 1, pi. 4 quinta , fig. 2.
Elle est épineuse, d'un noir de velours, avec des petits points d'un blanc un peu bleuâtre , rangés circulairement à chaque incision des anneaux, plus gros et un peu plus nombreux sur les côtés près des pattes. Le ventre est d'un brun noirâtre. La tête est velue, rouge, avec la lèvre supérieure marquée d'une tache noire. Les pattes membraneuses sont du même rouge que la tête ; les pattes écailleuses sont noires Les stigmates sont de cette dernière couleur, finement cerclés de blanchâtre et difficiles à distinguer. Ses épines sont charnues, velues, d'un noir moins foncé que le corps, placées circulairement sur chaque anneau et dans l'ordre suivant : quatre sur le premier, huit sur les deux suivants , onze sur les autres jusqu'au onzième qui en a huit , et quatre sur le dernier ; celui-ci , ainsi que les trois premiers , n'en a point sur le milieu du dos.
Elle vit dans les allées et les clairières des bois , sur la pilo-
NYMPHALIDES.
selle, hierachim pilûsella ;\e plantain lancéolé, plantago lanceolata; la jacée, centaureajacea.
Dans le jeune âge, les petites chenilles habitent en société sous des toiles qui ressemblent à des nids d'araignée. Elles éclosent en été ; à la fin de l'automne , elles sont au tiers de leur grosseur, et dès le commencement du printemps elles se séparent. Dans le courant d'avril , elles prennent tout lem* accroissement, et se chrysalident en se suspendant par la queue à des brins d'herbe.
La chrysalide est peu anguleuse, d'un gris - viol âtre obscur, avec la tète coupée carrément. Elle est en grande partie pointillée de noirâtre , et elle est marquée sur les côtés de quelques petites taches jaunes. Elle a sur le dos cinq rangées de petits tubercules orangés. L'enveloppe des ailes est noire, avec deux points orangés à la base et deux rangées de très petits points blancs à l'extrémité. L'enveloppe des pattes est annelée de noir, et la tête est marquée de quatre petits points orangés.
L'insecte parfait éclôt en mai. Quelquefois les petites chenilles prennent leur accroissement en juillet , et le papillon reparaît en août.
NYMPHALIDES.
VANESSA 10. PI. I , fi{j. 1 , 2 et 3. "
Atra, spinosa punctis minutis permultis aibis; pedibus membranaceis ferrugineis.
LiNN. , Syst. Nat. ,1,2, 769 , n° 1 3 1 .
Fab. , Ent. Syst., III , i, 88 , 276. — Illig. , Scopol. , Wien.
Verz. , BoRKH. , etc.
HuBN. , Pap. , tab. 16. — Larv. lepid. , 1 , Pap. i , Nymph. C,
a, fiQ. I, a, b.
RoES. , Ins. bel., i th. , tab. Ill , S. i3. Le paou du jour. Geoff. , Ins. , t. Il , p. 36 , 11° 2. Ernst, Pap. d'Europe, pi. 11, fig. 2 , a. Vanesse paon de jour. God. , Pap. de France, pi. 5, fig. 2,
Elle est d'un noir de velours foncé, ponctuée de blanc. Chaque anneau , excepté le premier, est muni de six épines noires , assez longues , plutôt velues que rameuses. Le premier est plus grêle que les autres et dépourvu d'épines. La tête et les pattes écailleuses sont d'un noir luisant. Les pattes membraneuses sont d'un jaune roussâtre, tirant sur le ferrugineux ainsi que leur base. Les stigmates sont noirâtres, peu visibles.
On la rencontre par familles nombreuses , dans une grande partie de l'Europe , en juillet et en septembre sur les urti'ca dioica etpilufera, et quelquefois sur le houblon liwnulus lupulus.
Pour se chrysalider elle s'écarte peu du berceau de son enfance ; souvent elle se suspend aux feuilles d'orties ou aux plantes voisines.
La chrysahde est le plus ordinairement d'un jaune doré ; quelquefois elle est grisâtre teinte de gris violâtre , avec quelques taches argentées sur la poitrine. Elle est un peu plus alongée que celle dHUrticœ, avec les pointes dorsales plus saillantes , la tête plus fortement bifide , et le ventre un peu plus convexe.
L'insecte parfait éclôt au bout de quinze à dix-huit jours , et même quelquefois plus tôt , suivant les localités.
NYMPIIALIDES.
VANESSA URTIC/E. PI. . , fiy. 4, 5 et 6.
Spinosa, nigro-fusca flavo-subconspersa vitt'is tribus flavidis , dorsali linea nigra divisa.
LiNN. , Syst. Nat. , 1 , 2 , p. 777, n° 167.
Fab. , Ent. Syst., III, i , p. 122, 374- — Illig. , Esp., Wien.
VeRZ. , BORKH. , SCH/EFF., CtC.
HuBN., Pap., tab. 18, fig. 87-88. — Roesel., Donov. , Sepp, etc. La petite tortue. Geoff. , Hist. des Ins. , t. II , p. 37, n" l\. Ernst, Pap. d'Europe, pi. 4, fig- 4- Vanesse de l'ortie. God. , Papillons de France, I, pi. 5 bis,
Elle est noirâtre , finement saupoudrée de jaune. Chaque anneau offre une rangée circulaire de sept épines rameuses , excepté les deuxième et troisième qui n'en ont que quatre , et le premier et le dernier qui en sont totalement dépourvus. Les épines dorsales sont noirâtres , plus claires à leur extrémité ; celles des deux rangées latérales sont un peu jaunâtres. Outre ces épines , le corps de la chenille offre çà et là quelques petits poils grisâtres peu sensibles. Sur le dos on remarque une raie dorsale d'un jaune-citron , plus ou moins large , plus ou moins bien arrêtée, et divisée longitudinal ement par une ligne noire. Sur les côtés on voit une autre raie du même jaune, souvent géminée, et renfermant les stigmates qui sont noirâtres, petits, et peu visibles. La tête est noire , un peu échancrée, et légèrement hispide. Le dessous du corps est d'un gris jaimâtre ou d'un vert-jaunâtre livide. Les pattes écailleuses sont noires ; les autres sont d'un gris verdâtre. Entre ces dernières on observe ordinairement une raie ventrale d'un vert-noir obscur, interrompue.
Il y a des individus qui ont les bandes jaunes très prononcées , avec l'intervalle noirâtre qui les sépare fortement saupoudré de jaune. Il en est d'autres qui les ont étroites et peu marquées. La couleur de ces bandes varie aussi un pevi, tan-
NYMPHALIDES.
tôt elles sont d'un beau jaune-citron , et tantôt d'un jaune qui tire plus ou moins sur le verdâtre.
Cette chenille est commune dans une grande partie de l'Europe. Elle vit en famille sur Yortie dioïque {urtica dioica) , et quelquefois sur la petite ortie [urtica urens) , et sur l'ortie pilulifère ( urtica pilulifera).
Dans sa jeunessse , elle a une teinte noirâtre ou d'un gris noirâtre. Après la seconde mue , elle prend le dessin qu'elle conserve jusqu'à sa métamorphose.
Lorsque ces chenilles sont sur le point de se chrysalider, elles se dispersent , grimpent le long des arbres , et le plus souvent le long des murs, où elles se suspendent pour subir leur transformation. Rarement elles s'attachent à la plante qui leur a servi de nourriture.
La chrysalide est ordinairement d'un gris-cendré violâtre ou d'un gris un peu incarnat , souvent marquée de taches dorées ou argentées sur sa partie antérieure , avec les pointes dorsales coniques et assez prononcées.
Elle éclôt au bout de quinze à dix-huit jours.
On rencontre parfois sous le rebord des murs des chrysalides qui sojit entièrement d'un jaune-doré brillant ; mais ces dernières sont presque toujours piquées par des ichneumons, ou plutôt par des chalcidites.
La chenille de la Vanessa Urticœ se trouve depuis le mois de mai jusqu'à la fin de septembre.
NYMPHALIDKS.
VANESSA ATALANTA. PL 2, Hg. i , 2, 3 , 4, 5 et 6.
Spinosa, cinerea, vel violascente-cinerea , i)el flavescente-cinerea , linea lateralijlavn.
