‹ Collection Jacques DoucetChapitre 5 sur 20 · DESCAMPS · texte numérisé non relu

DESCAMPS

(JEAN-BAPTISTE) Dunkerque, 1706 f Rouen, 1791 .

Lancement de navires au Havre, en présence du roi (20 septembre 174g).

Au delà d'un môle garni de spectateurs, s'étend une partie de la rade sillonnée de barques, et la plage d'où le roi et la Cour, descendus de leurs carrosses et debout sous un pavillon en forme de dais, assistent à la fête. Plus loin, une foule de spectateurs. Vers la gauche, au fond, un navire est déjà lancé; un autre, à droite, est vu au moment où son avant entre dans la mer; derrière celui-ci, un troisième est encore soutenu par ses étais; enfin un quatrième, au milieu, a chaviré sur bâbord.

Dessin à la plume et au lavis.

Haut., 390 millim.; larg., 555 millim.

On lit en bas sur la monture, dans un cartouche encadré d'attributs maritimes : Le Roy étant sur la plage de la rade du Havre voit lancer 3 navires à la mer et représenter un combat naval. 20 jbre 1749-

C'est sous ce titre que J.-Ph. Le Bas a gravé, en 1752, cette scène «dessinée sur les lieux par Descamps », en même temps que cinq autres épisodes du voyage du roi au Havre, les 19 et 20 septembre 1749. — Les six dessins commandés à Descamps représentaient : l'Entrée du roi au Havre; la Carenne d'un navire dans le bassin; une Joute sur l'eau; l'Illumination de la Grande-rue (ceci pour la journée du 19 septembre); un Combat de plusieurs vaisseaux qu'on venait de lancer; et le Roi sur la hauteur d'Ingouville, entouré des grands de sa Cour (ceci pour celle du 20).

Cf. sur le voyage du roi au Havre, « complaisance du roi pour Mm* de Pompadour qui n'a jamais vu la mer» : Barbier, Chronique de la Régence, etc., t. IV, p. 390; et la relation détaillée des fêtes dans le Mercure de France, nov. 1749, p. 2o3; enfin : Notice historique sur J.-B. Descamps, par son fils, J.-B. -M. -A. Descamps (1807), p. 78.

Cadre style Louis XVI, bois sculpté et doré ; au fronton, cartouche encadré de faisceaux d'armes et d'attributs maritimes.

DESSINS, PASTELS i3

FRAGONARD

(HONORÉ

Grasse, 1732 f Paris, 1S06.

Les Jardins de la Villa d'Esté.

Deux lions de pierre, couchés à l'extrémité d'une balustrade, gardent l'entrée d'un escalier conduisant aux terrasses de la villa, dont on découvre les perspectives étagées. C'est d'abord un haut mur creusé d'une niche, où quelque déesse antique trône entre deux animaux, et couronné par une ligne de balustres, surmontés de deux statues. Plus loin, sous la voûte touffue de vieux arbres dont les cimes se rejoignent, on aperçoit la façade d'une chambre de verdure, aux arcades soigneusement dessinées; et, tout au fond, d'autres arbres encore.

Sanguine.

Haut., 35o millim.; larg., 464 millim.

Vente Lempereur (1773, n° 729); — Collection Walferdin (vente à Paris, avril 1880, "fi

n° 188). — Une sanguine analogue, qui se trouvait dans la collection Mahérault (vente à Paris, mai 1 880, n° 5 1 ), passa ensuite dans la collection La Béraudière (vente à Paris, avril 1 883 , n° 114), et enfin dans la collection Beurdeley (vente à Paris, mars igo5, n° 66; repr. au catal.).

Gravé à l'eau-forte par Fragonard : c'est la planche connue sous le titre de : le Parc ou le Petit Parc; — gravé également à l'eau-forte par l'abbé de Saint-Non.

Repr. dans le baron R. Portalis, H. Fragonard (Paris, 1889), pi., p. 168, sous le titre de : le Petit Parc; — dans M. Tourneux, la Coll. J. Doucet, etc. [les Arts, n° 36, déc. 1904), p. 14, sous le titre : Environs de Tivoli; — et, en fac-similé, par la Société de reproduction des dessins de maîtres (3e année, 1911)» avec une notice par E. Dacier, revisée ici sur plusieurs points.

Le même sujet a été peint par Fragonard, dans une toile conservée au musée Wallace, à Londres, qui ne diffère du dessin que par quelques petits personnages introduits par l'artiste au premier plan (repr. dans P. de Nolhac, H. Fragonard ; Paris, 1906 ; frontisp., p. 109, sous le titre : Villa d'Italie).

On peut assigner comme date à cette sanguine les mois de l'été de 1760, pendant lesquels Fragonard séjourna à la villa d'Esté, en compagnie de son camarade Hubert Robert et de leur protecteur l'abbé de Saint-Non (cf. baron R. Portalis, Fragonard, pp. 34 et ss.). C'est une eau-forte de Saint-Non reproduisant, avec un titre explicite, un autre aspect des jardins de la ville d'Esté, qui justifie le titre adopté ici pour le Petit Parc.

Cadre ancien, époque Louis XVI, bois sculpté, peint et doré.

FRAGONARD

(HONORÉ

Réunion à la lisière d'un bois.

