‹ Collection Jacques DoucetChapitre 6 sur 20 · HD · texte numérisé non relu

HD

'làMé\RM\^ U Heureuse Famille.

Dans un intérieur rustique, une femme assise de face tient auprès d'elle un petit garçon qui taquine deux fillettes, l'une assise et l'autre debout, à droite. Elle se penche à gauche pour caresser un bébé nu, couché dans son berceau, et qu'une autre femme, agenouillée derrière, embrasse. A la tête du berceau, tout à fait à gauche, un bambin joue avec un chien. Au fond, deux hommes, — l'un à gauche, coiffé d'un grand chapeau et accoudé à une clôture ; l'autre, à droite, tête nue, appuyé à une table, ■ — contemplent la scène en souriant.

Sépia.

Haut., 334 millim.; larg., 454 millim.

Repr. dans M. Tourneux, la Collection J. Doucet, etc. (les Arts, op. cit., p. 17), sous le titre : Visite à la nourrice.

Variante de l'Heureuse Fécondité, gravée par C.-P. Marillier et par N. de Launay. Cadre style Louis XVI, bois sculpté et doré.

2o COLLECTION JACQUES DOUCET

FRAGONARD

(HONORÉ

Le Songe du mendiant.

Dans une salle voûtée, un vieux mendiant s'est endormi, assis par terre, à gauche, entre deux coffres, près de son chien. La tête inclinée sur la poitrine, le chapeau tombé par derrière, le bras droit étendu, le gauche accoudé et ramené sur le front, il croise ses jambes nues devant le feu qui flambe au milieu de la pièce et voit en rêve une femme, debout à droite, se pencher au-dessus du foyer pour lever le couvercle d'une marmite, d'où s'échappe un nuage de vapeur, tandis qu'au fond, trois jeunes femmes et deux fillettes suivent des yeux la scène.

Signé à gauche, en oblique, sur un morceau de bois : Frago.

Bistre.

Haut., 336 millim.; larg., 5o5 millim.

Collection Walferdin (vente à Paris, avril 1880, n° 202), sous le titre : le Songe ; — collection de Mme Ernesta Stern. — Une composition analogue, mais de dimensions moindres (h. 0,240 sur 1. o,35o) a passé à la 3e vente Thibaudeau (Paris, avril 1857, n° 726), sous le titre : le Songe.

Repr. dans P. de Nolhac, H. Fragonard (frontisp., p. 49) ; — dans M. Tourneux, la Collection J. Doucet, etc. {les Arts, op. cit., p. 16) ; — et en fac-similé par la Société de reproduction des dessins de maîtres (ire année, 1909).

Le vieillard endormi a été presque identiquement replacé par Fragonard dans une de ses peintures, Souviens-toi, qui appartient également à la collection Jacques Doucet. Voir aux Peintures, n° 147.

Cf. le baron R. Portalis, //. Fragonard, op. cit., catal., p. 3i3. Cadre en partie ancien, époque Louis XV, bois sculpté et doré.

FRAGONARD

IHONORE)

Femme à la fontaine.

Tête nue, la jupe légèrement retroussée, elle est debout, le corps de profil vers la droite, le visage dé trois-quarts tourné vers le spectateur, et se penche en avant, la main droite appuyée sur le mur de la fontaine. L'eau coule dans un vase posé sur une vasque rectangulaire. Fond d'arbres à peine indiqués.

Sépia.

Haut., 345 millim.; larg., 242 millim.

Cadre ancien, époque Louis XVI, bois sculpté et doré, avec fleuron et ruban au fronton.

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«.ni Lei.ru.

FRAGONARD

(HONORÉ

bidOû

Passage au chemin de Savone à Gênes.

Sur un chemin en travers duquel un arbre est tombé, — que deux hommes, l'un en bas et l'autre monté sur un mur à droite, débitent à coups de hache, — toute une compagnie de voyageurs est arrêtée devant une maison que l'on voit à gauche et à laquelle on accède par un escalier à double rampe. Au pied de cet escalier, deux femmes chevauchant des mulets, font boire leurs montures dans une auge de pierre, sous les regards d'une troisième femme, debout tout à fait à gauche. Au milieu de la composition, on voit un homme à pied tenant un mulet par la selle, et un autre homme à cheval qui montre du doigt le chemin à un personnage debout près de lui, le chapeau à la ma'in. A droite, un groupe de cavaliers sur des mulets.

On lit en bas, à gauche : Passage au chemin de Savone à Gênes. Frago» fecit, le ij gbre ijj3.

Sépia.

Haut-, 287 millim. ; larg., 368 millim.

Peut-être la Halte à la fontaine, de la vente Fo.urau (Paris, 1869, n° 1 1 5)

Repr. dans le baron R. Portalis, H. Fragonard, p. 157, sous le titre : la Halte. Épisode du voyage de Fragonard en Italie avec le financier Bergeret, en 1 773-1774. Embarquée à Antibes, la compagnie, qui comprenait Fragonard et sa femme, Bergeret et son fils, une gouvernante et des domestiques, atteignit San Remo le 12 novembre 1773 et partit le lendemain pour Gênes, par la voie de terre. Bergeret a décrit la « cavalcade » : « 12 mulets avec quatre hommes.à pied, et, de, notre bande, ! 0 personnes, dont deux femmes et aussi sur des mulets; voyez tout cet étalage, et 2 mulets garnis de notre menu équipage, couverts de nos peaux de tigre... » {Bergeret et Fragonard, Journal inédit d'un voyage en Italie, publ. par A. Tornézy; Paris, 1895, p. 95). Arrivés à Savone le 16 novembre, les voyageurs en repartirent le lendemain 17, quittèrent leurs mulets après sept heures de marche, à Voltri, et gagnèrent Gênes en deux heures de calèche (ibid., p. io5) : c'est sans doute au cours de cette journée que se produisit l'épisode dessiné par Fragonard.

Cf. le baron R. Portalis, H. Fragonard, op. cit., p. i5S; etcatal., p. 296 (avec ladatedu 2 3 sept. xjj3).

Cadre style Louis XVI, bois sculpté et doré ; au fronton, une couronne de roses et des branches de feuillage.

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FRAGONARD

(HONORÉ

Le Cocu battu et content.

Dans une chambre à coucher, fermée au fond par une portière, éclairée par un lustre qu'on voit à droite et coupée par un paravent dans le sens de la largeur, « messire Bon », le barbon jaloux, coiffé d'une cornette et le cou entouré d'une mantille, achève de se déguiser en femme. Pendant qu'il se baisse pour passer un jupon par dessus ses chausses, sa femme debout à gauche, tourne la tête vers* le fond de la pièce et fait un signe de la main pour commander le silence à son galant, qui montre sa tête à la porte en écartant un coin de la draperie.

Sépia.

Haut., 20i millim.; larg., 142 millim.

Dessin exécuté en vue de l'illustration du second des Contes de La Fontaine, le Cocu battu et content, pour l'édition Didot (1795, in-40). Il a été gravé en contre-partie par J.-L. Delignon.

Sur les illustrations des Contes de La Fontaine par Fragonard, cf. le baron R. Portalis, H. Fragonard, op. cit., catal., p. 296.

Cadre style Louis XVI, bois sculpté et doré.

FREUDEBERG

(S1GISMOND FREUDENBERGER ou) Berne, 1745 f Berne, 1S01.

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