LiNx,, Sys(. Nat. , 1 , 2 , p. 779, 175. — Fab., Wien. Verz.,
BoRKH., Illig. , etc.
Ociis. , Scliinett. von Europ., I, p. io4, n° 2. HuBN. , Pap. , lab. 1 5 , fig. yS , 76. Le vulcain. Geoff. , Hist. des Ins. , t. II , p. ^o , n" 6. Ernst, Pap. d'Europe, pi. 6.
Sepp, Neeclerl. Ins., I, B. tab. i , fig. i-i i. Vanesse vulcain. God. , Pap. de Fi-auce, t. 1, pi. 6, fig. 1.
Elle est épaisse, un peu raccourcie, le plus ordinairement d'un gris-jaunâtre sale en dessus , avec une raie latérale , sinuée , d'un jaune soufre , placée au-dessous des stigmates. Chaque anneau , excepté les deux premiers , portent sept épines rameuses, assez courtes , rangées circulairement, jaunes ou d'un jaune un peu roussâtre. Celles des premiers anneaux sont ordinairement noirâtres à l'extrémité. La tête est noire , rugueuse, très faiblement échancrée en dessus. Le dessous du corps est d'un gris jaunâtre ou un peu noirâtre , avec les pattes membraneuses violâtres , et les écailleuses noires. Les stigmates sont noirs.
Cette chenille varie beaucoup; souvent elle est comme saupoudrée de jaune; d'autres fois elle est grisâtre, saupoudrée de noir, avec la raie latérale d'un jaune blanchâtre , et le dessous du ventre violâtre , finement pointillé de blanc jaunâtre. Cette variété a presque toujours les ramifications des épines noirâtres. Beaucoup d'individus sont d'un noir violâtre, saupoudrés d'atomes blanchâtres , avec les épines d'un jaune pâle. Cette dernière variété , qui est fort commune , a une raie dorsale plus foncée , la base des épines un peu ferrugineuse , la raie latérale assez large et d'un jaune pâle , et le dessous d'un noir violâtre , avec les pattes membraneuses plus pâles.
NYMPHALIDES^.
Dans le jeune âge son corps est noirâtre , ainsi que la plupart des épines ; la raie jaune est interrompue, et le dessus du premier anneau est quelquefois jaunâtre.
La chrysalide est grosse, assez raccourcie, moins anguleuse que celle de ses congénères , d'un gris lavé de blanc, ou d'un gris-viol àtre pâle, avec quelques taches dorées.
La chenille de YAtalanta vit en Europe sur les urtica dioica, iirens et pilulifera , presque solitairement. Elle se tient cachée dans une ou plusieurs feuilles de la plante , qu elle réunit à Taide de fils de soie , ce qui la rend difficile à trouver pour les personnes qui ne connaissent pas ses habitudes. Les feuilles d'orties liées par cette chenille seraient facilement prises pour le travail d'une araignée ou d'un Botys. En peu de temps elle a pris tout son accroissement ; alors elle quitte sa demeure , et vient s'attacher à la corniche des murs ou au tronc des arbres pour se changer en chrysalide. Cependant il arrive très souvent qu'elle se métamorphose dans les feuilles qui lui servaient d'abri. On la trouve pendant une partie de la belle saison ; mais ce n'est que depuis le mois d'août jusqu'au commencement d'octobre qu'elle est commune.
L'insecte parfait éclôt au bout de douze à quinze jours. Il habite toute l'Europe, la côte de Barbarie, l'Egypte , l'Asie- Mineure et l'Amérique septentrionale. ,,i,
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NYMPHALIDES.
VANESSA ICHNUSA. PI. 3, fig. i et 2,
Nigra, albo tenuissime punctulata subtiis viridi-rufescens , li'nea laterali fulva ; spinis ramulosîs nigrescentlbus.
BoNELLi, Mém. de l'Acad. de Turin, 3o' vol., p. 174? ^ab. 3 ,
fig. 2.
Rawbur, Ann. de la Soc. entomoi. de France, vol. I, p. 260,
pi. 7, fig. 3.
Hubn.-Geyer, 5'cAme;/. , Suppl.
La chenille est noire , très finement piquée de blanchâtre , et plus claire vers le pli des anneaux. Au-dessus des stigmates, il existe une raie rougeâtre , plus ou moins apparente , bordée inférieurement par une ligne brune, sinueuse, qui porte les stigmates ; ceux-ci sont ovoïdes , noirs, à disque peu visible , entourés d'une ligne pâle. Plus bas on voit une ligne d'un jaune obscur , de la couleur du ventre , dont elle est séparée par une autre ligne de couleur noire , tantôt maculaire , tantôt presque nulle.
La partie antérieure du ventre et les espaces compris entre les pattes sont noirs ; quelquefois cette couleur envahit presque tout le ventre.
Chaque anneavi présente une rangée circulaire de sept épines rameuses , excepté les deuxième et troisième qui n'en ont que quatre. Ces épines sont noires en dessus , plus claires sur les parties claires. Leur base est très brillante et forme comme un point blanchâtre. Outre ces épines, dont les premier et douzième anneaux sont privés , le corps , principalement sur les côtes , est garni de petits poils blanchâtres.
La tète est échancrée en cœur supérieurement ; elle est très noire, avec de petits tubercules pilifères blanchâtres.
Les pattes écailleuses sont noires ; les autres sont verdàtres avec mie tache noirâtre sur leur côté externe.
La chrysalide ressemble à celle de la V. Urticce. Elle est brune ou noirâtre , quelquefois lavée d'un peu de rougeâ-
N YMPHALIDES.
tre, avec des jjarties plus claires. L^extrémité des pointes du corps est souvent rougeâtre, avec six taches argentées, qui manquent quelquefois.
Cette c henille vit exclusivement sur Xurtica hispida.
Elle habite les îles de Corse et de Sardaigne , et fut découverte dans cette dernière , en 1828, par M. de La Marmora.
Ses métamorphoses sont semblables à celles de la y. Uî\ ticœ ; mais elles sont hâtées dans les parties chaudes.
NYMl'HALIDES.
VANESSA PRORSA. PI. 3 , fig. 3, 4, 5 et 6.
Nigra, albo tenue punctutata, spinis ramosîs nigris vel flavis instructa, sœpiusfascia lateralifulva; capite bispinosa.
Vanessa prorsa. Roisd., Ind. method. , p. i8.
Papilio prorsa. Ochs. , Schmett. von Europ., I, p. 129 , n° i 2 ; et Papilio levana , Ochs, loc. cit., i3.
Papilio prorsa. Hubn., Pap. , tab. 20, fig. 94, 95 , 96; et Papilio levana, Hubn., loc. cit., fig. 97, 98. — Larv. prorsœ , larv. lepid., I, Pap., I, Nymph. , C, e, fig. larv. tevanœ, loc cit., fig. i , a, b.
Papilio prorsa. Linn., Syst. Nat. ,1,2, ySS , 202 ; et Papilio levana, loc. cit., n" 201. — Idem ( prorsa et levana), Fab. , WiEN. Verz.,Roesel,SchjEFF., Borkh., Hufnag,Brahm ,
SCHNEID. , SCHWARZ , CtC.
La carte géographique brune. Ernst, Pap. d'Europe, pi. 8,
fig. 8 j et la carte géographique fauve , même ouvrage ,
pi. 8 , fig. 9.
Vanesse carte géographique brune. God. , Pap, de France ,
I , pi. 5 bis, fig. 3 ; vanesse carte géographique fauve
même ouvrage , fig. 4-
Nous avons démontré , d'après des expériences précises dans un Mémoire que nous avons lu en 1827 à la Société philomatique, que les Vanessa Prorsa et Levana ne formaient qu'une seule et même espèce , et que l'on pouvait presque à volonté obtenir l'une ou l'autre de ces variétés. C'est un fait qui doit être trop connu maintenant , pour qu'il soit besoin d'en parler de nouveau. Les chenilles dont nous donnons la figure sont peintes sur des individus recueillis en juin et à la fin de septembre.