A l'orée d'un chemin sombre, qui, au milieu du tableau, s'enfonce sous un bois de vieux chênes, les uns touffus, les autres à demi dépouillés de leur feuillage et montrant leurs branches tordues, cinq personnages sont assis ou couchés sur l'herbe, écoutant les propos d'un homme debout. Assise à l'écart, à gauche, une femme se retourne et regarde le groupe. A droite, un homme entraîne une femme dans un chemin qui descend entre les arbres.

Signé en bas, vers le milieu, sur l'herbe : Frago.

Sanguine bistrée.

Haut., 38o millim. ; larg., 495 millim.

Cadre ancien, époque Louis XVI, bois sculpté et doré.

DESSINS, PASTELS i5

FRAGONARD

(HONORÉ

Jeune Italien tenant une fiasque.

Il est assis un peu à droite, sur une caisse, le corps de face, la tête de trois-quarts et tournée vers la droite. Le bras gauche ramené sur le devant du corps, il a le bras droit étendu de côté et tient une fiasque par le col. La jambe droite est croisée derrière l'autre. Chapeau à larges bords, relevé sur le devant; gilet déboutonné; chemise ouverte sur la poitrine et retroussée jusqu'aux coudes ; chausses et bas, laissant les genoux libres ; souliers à boucles. Derrière lui, une draperie.

On lit au bas, à droite : Roma.

Sépia.

Haut., 367 millim.; larg., 234 millim.

Peut-être le n°3ii de la vente Le Brun (Paris, avril 1791) : « H. Fragonard. Un jeune homme assis et tenant de la main droite une bouteille. Ce dessin, lavé au bistre sur papier blanc, est de l'effet le plus piquant et de la touche la plus facile et la plus spirituelle. H. 17 pouces ; 1. 14 pouces » (les dimensions diffèrent sensiblement, mais le papier a pu être rogné) ; — Collection Walferdin (vente à Paris, avril 1 880, n° 1 84).

Sans doute un des croquis exécutés par Fragonard pendant son voyage avec Bergeret, c'est-à-dire datant du mois de décembre 1773 ou des premiers mois de 1774, époque du second séjour de l'artiste à Rome.

Cf. Baron R. Portalis,//. Fragonard, op. cit., catalogue, p. 3o3, sousletitre : Homme du peuple assis. Cadre ancien, époque Louis XVI, bois sculpté et doré.

FRAjGONARD

(HONORÉ

Le Sacrifice au Minotaure.

Au milieu de la composition, à droite d'un petit autel circulaire sur lequel une urne est posée, la jeune fille désignée par le sort tombe évanouie dans les bras de ses compagnes, en levant les mains au ciel, tandis que sa mère, étendue sur le dos, au premier plan, se tord les bras avec désespoir. A droite, un groupe de femmes, les unes pleurant, d'autres suivant la scène avec émotion. A gauche, deux prêtres debout devant l'autel et un homme agenouillé près d'un trépied. Dans le ciel planent des divinités infernales.

Sépia et aquarelle.

Haut., 335 millim.; larg., 442 millim.

Collection Bruun-Neergaard (vente à Paris, août 18 14, n° 127) : «Jeunes hommes et jeunes filles à Athènes, tirant au sort pour être livrés au Minotaure. Morceau colorié et d'un bel effet. H. 10 p.; L. 16 p. 6 1. » Les dimensions diffèrent légèrement.

La peinture, dont cette aquarelle est l'esquisse, appartient également à la collection Jacques Doucet; voir : Peintures, n° 146.

Cadre ancien, époque Louis XVI, bois sculpté et doré.

FRAGONARD

(HONORÉ

71000 17 d.. 6ÙU

^mvo La Révérence.

Dans un salon, où quatre personnes sont réunies à gauche près de la cheminée, une fillette a laissé de côté son joujou — un petit carrosse, attelé de deux chevaux, que Ton voit au premier plan — pour montrer à la compagnie comment elle met à profit les leçons de son maître à danser; éclairée à droite par une haute fenêtre, le corps bien d'aplomb, la tête légèrement penchée, tenant à deux mains sa jupe bouffante, elle fait la révérence aux parents qui l'applaudissent.

Bistre.

Haut , 219 millim.; larg., 284 millim

Collection de M. Léon Roux, architecte. • C ■', tkL «.

Repr. dans les Maîtres du dessin (Paris, 3e année, 1901-1902, pi. 1 37), sous le titre de Scène d'intérieur; — dans P. de Nolhac, H. Fragouard (pi., p. 86) ; — dans M. Tourneux, la Collection J. Doucet, etc. (les Arts, op. cit., p. 20); — et en fac-similé par la Société de reproduction des dessins de maîtres (3e année, 191 i), avec une notice par E. Dacier.

Cadre ancien, époque Louis XVI, bois sculpté et doré; fronton à cartouche et chutes de guirlandes de feuillage.

FRAGONARD

(HONORÉ

\JS/ Mère défendant son enfant

contre Les attaques a un chien.

A gauche, une femme debout lève les bras et pousse des cris pour effrayer un gros chien qui, venant de la droite, se précipite vers un bambin qui lui a pris un de ses petits et se sauve, en criant, derrière un baquet à lessive occupant le centre de la composition. A droite, au fond, une corbeille posée à terre devant un meuble rustique.

Sépia.

Haut., 23g millim.; larg., 376 millim.

Cadre ancien, époque Louis XVI, bois sculpté et doré, à entrelacs et fleurettes.

FRAGONARD

(HONORÉ

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