Cette chenille dans sa jeunesse est presque aussi noire que celle de YIo, ordinairement avec les épines de la même couleur, et le corps très finement pomtillé de blanc. Après sa dernière mue, les points blancs sont un peu plus marqués, mais toujours beaucoup moins que dans la. Tantôt elle a le long des pattes une bande latérale rougeâtre , entière , ou interrompue , et plus ou moins large ; et tantôt elle en est compléte-
vmmiry OF fumn
NYMPIIALIDES.
ment dépourvue. Les épines sont très rameuses, au nombre de sept sur chaque anneau, excepté le premier qui n'en a aucune. La tète est constamment d'un noir presque bronzé, portant deux épines garnies de quelques poils, et imitant des espèces de cornes. Le dessous du corps et les pattes sont noirs, avec l'extrémité des pattes membraneuses blanchâtre. Les stigmates sont à peine apparents.
Outre les variétés qui ont une bande fauve latérale , ou qui en sont dépourvues , on en rencontre souvent qui , au lieu d'avoir les épines noires , les ont d'un gris jaunâtre , excepté celles des premiers anneaux. On en trouve aussi fréquemment d'autres, dont le corps est presque grisâtre, pointillé de noir, sur-tout sur les côtés, avec toutes les épines, excepté les cornes, d'un gris jaunâtre ou jaunes. Le ventre est aussi d'un gris jaunâtre , avec une raie noire entre les pattes. Cette dernière variété est très rarement sans bande latérale fauve.
Notre description est faite d'après plus de deux cents individus recueillis en été ou en automne , et provenant de différentes pontes.
La chrysalide est petite, et ressemble un peu par sa forme h celle diUrticœ. Elle est ordinairement d'un cendré-jaunâtre obscur, ou un peu roussâtre , sans taches métalliques , ou avec quelques petites marques argentées.
Cette chenille vit en famille sur Xurtica dioica (ortie commune), dans le nord et dans le centre d'une grande partie de l'Europe. Celles que l'on trouve en juin éclosent en juillet , et produisent la Prorsa des auteurs ; celles de la seconde ponte que Ton trouve en septembre et octobre passent l'hiver en chrysalide , éclosent à la fin d'avril ou au commencement de mai , et produisent la Levana. Enfin , celles que l'on fait éclore au milieu de l'hiver, à l'aide d'une chaleur artificielle , tiennent de l'une et de l'autre.
Elle est rare aux environs de Paris , cependant elle s'y trouve de temps en temps. M. Maxime Maillard, entomologiste zélé, a trouvé la chenille en i83?. aux environs de Versailles.
LIBYTHIDES.
LIBYTHEA CELTIS. PL i , fiy. i , 2, 3 , 4 et 5. Viridis tenue albido punctuiata tinea laferati paltide flava.
BoiSD. , Ind. meth., p. 19.
GoD., Encycl. métli. , t. IX, p. 161 , n" i ; Pap. de France ,
t. II , pi. 6 , fig. 5.
Papilio celtis. Ochs. , Scliinett. von Europ., II, p. 192 , n° i. HuBN. , tab. 89 , fig. 41 75 448' Fab. , Ent. Syst., III, t, i4o, 43o. — Fuessl., Hekbst ,
Cykill. , BoRKH. , etc.
Herbst, Schn., I th., tab. 87, cont. 3-, fig. 2 , 3 , S. i68. L'échancré. Ernst, Papillons d'Europe , pi. i , IIP Suppl. ,
fig. 5,~a-f.
Elle est d'un vert plus ou moins jaunâtre en dessus , et lé- (jèrement pubescente , ce qui la fait paraître un peu veloutée comme la chenille de Rhanini. La tête est de la même couleur, et elle est ainsi que le corps finement pointillée de blanc ou de blanc un peu jaunâtre. A la hauteur des stigmates , elle a une raie longitudinale d'un jaune pâle; ceux-ci sont bruns et très petits. Le dessous du corps et les pattes sont plus pâles que le dessus.
La chrysalide est ferrugineuse ou grisâtre , assez courte , assez fortement carénée avec le dos marqué de six points noirâtres , et chacun des anneaux de deux points semblables. On obtient souvent une variété qui est d'un beau vert.
La chenille vit exclusivement dans le midi de l'Europe sur le micocoulier, celtis australis. On la trouve depuis le 20 avril jusqu'au 20 mai, et on en rencontre ensuite quelques unes vers la mi-juillet. Celles de la première époque donnent leur papillon au bout de quinze jours de métamorphose, et celles de la seconde en mars de l'année suivante.
L'œuf est très petit, nacré, arrondi, collé sous les feuilles de l'arbre. La chenille qui en sort est jaune , et elle tapisse les endroits par où elle passe avec une soie très fine et d'un
LIBYTHIDES.
blanc pur. Après la troisième mue , elle prend sa couleur verte.
C'est en secouant les arbres qu'on peut se la procurer ; mais il faut les battre modérément, soit avec le pied , soit avec une gaule , parceque, si l'on frappe un coup trop sec , elle se laisse tomber tout-à-coup, tandis que dans le cas contraire elle reste suspendue à un fil comme beaucoup de Geometra.
La figure qu'Hubner a donnée de cette chenille ne lui ressemble en rien , et nous ne soupçonnons pas même à quelle espèce elle peut appartenir.
Gustave Daube.
SATYRIDES.
ARGE GALATEA. Boisu. PI. 2 , fij.. i, -i , et pi. 3, fij». 4,5 et 6.
Pubescens , modo rufa, modo info-virescens , velviridis Uneis fasciis- (jtie fuscis, strigaque bderali luteo-rufesceiite.
Papilio galatea. Ochs. , Sclimett. von Euiojk , 1 , p. 'it{2. HuBN., Pap. , tab. 4* , '^'îT- '^-^ > '84, iSS. — Larv. lepid. , I ,
Pap. , I, Nymph., F. B. fiQ. a, «, h. Galatliea. VVien. Verz. , Linn. , Eau. , Scopor,. , Esp. , Herbst. Le denii-deuiL Geoff. , Hist. des Itis. , t. il , p. 74, n° l\(S ,
pi. ii,fie. 3, 4.
Ernst, Pap. d'Europe, t. I, pi. 3o, fig. 60, a-d. Satyre demi-deuil. God., Pap. de France, I, pi. 8, fi(j. 2.
Elle est tantôt verte , tantôt roussâtre , et tantôt d'un vert roussàtre , avec le vaisseau dorsal marqué d'une raie d'un brun verdàtre , ou d'un vert foncé dans la variété verte , bordée par un liséré un peu plus clair que le fond. Vient après un espace assez larye, sur lequel on voit deux lignes sinueuses longitudinales brunâtres, dont l'inférieure est plus foncée, et la supérieure souvent presque nulle. Après la seconde ligne, la teinte est j)âle, et forme comme une bande, au-dessous de laquelle régne une raie brune, dont le bord supérieur forme une ligne plus foncée. Cette raie est séparée d'une autre plus claire par une ligne pâle. Plus bas , on voit encore une ligne longitudinale roussâtre ou d'un roux jaunâtre, bordée inférieurement par une teinte un peu obscure. Enfin, audessus de la base des pattes, régne une ligne un peu rougeâtre, le plus souvent presque insensible.
Dans la variété verte , tout ce qui est brun ou brunâtre dans les autres variétés , est d'un vert foncé.
Les stigmates sont ovoïdes, roux, en partie couverts par un large point noir.
Tout le corps est hérissé de poils courts , épais , en forme d'aiguillons , penchés vers l'anus , partant de petits tubercules blanchâtres. Les deux pointes anales sont roussâtres, marquées d'une ligne rougeàtre.
SATYRIDES.
La tête est roussàtre , chagrinée et hérissée ; elle est arrondie et à peine sensiblement échancrée au sommet. Les vraies pattes sont rousses ; les autres sont de la couleur du corps.
Elle passe Thiver très petite, et parvient à sa grosseur dans le courant de mai. Elle vit de graminées , et pour se métamorphoser, elle se cache sous les herbes. Sa chrysalide n'est pas suspendue ; elle est épaisse , courte , ventrue , avec le corps et l'enveloppe des ailes d'un blanc un peu sale , et le ventre roussàtre. Il y a antérieurement un gros stigmate noir offrant un bord très saillant , et formant de chaque côté une petite tache noire très sensible.
L'insecte parfait éclôt en juin et juillet, et il est commun dans le nord et dans le centre de l'Europe.
SATYRIDES.
SATYRUS HYPERANTHUS. PI. 3, fig. 1,2 et 3.
Pubescens, griseo-rufescetis, vitta dorsali inœqualiter infuscata, strigaque laterali albida.
PapiUo liyperanthus. Ochs. , Schmett. von Eur. , I, p. 225. — WiEN. Verz. , Illig. , LiNN. , Fab. , Esp. , BOISD.
PapiUo polymeda. Hubn. , Pap., tab. 38, fig. 172, 173. — Larv. lepid., I, Pap. , I , fig. 2 , a, 6.
Le tristan. Geoff. , Hist. des Ins. , t. II , p. 47? n" i4-
Ernst, Pap. d'Europe, t. I, pi, 27, fig. 52, a-f.
Satyre tristan. Ood. , Pap. de France , t. I , pi. 7, fig. 3.
Elle est assez courte , d'un gris roussâtre ou d'un cendré rougeâtre , avec une raie brune dorsale , plus foncée près des incisions, et formant comme une série de traits alongés. Les côtés offrent au-dessus des pattes une ligne blanchâtre ou d'un blanc roussâtre , et l'espace entre cette ligne et la raie dorsale est séparé en deux par une ligne longitudinale plus pâle que le fond , souvent à peine visible , comme interrompue , bordée , sur-tout supérieurement , par de petits traits bruns , alignés, peu marqués. La ligne latérale est aussi bordée par un liséré d'un brun rougeâtre ; la teinte au-dessous d'elle est un peu rougeâtre ; puis après on voit une raie d'un brun un peu violâtre. Le ventre offre sur soîi milieu un filet brunâtre.
Les stigmates sont saillants , noirâtres , et ressemblent à de petits tubercules , leur disque n'étant point visible.
Le corps de cette chenille est fortement chagriné de petits tubercules , d'où naissent des poils courts , épais , en forme d'aiguillons, d'une couleur rousse. Les deux pointes anales sont courtes , roussâtres , légèrement hérissées.
La tête est aplatie antérieurement, un peu échancrée en cœur au sommet , très fortement chagrinée , hérissée de poils moins longs que ceux du corps , avec trois lignes de petits points noirs enfoncés.
Cette espèce passe l'hiver, et parvient à sa grosseur* dans le
SATYRIDES.
courant de mai. Elle vit sur les graminées , et se métamorphose sous les herbes, sans se suspendre.
La chrysalide est très courte, épaisse et ventrue, d'une couleur roussâtre très pâle ou blanc-jaunâtre sale, avec l'enveloppe des ailes un peu blanchâtre , marquée de quelques traits d'un brun roux qui partent de la base. Il y a sur le corps de petites taches et sur le ventre des atomes de la même couleur. Celui-ci est très court , un peu fléchi en avant , ainsi que son extrémité qui forme une pointe tronquée assez prolongée, convexe supérieurement, creusée inférieurement par un sillon profond.
L'insecte parfait éclôt en juin , et il est très commun dans une grande partie de l'Europe.
SATYRIDES.
SATYRUS ARCANIUS. PI. 3 , fig. 7 et 8 , et pi. 4 , fi^;. 4 , 5 , 6 et 7.
Levîssiwa , viridi-Jiavescens , linea dorsali aliaque inferiori obscnrioiibus flavo maiginatis, strigaque laterali flavesccnte.
Papilîo arcanius. Linn. , SysL Nat. , 1 , 2 , 791 , 'xl^'i.
Fab. , Ent, Syst., III , 1 , 221 , 692.
De Geer, Esper, IIerbst, Schrank.
Papilîo arcania. Hubn. , Pap. , tab. 5i , fig. 240, 1^ i , 242. —
Larv. lepid. , I, Pap. , l , Nymph. , F. G. , fig. i , a. OcHs., Schmett. von Europ., I , p. 317. Le céphale. Geoff., Hist. des Ins. , t. Il , p. 53 , n° 22. Ernst, Pap. d'Europe , t. I , pi. 29 , fig. 57, a, b , c. Satyre cëpliale. God. , Pap. de France, I, pi. 8, fig. 3.
Elle est toute verte ou d'un vert un peu jaunâtre , légèrement luisante. Le vaisseau dorsal forme une ligne plus obscure, bordée d'un léger liséré jaunâtre. L'espace entre la ligne dorsale et les côtés est divisé par une ligne d'un vert obscur, bordée inférieurement d'une autre ligne jaunâtre.
Les côtés offrent au-dessus des pattes une raie longitudinale jaune ou d'un blanc jaunâtre, au-dessus de laquelle la teinte est un peu plus foncée que le fond , et l'espace entre elle et la précédente divisé par une ligne pâle, à peine sensible, bordée de vert obscur. Les stigmates sont roussâties. Les pointes anales sont jaimâtres et rougeâtres.
Tout le corps est lisse ; il porte de très petits tubercules pointus, seulement un peu visibles à la loupe.
La tête est arrondie , très légèrement échancrée.
Cette chenille vit de graminées , et elle atteint toute sa taille dans le,mois de mai. Pour se métamorphoser, elle se suspend par la queue. 8a chrysalide est courte, d'un blanc jaunâtre ou d'un vert jaunâtre, tantôt marquée sur l'enveloppe des ailes et sur le ventre de bandes longitudinales noires un peu sinuées , tantôt ayant seulement la partie antérieure de cette
SATYRIDES.
même enveloppe bordée de noir, et souvent sans aucune trace de raies noires.
L'insecte parfait éclôt à la fin de juin et dans le courant de juillet. Il est commun dans les bois d'une grande partie de l'Europe tempérée.
SATYlîIDKS.
,: SATYRUS JANIRA. PI. 2, fig. 3 et 4.
Viridis, hirta, linea inarginali flavescentl alteraqiie dorsali. obscure viridi ; pilts sat numerosis postice decumbentibus.
HuBN., Pap. , tab. 36, fig. i6i , 162. — Larv. lep.,I , Pap. , I,
F, a, fig. "i. , a, b.
GoD. , Pap. de France, t. I, pi. 7, fig. i. OcHs. , S climet t. von Europ. ^ I, p. 218, n" 27. — Illig. ,
WiEN. Verz. , etc.
BoiSD. , Ind. met II. , p. 26.
Papilio janira. Linn. ^S. N.,1. 2 , jj^, i56 (le mâle). P.jtir-
tina, 774 5 i55 (la femelle). — Scopoli, Muller, etc. Papilio janira. Fab., Ent. Srst., Ilf, 241 , 7^2. Var. p. P. jiir-
tina.
Le mirtil. Geoff. , Hist. des Ins., t. II , p. 49- Ernst, Pap. d'Europe, t. I , pi. 28, 66 et 67.
Elle a la forme des autres chenilles du même genre , et sa couleur est entièrement d'un vert-pomme foncé , avec des poils blanchâtres plus nombreux que dans la plupart des autres espèces. Ces poils sont tous courbés et dirigés vers l'anus. Le vaisseau dorsal forme une raie plus obscure que le fond. De chaque côté de cette raie , on en voit ordinairement une autre qui est plus étroite , moins marquée et légèrement sinuée. Entre les stigmates et les pattes , il y a en outre une ligne blanchâtre , ou d'un jaune un peu verdâtre, qui sépare la couleur du ventre de celle du reste du corps. Les stigmates sont un peu rousssâtres, et on ne distingue bien que celui du premier anneau. Le dessous du corps est un peu plus obscur que le dessus. Les pattes sont vertes avec la couronne plus pâle. La tète est de la couleur du corps, hispide, assez petite, un peu carrée, légèrement arrondie sur ses bords latéraux, très légèrement échancrée en dessus. Les deux petites pointes anales sont lavées de rose.
On rencontre quelquefois des individus qui sont d'un vert un peu jaunâtre, et d'autres d'un vort-mat à reflet blanchâtre.
SATYRIDES.
Cette chenille passe l'hiver après avoir fait sa première mue. Au commencement du printemps, elle est encore très petite; à la fin de mai ou au commencement de juin, elle est ordinairement parvenue à toute sa taille , alors elle se suspend à une feuille de graminée ou à un brin d'herbe pour se métamorphoser.
La chrysalide au moment de sa transformation est d'uu blanc-verdâtre presque transparent ; plus tard elle devient d'un vert jaunâtre, avec le bord supérieur de l'aile marqué de brun , et avec une raie de la même couleur sur l'enveloppe de l'aile. Son dos est garni de petits tubercules bruns peu saillants, disposés sur deux rangs et environnés de jaunâtre.^La tête est coupée presque carrément, très faiblement bifide. Quelquefois les chrysalides sont presque entièrement jaunâtres ou d'un jaune saupoudré de grisâtre , avec le ^dessin brun dont nous avons parlé.
L'insecte parfait éclôt après quinze jours de métamorphose. Il est commun dans toutes les prairies de l'Europe.
On trouve très facilement la chenille sur les graminées.
SATYRIDES.
SATÏRUS MEG/ERA. PL >, £i{;. 5, 6 et 7.
Firidis, lînea dorsali obscuiiore , strigis duabus sinuatis obsoletis albicantibus fascîa laterali Jlavescente.
Papilio megœra. Ochs. , Schmeit. von Etirop. , T , 235. HuBN. , Pap. , tab. Sg, fig. 1 77, 1 78. — Larv. lep. , I , Nyinph. , F, fig. 1, a, b. ■> v*''»' ■
LiNN. , Fab. , WlEN. VeRZ. , 1 LLIG. , SePP , BoHKH. , CtC.
Satyre mégère. God. , Encycl. niéth. ,2p., p. 5o3, n" 87. —
Pap. de France, t. I, pi. 7, fig. 3.
Le satyre. Engram. , Pap. Europ. ,t. I , p. 1 18 , pi. 26, fig. 5o,
Elle est verte , un peu blanchâtre sur le dos , qui est marqué dans sa longueur d'une ligne d'un vert obscur. Cette ligne est bordée par un liséré blanchâtre. Au-dessous et en approchant des stigmates, il existe deux lignes blanchâtres, sinuées, sur-tout la seconde qui est peu visible; elles sont bordées de vert un peu plus obscur que le fond. Les stigmates sont fort petits , presque orbiculaires, d'un vert roussâtre, avec la bordure plus foncée. Plus bas , on voit une raie longitudinale jaunâtre, sinuée, qui disparaît sur les deux premiers anneaux. Le reste du corps est vert avec le milieu du ventre blanchâtre. Les deux petites pointes anales sont vertes , marquées d'une raie jaunâtre sur les côtés. Le corps est comme chagriné de petits tubercules blanchâtres, saillants, se prolongeant en un poil court , tantôt noirâtre , tantôt blanchâtre , placés par rangées transverses.
La tête est verte, arrondie, chagrinée et hérissée. Les vraies pattes sont un peu rougeâtres ; les autres sont de la couleur du corps avec leur crochet roux.
Cette chenille passe l'hiver sans prendre d'accroissement bien sensible ; mais elle grossit vite à l'approche et au commencement du printemps, et parvient à toute sa taille dans le courant d'avril. Elle paraît une seconde fois au mois de juin. Elle a les plus grands rapports avec celle de Moera.
SATYRIDES.
Pour se transformer, elle se suspend par la queue. La chrysalide est un peu plus courte que celle du S. Mœra, à laquelle elle ressemble beaucoup. Elle est de même verte ou noire, légèrement anguleuse, avec deux rangées dorsale de tubercules jaunâtres.
Elle se nourrit de graminées.
L'insecte parfait paraît aux mois de mai, de juillet et d'août. Il se trouve dans une grande partie de l'Europe.
La chenille se rencontre particulièrement au bord des murs et des clôtures en bois. La chrysalide est aussi souvent suspendue le long des murailles.
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SATYRIDES.
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SATYRUS TTGRUIJS. PI. 2, fi^. 8019.
P-- / dovsa'i al a:i::e lo^rrali ohsnii or Lus, llUébla
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nom i'-il jn? Jfi asniiilq a-A nuiAx jbitiu'i ^b ■■'■ BcNELLi, Mém. de PAcad. de Turin, 3o' vol., p. 181 , tab. i,
fl}-.2.
Ra.mbir Ann. de la Soc. entomol. de France, vol. I , p. 203.
Hubn.-Geyer, Suppl.
Satyrus tnegœra. Var. Boisd. , Tnd. meth. , p. 21,
Elle est d'un vert clair. Le vaisseau dorsal est couvert par une petite raie d'un vert plus foncé, sinuée et bordée d'un petit liséré jaunâtre. Entre cette raie et les stigmates , il en existe une autre , à peine visible, fort sinueuse, très légèrement bordée de jaunâtre.
On voit au-dessus des stigmates une ligne longitudinale pâle, d'un blanc jaunâtre ou verdàtre, qui disparaît antérieurement , et qui est bordée en dessus par une nuance plus foncée.
Les stigmates , dont on ne distingue que le premier et le neuvième, sont ovoïdes, avec la Jjoiuuie icHii^.^^^^i^ et le disque plus pâle.
La tête est arrondie , rugueuse , verte et hérissée de petits poils. Les pattes sont verdâtres avec les crochets un peu roussâtres.
Le corps est couvert de petits poils noirâtres , (jui partent de très petits tubercules blanchâtres. L'extrémité du dernier anneau porte au-dessus de l'anus, comme dans les autres espèces , deux petites pointes horizontales et hérissées de petits poils.
La chrysalide est tantôt verte, avec quelques atomes noirâtres, et, sur la face dorsale de l'abdomen, deux rangées de six ou sept tubercules blanchâtres , noirs à l'extrémité ; tantôt elle est noire, comme chagrinée de très petits atomes pâles, avec les deux rangées de tubercules, deux points à la
SATYRIDES.
crête dorsale et à Tangle supérieur de l'enveloppe des ailes , roussâtres.
Elle est un peu plus courte que celle du S. Megœra.
Elle vit sur les graminées. Cette espèce particulière à la Corse et à la Sardaigne, se rencontre pendant une grande partie de l'année dans les plaines et sur les montagnes où elle parvient jusque sur des sommets élevés.
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SATYRIDES.
TITHONUS. PI. 4 , fiy. 1 , 2 et 3.
Variabilis ; pabescens, modo viridis, modo rufai modo rubescens, tinea dorsali aliisque lateralibus riifis, strigcuiue lateralijlavo-albida;pUis brevlbus bifidis.
Papilio titli07ius. Ochs., Schmett. von Europ., I, p. 210.
Tlthonius. Linn. , Syst. Nat., mant. I, SSj.
Papilio herse. Hubn., Pap. , tab. 35, fig. i56, iSy. — Larv.
lepid. , I, Pap. , I, Nyniph. , fig. i , a, b. — Wien. Verz. ,
Illig., Lang, etc.
Papilio pilosellœ. Fab. , Ent. Syst. ,111 , 1, 240 , 74^. L'amaryllis. Geoff., Hist. des Ins. , t. II , p. 52 , u° 20. Ernst, Pap. d'Europe, t. I,p. 66; Siippl. 12, pi. 53, fig. 9. Satyre amaryllis. God,, Pap. de France, I, pi. 7, fig. 2.
Cette chenille est assez courte , hérissée de petits poils blanchâtres ou un peu roussâtres , assez épais , bifides à leur extrémité, rangés par séries ti ans verses.
Elle varie pour la couleur, qui est tantôt rousse , tantôt lougeàtre , tantôt verte ou d'un vert jaunâtre. Elle a sur le dos une raie rousse amincie à ses extrémités, au-dessous de laquelle l'on en voit deux autres de la même coideur, un peu sinueuses. Entre ces raies , la teinte du corps forme comme une bande un peu plus pâle que le fond. Plus bas, on voit encore une ligne rousse, bordant une raie latérale jaunâtre. Souvent les espaces entre ces diverses raies sont plus ou moins sablés d'atomes rougeâtres, sur-tout au-dessus de la plus inférieure, où ils semblent presque former vtne espèce do bande. La raie latérale est bordée inférieurement par un liséré rougeâtre, et il règne le long de la base des pattes une petite ligne d'un brun roux. Les stigmates sont ovoïdes, d'un brun roux, avec le centre noir.
La tête est aplatie antérieurement, un peu érhancréc en cœur ; elle est rugueuse , hérissée de poils bifides , de la couleur du corps, avec six lignes brunes , peu marquées , formées par de petits ])oints ou atomes noirs.
SATYRIDES.
Les pattes sont de la couleur du corps , ainsi que les deux pointes anales qui sont assez courtes.
Elle est parvenue à toute sa grosseur vers la fin de juin. Elle vit de graminées , et pour se métamorphoser, elle se suspend par la queue. Sa chrysalide est courte , épaisse et ventrue , roussâtre ou grisâtre , avec quelques lignes brunes sur l'enveloppe des ailes, et des marques et des atomes de la même couleur sur le corps.
LHnsecte parfait éclôt en juillet et août , et il se trouve dans presque toute FEurope.
SATYRIDES;
SATYRUS SEMBLE (Variét. ARISTEUS). Pi. i , fig. 3 et 4-,
■,(:n 'Min Sordide rufescens vel cinereo-fuscescens , lineis qtiinque iiùjris plus minusve inierruptis.
Satyrus aristeus. Bonelli, Mém. de l'Acad. de Turin, 3o' vol.,
p. 177, tab. 2, figf. I.
Ra.mbur, Annal, de la Société entoniol. de France, vol. i,
Elle est d'un roux -jaunâtre sombre et assez pâle. Sur le vaisseau dorsal, il y a une ligne brune, alternativement plus foncée sur chaque anneau. Au-dessous on voit une autre li^pie formée par un double liséré brunâtre, et plus bas une raie un peu obscure avec ses bords noirâtres , et dont le supérieur est interrompu à chaque anneau. Sur les deux espaces entre ces lignes Ton aperçoit une raie rougeâtre très peu sensible.
La raie précédente est bordée inférieurement par un liséré pâle, bordé lui-même d'une ligne rougeâtre sur laquelle sont les stigmates. Au-dessous régne une très légère éclaircie bordée de brun , appuyée sur une raie jaunâtre , dont le bord inférieur est brun ; vient ensuite une légère teinte brunâtre. Le ventre est pâle. Les stigmates sont arrondis, avec la bordure noire et le disque enfoncé.
La tête est roussâtre , avec trois lignes brunes , qui sont la continuation de celle du corps ; les pattes sont roussâtres. Elle vit sur les graminées en avril et mai.
La chrysalide est courte , épaisse, avec le dos fortement en carène. Sa couleur est d'un roux jaunâtre sur l'enveloppe des ailes , plus obscure sur le reste , marquée d'atomes noirâtres irréguhèrement disséminés. Elle se termine en une pointe obtuse, canaliculée, un peu bifide.
L'insecte parfait éclôt en juin et juillet.
Cette variété du .S". Semele se rencontre en Sardaigne , en Corse , en Sicile , où elle semble être produite par la chaleur du climat.
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.SATYRIDES.
Cette chenille ne diffère pas sensiblement de celle du Semele que l'on trouve dans le centre de l'Europe. Les autres figures que nous donnons de cette espèce sont peintes sur des individus des environs de Paris.
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SATYRIDES
SATYRUS CORINNA. PI. i , fig. i et 2.
f^iridis , linea dorsali obscuriori , strigîs diiahus lateralihus jlavescentibus.
Papilio corinna. Hubn, , Pap. , tab. io5 , fig, 536, SSy.
Illig., Magaz., t. 3, p. 190.
OcHs. , Schmett. von Europ., 1. 1 , p. 223, n" ^S.
BoiSD., Index meth. , p. 25.
Satyre Corinne. God. , Pap. de France, t. If, pi. 20, fig. 'j
et 8.
Satyrus corinnus. God., Encycl. métli.,t.g, p. 546, n" ij'i. Satyms norax. Bonelli, Descrizione di sei lepid. nuov., pi. 11,
fig. 2, p. i83.
Elle est verte. Le vaisseau dorsal forme une ligne plus obscure, bordée d'un liséré fin, plus pâle que le corps. Plus bas, il existe une ligne longitudinale, pâle, bordée supérieurement d'une ligne plus foncée.
Les côtés sont marqués d'une ligne sinuée, jaunâtre. Le ventre est vert. Les stigmates sont arrondis , très petits , roussâtres. La tête est d'un vert obscur ; les pattes écailleuses sont un peu roussâtres ; les membraneuses sont vertes , ainsi que les deux petites pointes anales.
On la trouve en avril et en mai, puis en juillet et août, sur le carex gynomane et le triticwn cespitosuni. Elle dédaigne les graminées qui croissent dans les lieux frais.
Cette chenille, de même que celles des S. Iphis, Arcanius , Pamphilus , Hero , et autres espèces voisines, est entièrement rase , et forme avec ces dernières un petit groupe à part , dont les espèces assez peu nombreuses ne se trouvent que dans l'ancien continent.
La chrysalide, qui est suspendue par la queue, est courte et épaisse , d'un gris rougeâtre ou roussâtre avec des parties blanchâtres , plus ou moins bigarrées de noir ou de brun.
L'insecte parfait éclôt depuis la fin de mai jusqu'aux der-
SATYRIDES.
niers jours de juin , puis il reparaît eu août. Il se tient dans les lieux arides , sur les collines exposées au soleil.
Il a été découvert en Sicile ; mais sa véritable patrie est la Sardaigne et la Corse.
SATYRIDES.
SATYRUS IDA. PI. i , fig. 5 et 6.
Albido-rufescens vel cînerasceus llnea dorsali nigra, punctis sex atris; p'dis brevibits bifidis.
Papilîo ida. FAB.,Eni.Syst.,t. III, pars i, pag. 2^0, 11° 749* HuBN. , Esp. , Illig. , OcHS. , BoisD, , etc. Ernst, Pap. d'Eur. ,t. I,p. 59-45 ^^ Suppl.,pl. 5, fig. 53. Satyre ida. God. , Pap. de France , t. II , p]. 18, fig. 4 et 5.
Sa couleur est d'un blanc un peu roussâtre , marqué de petits linéaments roux ou noirâtres , qui la font paraître un peu grise. Il y a sur le vaisseau dorsal une raie noirâtre plus ou moins foncée ; à côté régne un espace en forme de bande , presque de la couleur du corps , devenant gris antérieurement , marqué vers son bord inférieur d'une ligne grise , tachée dans sa longueur de six ou sept points noirs qui se fondent presque avec elle. Au-dessous il existe une large raie grise , inégalement foncée , plus obscure supérieurement , formée comme les autres par de petits linéaments noirâtres : elle comprend les stigmates, à l'exception du premier. Ceux-ci sont arrondis, de la couleur du corps, avec la bordure noirâtre. Au-dessous l'on voit une ligne blanchâtre , bordée inférieurement d'une autre ligne d'un brun rougeâtre. Après cette ligne vient une raie roussâtre, puis une autre noirâtre qui s'étend sur la base des pattes. Le ventre est blanchâtre , finement strié de noirâtre.
Le corps est très finement chagriné de petits tubercules qui se prolongent en un poil court , de la couleur du corps , bifide à l'extrémité , où il est noirâtre. Ces poils sont penchés vers l'anus, excepté antérieurement où ils sont à- peu -près droits. Les deux pointes anales sont blanchâtres, hérissées. La tête est aplatie antérieurement , presque carrée , échancrée en cœur au sommet, chagrinée et hérissée. Elle est marquée de chaque côté de deux raies blanchâtres et de trois raies noires, dont les deux antérieures se joignent supérieurement.
SATYRIDES.
La suture frontale forme un triangle noir. Pour se métamorphoser elle se suspend par la queue.
La chrysalide est courte, épaisse, d'un gris roussàtre, variée de brun.
La chenille vit sur les graminées , et mange sur-tout le triticum cespitosum dans les mois d'avril et de mai.
L'insecte parfait éclôt à la fin de mai et dans le mois de juin. Il habite le midi de l'Europe et le nord de l'Afrique.
HESPERIDES
STEROPES AUAGYNTHUS. Boisd. PI. i , fijj. i et 2.
Aibido-vîridis vel glauco-virescens , capite fusco linea latprali tenni obsoleta alteraque stigmatîfera albidis.
Hesperia aracynthus. Boisd. , Ind. meth. , p. 26. Papilio aracynthus. Fab. , Ent. Sysl. , IIÏ , r , 344 •> ^09. Papilio steropes. Ocns. , Schm. von Europ., II, p. 217, n° i3.
BoRKH. , SCHNEID. , WiEN. VeRZ. , CtC.
HuBN. , Pap. , tab. 94, fig. 473, 474.
Esp. , SchmetU, I th., tab. [\i. Suppl. 1^7, fig. i , S. 36i.
Erynnis spéculum, Schrank, Faun. Boic, 2, B. i abtli.,S.
Le miroir, Geoff. , Hist. des Ins. , t. Il , p. 66 , n" 36. Ernst, Pap. d'Europe , pi. 64 , tig. 94 , « , 6- Hespérie miroir. God. , Pap. de France , 1. 1 , pi. 12 bis , fig". i .
Elle est d'un blanc-verdâtre sale, très pâle, un peu plus foncé en dessus, marquée sur le vaisseau dorsal d'une ligne fine un peu obscure, et près des pattes, d'une autre ligne longitudinale très étroite , très pâle , bordée supérieurement par une teinte obscure , et fondue inférieurement avec une teinte blanchâtre qui s'étend sous le ventre. Entre cette dernière et la ligne dorsale, il y a de chaque côté une autre ligne également très pâle , d'un blanc un peu jaunâtre et un peu sinueuse. Les stigmates sont ovoïdes , roussâtres , avec la bordure rousse. Le premier anneau est très rétréci , comme dans la plupart des chenilles de la même famille. La tète est rugueuse , chagrinée , un peu velue, dun brun roux, avec une large tache roussâtre sur sa face antérieure.
Les pattes écailleuses sont roussâtres i les autres sont de la couleur du corps. Outre cela , le corps est couvert de très petits granules noirâtres, qui donnent naissance à un petit duvet court et très fin .
Cette chenille se trouve vers la fin de mai et dans la première quinzaine de juin , parvenue à toute sa taille, dans les bois , sur les graminées.
HESPÉRIDES
Pour se métamorphoser, elle réunit plusieurs feuilles à l'aide de quelques fils de soie, et forme une espèce de réseau, dans lequel elle se change en chrysalide.
Celle-ci est cylindrique, très alongée, d'un vert paie, avec la tête avancée, terminée par une pointe conique, et les yeux gros et saillants. Elle est fixée dans Fintérieur de la coque par la queue et par un lien transversal, comme toutes celles de la même famille.
L'insecte parfait éclôt à la fin de juin et au commencenaent de juillet. Il se trouve çà et là dans quelques bois du centre de l'Europe. Il est commun dans plusieurs localités des environs de Paris ; mais il est fort difficile de trouver la chenille.
HESPÉRIDES
HESPERIA LINEOLA. PI. i , fig. 3 et 4.
Flavo-viridis lineis tribus dorsa(.ibus alteraque angustissima obsoleta stigmatifera fiavis ; capite testaceo.
BoiSD., Ind. meth., p. 27.
OcHS., Schmett. von Europ., II, p. 280, n" ig.
GoD. , EncycL métlu, t. IX, p. 771 , n° 1 19.
ScRiBA. , journ. , m , St. S. , 244-
Papilio virguia. Hubn. , tab. i3o,fjg. 66o-663.
Elle a beaucoup de rapport avec celle de Linea ; mais elle en est cependant bien distincte au premier coup d'oeil par sa tête , dont les deux calottes sont lavées de fauve roussàtre , séparées par une raie blanche. Elle est d'un vert un peu plus jaunâtre que Linea, avec le vaisseau dorsal marqué d'une raie d'un blanc un peu jaunâtre , qui se prolonge jusque sur la tête qu'elle divise en deux. Entre celle-ci et celle qui est à la base des pattes , il y en a une autre de la même couleur un peu plus étroite , qui est en partie effacée sur les deux premiers anneaux. La raie qui borde les pattes est plus pâle , beaucoup moins marquée que les deux précédentes , et interrompue par les incisions. Les stigmates sont à peine visibles. Le dessus de l'anus se prolonge comme dans Linea et Sylvanus.
La tête est un peu rugueuse , arrondie , un peu aplatie , d'un roux verdâtre, avec les deux calottes beaucoup plus cqlorées.
On trouve cette chenille à la fin de juin, dans les lieux secs et arides , sur les graminées.
Pour se métamorphoser, elle réunit, comme celle de Linea, plusieurs feuilles ensemble , au milieu desquelles elle se file une coque légère , dans laquelle elle s'attache par la queue et par un lien transversal.
La chrysalide est verte , de la même forme que celle de Linea, avec le dos d'un vert presque jaune , marqué de trois lignes longitudinales vertes. La tête se termine de même par
HESPÉRIDES
une pointe courte, et l'enveloppe des pattes postérieures forme une gaîne qui s'étend jusqu'à l'extrémité postérieure.
L'insecte parfait éclôt après dix-huit à vingt jours de métamorphose. Il se trouve çà et là dans les lieux secs et élevés du centre et sur-tout du midi de l'Europe. Il n'est pas rare dans les montagnes sous-alpines de la France.
Cette chenille , qui n'avait encore été connue d'aucun entomologiste, a été découverte en i834 , à Villeneuve-Saint- Georges , près Paris , par M. Maxime Maillard , entomologiste non moins instruit qu'obligeant.
Vv^
HESPERIDES
HESPERIA LINEA. PI. i , fig. 5 et 6.
Vîridis, vel albîdo-vîndis lineis tenuibus tribus dorsalibus albidis alteraque latiori stigmatifera flava; capite viridi.
BoisD. , Ind. meth. , p. 27.
OcHS., Schmett. von Europ. , II, p. 228 , n" 18.
Papilio linea. Fab., Eut. Syst., III , i , 326, 236. — Wien
Verz. , Illig. , BoRRH., Rhein Mac. , etc. HuBN., Pap., tab, 96, fig. 4^5 -487.
Papilio tliaumas. Esp., Schmett, I th., tab. 36. Suppl. 12 ,
fig. 2,3.
La bande noire, Geoff., Hist. des Ins., t. II, p. 66, n" 07. Ernst , Pap. d'Europe, pi. 45 , fig. 96 , e,f. Hespérie bande noire. God., Pap. de France, 1. 1, pi. 12 ter.,
fig. 2.
Elle est alongée , atténuée à ses extrémités , avec les premiers anneaux moins amincis que dans beaucoup d'espèces de la même famille. Le fond de sa couleur est d'un vert gai ou d'un vert un peu pâle. Elle a sur le vaisseau dorsal une ligne plus verte , divisée en deux par un filet blanchâtre longitudinal , et bordée des deux côtés de blanc jaunâtre. De chaque côté de celle-ci j mais un peu latéralement, il existe une raie longitudinale d'un blanc jaunâtre. La raie latérale située le long des pattes est de la même couleur, et on aperçoit au-dessus d'elle les traces d'une ligne blanchâtre qui touche les stigmates. Ceux-ci sont à peine visibles à la loupe.
Le dessus de l'anus est arrondi et prolongé.
La tête est verte , rugueuse , arrondie , un peu aplatie antérieurement. Le ventre est d'un vert plus foncé que le dessus , avec le bord des anneaux roussâtre. Les pattes sont de la couleur de la tête. Outre cela , tout le corps est finement couvert de très petits granules pointus , noirs sur les trois premiers et les derniers anneaux.
On trouve cette chenille en juin et dans le commencement de juillet dans les prairies élevées , les allées des bois , les champs , etc. , sur différentes espèces de graminées.
HESPÉRIDES
Lorsqu'elle est parvenue à toute sa taille , elle file , en réunissant plusieurs feuilles , une légère toile, au milieu de laquelle elle s'attache par la queue et par un lien transversal.
Celle-ci est d'un vert pâle ou d'un vert un peu blanchâtre , alongée , munie entre les deux yeux d'une pointe courte. L'enveloppe des pattes postérieures se prolonge en un fourreau qui dépasse l'extrémité ; cette dernière se termine en une pointe longue et aplatie.
L'insecte parfait éclôt après trois semaines de métamorphose , et il se trouve communément dans le centre , dans le midi et dans une partie du nord de l'Europe.
SPHINGIDES.
MACROGLOSSA FUCIFORMIS. PL lo, fig. 3 et 4.
Firidis, caudata, utrinque linea longitudinali albida maculis ferrugineis annulatim supra marginata; fasciis obliquis lateralibus caudaque ferrugineis ; stigmatibus albis.
BoiSD., Ind. method., p. 32.
Sphinx fuciformis. Linn. , Syst. Nat. ,1,2, 8o3 , 28. OcHS. , Schmett. von Europ., III, p. i85, n° i. — Scopoli ,
WlEN. VeRZ. , IlLIG. , HUFNAG. , MuLL. , PoDA , ScH^FF.
Sphinx bombytiformis. Hubn., Sphing. , tab. 9, fig. 56. — Larv. lep. , Sphing.,111, legitim. A, a, fig. i,a, — Borkh. ,
PaNZ. , NatURF. , SCHRANR.
Sesia bombyliformis. Fab. , Ent. Syst., III, i , 382, 12. Sphinx bombyliformis. Esp. , Schm. , II th. , tab. 23, Suppl. 5,
fig. 2, S. 180.
RoESEL, Ins. Bel., III th., tab. 38, fig. i (la chenille). , Le grand sphinx gazé. Ernst, Papillons d'Europe, pi. 89,
fig. 117, e,f. Sphinx bombyliforme- God. , Pap. de France , t. III, pi. ig ,
fig. 5.
Elle a tout- à -fait le port et la taille de Stellatarum. Elle est d'un vert jfoncé, plus ou moins pointillée de vert obscur , et elle a de chaque côté, une raie blanche commençant sur le premier anneau , et expirant à la base de la queue. Dans la plupart des individus que nous avons vus cette raie est bordée par en haut, à partir du second anneau, par une rangée de traits d'un rouge ferrugineux ou d'un violet pourpre, formant une série de sept ou huit taches alongées , accolées à la raie blanche. Plus bas et sur les côtés , on voit huit traits obliques, également d'un rouge ferrugineux ou poupré , portant chacun un stigmate blanc. Le stigmate du premier anneau est le seul qui ne soit point placé sur un de ces traits. La queue est un peu rugueuse , avec les côtés et l'extrémité de la couleur des traits obliques. La tête est de la couleur du corps. Les pattes écailleuses sont
SPHINGIDES.
roses ou rougeâtres ; les pattes membraneuses sont vertes, avec la couronne rougeâtre. Le dessous du ventre est plus oi^ moins rosé ou purpurin.
Dans sa jeunesse elle n'a point de taches ferrugineuses ; elle n'a que la raie blanche longitudinale, et elle ressemble beaucoup à Stellatarum; mais peu à peu en grandissant, sans que pour cela les mues soient nécessaires , les taches commencent à paraître. Elles sont d'abord d'un rose pâle , puis elles deviennent rougeâtres, et enfin ferrugineuses ou d'un pourpre violâtre.
Pour se métanaorphoser , elle se retire sous la mousse et les plantes basses , où elle file un léger réseau d'un pourpre violâtre.
La chrysalide est d'un noir brun , légèrement chagrinée , terminée insensiblement en pointe hérissée , avec les incisions plus claires. L'insecte parfait éclôt en août lorsque la chenille s'est chrysalidée en juillet, et en mai de l'aimée suivante lorsqu'elle s'est métamorphosée en automne. Il se trouve dans une grande partie de l'Europe.
Cette chenille se trouve en j uillet , en septembre et octobre sur la scabieuse succise, scabiosa succisa, la scabieuse colombaire, scabiosa columbaria, et peut-être sur la scabieuse des champs , scabiosa arvensis. Nous l'avons trouvée , en 1 832 , à la Grande-Chartreuse , sur la scabieuse des bois , scabiosa sylvatica. Nous en avons rencontré aussi cinq ou six individus sous un pied de caille-lait blanc, galium mollugo, aux environs de Paris; mais n'ayant pu leur faire manger de cette dernière plante , nous supposons qu'elles ne s'y trouvaient qu'accidentellement, d'autant plus que c'était dans une prairie remplie de scabiosa succisa.
La figiu'e de Rresel est assez exacte , mais celle d'Hubner est méconnaissable.
SPIIINGIDES.
PTÏlROeON OENOTHERiE. PI. lo, fiç. i et 2.
Ecaudata , fusco-cinerea , dorso seriatim nigro maculato; lateribiis albidis fasciis obliquis, nigris ; stigmatibus rubris.
BoiSD. , Ind. meth. , p. 02.
Sphinx œnotherœ. Ochs. , Schm. von Europ., III , p. 196, n* 5.
HuBN., Sphing., tab. 9,63. 58. — Larv, lepid., II , Sphing. ,
III, legit. A, b, c, fig. :i^ a, b.
Fab. , Ent. Syst., III, i, SSg, 12. — Wien. Verz. , Esp. ,
Illig. , Panzer , Ross. , Borkh. , Sciiranr , etc. Sphinx proserpma. Pallas , Specil. ZooL , fasc. 9 , lab. 2. Sphinx de l'épilobe. Eunst, Pap. d'Europe, 121, fig. 166, a-i. Sphinx de l'œnotère. God., Pap. de France, t. III, pi. 19'
fig. 2.
Elle est ordinairement un peu plus grosse que celle de Porcellus, et par ses couleurs et son dessin elle ressemble un peu à un petit serpent. Le dos est d'un gris noirâtre, à-peuprès comme dans Porcellus, mais un peu plus clair, pointillé de noirâtre , et marqué d'une rangée médiane de points noirs assez gros, presque carrés. On voit parfois çà et là dans le restant de la teinte dorsale quelc[ues empreintes de taches semblables. Le ventre et les côtés sont d'un blanc qui a une légère teinte rosée; ceux-ci sont finement entrecoupés par des stries transverses noirâtres , et à la base des pattes il y a deux stries longitudinales de la même couleur, entrelacées et paraissant former des écailles tout le long des pattes , comme dans certains reptiles. Les côtés sont en outre marqués sur chaque anneau d'un trait oblique, noir, mal arrêté sur ses bords, allant se perdre vaguement dans la couleur du dos. Les stigmates sont placés sur ces traits , et l'endroit qui les supporte est un peu dilaté et arrondi ; ils sont rouges , bordés sur leur côté postérieur par un petit cercle d'un blanc un peu bleuâtre. Le onzième anneau est dépourvu de queue , il ofire en place une petite plaque lenticulaire, formant un petit œil jaunâtre à iris et à prunelle noirs. Le ventre n'est pas strié do
SPHINGIDES.
noii', mais il est marqué entre les pattes d'une rangée de taches noires. Les pattes sont de la couleur du ventre , un peu bordées de noirâtre à leur base. La tête est grisâtre , et lorsque la chenille est en repos elle la retire sous ses premiers anneaux.
Dans sa jeunesse le dos est plus obscur que lorsqu'elle est arrivée à son entier développement.
Cette chenille vit particulièrement dans les régions sousalpines et méridionales sur Fépilobe à feuilles étroites, epilobium angustifolium , en juillet et en août. On la trouve quelquefois dans le centre de la France , et même aux environs de Paris , sur les epilohium roseum et montanum. Dans les environs de Lyon et de Grenoble , elle vit souvent de compagnie avec celle de Vespertilio. Dans le jour elle se tient presque toujours sous les pierres, à quelque distance de la plante.
Pour se métamorphoser elle entre en terre.
La chrysalide est d'un roux un peu marron, avec les stigmates noirs et la pointe anale longue et aiguë.
L'insecte parfait éclôt en juin.
SPHINGIDES.
DEILEPHILA PORCELLUS. PI. 4, %. 3, 4.
Ecaudata,fusco-grîsea capite porrecto oculis lateralihus duobus nigris; stigmatibiis albîs nigro cinctis.
OcHS. , Schmett. von Europ. , t. II , p. 2 n . HuBN. , Sphing. , tab. 10, fig. 60. — Larv, lepid., Sphing. , fig^. I à 6.
LiNN. , FaB., IlLIG., BoRKH., W IEN. VeRZ. , ViEWEG. , SCHRANK,
Brahm. , etc.
Le sphinx à bandes rouges dentelées. Geoffroy, Hist. des
Ins. , t. II , 88.
Le petit sphinx de la vigne. Ernst, Pap. d'Europe, ii3,
fig. 161.
Le sphinx petit pourceau. God. , Pap. de France, Crépuscul. ,